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CONTRE LE DOPAGE

Dr de Mondenard : "Lance Armstrong est un bouc émissaire"

30 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

Rien ne va plus pour Lance Armstrong, lâché par ses sponsors. Pourtant, le Dr Jean-Pierre de Mondenard, spécialiste de la lutte anti-dopage, juge que les vrais responsables de cette affaire sont à chercher du côté de l’Union cycliste internationale.

"Quand j’entends que les années 2000 furent l’ère la plus sale du cyclisme, je rêve. Le dopage est généralisé depuis les années 1950. On est en train de faire de Lance Armstrong un bouc émissaire", fulmine le docteur Jean-Pierre de Mondenard.

 

Cet ancien médecin du Tour de France, éminent spécialiste de la lutte anti-dopage, nous alerte sur la tournure qu’est en train de prendre l’affaire Armstrong. "Cette affaire est traitée comme les précédentes. Et finalement ce ne sera qu’une affaire de plus car on se trompe de responsable", affirme-t-il.

Pour Jean-Pierre de Mondenard, Lance Armstrong doit bien évidemment être sanctionné, mais se focaliser sur le système de dopage généralisé mis en place par le Texan durant des années n’est pas la bonne solution.

"On entend les mêmes refrains qu’après l’affaire Festina en 1998, mais rien n'a changé. La seule évolution, c’est l’émergence de nouveaux produits, mais le dopage, lui, est présent dans le cyclisme depuis toujours !"

Selon l’auteur de "La grande imposture", il n’existe qu’une solution pour que les choses changent enfin : "Les responsables de l’Union cycliste internationale (UCI) doivent démissionner ou, tout au plus, cette instance doit se retirer de la lutte anti dopage. Si ce n’est pas le cas, il n’y aura pas de changement", avance-t-il.

"Avez-vous déjà vu, dans un jury d’assises, le jugement rendu par la famille des prévenus ? Avez-vous déjà vu, dans une entreprise, le patron être également délégué syndical ? Non ! Et bien en sport, c’est comme cela que ça se passe. Les fédérations nationales ou internationales, comme l’UCI, ne doivent pas s’occuper de la lutte anti-dopage. Il faut un système indépendant. Les politiques doivent être également partie prenante dans cette lutte."

 

Source et date de l'article  FRANCE24.com  19.10.2012


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Retraite de Lance Armstrong : trêve de complaisance à France télévisions ?

28 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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Article très intéressant et qui date pourtant de 2011 !!

 

Dimanche 23 janvier 2011 : comme il l’avait annoncé quelques temps auparavant, Lance Armstrong prend sa retraite sportive. Le soir même, un reportage du 20 heures de France 2 revient sur les affaires de dopage qui ont émaillé la carrière du coureur cycliste. Mais pas sur l’impunité médiatique dont il a pu jouir jusqu’au dernier moment, notamment auprès du service des sports de France Télévisions, qui a jalousement veillé sur l’image du champion - par amitié, admiration et intérêt bien compris. Toute une conception du journalisme.

 

« C’est une nouvelle fois le dopage qui poursuit l’ancien champion, et cela après la publication de nouvelles révélations » : les mots de Laurent Delahousse au 20h de France 2, dimanche 23 janvier 2011, semblent indiquer que le septuple vainqueur du Tour de France ne jouit plus de son impunité médiatique depuis qu’il a pris sa retraite… quelques heures plus tôt. A entendre le reportage, rythmé par une mise en scène qui emprunte à la fois au thriller – avec musique d’ambiance – et au documentaire « d’investigation » – avec titres de séquences sur fond noir –, on se pince pour croire qu’on est bien sur la chaîne qui retransmet la Grande Boucle chaque été, à grands renforts de moyens logistiques et de commentaires épiques.

 

« L’ombre d’un doute. La fin d’une carrière mais pas la fin des affaires. Dès demain, les 23 millions de lecteurs du magazine Sports illustrated vont prendre connaissance d’une enquête où les accusations de dopage accablent le Texan. […] Mais à chaque fois, l’Américain nie en bloc ». Distance critique, énoncé des faits, rien que des faits, la voix off « fait le métier » comme on dit dans le milieu du vélo – un métier qu’on avait parfois cru oublié, certains mois d’été, sur France 2. « Mais c’est qui ce mec ? C’est que des conneries, ça n’a jamais existé », riposte « L.A. ». Grossier, à la limite de l’agressivité, l’ex-champion états-unien apparaît sous un jour peu amène. « N’empêche, la justice américaine a décidé d’ouvrir une enquête confiée à Jeff Noviski, l’homme à l’origine de l’affaire Balco, le plus grand scandale de dopage de l’histoire des Etats-Unis. C’est lui qui a fait tomber Marion Jones, triple championne olympique, emprisonnée pour parjure ». Autant dire que France 2 ne donne pas cher de la peau de l’ami de George Bush.

 

« Dopé ou pas dopé ? », demande la voix off au journaliste Pierre Ballester, auteur d’enquêtes fouillées et sans concession sur Lance Armstrong [1]. « Vous plaisantez. Non seulement il est dopé, mais il a triché, il a menti, c’est l’incarnation suprême de la triche dans le sport », assène l’ancien enquêteur de L’Equipe. Conclusion implacable du reportage : « Lance Armstrong retraité après 19 ans de carrière, sept Tours de France emportés mais à quel prix... ».

Complétons : au prix, notamment, de la connivence systématique entre le service des sports de France télévisions et un coureur qui régna sans partage sur le cyclisme mondial de 1999 à 2005, avant de reprendre du service en 2009 après une première période de retraite.

 

Petit retour en arrière de six mois. Dimanche 18 juillet 2010. Une semaine avant l’arrivée du Tour de France, « Stade 2 » déroule le tapis rouge pour Lance Armstrong. En plateau, l’Américain coudoie le consultant et double vainqueur du Tour Laurent Fignon, atteint d’un cancer en phase terminale [2].

 

« On voulait vous présenter un ami à vous, vous voyez c’est Michel », s’amuse le présentateur de l’émission hebdomadaire de sport du service public, Lionel Chamoulaud. Apparaît alors en « duplex » la tête de Michel Drucker, inamovible maître d’orchestre de l’émission « Vivement dimanche », également sur France 2 :

- Lance Armstrong : « Où êtes-vous en Provence ? Dans une semaine j’y serai aussi. Je partagerai un verre de rosé avec vous ».
- Lionel Chamoulaud : « On entend les cigales : "chu chu chu chu". Il n’y a pas un vélo qui vous attend Michel de la part de Lance ? »
- Michel Drucker : « Il faut lui poser la question… »
- Lionel Chamoulaud : « Il n’y a pas une petite surprise pour Michel, Lance ? ».

Et de fait, il y a bien une petite surprise : un vélo de « Lance », un cadeau pour son ami « Michel », qui minaude : « Lance m’a fait beaucoup de cadeaux ».

 

Trêve d’amabilités, il faut maintenant aller au charbon, passer Lance Armstrong sur le gril. Lionel le sait, il est titulaire d’une carte de presse. « Greg Lemond [3] dans la presse vous attaquait ce matin, en disant c’est peut-être la fin, la chute. Il voulait parler de l’affaire Landis [4]. Est-ce que ce sont des choses qui vous inquiètent ? Il y a une procédure en cours actuellement…il y a une enquête fédérale », interroge – si l’on peut dire – Lionel Chamoulaud, l’air désolé.

Visage tendu, Lance Armstrong se jette à l’eau. « Greg consacre sa vie à me taper [sic]. Il est obsédé par cette question [du dopage]. […] Je ne suis pas du tout inquiet. N’oubliez pas qu’il y a dix ans qu’il y a des enquêtes et on n’a jamais rien trouvé ». Lionel Chamoulaud ne relance pas Armstrong, qui vient pourtant d’énoncer une contre-vérité flagrante. Le 21 juillet 1999, Le Monde révèle que des traces de corticoïdes ont été décelées dans des échantillons lui appartenant. Ce dernier sera blanchi par l’Union cycliste internationale [5]. Il faut dire que le président de l’UCI Hein Verbruggen n’a jamais caché son admiration envers le coureur américain. Au nom d’une conception partagée du sport spectacle. Le 23 août 2005, L’Equipe dénonce « le mensonge Armstrong ». Documents à l’appui, Damien Ressiot, spécialiste du dopage au quotidien sportif, démontre que le coureur américain s’est dopé à l’EPO pendant le Tour de France 1999.

La corvée des questions sur le dopage expédiée (60 secondes sur une durée totale de 18 minutes), Lionel laisse le mot de la fin à Michel. « Lionel, je vous remercie pour ce moment inoubliable [...] vous m’aviez appelé pour me dire qu’il cherchait à faire une émission ». « Il », c’est Lance, qui a trouvé en Michel un attaché de presse hors pair.

L’autre grand ami de Lance a pour nom Jean-René Godart, journaliste au service des sports de France 2, suiveur attitré de la vedette américaine et thuriféraire infatigable. « Lance Armstrong est un ami et j’ai été peiné de voir qu’on a voulu l’incriminer de tricherie de dopage, six ans après. C’est honteux alors qu’il n’a jamais été contrôlé positif, jamais, jamais, jamais », déclarait-il à La presse de la Manche le 16 avril 2008.

 

Le « journalisme » sportif d’un professionnel comme Jean-René Godart consiste pour l’esssentiel à... professer son amour du sport et son admiration pour les sportifs. Sa mission ? Exalter le champion, et chanter ses hauts faits, quitte à passer sous silence d’autres faits qui risqueraient de ternir la légende dorée d’un coureur dont les « exploits » sont sujets à caution depuis plus de dix ans.

Ce journalisme sportif là ne s’abaisserait pas à fouiller les poubelles – celles de l’US Postal par exemple.

Le 18 juillet 2000, à l’arrivée de la 16ème étape Courchevel-Morzine de la Grande Boucle, des journalistes de France 3 « surprennent les occupants d’une voiture en train de ramasser des sacs en plastique dans le périmètre réservé à l’équipe US Postal, avant de s’en débarrasser plus tard à l’abri des regards indiscrets. Inspirés, les Rouletabille ramassent les sacs-poubelles et les rapportent à leur rédaction. Cette filature de haut vol marque le début de l’affaire des "poubelles de l’US Postal" [6] ».

 

Cent-soixante seringues, des plaquettes de médicaments interdits, des compresses... Le journaliste Hugues Huet transmet le contenu des poubelles à la brigade des stupéfiants. De quoi alimenter une enquête préliminaire qui débouchera sur « une information judiciaire contre X visant d’éventuels faits de dopage » au sein de l’US Postal. Le reportage est diffusé dans le 19/20 du 24 novembre 2000. « A raison de 4 à 6 injections par jour par coureur, 160 seringues représentent grosso modo la consommation pour trois à cinq jours de course », explique face caméra Willy Voet, l’ex-soigneur de l’équipe Festina, mis en examen dans le cadre du procès Festina [7].

 

Si les journalistes de Stade 2 ne font pas les poubelles, le dimanche suivant, ils rendent compte du scoop de leurs collègues. Mais comment ? Pour l’anecdote, c’est le corédacteur en chef et présentateur de la grand-messe du service des sports de France 2, Christian Prud’homme qui lance le sujet – celui-là même qui intégrera la maison Amaury [8] trois ans plus tard, sous la casquette de directeur adjoint du Tour de France, avant d’en devenir directeur en 2005, au lendemain de la septième et dernière victoire de Lance Armstrong. Quant à l’auteur du reportage, il s’abstient de toute fioriture. Le commentaire est sobre, dense, et surtout, très bref : « Une enquête est ouverte contre l’équipe de Lance Armstrong, vainqueur des Tours de France 1999 et 2000. L’US Postal pourrait avoir utilisé des médicaments d’origine norvégienne qui accompagneraient la prise de produits dopants, dit-on de source judiciaire ». L’affaire est bouclée... en 21 secondes !

 

Un laconisme qui illustre deux conceptions du métier. Contrairement aux Chamoulaud, Godart et consorts, les « Rouletabille » ne travaillaient pas au service des sports. Ils dépendaient du service « informations générales » de la rédaction nationale de France 3. A ce titre, ils étaient sinon totalement indépendants, du moins partiellement affranchis du partenariat entre France télévisions et le groupe Amaury. Pendant que les limiers du 19/20 fouillaient les poubelles de l’US Postal, le « Vélo club » de France 2 ne lésinait pas sur la brosse à reluire. « Mais qui est donc cet homme un peu énigmatique qui cette année encore a écrasé le Tour de tout son poids, de sa formidable rage de vaincre ? », s’interroge un journaliste sportif pétri d’admiration [9]. Un Lance Armstrong « impressionnant, intouchable même pour les coureurs ordinaires du peloton ». Pas la moindre allusion à l’ombre du dopage.

 

Se gardant bien d’écorner la légende, les émissions du service des sports de France télévisions (« Sur les routes du Tour », « Le vélo club », « Stade 2 » sur France 2 et « Tout le sport » sur France 3) dessineront un portrait louangeur du champion, exempt de toute critique, de toute question, tout au long de la décennie Armstrong. Florilège...

 

Les 3 et 4 juillet 2004, l’émission « Sur les routes du Tour », présentée par Gérard Holtz, se glisse « dans la roue d’Armstrong ». « Ce qui m’impressionne c’est son professionnalisme, c’est pour ça que je l’ai appelé le pro des pros », s’enthousiasme le toujours sémillant Gérard Holtz. Comment expliquer les performances exceptionnelles d’Armstrong, dont l’aisance dans les cols et lors des contre-la-montre écoeurait la concurrence ? « Depuis son cancer il a changé, il a perdu beaucoup de poids, mais je pense que dans le cerveau il a changé, il est devenu quelqu’un, il est heureux d’être sur le vélo », décrypte Paul Scherwen, consultant pour Outdoor life network, la chaîne états-unienne qui coproduit ce mini-documentaire sur Armstrong. Ancien cycliste professionnel dans les années 80, Scherwen ne cache pas ses liens d’amitié avec le roi de la Grande Boucle. Les images montrent un Lance Armstrong qui s’entraîne durement. Ou passant des tests en soufflerie pour améliorer sa résistance à l’air sur un vélo. Le message est clair : le coureur est le meilleur parce qu’il est le mieux préparé. Ce qui est sans doute vrai, mais demeure un peu court.

En guise de dessert, Jean-René Godard offre au spectateur une interview aux petits oignons de l’ami texan. « Jean-René Godart a rencontré Lance Armstrong il y a quelques jours, juste avant la publication du livre L.A. confidential. Il n’a pas été question de ce livre dans l’interview que vous avez réalisé [Jean-René Godart opine du chef]. Mais ce qui est très intéressant ce sont ses confidences à propos de ses rivaux, à propos de son état d’esprit. […] Rarement il s’est confié avec autant de force et d’émotion », souffle Gérard Holtz, toujours aussi inspiré. Mais pas question de solliciter les confidences du champion sur un livre qui évoque des témoignages accréditant les soupçons de dopage.

- Jean-René Godart : « Vous ne trouvez pas que vous avez déjà trop gagné ? ».
- Lance Armstrong : « Je ne pense qu’à gagner. J’ai toujours horreur de perdre, d’être battu ».

« Sur les routes du Tour » à nouveau, un an plus tard, le 2 juillet 2005. On prend les mêmes et on recommence. Toujours aussi souriant et enthousiaste, Gérard Holtz introduit la « belle interview à Jean-René Godard à propos de tous les grands sujets d’actualité. C’est évidemment très intéressant de l’entendre [Lance Armstrong] au moment où le Tour de France 2005 va commencer ».

- Jean-René Godart : « Lance Armstrong, arrêter, c’est une décision difficile pour vous, parce que vous aimez le cyclisme, mais c’est rendre heureux vos trois enfants, votre compagne, Sheryl Crow ». Le journaliste enchaîne alors sur un autre grand sujet d’actualité.
- Jean-René Godart : « Le mot rêve, the dream, pour vous, les rêves, ce sera toujours à travers le Tour de France, c’est vraiment la course qui vous aura toujours fait rêver, depuis que vous avez commencé à faire du sport ».
- Lance Armstrong : « Bien sûr. Je pense que le Tour de France est incontournable. Le Tour, c’est le symbole de la course. Avec les sponsors, avec Johann Bruyneel, on a toujours dit, que c’était la course qu’il faut gagner. Si tu demandes dans la rue à Moscou, New York, Istanbul, le nom d’une course, les gens répondent toujours le Tour de France ».

La Grande Boucle est le produit phare de France 2. Et Lance Armstrong sa tête de gondole. Après cette petite séance d’autopromotion, à laquelle Lance se prête de bonne grâce, Jean-René renvoie l’ascenseur, en communicant chevronné.

- Jean-René Godart : « Durant les trois prochaines semaines, ce sera votre dernier Tour de France. Est-ce que vous voudriez que ces trois semaines soient celles d’une compréhension totale avec le public français, pour qu’il vous regarde comme l’homme qui a gagné six Tours de France mais aussi celui qui a vaincu le cancer notamment ».
- Lance Armstrong : « […] Le public m’a toujours soutenu, même s’il y a des questions qui se posent, sur le dopage, les affaires. J’ai toujours répondu, je n’ai jamais fui. J’ai été mis au centre de l’actualité. J’ai toujours fait face, toujours répondu » [10].

L’échange qui précède, chargé de sous-entendus et d’élégants euphémismes a tout du numéro préparé à l’avance par deux équilibristes qui se trouvent les yeux fermés. Dans le « regard » du public français, il y a bien entendu des doutes assez universellement partagés – services des sports du service public mis à part. Doutes qui ne sont pas étrangers à une popularité moins « totale » que ne le laisse entendre Armstrong. Et si ce dernier a « toujours répondu », ce n’est en tout cas pas aux « questions qui se posent » et que son ami Jean-René a l’amabilité de ne pas lui poser. Tant d’autres « grands sujets d’actualité » attendent l’éclairage du champion.

Une dernière question avant de reprendre la route :

- Jean-René Godart : « Qu’allez-vous faire ? ».
- Lance Armstrong : « Mon implication dans la lutte contre le cancer sera éternelle ». Comme lors de chaque interview du champion, Jean-René Godart arbore d’ailleurs au poignet le bracelet de la fondation Livestrong [11]. Et ne manque jamais de rappeler les intentions nobles et désintéressées de « L.A. »...

Armstrong a gagné sept Tours de France, un record. Il peut remercier ses amis du service des sports de France télévisions, irréprochables dans le rôle du porteur d’eau. « A quel prix ? »

 

David Garcia

Notes

[1] LA confidential, La Martinière, 2004 ; L.A. official, La Martinière, 2006 ; Un sale Tour, Seuil, 2009.

[2] Consultable sur le site de Bakchich, via l’article « Armstrong, France 2 se la joue petit bras ».

[3] Triple vainqueur de la Grande Boucle, Greg Lemond a mis en doute les performances de son compatriote dès ses premiers succès sur le Tour.

[4] Vainqueur du Tour 2006 déclassé après un contrôle antidopage positif, Floyd Landis accuse Lance Armstrong d’avoir organisé un système de dopage au sein de l’US Postal, l’équipe dont le texan était le chef de file.

[5] Le 5 juillet 1999, Lance Armstrong est contrôlé positif aux corticoïdes, comme six autres coureurs, épinglés pour le même motif entre les 5 et 8 juillet. « Parmi ces sept coureurs, quatre fournissent un justificatif thérapeuthique correspondant au motif indiqué sur le procès-verbal de contrôle. Les trois autres [dont Lance Armstrong] ont écrit "néant" à la rubrique "médicaments pris". Normalement, ces trois coureurs auraient dû être sanctionnés, sans la bienveillance coupable de l’Union cycliste internationale ». En fait, la fédération internationale a « organisé » un système d’ordonnances rédigées a posteriori. « Lance Armstrong passera entre les gouttes en usant de ce subterfuge » (source : La grande imposture, Jean-Pierre de Mondenard, entretiens avec David Garcia, Hugo, 2009)

[6] Cité dans La grande imposture, Jean-Pierre de Mondenard, entretiens avec David Garcia, Hugo, 2009.

[7] Le procès du dopage organisé au sein de l’équipe française Festina a eu lieu du 22 octobre au 7 novembre 2000.

[8] Propriétaire du Tour de France, le groupe Amaury possède par ailleurs L’Equipe et Le Parisien.

[9] Vélo club, France 2, 23 juillet 2000

[10] Lance Armstrong a notamment nié avoir pris de l’EPO en 1999, en dépit des preuves apportées par L’Equipe.

[11] Lance Armstrong a fondé cette association caritative en 1997, après sa guérison d’un cancer des testicules.

 

Source et date de l'article  acrimed.org  04.02.2011


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L'UCI ordonne à Armstrong de rendre ses primes

26 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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L'Union cycliste internationale (UCI) a décidé vendredi que les Tours de France de 1999 à 2005 resteront sans vainqueur suite à l'annulation pour dopage des résultats de l'Américain Lance Armstrong qui devra rendre toutes les primes liées à ses résultats.

 

«Le comité directeur a décidé de ne pas accorder les victoires à d'autres coureurs ou de modifier les classements de toutes les compétitions concernées», a précisé l'instance dirigeante du cyclisme mondial dans un communiqué. L'UCI, qui tenait une réunion extraordinaire de son comité pour régler les conséquences sportives de la chute du Texan, a également demandé à l'ex-roi du peloton de rendre toutes ses primes liées aux courses.

 

Rien que pour ses résultats sur le Tour de France, il avait touché près de 2,950 millions d'euros. Cette décision devrait satisfaire le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, qui avait appelé l'UCI à laisser ces sept éditions sans vainqueur. Par ailleurs, la société d'assurances SCA Promotions, auprès de laquelle Armstrong avait misé sur ses victoires dans le Tour, lui a réclamé lundi le remboursement des 7,5 millions de dollars (5,8 millions d'euros) qu'elle avait dû lui verser après un long bras de fer judiciaire.

 

Source et date l'article  TDG.ch  26.10.2012

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Michel Drucker soutient Lance Armstrong

25 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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SPORT - Alors qu'il était invité au journal de 20h, Michel Drucker en a profité pour afficher son soutien au cycliste Lance Armstrong. Il avait tenu des propos de la même teneur dans une interview diffusée plus tôt dans la journée de lundi par l'Express.fr.

 

 

Dans cette interview, Michel Drucker affirme être très partagé sur ce qui arrive au cycliste qu'il connait bien et chez qui il avait passé plusieurs jours pour réaliser un portrait il y a 3 ans.

 

"Lance Armstrong reste pour moi un grand champion" a affirmé le présentateur vedette de France 2. "Je ne peux pas penser qu'on puisse accomplir de tels efforts sans un soutien" a-t-il ajouté.

 

Michel Drucker en a aussi profité pour donné son jugement quant à la sévérité de la sanction. "Je trouve la sanction trop forte, trop tard: sept ans après on retire ses maillots!"

 

Source et date de l'article huffingtonpost.fr  22.10.2012

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Armstrong perd ses 7 Tours

24 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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L'UCI a confirmé lundi les sanctions infligées par l'USADA : au centre d'un système de dopage, Lance Armstrong perd ses sept victoires au Tour de France et est suspendu à vie.

 

Le président de l'UCI Pat McQuaid a acté lundi la mort sportive de Lance Armstrong en confirmant les sanctions décidées par l'USADA au terme d'une enquête sur le vaste système de dopage organisé autour du coureur américain : «L'UCI ne fera pas appel au Tribunal arbitral du sport, a-t-il annoncé dans une conférence de presse organisée dans un hôtel de Genève. Lance Armstrong n'a aucune place dans le cyclisme. Il doit être oublié». L'ancien coureur de l'US Postal et de Discovery Channel voit disparaître tout son palmarès depuis le 1er août (date de son retour à la compétition après un cancer, ndlr) et est suspendu à vie : il perd sept Tours de France mais aussi 24 étapes de l'épreuve, deux éditions du Dauphiné et un Tour de Suisse.

A qui les victoires ?

Au cours de la conférence de presse, Pat McQuaid a non seulement tenu à dédouaner l'UCI de toute responsabilité («Il n'y avait rien à couvrir») dans l'affaire Armstrong mais il a présenté l'Américain comme le centre d'un système de dopage sophistiqué : «Lance Armstrong n'a rien avoué même si toutes les preuves sont réunies dans le rapport J'ai été écoeuré à la lecture du rapport de l'USADA. Certains ont été forcés de se doper. Je pense au témoignage de David Zabriskie.» La communication du président de l'UCI laisse plusieurs questions en suspens : les victoires de Lance Armstrong vont-elles être attribuées à d'autres coureurs ou le palmarès du Tour restera-t-il vierge ? L'Américain sera-t-il poursuivi pour réclamer des sanctions financières et la restitution de ses primes de victoire ? L'UCI se réunira vendredi pour régler ces questions. «Nous traversons la plus grosse crise connue du cyclisme, a reconnu McQuaid. C'est un danger pour notre sport mais aussi une opportunité.»

Les résultats de Lance Armstrong depuis 1998

1998
Quatrième du Tour d'Espagne
Tour du Luxembourg
Tour de Rhénanie-Palatinat
Cascade Classic

1999
Vainqueur du Tour de France et de 4 étapes
Prologue du Dauphiné libéré
Une étape du Circuit de la Sarthe
Quatrième étape de la Route du Sud
Deuxième de l'Amstel Gold Race

2000

Vainqueur du Tour de France et d'une étape
Médaillé de bronze du contre-la-montre des JO
GP Eddy Merckx
GP des Nations
Une étape du Dauphiné libéré (troisième du général)

2001
Vainqueur du Tour de France et de 4 étapes
Tour de Suisse (et deux étapes)
Deuxième de l'Amstel Gold Race

2002
Vainqueur du Tour de France et de 4 étapes

Dauphiné libéré (et une étape)
GP du Midi libre
Deuxième du Critérium international

2003
Vainqueur du Tour de France et de 2 étapes

Dauphiné libéré (et une étape)

2004
Vainqueur du Tour de France et de 6 étapes

Tour de Georgie (et deux étapes)
Une étape du Tour de l'Algarve
Une étape du Tour du Languedoc-Roussillon
Troisième du Critérium international
Quatrième du Dauphiné libéré

2005
Vainqueur du Tour de France et de 2 étapes

Quatrième du Dauphiné libéré
2009
Troisième du Tour de France, vainqueur du contre-la-montre par équipes
Nevade City Classic
Deuxième du Tour de Gila

2010
Deuxième du Tour de Suisse

Troisième du Tour du Luxembourg

 

Source et date de l'article  L'Equipe.fr  23.10.2012

Source de l'image lavenir.net  


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Dénouement imminent dans l'affaire Armstrong

22 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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L'Union cycliste internationale (UCI) va annoncer si elle entérine ou pas la sanction de l'Agence antidopage américaine (Usada). Rarement la décision d'une fédération sportive n'a été aussi attendue. L'UCI a d'ailleurs quitté son siège à Aigle et convié la presse dans un hôtel de Genève à 13h.

 

Le 24 août, l'Usada a certes déjà décidé de rayer d'un trait tout le palmarès d'Armstrong après le 1er août 1998 et de le bannir à vie du sport de compétition. Mais seule l'instance dirigeante du cyclisme mondial peut valider cette sanction au-delà du territoire américain, notamment pour les victoires du coureur texan dans la Grande Boucle de 1999 à 2005.

«Sauf si l'examen des documents devait révéler un problème important, l'UCI n'a pas l'intention d'aller en appel», a répété à maintes reprises le président de l'UCI, Pat MacQuaid, depuis septembre. Mais tout est dans ce «sauf». Car si l'UCI attendait le dossier de l'Usada avant tout pour vérifier quelques problèmes possibles «de compétence et de prescription», elle a pris un gros coup sur la tête.

 

A double tranchant


Dans son rapport motivé publié le 10 octobre, l'Usada explique comment le survivant d'un cancer des testicules a pu faire sa loi dans le peloton à coup d'injections d'EPO, de transfusions sanguines et de pilules de testostérone, et accuse au passage l'UCI d'avoir protégé son champion.

L'Usada pointe du doigt son ancien président, Hein Verbruggen, toujours président d'honneur. Et elle n'est guère plus tendre avec son successeur depuis 2005, Pat McQuaid, qui, au lieu, selon elle, d'écouter les confessions de Floyd Landis, un des anciens équipiers d'Armstrong, au printemps 2010, l'a poursuivi en diffamation avec succès.

Quel que soit le choix de l'UCI lundi, il est à double tranchant. Si elle emboîte le pas de l'Usada, le cas Armstrong est clos au niveau sportif et la fédération peut essayer de tourner la page des années noires du cyclisme. Mais le rapport de l'Usada parlant de «l'un des chapitres les plus sordides de l'histoire du sport» devient vérité officielle.

Au risque de se faire accuser de servir une nouvelle fois le jeu d'Armstrong, l'UCI a aussi de bonnes raisons de faire appel au Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne. D'une part, pour donner sa version des faits, et d'autre part pour demander une sanction qui soit dans les mêmes barèmes que ceux des autres grandes stars du cyclisme de l'ère Armstrong condamnées pour dopage, de l'Espagnol Alejandro Valverde à l'Allemand Jan Ullrich.

 

9 millions d'euros aussi en jeu


Le Code mondial antidopage fixe normalement à huit ans la prescription pour les infractions antidopage et à quatre ans maximum la durée de suspension pour une première condamnation. Mais l'Usada a choisi d'outre-passer ces règles au motif qu'Armstrong a tout fait pour cacher ses actes frauduleux.

A 41 ans, le coureur texan pourrait perdre plus que quelques lignes sur un des plus beaux CV sportifs jamais écrits. Dans la foulée du rapport, il a déjà démissionné de la présidence de sa fondation Livestrong et perdu plusieurs sponsors, dont Nike, qui le soutenait depuis 1996, refroidie par les «preuves apparemment rédhibitoires» de l'Usada.

Financièrement, l'ancien champion pourrait également souffrir, avec près de 9 millions d'euros de gains accumulés sur son vélo qui pourraient lui être réclamés.

Après la justice sportive, le champion du monde 1993 pourrait avoir aussi des soucis sur le plan judiciaire aux Etats-Unis. Il pourrait être poursuivi pour parjure, pour avait affirmé sous serment ne s'être jamais dopé, avec le risque de finir en prison.

Vendredi soir, lors d'un gala à l'occasion des 15 ans de sa fondation à Austin, Armstrong avait cité Martin Luther King et son «espoir infini». Et un espoir qui repose sur l'UCI.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  21.10.2012

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Le système de dopage de Michele Ferrari passait par la Suisse

21 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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Le contesté médecin du sport et ancien médecin de Lance Armstrong, Michele Ferrari fait l’objet de nouvelles graves accusations.

Selon des informations publiées par la Gazzetta delle Sport, Ferrari brassait un volume de 30 millions d’euros (37 millions de francs) de chiffres d’affaires. Le médecin ne fournissait non seulement ses services à des coureurs individuels mais également à des équipes entières.

Les autorités judiciaires de Padoue ont mis à jour un système de fraude aux impôts, qui permettait de blanchir de l’argent et aux coureurs de pouvoir régler leurs factures à Ferrari en toute impunité. Elles donnent l’exemple d’un compte d’une équipe dans une banque suisse à Locarno sur lequel les coureurs venaient prélever systématiquement de l’argent pour payer leurs dettes au médecin italien.

Les reproches à l’encontre du praticien basée à Ferrara sont graves. Les autorités judiciaires lui reprochent d’avoir formé une véritable société criminelle avec pour but le commerce, la contrebande et la prise illégale de produits dopants.

 

Fraude et blanchiment

 

En outre, Ferrari est également accusé de fraude fiscale et de blanchiment d’argent. Les enquêteurs suivent également les faits et gestes de son fils Stefano, d’un manager sportif Raimondo Scimone, d’un avocat suisse et de deux banquiers, poursuit la Gazzetta.

Ferrari, selon les enquêteurs, a monté un véritable réseau international. Il pouvait ainsi offrir à ses clients «un paquet de services complet», avec une représentation pour signer les contrats, les plans d’entraînement, la prise illégale de produits dopants et en cas de contrôle positif un soutien sur le plan judiciaire. Le but de Ferrari était d’améliorer les performances des athlètes pour leur assurer un meilleur contrat. Il en a bien profité selon les enquêteurs.

Des dizaines de professionnels et des équipes comme Astana et RadioShack comptaient parmi les clients de Ferrari, affirme la Gazzetta. Il était également très impliqué dans le système de dopage de Lance Armstrong comme l’a révélé l’agence américaine antidopage (USADA). Au total, vingt équipes se retrouvent dans le viseur des enquêteurs.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  18.10.2012

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Nike a-t-il couvert Lance Armstrong?

18 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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Regardez aussi la vidéo en lien avec cet artcle ici

 

Selon une information du New York Daily News, Nike aurait versé 500 000 dollars à l'ancien président de l'Union cycliste internationale Hein Verbruggen pour couvrir un contrôle antidopage positif de Lance Armstrong.

 

Nike, impliqué dans l'affaire de dopage qui touche Lance Armstrong? Selon le New-York Daily News, le sponsor du septuple vainqueur du Tour de France aurait contribué au versement de 500 000 dollars à l'ancien président de l'Union cycliste internationale (UCI) Hein Verbruggen pour couvrir un contrôle positif.  

Le journal s'appuie sur le témoignage de Kathy LeMond, épouse du cycliste américain Greg LeMond, livré en 2006 lors d'une procédure judiciaire entre Armstrong et la compagnie d'assurance SCA. Elle cite un mécanicien de l'équipe d'Armstrong proche de son mari qui lui aurait révélé cette transaction juste après un test positif. "Je suis sûre qu'il m'a dit la vérité", a-t-elle affirmé au quotidien américain. 

Selon le rapport de l'Agence américaine antidopage (Usada), Armstrong, qui détient le record des victoires dans la plus grande épreuve du monde (sept Tours de France entre 1999 et 2005), s'est dopé à chaque fois, dans le cadre d'un système organisé au niveau de son équipe. 

Le Texan a été radié à vie par l'Usada, qui a annulé ses résultats pour la période, cette sanction restant encore à valider par l'Union cycliste internationale (UCI) pour être prise en compte sur les palmarès.

 

Source et date de l'article  lexpress.fr  16.10.2012

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Handball : et si l'affaire des paris truqués faisait pschitt ?

16 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Paris sportifs

http://www.lepoint.fr/images/2012/10/15/montpellier-702981-jpg_483467.JPG

 

La justice est-elle passée en force dans l'affaire des paris truqués du match de handball entre Cesson-Sévigné et Montpellier ? C'est ce que prétendent, documents à l'appui, deux avocats montpelliérains, Luc Abratkiewicz et Isabelle Monsenego. Alors que le club de Montpellier agglomération handball (MAHB) saura demain, mardi, s'il récupère ses joueurs accusés d'avoir parié sur une défaite de leur propre équipe contre Cesson-Sévigné en mai, la procédure risque d'être fortement secouée dans les jours prochains.

Les deux avocats comptent saisir la chambre de l'instruction d'une requête en annulation de la mise en examen de leur client Mladen Bojinovic. Voire de toute l'enquête. Ce qui pourrait éclaircir l'horizon du club héraultais, et de sa star mondiale Nikola Karabatic. Comble de l'ironie, Luc Abratkiewicz et Isabelle Monsenego sont les conseils de Mladen Bojinovic, un joueur qui depuis l'été n'est plus montpelliérain mais parisien. Ils sont convaincus d'avoir trouvé une faille dans les textes de règlement de la fédération et de la ligue de handball sur les paris en ligne.

Gros hic

Au départ, l'enquête a été initiée sur des soupçons de corruption sportive avant de s'orienter soudainement vers l'escroquerie, reposant principalement sur le fait que les joueurs et leur entourage n'avaient pas le droit de parier sur un match de handball. Une accusation qui, si elle est pénalement répréhensible, s'avère moins infamante pour des sportifs. Sauf qu'aujourd'hui cette interdiction prête le flanc à une contestation juridique. En effet, si les jeux en ligne semblent proscrits pour les handballeurs, les paris "en dur", en clair dans des bureaux de tabac, ne paraissent pas souffrir d'un tel empêchement. Or c'est dans ces terminaux, comme l'a montré l'enquête et l'ont reconnu certains joueurs, qu'ont été effectués les paris incriminés.

À la lecture des textes de loi et des différents règlements de la Fédération française de handball et de la ligue nationale, on se rend compte qu'il y a un gros hic. La loi du 1er février 2012 visant à renforcer l'éthique dans le sport interdit certes aux joueurs et à leur entourage de miser, mais elle précise qu'il revient aux fédérations délégataires d'intégrer ces dispositions dans leurs règlements.

Or, surprise, dans les textes de la fédération de handball et de la ligue, qui organise le championnat, il n'y a aucune référence au texte de février dernier. L'article 84 de l'annuaire de la FFHB décrit bien une interdiction de miser pour les professionnels du handball... mais cela concerne les paris en ligne - pas ceux "en dur" - et renvoie à la loi du 12 mai 2010, relative à l'ouverture du marché des paris en ligne. Le règlement de la Ligue nationale de handball semble bien aussi interdire aux joueurs de parier... en ligne. En effet, les organes disciplinaires chargés d'éventuelles sanctions contre les handballeurs parieurs n'évoquent que des paris en ligne, jamais ceux effectués dans des bureaux de tabac.

Procédure fortement menacée

Dernier point qui devrait fortement contrarier les policiers des Courses et Jeux, le texte de la ligue date du 28 juin 2012, soit un mois et demi après le match entre Cesson-Sévigné et Montpellier, sur lequel porte la procédure. Bref, non seulement l'interdiction de miser pour les handballeurs pourrait ne porter que sur des paris en ligne, mais ces règlements ont été édictés après le match visé par la procédure. Des oublis de la part de la Ligue nationale de handball et de la fédération qui risquent tout simplement de faire s'effondrer l'enquête judiciaire, qui repose sur l'interdiction de miser des accusés... Une vraie boulette !

"Si la chambre valide notre analyse, argue Me Luc Abratkiewicz, alors les seuls risques encourus par les handballeurs ne sont pas pénaux ni sportifs. Ils relèvent du seul droit du travail." En effet, les contrats des joueurs de Montpellier contiennent une clause qui leur interdit de parier sur les matchs de handball. Et encore... "Patrice Canayer et Rémi Lévy ont été mis au courant de l'enquête et interrogés dès le mois de juin. Ils avaient deux mois, selon le code du travail, pour signifier à leurs employés un problème et rien n'a été fait." Leur requête ne devrait pas manquer d'inspirer ses confrères. Et d'éclaircir un peu l'horizon.

En attendant, la cour d'appel doit statuer mardi sur l'allégement du contrôle judiciaire dont font l'objet les joueurs cadres, mis en examen pour escroquerie. Ces derniers ont actuellement pour interdiction de fouler, de concert, un parquet. Si la cour d'appel allège leur contrôle judiciaire, Montpellier pourra récupérer les frères Nikola et Luka Karabatic, Primoz Prost, Dragan Gajic et Issam Tej, piliers d'une formation qui, avec une cinquième place, n'est pas à son rang en championnat. Restera à l'entraîneur Patrice Canayer et au président Rémi Lévy, très remontés contre leurs protégés, de décider s'ils souhaitent les réintégrer, quitte à avoir une explication qui promet d'être musclée. La décision de la cour d'appel de Montpellier sera un bon indicateur de l'évolution de cette procédure désormais fortement menacée.

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Source et date de l'article  LePoint.fr  15.10.2012

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Affaire Armstrong / O'Reilly, la soigneuse qui savait

14 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://medias.lequipe.fr/img-photo-jpg/emma-o-reilly-avec-lance-armstrong-estri-s/1500000000195261/0:166,1316:829-665-0-70/017c4.jpg

 

Ancienne soigneuse à l'US Postal, Emma O'Reilly a été l'un des premiers témoins à accuser Lance Armstrong de dopage et cela dès 2004 et la publication de L. A. confidentiel par Pierre Ballester et David Walsh. Si son récit fait également partie des fondements du rapport de l'Usada, l'Irlandaise reconnaît avoir connu des moments difficiles pendant des années : «En parlant de ça, je me sentais déloyale dans un certain sens, comme si je brisais un code. Lance a essayé de faire de ma vie un enfer», raconte-t-elle au New York Times.

Aujourd'hui masseuse dans une clinique à Manchester, Emma O'Reilly avait été embauchée fin 1996 comme soigneuse au sein de l'US Postal même si son poste recouvrait des activités moins légales : transport de produits dopants, dissimulation des produits et des seringues en cas de contrôle, distribution des produits aux coureurs. Elle pouvait même maquiller des coureurs soucieux de cacher des hématomes révélateurs.  «Tu en sais assez pour me faire tomber», lui a d'ailleurs avoué Lance Armstrong sur une table de massage. Elle raconte aussi des détails plus drôles comme ces 25.000 dollars de produits vidés dans un champ par les toilettes avant l'inspection d'un bus sur le Tour : «Je me suis dit que ça ne ferait pas un très bon engrais et que l'équipe devrait revenir vérifier l'herbe quelques années plus tard.»

25.000 dollars de mauvais engrais

Son premier témoignage public a moins fait rire Lance Armstrong. Il l'a d'ailleurs poursuivi pour diffamation : «J'avais peur qu'il me prenne tout mon argent.» Finalement, elle n'a rien payé mais a choisi de se faire discrète jusqu'à l'enquête de l'Usada. «En reparler aujourd'hui a ouvert la blessure un peu, estime-t-elle dans le New York Times. Mais sur le long terme, cela va faire du bien. Il fallait faire quelque chose.»
Source et date de l'article  L'Equipe.fr  13.10.2012
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