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CONTRE LE DOPAGE

Tiger Woods: le scandale aurait coûté 12 milliards aux sponsors

30 Décembre 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Golf

http://www.fibre2fashion.com/news/images/tiger-woods_5958932.jpg

Les auteurs de l'étude ont comparé les valeurs boursières des sociétés concernées pendant les treize jours séparant son accident de voiture (27 novembre) des révélations sur son infédilité (11 décembre). Ils ont pris en compte les fluctuations du marché dans son ensemble, et les valeurs des concurrents des sponsors de l'Américain aux quatorze titres du Grand Chelem. Les professeurs ont cependant précisé que la marge d'erreur est importante dans leur étude étant donné le statut de filiales que possèdent certaines entreprises.


Deux parraineurs ont d'ores et déjà pris leurs distances avec Tiger Woods (Tag Heuer, Gillette), alors que la firme de consulting Accenture est pour l'heure la seule à avoir coupé les ponts avec lui.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  30.12.2009 

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Armstrong et Contador ont-ils triché sur le Tour de France ?

25 Décembre 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://news.doctissimo.fr/IMG/jpg/Tour_2009_Armstrong_Contador.jpg
L'équipe d'Astana, qui a placé deux de ses coureurs sur le podium du dernier Tour de France, a-t-elle eu recours aux transfusions sanguines pour optimiser les performances de ses cyclistes ? Selon le journal Le Monde, plusieurs indices relevés par la justice française peuvent le laisser penser, ce qui serait tout sauf une surprise.

Une fois de plus, la justice se penche sur une possible affaire de dopage sanguin dans le cyclisme. Et une fois de plus, Lance Armstrong fait partie de l'équipe dans le collimateur des juges. Le journal Le Monde révèle en effet que le parquet de Paris considère que l'équipe d'Astana a "commis une infraction pénale" lors du dernier Tour, marqué par la victoire écrasante d'Alberto Cantador et le retour attendu de Lance Armstrong sur le podium.

 

Du matériel médical illégal retrouvé
Pourquoi une telle accusation ? Les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, l'Oclaesp, ont saisi des kits de perfusion appartenant à la formation kazakhe, ainsi que des seringues et des aiguilles de différentes tailles. Bref du matériel d'injection intra-veineuse, ce qui constitue en soi une infraction au droit français (lutte contre le trafic de produits dopants). Les perfusions sont également interdites par l'Agence mondiale antidopage, souligne Le Monde.

Autre élément suspect, la saisie de médicaments contre l'hypertension artérielle, pathologie très rare chez les jeunes, mais par contre possible en cas de transfusion sanguine ou de dopage à l'EPO (l'ajout d'une masse de globules rouges augmente la pression dans le sang, donc la tension).

 

L'UCI va-t-elle collaborer avec la justice française ?
Sept profils génétiques d'utilisateurs de ce matériel plus que suspect ont été dressés par les enquêteurs, selon la source du Monde. Mais pour savoir si Contador et Armstrong sont concernés, il faudrait que l'Union Cycliste Internationale (UCI) fournisse les profils sanguins des coureurs à la justice française. Or l'UCI préfère en général jeter un voile pudique sur ce genre d'affaires. Souvenez-vous, le même journal révélait déjà en octobre que l'UCI avait accordé un délai de 45 minutes à l'équipe d'Astana pour satisfaire au contrôle antidopage le 11 juillet sur le Tour, un traitement de faveur absolument contraire à l'éthique (45 minutes suffisent largement à des coureurs dopés pour se perfuser un produit masquant).

 

Armstrong le récidiviste

Une fois de plus soupçonné de dopage, Lance Armstrong va-t-il encore passer entre les gouttes ? Le Dr Jean-Pïerre de Mondenard, spécialiste reconnu depuis des décennies du dopage, nous rappelait en juillet "qu'avec toutes les casseroles qu'il a eu sur le dopage et notamment la mise en évidence de son dopage en 1999 a posteriori, il n'a jamais été sanctionné". Ce coureur est pourtant vénéré aux Etats-Unis et toujours protégé par l'UCI, à qui il a même offert une... centrifugeuse, "pour améliorer les contrôles antidopage"(sic).

 

Tour de France actuel = dopage ?
Bien sûr, Armstrong, et probablement Contador, ne sont pas les seul à détourner la médecine pour améliorer leurs performances. Rappel : lors du Tour de France 2009, Dekker, Valverde, Vinokourov, Kohl, Rasmunssen, Hamilton, Ricco et Landis, coureurs s'étant précédemment illustrés sur les pentes du Tour, étaient suspendus pour dopage ! Comme nous le confiait également cet été le Dr de Mondenard, certaines équipes de cyclisme organisent encore, malgré les affaires qui se succèdent, la chambre d'hôtel du soigneur en véritable salle de réanimation, permettant de perfuser les coureurs à volonté. Selon lui, le dopage est culturel dans le milieu du cyclisme, et quand "vous allez à l'intérieur du milieu dans le Tour de France, tout le monde est d'accord pour le dopage".

Verra-t-on un jour le cyclisme débarrassé de ces voyous qui gangrènent un sport magnifique, autrefois marqué par des épopées grandioses ? Faut-il rappeler les morts tragiques de Marco Pantani ou de Frank Vandenbroucke, tous deux convaincus de dopage, ou encore les aveux de Bernard Kohl, 3ème du Tour 2008, sur la systématisation du dopage sanguin ?

En 2010, un Tour propre ?
Certes avant les années 90 (et l'arrivée de l'EPO, puis des transfusions autologues) le dopage existait déjà (et il existe dans d'autres sports...), mais il n'était pas systématique comme aujourd'hui : les cyclistes restaient humains, avec des défaillances et des montées d'adrénaline, à mille lieues des "vainqueurs-cyborgs" actuels du Tour et de leurs suivants immédiats.

Ces nouvelles révélations du Monde rendent encore plus tangibles les soupçons qui pèsent sur le premier et le troisième du Tour 2009. On ne peut que souhaiter que la justice puisse aller au bout, que la vérité soit faite et que l'éthique et le sport puissent à nouveau avoir droit au chapitre en 2010... Mais est-ce une vision trop utopique ?


Jean-Philippe Rivière

 

Sources :
- "Astana aurait commis une infraction pénale pendant le Tour 2009", lemonde.fr, 23 décembre 2009, accessible en ligne

- "La Grande Imposture", du Dr Jean-Pierre de Mondenard, Entretiens avec David Garcia, Editions Hugo&Cie

Photos :
- Contador et Armstrong sur le podium du Tour 2009, copyright STEVENS FREDERIC/SIPA

- Logo de l'UCI, du site de l'UCI

- Jean-Pierre de Mondenard, copyright IBO/SIPA

 

Source et date de l'article  Doctissimo.fr  24.12.2009

 

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L’émouvante confession d’Agassi

20 Décembre 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Tennis

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C’est un véritable petit joyau venu du ciel qui est tombé au pied du sapin de Noël. On veut parler de la biographie d’Andre Agassi. Au-delà des bonnes feuilles publiées ici et là avec ce lourd aveu de dopage et le fait de jouer avec une perruque pour masquer une calvitie précoce, cet ouvrage mérite qu’on s’y arrête. Toute affaire cessante! Il commence à l’US Open 2006, le dernier tournoi du Kid de Las Vegas, celui des adieux aussi.
La scène est surréaliste. Le matin de son deuxième tour contre Marcos Baghdatis, Andre Agassi se réveille. Il est 7 h 30. «Mon dos est bloqué, raconte-t-il. Vais-je devoir déclarer forfait.»


Souffrance et malentendu


Depuis le début de l’année 2006, le corps du joueur américain dit stop. Celui-ci ne joue que grâce à des injections pour calmer ses horribles souffrances.
Souffrance, le mot est lâché. Andre Agassi a vécu toute sa carrière avec cette compagne des mauvais jours. Martyrisé par un père tyrannique dès son plus jeune âge, il n’a jamais choisi sa destinée. Son géniteur Mike, un ancien poids coq venu d’Iran, a décidé pour lui: «Tu seras joueur de tennis professionnel», assène-t-il. Le cadet est le dernier espoir de la famille. Avant lui, son frère et sa sœur ont déçu les rêves de grandeur du père.
A ceux, incrédules comme nous, qui découvrent aujourd’hui qu’Andre Agassi n’a cessé de détester le tennis, on leur recommande de se plonger dans la lecture de ce livre. Ils mesureront combien le mari de Steffi Graf a été confronté à une terrible dualité. Au moment de raccrocher sa raquette et d’en terminer enfin avec ce sport qu’il a honni toute sa vie, il ne peut s’empêcher de murmurer: «Que tout cela finisse.» Puis il ajoute, en pleine contradiction avec cette vérité qu’il vient d’énoncer: «Je ne suis pas prêt à tout ce que cela s’arrête.»
Vous l’avez deviné, entre Andre Agassi, les médias, sa famille et son public, il y a toujours existé un immense malentendu. «Je ne suis en aucune façon ce que tous ces gens-là imaginent, écrit-il. J’essaye de comprendre qui je suis et en même temps j’ai une idée très claire de ce que je ne suis pas.»
Personnage tourmenté et torturé, Andre Agassi livre un ultime match dans cette émouvante confession. Peut-être le plus important de sa vie.

 

BERNARD ANDRIÉ | 19.12.2009

 

Source de l'article TDG.ch

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Le médecin de Woods dans un trafic de produits dopants ?

16 Décembre 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Golf

http://www.lematin.ch/files/imagecache/230x180/stories/0dcecc4.jpg
Le médecin canadien qui a soigné l'an dernier le golfeur Tiger Woods durant ses six mois de rééducation post-opératoire nie, via son avocat, avoir vendu illégalement des produits dopants.

Le médecin Anthony Galea, spécialisé dans la médecine sportive, est accusé par les polices canadiennes et américaines d'avoir prescrit des produits dopants à des sportifs de renom.


"Je suppose que ce ne sont que des infractions mineurs", a déclaré son avocat, Brian Greenspan, lors d'une conférence de presse à Toronto (est).

Le Dr Galea, 50 ans, a été arrêté à Toronto le 15 octobre dernier par la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), un mois après une première arrestation à la frontière américano-canadienne avec dans ses bagages des hormones de croissance et de l'Actovegin.


La GRC l'accuse de trafic et de vente de drogues, ainsi que de complot criminel. Il doit comparaître devant un tribunal de Toronto vendredi.

Mais selon Me Greenspan, le travail d'Anthony Galea est seulement de soigner les athlètes. "Il traite les blessures (et) ne s'occupe pas d'améliorer les performances des athlètes", a-t-il dit, affirmant que son client n'a jamais prescrit d'hormones de croissance à des sportifs.


Outre Tiger Woods, le Dr Galea a soigné des centaines de sportifs professionnels et amateurs, parmi lesquels la nageuse américaine Dara Torres et le champion olympique canadien du 100 m Donovan Bailey, ainsi que de nombreux joueurs de football américain.

"Cette affaire n'est pas liée" à Tiger Woods ni à aucun autre athlète professionnel, a insisté Brian Greenspan, indiquant que, bien que le médecin consommait des hormones de croissance, il n'en prescrivait jamais.

 

Source et date de l'article LeMatin.ch  16.12.2009

Source de l'image LeMatin.ch

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Ces sports au dopage insoupçonné

15 Décembre 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage

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La suspension de deux ans infligée récemment par la chambre disciplinaire de Swiss Olympic à un joueur de billard américain, qui a refusé un contrôle, prouve que tout sport peut être touché.

 
Patrick Wurlod | 15.12.2009

«Si je suis étonné de voir que le billard ou l’alpinisme sont aussi touchés par le dopage? Il n’y a vraiment plus rien qui m’étonne. Je suis trop impliqué pour en être encore à l’état de surprise.» Lâché par Martial Saugy, directeur du Laboratoire suisse d’analyse du dopage à Lausanne (LAD), le propos prouve que la tricherie est présente là où le citoyen lambda ne le soupçonne pas.

 

Tricherie ou malentendu?


Le 4 décembre, la Chambre disciplinaire de Swiss Olympic suspendait pour deux ans le joueur de billard américain John Torres, pour refus de se soumettre à un contrôle. Mais si le billard a déjà été touché par le fléau maintes fois, le cas du Prilléran de 32  ans, licencié au club d’Echallens Le Break, est particulier. Parti à la hâte d’un tournoi à Bienne pour des raisons privées, il n’a pu y subir un contrôle en fin d’épreuve. Le lendemain, il a éconduit le contrôleur qui s’était déplacé à son domicile à un moment inapproprié.

«Le problème, c’est qu’un refus équivaut à un cas grave de dopage dans nos barèmes de sanction. Le contrôleur informe toujours du risque encouru, précise Matthias Kamber, directeur d’Antidoping.ch. En cas de première sanction, la suspension est de deux ans. Pour de la consommation de cannabis, elle est de 3 à 4 mois, et pour un cas répété de dopage, ça peut aller jusqu’à 4  ans.» Antidoping.ch procède aux contrôles, livre les échantillons au LAD, puis la chambre disciplinaire de Swiss Olympic rend son jugement.

Rien ne prouve donc que Torres a voulu dissimuler l’utilisation d’un produit. «Mais la chambre disciplinaire n’a pas été convaincue par ses explications en audition. Il n’a pas le bénéfice du doute, car nos règlements disent qu’un refus est jugé comme un cas de dopage», lâche Alfred Zehr, président de la Fédération suisse de billard. «Trop petite pour avoir ses propres contrôleurs, notre fédération accepte toujours les décisions d’Antidoping.ch, mais n’a jamais été confrontée à un cas grave.»

«Il s’agit toujours d’une minorité, mais on constate que le dopage croît chez les nobodies. Car n’intervient pas toujours que la question d’argent, relève Martial Saugy. Il y a cette simple volonté d’être devant, d’être meilleur que son voisin. Des gens se laissent prendre au jeu. Ils savent qu’ils trichent, mais l’homme sait se mentir à lui-même.»

Quels produits dopants pour quels sports ? L'analyse de Martial Saugy

BILLARD
«Généralement, lorsque nous recevons des échantillons à analyser, nous contrôlons tout. Mais pour ce qui est du billard, nous nous focalisons sur les bêtabloquants. Ce sont les produits qui agissent de la manière la plus évidente dans ce sport, sans effets secondaires et sans agir sur la volonté de gagner, au contraire des calmants. Ils vont ralentir et réguler le rythme cardiaque, pour que le joueur ne cède pas à l’effet émotionnel et possède une meilleure capacité de concentration. Il s’épargne ainsi des gestes dus à la nervosité.»

GOLF
«Voilà un sport dont on parle beaucoup dans notre milieu, où le dopage touche surtout les bons populaires. Ils échappent plus aisément aux contrôles, disputent des épreuves avec de l’enjeu, mais sans faire partie du circuit professionnel. Les bêtabloquants leur permettent d’avoir une concentration extrême à un moment voulu, tout en conservant de la tonicité.»


ALPINISME
«Dans ce sport et ses dérivés, la grimpe ou le ski-alpinisme par exemple, l’usage d’érythropoïétine (ndlr: EPO) est observé. Il permet de se conditionner et de s’adapter plus rapidement aux différences d’altitude. Les grimpeurs évitent ainsi d’effectuer tous les paliers, en agissant artificiellement sur leur organisme. En revanche, l’EPO ne permet pas de lutter contre le mal des montagnes. Dans ce cas-là, les diurétiques constituent l’une des réponses. Ils fluidifient le sang, agissent sur les échanges de sels minéraux. Nous sommes ici à la limite de la thérapeutique, car ces produits peuvent aider un alpiniste en cas de coup dur, voire même le sauver. Mais s’ils sont utilisés de manière préventive, il y a amélioration artificielle de la performance. On peut affirmer qu’en alpinisme, il y a une tradition de l’usage des produits diurétiques, l’apparition de l’EPO étant plus récente.»


SPORTS ARTISTIQUES
«Avec la danse, le patinage artistique, voire la gymnastique, on touche à des disciplines qui sont dans la zone grise entre le spectacle et la performance sportive. Elles ont tendance à devenir de plus en plus exigeantes sur le plan physique. Leurs pratiquants ont donc surtout besoin d’un renforcement musculaire. L’usage de stéroïdes anabolisants permet d’avoir la pêche, tout en assurant que le squelette ne va pas lâcher. Mais il y a aussi moins de risques d’être sujet aux courbatures et à certaines blessures. Ils n’agissent donc pas sur l’agilité proprement dite, mais permettent d’avoir une condition physique qui permet ensuite d’aller plus loin dans la gestuelle. Car, dans ces sports, la règle numéro un, c’est d’avoir une condition physique irréprochable.»


Source de l'article 24heures.ch

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Documentaire sur le dopage

4 Décembre 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Vidéos

Documentaire très intéresant sur le problème du dopage !
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Doit-on s’inquiéter du dopage étudiant ?

3 Décembre 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #dopage étudiants


Alors que les examens de fin de session approchent à grands pas, les étudiants feront-ils usage de «smart drugs», comme le Ritalin, le Dexedrine et l’Adderal, pour améliorer leurs performances académiques?
Même si un chercheur australien concluait récemment qu’il faudra bientôt songer à une politique antidopage dans les universités, la situation n’est pas encore préoccupante dans les universités québécoises, évaluent le professeur de psychopharmacologie à l’UQAM Marc-André Bédard et le professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal Jean-Sébastien Fallu.


Stimulants, nosotropes et cie

Smart drugs et nootropes : deux groupes de substances à ne pas confondre. Comment agissent-ils et quels effets indésirables ont-ils?

Les smart drugs ou psychostimulants sont des substances dérivées des amphétamines. L’exemple le plus connu est le Ritalin.

Chez le sujet en santé, l’effet est rapide. Ces produits améliorent la vigilance et prolongent l’éveil, décrit Diane Lamar­re, présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Ils permettent à ceux qui les prennent de passer une nuit blanche à s’acharner sur leurs notes de cours.

La somnolence qui est associée à la fin de dose est moins attrayante, surtout quand elle survient durant l’examen du lendemain. Sans compter la dépendance psychologique et le risque de troubles cardiaques graves, souligne Mme La­marre. «Il n’est pas prouvé que ces produits augmentent la mémoire», précise-t-elle. Les psychostimulants n’ont au-?cun effet sur le rendement intellectuel, ajoute Marc-André Bédard, professeur de psy?chopharmacologie à l’UQAM.

De tels pouvoirs sont plutôt attribués à une catégorie fourre-tout, les nootropes, qui comprend autant les médicaments associés à l’alzhei­mer que des produits en vente libre comme le ginkgo biloba ou la lécithine. Les nootropes feraient aussi partie de la pharmacie estudiantine.

Les nootropes seraient moins tentants que les smart drugs, estime Mme La­marre. Ainsi, les médicaments prescrits pour traiter l’al­zheimer doivent être utilisés pendant des semaines d’être efficaces. Et comme les psychostimulants, ils ont leur lot d’effets secondaires sur le système cardiaque.


Smart drugs à l'université: une tempête dans un verre d'eau

Les étudiants sont si nombreux à consommer des psychostimulants pour améliorer leur performance académique qu’il faudra bientôt songer à une politique antidopage dans les universités, concluait récemment un chercheur australien. «Une tempête dans un verre d’eau», croit Marc-André Bédard.

La tempête est également alimentée par une statistique : jusqu’à 25 % des étudiants universitaires américains consommeraient des smart drugs comme le Ritalin, le Dexedrine et l’Adderal, selon un rapport  publié en 2005 dans la revue Addiction.

Il faut se demander qui, parmi ces étudiants, utilise ces médicaments dans l’espoir d’améliorer ses résultats scolaires, dit M. Bédard, professeur de psychopharmacologie à l’UQAM.


Cinq pour cent

En fait, une très faible minorité des collèges américains sondés en 2005 affichent un taux de consommation de 25 %. La médiane se situe autour de 5 %, évalue Jean-Sébastien Fallu, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, spécialiste en étiologie et
en prévention des toxicomanies.

Trois motifs expliquent la par les étudiants, dit Marc-André Bédard. Certains ont une prescription en règle. D’autres se les procurent par la bande pour des raisons non médicales. L’usage récréatif est le plus répandu. Les stimulants sont alors pris en cocktail avec diverses substances, précise le chercheur de l’UQAM.

L’usage pour des motifs académiques est moins bien connu. Combien sont-ils à en prendre, de ce côté-ci de la frontière? «Au Québec, on n’a pas vraiment de données», indique Jean-Sébastien Fallu.

Aux États-Unis, des études effectuées entre 2003 et 2008 sur la consommation universitaire non médicale de médicaments sous ordonnance indiquent des taux allant de 3?% à 6 %, pour les usages récréatifs et académiques. Ces proportions sont comparables à celles observées dans l’ensemble de la population américaine des 18 à 25 ans, déclare M. Bédard.

Et les sédatifs (comme le Valium) sont aussi populaires chez les étudiants. En fait, les dérivés de l’opium (morphine, codéine, par exemple) ont davantage la cote, avec quelque 10 % d’adeptes.


Pas de la fiction

Quoi qu’il en soit, la situation n’est pas encore préoccupante dans les universités québécoises, évaluent les deux experts. Mais le phénomène n’est pas une fiction, confirme Diane Lamarre, présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Le Ritalin est prescrit depuis plusieurs années pour réguler le trouble de déficit de l’attention et l’hyperactivité chez l’enfant.

Les enfants d’hier étant devenus adultes, «de plus en plus de jeunes universitaires prennent ce type de psychostimulants, et ce sont des médicaments dont on peut abuser ou qu’on peut renouveller à outrance», dit Mme

Si ces substances se retrouvent entre les mains de jeunes à qui on ne les a pas prescrites, la pression sociale y est pour quelque chose, dit Jean-Sébastien Fallu. «Les discours à la Lucien Bouchard, la pression accrue pour inciter à la performance font que les jeunes s’aident avec des
substances.»
Lamarre.

Source et date de l'article Métro Montréal  25.11.2009
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