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CONTRE LE DOPAGE

Dopage: le rugby est le sport le plus touché

29 Mars 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage

http://userserve-ak.last.fm/serve/_/59847531/All+Blacks+Rugby+New+Zeland+abstract.jpg

 

SPORT - Le sport le plus touché par le dopage n'est sans doute pas celui que vous croyez. Loin devant le cyclisme, c'est en effet le rugby qui arrive en première position, en proportion des contrôles effectués par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) sur l'année 2012.

 

"Je me suis intéressée aux sports sur lesquels au moins 400 échantillons nous sont parvenus en 2012 afin d'avoir des statistiques fiables, explique la directrice du département des analyses de l'AFLD. Huit disciplines correspondent à ce critère. Si nous tenons compte de toutes les molécules interdites présentes sur la liste de l'Agence mondiale antidopage, le sport qui donne le plus haut pourcentage (de cas positifs) est le rugby", a déclaré Françoise Lasne devant la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte contre le dopage. "Vient ensuite le football puis l'athlétisme, le triathlon, le basket-ball, le cyclisme, le handball et la natation", a-t-elle déclaré.

"En proportion, c'est exact, mais il faut relativiser", a développé Bruno Genevois, le président de l'AFLD. "Il faudrait s'appuyer sur des données plus vastes et sur des durées plus longues. On sait par exemple qu'en s'appuyant sur les statistiques de l'AMA (agence mondiale antidopage) pour l'année 2011 par rapport au nombre de pratiquants, c'est l'haltérophilie qui apparaît comme le sport le plus touché". "Par ailleurs, en 2012 comme en 2011, le cyclisme et l'athlétisme ont présenté sur un plan d'ensemble et en valeur absolue le plus d'échantillons anormaux trouvés par l'AFLD", explique Bruno Genevois.

 

Le cyclisme, sport le plus contrôlé


En 2012, le cyclisme a ainsi représenté 14,9% des résultats anormaux enregistrés par l'AFLD, devant l'athlétisme (12,6%), le rugby (10,4%), le football (6,8%) et le triathlon (4,5%), selon des chiffres communiqués par l'agence. Ces résultats sont à mettre en regard du nombre de contrôles effectués dans chacune de ces disciplines et que la directrice du département des analyses de l'AFLD a livré lors de son audition (et confirmé par l'AFLD dans un communiqué).

 

Le cyclisme apparaît ainsi, et de loin, comme le sport le plus contrôlé en 2012, avec 1812 échantillons analysés. Dans l'ordre apparaissent ensuite l'athlétisme avec 1164 échantillons, le rugby (588), le football (548), le handball (452), le triathlon (433), la natation (418) et le basket-ball (394).

"Ce qui est intéressant, c'est qu'en 2012 comme en 2011, on a retrouvé une assez forte proportion de cannabis et de glucocorticoïdes", souligne le président de l'AFLD. En 2012, les cannabinoïdes (28,4%) et les glucocorticoïdes (22,8%) ont représenté les deux classes de substances le plus souvent détectées, précise l'AFLD.

 

Lors de son audition, la directrice du département des analyses de l'AFLD a également procédé à un calcul des sports les plus touchés en proportion des contrôles en excluant le cannabis "un dopant indirect (...) qui n'améliore pas directement la performance". Et c'est de nouveau le rugby qui est apparu malgré tout comme le sport le plus touché. "Si l'on exclut le cannabis, le rugby reste en tête, devant l'athlétisme, le triathlon, puis le cyclisme, la natation, le football, le basket-ball et le handball", a énuméré Françoise Lasne.

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr  27.03.2013

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Jeudi 21 mars 2013 / France 2 / Complément d'enquête / 22h15

19 Mars 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Emissions

http://www.stream-tv.fr/wp-content/uploads/complement-d-enquete-540x238.jpg

 

Ce jeudi 21 mars 2013 émission Complément d'enquête à 22h15 !

 

Armstrong : les secrets d'un parrain

 

Tous derrière vos postes de télévison !!

 

Vous pouvez voir la bande annonce ici

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"Nous étions des délinquants, presque des criminels"

19 Mars 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://www.rts.ch/2013/03/18/15/18/4749177.image?w=534&h=301
"Nous étions des délinquants, presque des criminels", raconte à l'AFP l'ancien coureur américain Tyler Hamilton, repenti du dopage et désormais installé à Missoula, dans le Montana, très loin des remous que provoque encore l'affaire Lance Armstrong. 

L'ancien coéquipier d'Armstrong donne dans son livre "La course secrète", des détails sur le système de dopage mis en place au sein de l'équipe US Postal et son accès privilégié aux produits interdits.   

"Tout ce qui est dans le livre est vrai. Tout est vrai, je le jure sur la tombe de ma grand-mère", affirme-t-il.  

Hamilton, 42 ans, a commencé à vider son sac en mai 2011, un an après les aveux de son compatriote Floyd Landis. Il a dit tout ce qu'il savait à l'Agence américaine antidopage (Usada) et écrit ce livre, paru l'été dernier aux Etats-Unis, jouant un rôle moteur dans la disgrâce de son ancien ami Armstrong, qu'il a épaulé durant trois de ses sept Tours de France victorieux (1999-2001).   

Il refait sa vie dans le Montana (nord-ouest des Etats-Unis), où l'AFP l'a rencontré, peu après son audition dans le procès Puerto. Hamilton confectionne aujourd'hui des programmes d'entraînement pour des cyclistes amateurs mais ne roule plus pour le plaisir.   

 

"Il y avait un produit dont on ne pouvait se passer, c'était l'EPO", souligne Hamilton, qui raconte comment le désormais célèbre "motoman" approvisionnait Armstrong and Co en EPO sur les routes du Tour: "Il passait deux semaines et demi sur la route, la plupart du temps en faisant du camping. Il restait dans les parages et attendait notre appel ou notre SMS".  

 

La loi du silence que faisait régner Armstrong et l'omerta du peloton permettait de garder tous les secrets.  Selon Hamilton, le langage était le suivant: "Cette rivière coule dans ce sens. N'essaie pas de remonter le courant. Tu ferais mieux de nager dans le même sens que Lance Armstrong, sinon... fais gaffe à toi".   

Des accusations de coercition qu'Armstrong a pourtant minimisées lors de ses aveux de dopage à l'animatrice américaine Oprah Winfrey, mi-janvier. Hamilton en a néanmoins fait l'expérience un mois après ses révélations à l'encontre d'Armstrong, quand il avait croisé le Texan dans un restaurant d'Aspen et que ce dernier s'en était pris à lui verbalement. 

 

Celui qui ne croyait pas qu'Armstrong se rendrait un jour a regardé, presque incrédule, les aveux télévisés de son ancien leader.  "Un grand champion du Tour de France admet avoir triché, c'est la vérité, la réalité. Cela profitera au sport dans l'avenir", assure Hamilton, fervent partisan d'une commission de type vérité et réconciliation où "les gens pourront venir et, sans risquer quoi que ce soit, s'ouvrir et dire la vérité".   

Conscient que son lourd passé de dopé (il fut le premier sportif convaincu de dopage par transfusion sanguine en 2004 et a été contrôlé positif à un stéroïde anabolisant en 2009) et de menteur n'en fait pas un parangon de vertu, l'Américain espère désormais servir de... contre-exemple.  

 "Je ne veux pas qu'un jeune soit obligé de traverser ce que j'ai traversé à un moment de ma carrière", explique-t-il.

 

Source et date de l'article  RTS.ch  18.03.2013

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David Douillet souhaite des sanctions pour les organisateurs d'épreuves sportives

16 Mars 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Lutte contre le dopage

http://www.ledauphine.com/fr/images/C2699884-14DD-494B-B9EF-04907B80B3FC/LDL_06/david-douillet-photo-le-dl-norbert-falco.jpg
"Je souhaite évoquer le fait de pénaliser ceux qui organisent des événements où des faits de dopage sont avérés", a déclaré David Douillet, qui s’exprimait devant la Commission d’enquête du Sénat sur l’efficacité de la lutte antidopage, mise en place le mois dernier. "On ne me fera pas croire, par exemple, que les organisateurs du Tour de France ne pouvaient pas ne pas savoir. Le Tour de France, c’est une grande caravane, un mois où tous les protagonistes vivent ensemble. Ce n’est pas possible qu’à un moment donné les organisateurs n’aient pas été au courant", a développé le double champion olympique de judo (1996, 2000).
"Tout le monde doit être responsable, c’est un peu facile de se défausser. Il faut responsabiliser les organisateurs", a-t-il ajouté.
La commission sénatoriale, en place depuis le 20 février et qui débutait jeudi ses travaux avec les premières auditions - dont celles de M. Douillet et de Jean-Pierre Mondenard, médecin du sport -, a pour objectif de déterminer "l’efficacité de la lutte contre le dopage" et en particulier celle de l’Agence française antidopage (AFLD).
La commission a prévu un programme d’auditions durant lesquelles plusieurs responsables passés et actuels de l’AFLD vont avoir l’occasion d’expliquer leurs travaux.
La commission a ainsi prévu d’entendre mercredi prochain Marie-George Buffet, qui a précédé M. Douillet au ministère des Sports, ainsi que Marc Sanson, ancien président du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD), ancêtre de l’AFLD, et Pierre Bordry, qui a dirigé le CPLD puis l’AFLD de 2005 à 2010.
Le lendemain, ce sera au tour de l’actuel président de l’AFLD Bruno Genevois, ainsi que des professeurs Yves Le Bouc, président du comité d’orientation scientifique de l’AFLD, et Michel Audran, directeur du laboratoire de biophysique et bioanalyses à la faculté de pharmacie de Montpellier.
Source et date de l'article ledauphine.com  14.03.2013
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Dopage : l’Espagne ne veut pas savoir / suite de l'article

14 Mars 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Procès Puerto

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Combien de clubs espagnols « soignés » par Fuentes ?

Les autres sports, justement, vont sortir relativement indemnes du procès Puerto.

Pour l’instant, il n’a pas permis de lever le doute sur les liens entre le football espagnol et le docteur Fuentes, qui a dit avoir travaillé pour de grands clubs.

En 2006, Le Monde affirmait, sur la foi de documents confidentiels et non saisis par la Guardia Civil, que le FC Barcelone, le Real Madrid, le FC Valence et le Betis Séville étaient clients du docteur Fuentes. Le Barça et le Real ont gagné contre le journal devant la justice espagnole.

 

Sans que le procès n’y soit pour rien, le nom d’un cinquième club espagnol vient d’émerger : la Real Sociedad. Président du club basque en 2008, Inaki Badiola a estimé dans le journal As que l’inscription « Rsoc » sur plusieurs documents du docteur Fuentes faisait sans doute référence à son club.

Une double comptabilité aurait permis aux docteurs d’acheter, entre 2001 et 2008, des produits dopants fournis par Fuentes. Le président de l’époque a nié en bloc. Aujourd’hui, il est président de la Ligue professionnelle de football.

Quant au docteur Fuentes, il s’en est sorti par une pirouette : Rsoc ? « C’est peut-être un bon vin. » L’interrogatoire n’est pas allé plus loin.

Le gardien Sander Westerveld, à la Real Sociedad entre 2001 et 2004, a eu lui une drôle de manière de démentir dans la presse néerlandaise :

« Je n’ai jamais relevé qu’une préparation avait amélioré ma performance. A la Sociedad, nous recevions des perfusions de temps en temps, avant ou après les matches. Mais je ne peux imaginer qu’il s’agissait de produits interdits. »

« Six ou sept athlètes du gratin mondial impliqués »

Beaucoup d’éléments du dossier impliquent également Marta Dominguez, meilleure athlète espagnole de l’histoire et sénatrice du PP, le parti au pouvoir. Un document datant de 1997 préconise une cure d’EPO pour une certaine « O MARTA DGZ », âgée de 22 ans et pesant entre 52 et 56 kilos. Comme Dominguez.

Recueillis encore par la Guardia Civil, des poches de sang au nom du chien de la championne – un code habituel chez Fuentes – et un programme d’EPO et de transfusions en 2005, envoyé à l’agent de Dominguez avec l’inscription « MZD 2005 ». Réaction du président de la fédération espagnole ? « Rien à déclarer. »

Pour Sergi Lopez, le travail de l’instruction a permis de prouver que le système Fuentes impliquait plusieurs sports :

« Outre Marta Dominguez et le Real Sociedad, la Guardia Civil est également persuadée que six ou sept athlètes parmi le gratin mondial, donc des étrangers, sont impliqués. »

Témoins et poches de sang disparaissent

Le procès Puerto, c’est aussi un festival de coups du sort, d’escamotage et de prestidigitation :

  • sur les 224 poches de sang saisies par la Guardia Civil, seules 173 sont conservées au laboratoires antidopage de Barcelone. Les 51 autres ? Personne n’est en mesure de dire où elles sont passées ;
  • Alberto Leon, un ancien cycliste assistant de Fuentes, s’est pendu en 2011 ;
  • le docteur José Luis Merino, qui devait figurer parmi les six accusés, a vu son dossier classé juste avant le procès pour cause d’Alzheimer ;
  • Angel Vicisio, coureur soupçonné d’avoir été client de Fuentes, a vu son audition reportée pour un mal de dos, puis a disparu des radars. Il a fallu retrouver sa trace en Andorre ;
  • Alberto Contador, qui devait témoigner en défense de son ancien directeur sportif Manolo Saiz, y a finalement échappé : l’avocat de Saiz a annulé sa demande.

Certains coureurs sont quand même venus témoigner mais là, c’est leur mémoire qui avait disparu. Sur sept coureurs espagnols, seul Jesus Manzano, l’homme par qui le scandale est arrivé, a reconnu avoir été dopé par le docteur Fuentes.

Les anecdotes du système Fuentes

Que restera-t-il du procès Puerto ? Tout au plus quelques anecdotes, dans la même veine de celles entendues dans l’affaire Armstrong, grâce aux témoignages de Jörg Jaksche, Tyler Hamilton et Jesus Manzano.

Jaksche s’est souvenu des offres commerciales du docteur Fuentes – 4 000 euros la poche de sang, 6 000 euros les deux – et de sa carte de France des lieux de transfusions pendant le Tour : « Il y avait tellement (de cercles) qu’on ne distinguait pas la France ».

Tyler Hamilton a raconté l’aller-retour Lyon-Madrid de l’équipe Phonak avant le Critérium du Dauphiné en 2004, pour se faire transfuser. « Pendant la course, on respirait tous par le nez. On a tous fini dans les 10 premiers. »

Un mois plus tard, pendant le Tour, Hamilton a cru mourir après une transfusion. Il est devenu fiévreux et son urine était noire. « Le sang devait être dégradé. »

Chez Kelme, l’équipe dont Fuentes s’occupait en priorité, on prenait avec humour l’absorption de produits aux effets secondaires inconnus, a raconté Manzano. Quand les coureurs avaient pris de l’Actovegin, produit à base de sang de veau, ils poussaient des beuglements. Quand c’était de l’Oxyglobin, utilisé dans le traitement de l’anémie chez les chiens, ils se mettaient à aboyer.

On aurait aimé qu’un footballeur nous dise s’il pissait bleu ou qu’un tennisman relate son aller-retour Paris-Madrid avant Roland-Garros. La prochaine fois, peut-être. Ou, on peut toujours rêver, d’ici la fin du procès le 22 mars.

 

Source et date de l'article  RUE 89.com  27.02.2013

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Dopage : l’Espagne ne veut pas savoir

13 Mars 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Procès Puerto

http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/02/sipa_ap21354901_000002.jpg

 

Première partie d'un article de RUE89 très intéressant !! La suite demain...

 

Le procès de l’affaire Puerto aurait pu être celui du sport espagnol. Jusqu’à présent, il révèle surtout son aveuglement obstiné face au problème du dopage.

Au pays de Buñuel, ce procès fait honneur à l’absurde. Personnage principal : Eufemiano Fuentes.

 

Gynécologue de formation, il a dopé des sportifs pendant trente ans avant d’être arrêté. En tant qu’ancien athlète, il comprenait mieux que d’autres les souffrances des champions et leur administrait des traitements leur permettant de travailler plus et récupérer mieux. Un dopeur séducteur, dont la vie a basculé le jour de la perquisition de la Guardia Civil à son domicile madrilène, le 23 mai 2006.

Pendant le procès, celui qui se décrit comme un baratineur (« sablista ») n’est plus le même, écrit El Pais :

« Quand il tourne son regard vers un public hypnotisé par ce qu’il entend, ce regard ne séduit pas, ne demande même pas de compassion. Il file des frissons. » 

 

« Je sais tout mais je ne dirai rien »

 

Ces spectateurs effrayés par Fuentes sont les seuls à avoir frissonné un peu. Le sport espagnol reste, lui, bien tranquille, car personne ne sort de son rôle.

Ni « Eufe », en mode « Je sais tout mais je ne dirai rien », ni la juge Santamaria, dont la seule mission est de déterminer si la santé des athlètes a été mise en danger. A l’époque des faits, l’Espagne n’était pas dotée d’une loi antidopage – il faudra attendre 2007. Le journaliste espagnol Sergi Lopez, d’El Periodico, se fade le procès depuis le début :

« Je comprends que de l’extérieur, il puisse y avoir un sentiment de frustration. Seulement, il faut bien comprendre que ce n’est pas le dopage qui intéresse la juge : que ce soit des cyclistes ou des toreros, pour elle, peu importe. »

Entre les deux personnages principaux, les dialogues sont rares. Quand le premier dit : « J’ai eu d’autres sportifs que des cyclistes comme clients : des footballeurs, des tennismen, des boxeurs, etc... », la deuxième ne répond pas.

Le lendemain, Fuentes se dit en possession d’un carnet indiquant quels athlètes correspondent aux codes inscrits sur les poches de sang. La juge ne bronche toujours pas. Et les avocats des agences antidopage fulminent.

« Ce qui est passionnant, c’est l’omerta qui entoure l’affaire »

Jusqu’au bout, c’est possible que Fuentes ne dise rien. Sergi Lopez :

« C’est une personnalité à part, un type qui aime jouer. Si tu l’appelles pour lui demander s’il a travaillé avec un club de Ligue 1, il laissera planer le doute, il ne dira ni oui ni non. Il est comme ça. »

 

Ludovic Lestrelin trouve ça « passionnant ». Ce sociologue du sport à l’université de Caen, co-auteur d’un article sur l’affaire Puerto, se délecte à observer « comment une affaire très importante de dopage va accoucher d’une souris ».

« Ce qui est passionnant, c’est l’omerta qui entoure cette affaire. Le principal protagoniste déclare qu’il offrait ses services à des sportifs et qu’il est prêt à dire leurs noms, et en face, on a quelqu’un qui ne cherche pas à en savoir plus et reste dans les clous, n’ose pas venir vers lui.

Quand on retrace l’histoire de cette affaire, c’est dans la continuité de ce qu’on a vu : le classement une première fois de l’affaire, puis une deuxième fois, le refus de transmettre des éléments de preuves aux autorités sportives, les déclarations d’acteurs judiciaires ou politiques espagnols cherchant à minimiser l’affaire. »

L’Agence mondiale antidopage (AMA) reste avec ses questions et patiente, irritée par les blocages de l’Etat espagnol mais convaincue de « l’état d’esprit d’ouverture » de la juge. Son président John Fahey juge qu’une « ombre monumentale » pèse sur des centaines de sportifs espagnols.

Réhabiliter l’image de l’Espagne pour Madrid 2020

 

La chef de l’agence espagnole antidopage est la seule alliée de l’AMA. Ana Munoz promet que le travail sera fait plus tard :

« Quand le procès sera terminé, ce ne sera pas fini. Nous nous mettrons au travail. Je connais les doutes à l’étranger concernant l’agence antidopage espagnole. Je passe 80% de mon temps à essayer de changer cette image, pas seulement avec des mots mais avec des actes. »

Pour Sergi Lopez, Ana Munoz « est quelqu’un de très sérieux » : « Mais si Fuentes ne cite aucun nom, ce sera compliqué d’ouvrir une enquête. »

Munoz est en mission et elle part de loin : en septembre, le Comité international olympique (CIO) décidera si les Jeux olympiques 2020 ont lieu à Istanbul, Tokyo ou...Madrid. Si l’Espagne est encore considérée d’ici là comme le refuge des dopés de tous les pays, ce sera un très mauvais point pour la candidature madrilène.

Ludovic Lestrelin observe qu’on « ne voit pas émerger une mise en politique de la question du dopage, tel qu’on aurait pu s’y attendre ».

« Après l’affaire Festina, il y a eu une reprise en main du politique, qui a sifflé la fin de la récré et fait en sorte que l’acteur public joue son rôle avec des discours assez offensifs. Là, on ne sent pas la même réaction. »

Pendant des années, la Fédération espagnole de cyclisme, le secrétariat d’Etat aux Sports et la justice ont bloqué les initiatives de l’AMA ou de l’Union cycliste internationale (UCI). La classe politique dans son ensemble a soutenu Alberto Contador après son contrôle positif. Et en 2008, le médecin de l’équipe cycliste Française des Jeux, Gérard Guillaume, qualifiait le pays de « plaque tournante du dopage européen, pour tous les sports ».

 

Source et date de l'article  RUE89.com  27.02.2013

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Matschiner a fourni six sportifs néerlandais

4 Mars 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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Des cyclistes, dont Thomas Dekker, mais aussi des stars Oranje d'un autre sport


BRUXELLES Stefan Matschiner a expliqué avoir fourni en produits dopants six sportifs Néerlandais, dans deux sports, ne lâchant que le nom de Thomas Dekker, "parce que le coureur a avoué s'être dopé" et d'avoir aussi fourni des poches de sang à Geert Leinders, le médecin belge de l'équipe Rabobank.

"Un, deux, trois, quatre, cinq, six sportifs néerlandais. De deux sports différents. Qui sont les autres, je ne le dirai pas", a ajouté Stefan Matschiner, ancien athlète et agent sportif, dans une interview accordée à RTL Nederland. "J'étais un agent sportif qui aidait ses athlètes à se doper.
C'était monnaie courant dans le sport d'élite. J'ai ainsi donné deux poches de sang au docteur Leinders de l'équipe Rabobank lors du Tour de France 2005."

Stefan Matschiner a été impliqué dans l'affaire de la banque de sang autrichienne en 2009 qui a fourni en 2009 des dizaines de sportifs en EPO, testostérone, hormones de croissance et, surtout, en transfusions sanguines.

Rabobank recourait aussi à ses services, et dans l'intervalle, 7 anciens coureurs de l'équipe néerlandaise ont avoué avoir eu recours au dopage durant leur carrière.

Plus tôt cette semaine, Stefan Matschiner avait aussi lancé à Michael Boogerd qu'il devait arrêter de mentir. "Vous pensez vraiment que quelqu'un achète juste des vitamines pour un montant de 17.000 euros ?"

Stefan Matschiner avait été condamné à la prison pour violation des lois anti-dopages en Autriche. Il comptait parmi ses clients, entre autres, Thomas Dekker, le Danois Michael Rasmussen et l'Autrichien Bernhard Kohl.

Geert Leinders fait l'objet de son côté d'une enquête judiciaire auprès du parquet de Dendermonde, mais a nié jusqu'ici des liens avec le dopage au sein de l'équipe Rabobank dont il a été le médecin. Plusieurs coureurs de Rabobank ont témoigné que le docteur Leinders, entendu aussi en janvier par la Ligue vélocipédique belge, leur avait fourni des produits dopants. Il était en poste au sein de l'équipe Sky lorsque l'affaire Rabobank avait éclaté en fin d'année dernière. Il avait remis sa démission.

 

Source et date de l'article  dhnet.be  03.03.2013

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