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CONTRE LE DOPAGE

L’Équipe ne veut plus parler dopage

31 Décembre 2008 Publié dans #Cyclisme


En lisant cet article je me suis mise en colère !! Je crois rêver !! Il y a vraiment des choses que je n'arrive pas à comprendre ! Il est plus important de protéger des intérêts que de dire des vérités !


Une nouvelle consigne a fait son œuvre au sein du groupe Amaury, et de L’Équipe en particulier : les journalistes sont désormais tenus de ne pas trop s’attarder sur le dopage. Et de se contenter du strict minimum : répercuter les annonces officielles des fédérations ou des agences antidopage sans prendre la peine d’aller plus loin.


Fini le temps où L’Équipe pouvait s’en prendre à l’intouchable Lance Armstrong, en dévoilant, le 23 août 2005, à la une du journal, le dopage à l’EPO du champion américain datant de sa première victoire dans le Tour de France en 1999. Car, depuis, Marie-Odile Amaury, la propriétaire de L’Équipe et de la Grande boucle, a opté pour une politique de rapprochement avec l’UCI (Union cycliste internationale) qui, jusqu’à l’éviction cet automne de Patrice Clerc - l’ancien patron d’ASO (Amaury sport organisation) -, était considéré comme le diable incarné. Impossible donc de se froisser à nouveau avec Lance Armstrong, l’un des meilleurs amis de Hein Verbruggen, qui tire toujours dans l’ombre les ficelles de l’UCI. Le retournement est tel qu’à l’annonce du retour de Lance Armstrong lors du prochain Tour de France les journalistes de L’Equipe ne se sont même pas risqués à aborder la « face cachée » du miraculé du cancer. Rien sur le fameux scoop de 2005 qui était pour le moins dévastateur pour Armstrong.
Évidemment cette politique crée des remous au sein de la rédaction du quotidien, où les récalcitrants à cette vision peu glorieuse du journalisme paraissent de plus en plus isolés. Rappelons qu’actuellement seul un journaliste sur près de 290 s’occupe spécifiquement des affaires de dopage au sein de la rédaction de L‘Équipe.
Michel Moulin, à la veille du lancement de son quotidien sportif Le 10 Sport, avait également annoncé "ne pas vouloir parler de dopage" histoire de ne pas briser les rêves du public. Visiblement, L’Équipe qui jusque-là toisait son concurrent semble glisser sur la même pente éditoriale. Une bonne nouvelle pour les tricheurs, une catastrophe pour les lecteurs.

Source et date de l'article les dessous du sport  29.12.08

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Dopage et vie privée : un mélange explosif

28 Décembre 2008 Publié dans #Lutte contre le dopage


Le fichier des sportifs de l’Agence mondiale antidopage n’échappe pas au problème des données sensibles. Le groupe de travail « Article 29 », qui réunit les Cnil européennes, présidé par Alex Türk, a émis des réserves sur son projet de norme internationale pour la protection des données personnelles.


Organisation internationale indépendante, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a été créée en 1999 afin de promouvoir, coordonner et superviser la lutte contre le dopage dans le sport sous toutes ses formes. Elle est composée et financée à parts égales par le mouvement sportif et les gouvernements. Parmi ses missions figurent notamment la mise en place du Code mondial antidopage, harmonisant les règles relatives au dopage au niveau des Etats concernés et de l’ensemble des sports visés. L’AMA devait soumettre à l’approbation de son comité exécutif, le 20 septembre dernier, son projet de « standard international pour la protection des données personnelles » qui vise « à garantir que toutes les parties impliquées dans la lutte contre le dopage dans le sport appliquent des mesures minimum de protection dans le cadre de la collecte et du traitement des données personnelles des sportifs en relation avec les contrôles antidopage, les informations sur la localisation et les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques ».
Dans sa version actuelle, la banque de données de l’AMA, l’ADAMS (Anti Doping Administration and Management System), utilisée depuis 2005, permet notamment la localisation en vue des contrôles hors compétitions des sportifs. Egalement d’assurer un suivi des résultats des tests des sportifs, afin d’améliorer les contrôles.
Les fonctions d’ADAMS s’articulent autour de quatre axes : l’information sur la localisation des sportifs, la gestion des autorisations d’utilisation thérapeutique (AUT), le contrôle du dopage ainsi qu’un centre d’information (saisie et partage des données de contrôle, des résultats de laboratoire, production de rapports statistiques à l’attention du public).
Ce système peut être notamment utilisé par les sportifs eux-mêmes, les Comités nationaux olympiques, les fédérations, les organisations responsables de grands événements sportifs, ainsi que par l’AMA elle-même et ses laboratoires accrédités.
Le Comité exécutif de l’AMA assure, sur délégation du Conseil de Fondation de l’AMA, la direction et la gestion pratique de l’Agence ainsi que la mise en œuvre de toutes ses activités et l’administration de ses fonds. Le Conseil de Fondation compte 38 membres, également répartis entre des représentants du mouvement olympique et des gouvernements. Figurent parmi ceux-ci deux représentants du Conseil de l’Europe, qui, lors de leur réunion le 10 septembre dernier à Copenhague, ont déclaré leur opposition à cette norme.
La difficulté porte notamment sur l’élargissement des données susceptibles d’être collectées aux données sensibles, pouvant concerner l’origine raciale ou ethnique, les caractéristiques génétiques, les opinions politiques, les croyances religieuses ou philosophiques ou même l’orientation sexuelle des sportifs.

Le problème de l’élargissement des données

Cette opposition du Conseil de l’Europe intervient dans un contexte de défiance vis-à-vis de ce nouveau standard. Ainsi le Groupe Article 29, composé des représentants des autorités nationales chargées de la protection des données du CEPD (Contrôleur Européen de la Protection des Données) et de la Commission Européenne, a exprimé ses doutes quant à la pertinence « de recueillir plusieurs de ces catégories d’informations, surtout si ces données doivent être incluses dans le système ADAMS». C’est donc un avis réservé qui a été adopté le 1er août 2008. Les défenseurs de ce projet mettent en avant les recherches actuelles ayant par exemple permis de mettre en évidence l’existence, chez les populations asiatiques, de caractéristiques génétiques particulières, susceptibles de masquer la présence de testostérone dans les tests de dépistage. L’entrée en vigueur du standard était prévue initialement le 1er janvier 2009. Ces divergences de vue conduiront vraisemblablement au report de l’adoption de ce texte à l’hiver prochain.

Blandine POIDEVIN, Viviane GELLES

Source et date de l'article  Echos Judiciaire  19.12.08


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Crise financière, dopage, l'étrange similitude

25 Décembre 2008 Publié dans #Etudes sur le dopage


Les excès du monde bancaire et sportif semblent participer du même comportement grégaire. La performance extrême à court terme est devenue la nouvelle règle du jeu.


Et s'il existait des analogies entre les subprime et le dopage, dans ce que les différents excès révèlent sur le comportement humain? Selon le chef des investissements d'une banque privée genevoise, désireux de rester anonyme, l'adoption massive des crédits à risques a été dictée par un mécanisme purement grégaire, une attitude de suiveur: «A l'instar du cycliste qui va affronter le Tour de France et sait pertinemment que, sans coup de pouce extérieur, il n'arrivera pas à gagner, le dirigeant des banques d'investissement s'est vu dans l'obligation de recourir aux mêmes produits que ses concurrents.» Ce même golden boy, observant les autres banques «ingurgiter du subprime», s'est pris dans l'engrenage et, soucieux de satisfaire aux exigences de ses propres actionnaires, s'est retrouvé à faire comme les autres pour doper ses finances.

Martial Saugy, directeur du Laboratoire suisse d'analyse du dopage à Lausanne, estime également que les excès du sport et de la finance recèlent des similitudes troublantes: «Le point de départ pour se doper est le syndrome du suiveur, le même que dans la finance. Le raisonnement est le suivant: si je veux garder ma place dans l'équipe, je dois performer coûte que coûte.»

Risques oubliés

Pour Martial Saugy, l'ego n'est pas le premier moteur de l'excès, moins que la nécessité de faire comme les autres, dans une idée d'égalité des chances. Autre similitude: l'obsession de la performance à court terme. L'athlète oublie les risques que le dopage fait courir à sa santé, surtout s'il est jeune; le financier sait que les banques ne peuvent prêter indéfiniment à des personnes insolvables, pour l'achat de leur villa ou autre, sans que la réalité économique ne les rattrape.

En analysant les ressorts psychologiques qui conduisent à l'excès apparaît bien vite, en toile de fond, la nécessité de sans cesse dépasser le seuil de performance. A la finale du 100 mètres des JO de Pékin, le public attendait un nouveau record du monde. Cette surenchère est désormais vécue comme une pression par toutes les entreprises cotées en bourse, dès lors qu'à chaque échéance leurs actionnaires exigent une performance meilleure que le trimestre précédent.

L'EPO Cera, un symbole

Même similitude dans les moyens et produits à disposition: la finance s'est engouffrée dans une complexification - parfois perçue comme une opacification - des produits d'investissement, tandis que les produits dopants ont également évolué dans leur sophistication. Exemple: dans un passé pas si lointain, l'effet de l'EPO classique durait trois à quatre jours; aujourd'hui, la Cera, EPO de troisième génération, contribue à l'amélioration des performances pendant une péri ode de quinze jours...

La performance extrême à court terme, l'obligation de suivre le mouvement, de rester le meilleur, ont peu à peu introduit, dans le sport comme dans la finance, une nouvelle règle du jeu.

«L'exemple» américain

Chacun se dote progressivement d'un cadre de réglementations plus strict. Les Etats-Unis, notoirement réfractaires à la lutte antidopage, s'y ouvrent enfin: depuis cinq ans, les stéroïdes y sont considérés comme des stupéfiants, et le sport professionnel n'a pas pour autant perdu son âme. Idem pour l'économie: le gouvernement américain intervient aujourd'hui pour imposer de nouvelles règles de marché et sauver des sociétés.

Le public demande à ses sportifs de courir toujours plus vite et de sauter toujours plus haut. A l'image du stade, la communauté financière demande à ses entreprises des rentabilités toujours plus élevées, une performance au carré, voire au cube. C'est la nouvelle règle du jeu.

Article écrit par
Max Mooser

Source et date de l'article LeTemps.ch  13.12.08



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Dopage, quand tu nous tiens !

25 Décembre 2008 Publié dans #Etudes sur le dopage


Une enquête menée à l'Université de Lausanne auprès de jeunes cyclistes montre qu'ils ne se sentent pas à l'abri de pratiques dopantes et qu'ils n'excluent pas d'y avoir recours.


«Pour l'instant, je sais que je n'ai rien pris, mais je ne dis pas que je ne prendrai rien quand je passerai professionnel.» Cette citation est tirée d'une étude menée par Vanessa Lentillon-Kaestner, psychologue du sport et chargée de cours à l'Institut des sciences du sport et de l'éducation physique (ISSEP) de l'Université de Lausanne, auprès de huit jeunes cyclistes à l'aube d'une carrière qu'ils espèrent professionnelle. «Cette étude, financée par l'Agence mondiale antidopage, est conduite en Suisse, en France et en Belgique, explique Vanessa Lentillon-Kaestner. Le projet final doit sortir en septembre prochain. Moi je me suis occupée de la partie suisse.»


Vanessa Lentillon-Kaestner, qu'est-ce qui vous a conduite à mener cette étude?
Nous avons voulu comprendre comment se déroulait la transition entre le milieu amateur et le milieu professionnel. Comprendre aussi comment on pouvait passer des compléments autorisés au dopage proprement dit. J'ai interrogé huit jeunes encore amateurs ou tout juste passés professionnels, huit anciens coureurs et huit personnes qui sont dans l'encadrement (manager, entraîneur, médecin, etc.). Le fait que ces entretiens se soient déroulés anonymement leur a permis de mieux se livrer.


Qu'est-ce qu'il en est ressorti?
Je n'ai pas ressenti chez la plupart de mes interlocuteurs un véritable esprit critique vis-à-vis du dopage et cela m'a surprise. Les coureurs acceptent l'idée qu'on les place devant ce choix. Ils disent même qu'ils sont responsables de leur choix. Ils ne se considèrent pas victimes du dopage, pas complètement coupables non plus. J'ai remarqué que, pour certains, c'était une manière d'avoir une reconnaissance, d'être admis dans le milieu professionnel. Et j'ai senti ces jeunes très à l'écoute des conseils des anciens. Il est aussi ressorti des discussions que le dopage a sensiblement diminué depuis l'affaire Festina il y a dix ans, mais que, maintenant, cela se pratique de manière beaucoup plus cachée. Et que le climat est presque plus malsain qu'avant parce que chaque victoire est désormais suspecte.


A lire les déclarations, certains jeunes coureurs n'excluent pas d'avoir recours au dopage. Mais que pensent-ils des contrôles toujours plus pointus qui sont pratiqués?
Ils admettent les contrôles et les souhaitent même. Ils ne veulent en aucun cas une libéralisation du dopage car ce serait la porte ouverte à tous les excès. Ils disent que les contrôles inopinés sont la manière la plus efficace de lutter contre le dopage. Mais ils ne croient pas vraiment que la prise de produits puisse porter atteinte à leur santé car aucune étude ne le prouve vraiment. L'un d'eux m'a dit avoir vu à la télévision un reportage tourné aux Etats-Unis où les personnes prenaient de l'hormone de croissance pour rester jeunes. Donc il en a déduit ironiquement que les cyclistes allaient peut-être vivre jusqu'à 120 ans. Certains estiment même que la pratique du cyclisme sans produits est plus dangereuse pour la santé tant les exigences physiques sont grandes.


En tant que psychologue du sport, qu'est-ce qui vous a frappée?
Je les ai sentis très vulnérables face au dopage et ça me fait peur. Selon eux, ce qui pousse en premier au dopage, c'est l'envie de résultats, d'être le premier, d'être médiatisé et, secondairement, de gagner de l'argent. La situation d'échec ressort aussi souvent comme un élément-clé pour expliquer le dopage. Le moment du renouvellement de contrat est également crucial à leurs yeux. Mais, d'un autre côté, leur démarche est compréhensible puisque leur but premier est de faire carrière. Ils considèrent que coureur cycliste est un métier et ils trouvent injuste d'être condamnés alors que, dans d'autres professions, les gens peuvent prendre ce qu'ils veulent sans être inquiétés. Le dopage, disent-ils, est un problème de société. Et, ajoutent-ils, il sera impossible de l'éradiquer dans le cyclisme tant qu'il y aura d'anciens dopés dans l'encadrement des équipes.

 

Lentillon-Kaestner V., «Conduites dopantes chez les jeunes cyclistes du milieu amateur au milieu professionnel», Psychotropes 2008/1, Vol. 14, p. 41-57


Source et date de l'article  LeMatin.ch  23.12.08


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Deux bobeurs suspendus pour dopage !

21 Décembre 2008 Publié dans #Bobsleigh

Galliker a été convaincu de dopage par prise de testostérone exogène. Pour sa part, Strelsov a été déclaré coupable de multiples infractions à l'obligation de renseigner.

Martin Galliker avait été testé positif le 6 août 2008 lors d'un contrôle hors compétition. Outre sa suspension, il a été condamné à une amende de 1000 francs. Il devra aussi notamment assumer les coûts des tests positifs A et B (1090 francs) et les frais de procédure (400 francs).

Quant à Olexander Strelsov, il devra payer une amende de 1000 francs et supporter les frais de procédure (500 francs). Les deux hommes disposent d'un délai de 21 jours pour faire recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne.

Source et date de l'article  20 min.  10.12.08




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Le skieur Mirko Deflorian suspendu 18 mois

21 Décembre 2008 Publié dans #Ski alpin - ski de fonds



Le skieur alpin Mirko Deflorian a été suspendu 18 mois par le Comité olympique italien (CONI) à la suite d'un contrôle positif à la cocaïne.

La décision de la commission antidopage du CONI a été prononcée en appel lundi. Au mois de septembre, la Fédération italienne des sports d'hiver avait décidé de blanchir l'athlète de 28 ans.

Des traces de cocaïne avaient été décelées dans un échantillon prélevé lors des championnats d'Italie juniors -qui sont ouverts aux skieurs plus âgés- le 19 février à Pozza di Fassa, un jour après la victoire de Deflorian en géant.

"Quelqu'un a dû me piéger", avait réagi Deflorian à l'annonce de son contrôle positif. "Je n'ai jamais pris de cocaïne ou d'autres drogues."

Sa suspension, antidatée au moment du contrôle positif, s'achèvera au mois d'août 2009.

Le meilleur résultat de Deflorian en Coupe du monde est une cinquième place obtenue en géant à Val d'Isère en 2004.

Il peut désormais faire appel devant le Tribunal arbitral du Sport (TAS). AP


Source et date de l'article  obs.fr   16.12.08



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