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CONTRE LE DOPAGE

Armstrong fait-il peur à Nadal ?

30 Décembre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Tennis

http://yourvolleyssuck.files.wordpress.com/2011/06/rafael-nadal.jpg?w=529http://www.washingtonpost.com/rf/image_606w/2010-2019/WashingtonPost/2012/10/17/Sports/Images/2012-10-11T053920Z_01_SIN601_RTRIDSP_3_CYCLING-ARMSTRONG-DOPING-6053.jpg

 

Le forfait surprise aux JO du septuple vainqueur de Roland-Garros pose bien des questions. Et la réponse pourrait se trouver dans les déboires actuels d’un autre septuple vainqueur, du Tour de France celui-là ...

 

Mais quelle mouche a donc piqué Rafael Nadal hier après-midi? Une semaine après avoir paradé devant les caméras de la télévision espagnole en arborant fièrement le drapeau national, ce qui devait être une répétition générale avant une parade autrement plus significative à Londres le 27 juillet prochain, voilà que le Majorquin jette l’éponge. La mort dans l’âme évidemment. La faute à une méchante tendinite au genou gauche qui - il ne l’a pas dit, mais il faut être idiot pour ne pas l’avoir compris - l’avait déjà éliminé prématurément de Wimbledon. Parce que pour ceux qui suivent la carrière de Nadal depuis le début, il y a comme un sentiment désagréable de déjà-vu qui frise l’exaspération.

Qu’on se le dise, la valse du Nadal vaincuest une tragi-comédie qui se danse en trois temps. Le premier, le plus touchant car teintéd’une vraie sincérité, a lieu en conférence de presse d’après match et peut se résumer ainsi:"si Rosol m’a sorti, c’estqu’il était juste plus fort que moi aujourd’hui". Puis vient le deuxième temps, celui de la blessure. Intervenant en général 4 ou 5 jours après la défaite honnie,ce procédépermet d’expliquer l’inexplicable - la défaite donc - sans jamais le dire ouvertement. Aux auditeurs de comprendre.Voilà quidoit faire plaisir à Rosol qui jurerait pourtant avoir vu son adversaire du jour cavaler comme un lapin de la première à la dernière balle du match. Comme cela avait probablement fait plaisir à Söderling en 2009 qui, après avoir joué le match de sa vie, s’était entendu dire qu’en fait c’était pour de semblant, que le vrai Nadal n’était pas sur le court ce jour-là, que là c’était juste son ombre blessée et incapable de défendre ses chances. Reconnaissons que ça peut agacer. Pour qui a déjà souffert de tendinites- tel votre serviteur qui les a collectionnées vingt annnées durant-,ce quiest frappant avant tout est son caractère progressif. Contrairement à un claquage ou d’autres pathologies, la douleurs’éveille au fil des jours et finit par devenir un handicaprédhibitoire pour tout match de tennis. En gros, une tendinite ne vous fait souffrir au point de vous empêcher de vous entraîner "petite foulée" le 6 juillet que si vous la traînez depuis deux semaines déjà.C’est-à-dire au moment oùRafael Nadalgalopait comme un mort de faim sur le court central du All England Club.

 

Dans cette valse énervante à souhait, c’est quand même le troisième temps qui s’avère le plus coûteux à terme pour le principal intéressé: il fauten effetdonner crédit à l’hypothèse de la blessure.Et pour que cette dernière puisse revêtir tout le sérieux qu’on veut lui accorder, ildevient nécessaireque la convalescence dure ... privant ainsi le champion de compétitions pourtant convoitées.

 

Vous l’aurez compris, cette tentative d’explication se heurte à tout sens commun. Quel guerrier, même parmi les plus fiers, renoncerait au combatqui s’annoncepour justifier la défaitepasséeet mal digérée? Rafael est peut-être de ceux-là. A moins qu’une autre explication, plus sulfureuse,ne mette en lumière la période étrange à laquelle nous assistons. Une explication qui nous viendrait de l’autre côté de l’Atlantique ...

Ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis restera dans les annales quoi qu’il arrive. Pour la première fois une instance nationale américaine de lutte contre le dopage, en l’occurrence l’USADA, poursuit par voie judiciaire un ancien champion cycliste alors même que l’Union Cycliste Internationale ne l’incrimine pas. Quelle que soit l’issue du procès, si procès il y a, nous devons retenir un enseignement qui, lui au moins, fera jurisprudence. Les quelques 500 contrôles anti-dopage de l’UCI, tous négatifs, dont se targue Lance Armstrong en guise de preuves d’une carrièreà l’honnêteté sans faille ne suffisent plus à l’administration américaine, puisque cette dernière maintient sa plainte. Autrement dit l’Etat jette le discrédit sur une fédération sportive censée se porter garante de l’éthique de sadiscipline. De deux choses l’une: soit il considère que les moyens de l’UCI sont insuffisants face à l’imagination des fraudeurs - les voleurs ayant toujours un train d’avance sur les gendarmes-, soit il soupçonne l’UCI de complaisance à l’égard de ses coureurs, qui après tout sont les dépositaires de l’image de tout un sport et accessoirement les pièces maîtresses d’un systèmefinancier très lucratif. Qu’on le veuille ou non, la boîte de Pandore est définitivement ouverte. Pour savoir si un sportif a triché, il ne suffit plus de demander à sa fédération, considérée à raison comme juge et partie. Il n’y a d’ailleurs qu’à voir la bienveillance dont fit preuvela fédération cycliste espagnolevis-à-vis de Contador l’année dernière pour ne plus en douter.

 

L’Agence Française de Lutte contre le Dopage n’est pas l’USADA, et ses rapports avec la Fédération Française de Tennis sont de toute évidence beaucoup plus prudents que ceux de son homologue américaine avec l’UCI. J’en veux pour preuve le faux consensus qui semble de mise après la fin de non-recevoir que la FFT adresse à l’AFLD chaque annéelorsque celle-ci exprime la demandepourtant légitime deprendre en charge les contrôles anti-dopage à Roland Garros. La seule année où l’AFLD obtint gain de cause fut 2009 ... qui vit l’unique défaite de Rafael Nadal dans le tournoi parisien. Ce raccourci un peu rapide n’est pas exempt d’une certaine vérité. J’ai écrit lors d’un papier précédent les doutes qu’avait fait renaître en mois la performance de Rafa sur terre battue cette année, alors même qu’on le croyait abattu après sa tournée américaine désastreuse, et qu’il revenait d’une blessure qu’il avait guérie en 2 semaines entraînement compris. Je dis renaître mes doutes, parce que cette performance m’a forcément rappelé un certain été 2008 où toutes les questions étaient permises. Je pense en particulier à une demi-finale de RG contre un extraordinaire Djokovic qui, impuissant,voyait ses missiles sur les lignes revenir comme s’il s’agissait de pichenettes de joueur de 4ème série. Bref, j’invite le lecteur qui n’aura pas déjà décroché de l’article en m’insultant - ce que ne manqueront pas de faire les pro-Nadal que je respecte malgré tout -à lire la teneur de mes doutes dans le post publié le 13 juin dernier etintitulé "Djoko: le dindon de la farce".

 

Bref, quand le doute est là, il devient difficile d’en faire abstraction, surtout quand surviennent des décisions aussi inexplicables que celle d’hier. Face à ces soupçons, la seule ligne de défense du Majorquin - relayé par un oncle Toni particulièrement susceptible quand on aborde la question -est de dire qu’il est contrôlé toute l’année et que les analyses n’ont jamais révélé quoi que ce soit d’anormal. Si cet argument était encore valable il y a un mois, il ne l’est plus du tout aujourd’hui. La faute à Armstrong et à l’USADA. Même si la culpabilité du Texan n’est jamais démontrée, la procédure en cours montre avant tout la nécessité qu’il y ait enfin une action coordonnée des agences gouvernementales anti-dopage, en dehors de toute fédération sportive.

 

Les contrôles de l’IFT ne font pas pluspeur que ceux de l’UCI, parce qu’ils émanent d’une fédération dont l’aspiration première est de garantir un spectacle - et qu’on le veuille ou non, Nadal est un extraordinaire spectacle -et les rentrées qui vont avec, que ce soit en termes financiers ou de nombre d’adhérents. Je ne sais pas si le CIO, en charge des contrôles anti-dopage pendant les Jeux, dispose des armes adéquates, mais au moins peut-on le créditer d’une meilleure impartialité. Participer aux Jeux Olympiques, c’est accepter de se voir surveillé par un flicautre que l’îlotier du coin qu’on connaît depuis notre premier bouton d’acné et avec qui on se tape une belote de temps en temps. Et ce n’est pas parce qu’on est passé entre les gouttes il y a 4 ans qu’on aura la même chance cette fois-ci. C’est peut-être ça, au fond, qui fait peur à Rafael Nadal ...

 

Source et date de l'article  SportVox.fr  23.07.2012

Source des l'images  Nadal  Armstrong


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Le «Sunday Times» poursuit Lance Armstrong

23 Décembre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://files.newsnetz.ch/story/1/3/1/13186676/1/topelement.jpg

 

L'hebdomadaire britannique «The Sunday Times» a annoncé qu'il allait réclamer en justice 1,2 millions d'euros (1,44 millions de francs) à Lance Armstrong.

 

Six ans après un accord financier conclu en 2006 entre le journal et le coureur cycliste déchu pour dopage, le journal attaque le cycliste américain.

 

«Il est évident que la procédure n'avait aucun fondement et était frauduleuse. Vos affirmations selon lesquelles vous n'aviez jamais pris de substances dopantes étaient délibérément fausses», affirme le journal dans une lettre adressée aux avocats de Lance Armstrong.


A l'époque, le «Sunday Times», visé par une plainte d'Armstrong pour diffamation après avoir suggéré l'usage de produits dopants par le Texan, avait dû verser plus de 360'000 euros (434'000 francs) au coureur américain.

En octobre dernier, l'Agence américaine antidopage (Usada) a révélé dans un rapport accablant que Lance Armstrong avait été l'instigateur du programme de dopage «le plus sophistiqué» de l'histoire du sport, ce qui lui a valu une suspension à vie et la destitution de ses sept Tour de France entre 1999 et 2005. Le «Sunday Times» a justifié le montant demandé en expliquant que cela correspondait à la somme versée en 2006, aux intérêts et aux frais de justice.

Fin octobre, la société d'assurances SCA Promotions, qui a versé plusieurs millions de dollars de primes à Lance Armstrong après le Tour de France 2004, avait déjà déclaré vouloir récupérer son argent. SCA voudrait notamment à récupérer 7,5 millions de dollars (6,87 millions de francs) versés à l'Américain en 2006 après une procédure arbitrale qui avait tourné en faveur d'Armstrong.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  23.12.2012

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L'EPO, pas efficace mais dangereuse

10 Décembre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage

http://www.futura-sciences.com/typo3temp/pics/ced8ecd8fd.jpg

 

Les sportifs qui se dopent à l'EPO (erythropoïétine) mettent leur vie en danger, sans être certains de pouvoir améliorer leurs performances, selon une étude de chercheurs européens publiée hier.

 

Ce qui est certain, en revanche, c'est que la substance fait courir de sérieux risques à ceux qui l'utilisent, en raison d'un épaississement du sang qui peut aboutir à la constitution de caillots pouvant entraîner des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux, écrivent les auteurs de l'article publié dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

L'érythropoïétine est une hormone naturelle, produite par les reins, qui agit sur la moelle osseuse pour stimuler la production des globules rouges et améliorer ainsi le transport de l'oxygène dans le corps.

 

Elle est apparue sur la liste des produits interdits par le Comité olympique international au début des années 1990, lorsque les premiers soupçons de dopage d'athlètes par cette substance se sont fait jour.

Le scandale de l'EPO a surtout frappé le cyclisme, éclaboussant notamment le Tour de France et Lance Armstrong, dépouillé cette année de ses 7 victoires au Tour après des accusations de dopage.

L'équipe de chercheurs dirigée par Adam Cohen, professeur au centre de recherche sur les médicaments aux Pays-Bas, a passé en revue les données existantes sur les effets de l'EPO sur des cyclistes en bonne santé, mais dont aucun n'avait participé à des compétitions de très haut niveau.

 

Mais aucune preuve d'amélioration de l'endurance n'a été apportée chez les cyclistes dont la VO2 max a été testée pendant une durée de 20 minutes, alors qu'une course de haut niveau peut durer 5 à 6 heures.

 

Pour les auteurs de l'étude, la VO2 max ne jouerait d'ailleurs qu'un rôle mineur dans la capacité d'endurance des cyclistes professionnels, car peu de courses sont d'une intensité telle que la VO2 max puisse être décisive. «Alors qu'il n'existe aucune preuve convaincante de l'efficacité d'un médicament dans ce contexte, l'inscription de l'EPO sur la liste des médicaments interdits a pu faire croire à tort qu'il existerait un effet bénéfique prouvé sur les performances des cyclistes professionnels» relèvent encore les auteurs qui espèrent que leur étude va conduire les cyclistes et leurs entraîneurs à renoncer au dopage.

 

Ils réclament également de nouvelles études, portant plus spécialement sur les cyclistes de haut niveau.

 

Source et date de l'article  LaDepeche.fr  07.12.2012

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