Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
CONTRE LE DOPAGE

Ligue des champions : entachée par une affaire de dopage

26 Mai 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://1.bp.blogspot.com/_VWGof-zXooo/TE6CqTx_dBI/AAAAAAAAF1I/8y7MSi86oUg/s320/Didier+DESCHAMPS+JUVE+PANINI+1996-97.jpg

 

Des scientifiques italiens affirment que les joueurs de la Juventus de Turin étaient dopés lors du match final de la Ligue des champions en 1996. Ces soupçons viennent sérieusement entacher la réputation du club italien, sorti vainqueur de la C1 de l’époque, après sa victoire contre l’Ajax d’Amsterdam


Les joueurs de la Juve’ aurait eu recours à l’EPO. C’est la conclusion que tirent des scientifiques italiens d’après l’Agence France Presse (AFP). Ces spécialistes du dopage qui ont eu accès aux documents de la Juventus de Turin, affirment que le club aurait préparé son équipe à l’EPO avant la finale de la ligue des champions de 1996.

L’information, révélée par la chaîne néerlandaise NOS, devrait être étayée par la diffusion d’un reportage ce dimanche.

Le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, évoluait à l’époque comme milieu de terrain dans l’équipe turinoise.

 

Source et date de l'article  planetecampus.com  24.05.2013

Source de l'image


Lire la suite

Décès de Philippe Gaumont

20 Mai 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://medias.lequipe.fr/img-photo-jpg/philippe-gaumont-est-d-d/1500000000276363/0:78,2048:1110-665-0-70/e1ea7.jpg

 

ruban-noir.gifL'ancien coureur Philippe Gaumont est décédé vendredi soir à l'âge de 40 ans.

 

Philippe Gaumont est décédé vendredi soir au centre hospitalier d'Arras à l'âge de 40 ans. Il était dans le coma depuis trois semaines, suite à un accident cardiaque. Gaumont avait été médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 lors du contre-la-montre par équipes. Durant sa carrière professionnelle, il avait couru pour les équipes Castorama (1994-1995), GAN (1996) et Cofidis (1997-2003). Sa plus belle victoire avait été sur Gand-Wevelgem en 1997. A son palmarès, Philippe Gaumont compte aussi les Quatre Jours de Dunkerque (1996) et le Tour de l'Oise (1996).

Mais son nom a également été associé à des affaires de dopage. Il a été contrôlé positif en 1996 et 1998 et, en 1999, un contrôle sanguin a révélé des traces d'amphétamines. Puis il a été impliqué dans l'affaire Cofidis cinq ans plus tard, où il a avoué avoir eu recours aux produits dopants. Gaumont sera condamné à six mois de prison avec sursis. En 2005, il avait publié un livre, Prisonnier du dopage, dans lequel il reconnaissait s'être dopé depuis le début de sa carrière professionnelle. Il affirmait aussi que, selon lui, 95% des coureurs étaient dopés.

Natif d'Amiens, il y avait tenu un bar, après la fin de sa carrière. Et, depuis deux ans, Philippe Gaumont vivait à Lens, où il était co-propriétaire d'une brasserie. Au moment de son accident cardiaque, il aurait dû participer à une audition de la commission d'enquête menée par le Sénat sur le dopage. Il était marié et père de trois enfants.
Valérie Fourneyron, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative a réagi via un communiqué à ce décès «d’un grand coureur». «Philippe Gaumont c’est aussi le nom d’un homme qui a rompu l’omerta sur les questions de dopage dans le cyclisme. Après avoir lui-même avoué s’être dopé depuis le début de sa carrière professionnelle, il a écrit un livre sur ce fléau dans un sport qu’il connaît bien pour l’avoir pratiqué de nombreuses années, a-t-elle rajouté avant de présenter ses plus sincères condoléances à ses proches, sa femme et à ses trois enfants».
Source et date de l'article  L'Equipe.fr  17.05.2013
Source de l'image

Lire la suite

Accusé de dopage, Deco se rebiffe : et s'il était sincère ?

12 Mai 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9741367602095.jpg

LE PLUS. Deco, ancien joueur du FC Barcelone, qui évolue actuellement dans l'équipe brésilienne de Fluminense, a été contrôlé positif à un diurétique. Son avocat déclare que cette positivité serait liée à des vitamines. Qui faut-il croire ? Spécialiste du dopage, le psychologue du sport Dorian Martinez explique pourquoi le sportif n'a pas forcément tort.

Le joueur de football portugais Deco a été contrôlé positif au furosémide, une substance interdite en et hors compétition. L’ancien joueur du FC Barcelone et de Porto estime avoir été contaminé par une préparation vitaminée achetée en pharmacie. Il compte attaquer cette officine en justice.

 

À l’annonce d’un contrôle positif comme celui-là, la réaction naturelle est de se dire que le joueur incriminé cache son dopage derrière des excuses abracadabrantesques. Pourtant, en analysant en profondeur la situation, on se rend compte que ces explications peuvent être tout à fait sincères.

 

En voici les raisons :

 

1. De nombreux médicaments et compléments alimentaires peuvent positiver un contrôle antidopage

 

En France, plus de 3.000 médicaments contiennent une substance interdite [1] ! La plupart de ces médicaments sont d’usage courant et certains ne nécessitent pas de prescription médicale.

 

Qui plus est, le marché pharmaceutique est mouvant et entraîne chaque mois la modification du statut de dizaines de médicaments. Pour information, aujourd’hui, en France, 44 médicaments contiennent de la furosémide.

 

Tout aussi préoccupant, les études montrent que 15 à 25% des compléments alimentaires contiennent des substances interdites non mentionnées sur l’emballage [2].

 

2. Les professionnels de santé se disent incompétents en matière de prévention du dopage

 

Les enquêtes sociologiques réalisées auprès des médecins et pharmaciens sont alarmistes et montrent que 75% des professionnels de santé s’estiment mal ou très mal préparés à prévenir le dopage [3].

 

D’ailleurs, en 2010, le nageur Frédéric Bousquet a été suspendu deux mois après un contrôle positif à l'heptaminol, une substance de la liste des stimulants (S6) interdite en compétition :

 

"Je me soigne depuis huit ans pour une pathologie très précise avec un médicament qui ne contient pas ce produit interdit [...] et puis juste avant le meeting, j'ai souffert d'une crise violente. Je suis allé dans une pharmacie juste à côté de chez moi à Marseille, une pharmacie où ils savent qui je suis. Ils m’ont dit qu’ils n’avaient plus ce médicament en stock, et ils m’en ont proposé un autre."

 

Le nageur fait une confiance aveugle à la pharmacienne et se retrouve "positif" suite à un contrôle inopiné. Ces professionnels de santé engagent pourtant leur responsabilité et peuvent même risquer des peines de prison en cas de manquement avéré.

 

3. Les sportifs sont toujours responsables à 100%

 

Comme j’ai pu le dire devant la commission d’enquête du Sénat, la raison de tous ces problèmes vient de la législation antidopage elle-même.

 

D’une part, comme le stipule clairement l’article 2.1.1. du Code mondial antidopage, les sportifs sont responsables à 100% de tout ce qui se retrouve dans leur organisme ! D’autre part, les sportifs doivent se soumettre à une liste des interdictions totalement illisible.

 

Cette liste a été conçue comme un référentiel pour les contrôles mais n’a strictement aucune vertu préventive. Elle est obsolète au bout d’un an. Elle comporte des listes de substances non exhaustives (une substance peut être interdite même si elle ne figure pas dans ce document). Et surtout, elle énumère des substances et des méthodes. Or, dans la vie réelle on ne "rencontre" jamais des substances mais des médicaments ou des compléments alimentaires. Qui plus est, cette liste n’interdit pas certaines substances (comme la codéine) qui peuvent être consommées par le sportif et métabolisées par l’organisme en substance interdite.

 

Cette liste n’indique pas ce que le sportif ne doit pas consommer mais plutôt ce que l’on ne doit pas retrouver dans son organisme. Ce qui est une nuance de taille !

 

4. Un dispositif anti-dopage qui aide les tricheurs

 

Au final, ce flou autour de la législation antidopage est bénéfique aux tricheurs qui peuvent facilement se cacher derrière des excuses fallacieuses quand ils se font (rarement) attraper.

 

En revanche, depuis 15 ans que je travaille sur la thématique de la prévention, je constate que la très grande majorité des sportifs contrôlés positifs le sont par manque d’information...

 

Tant que les autorités sportives et institutionnelles ne prendront pas sérieusement la mesure de ce problème de fond, la lutte antidopage ne sera pas crédible. Les tricheurs pourront dormir tranquillement et les sportifs intègres prendront des risques énormes pour se soigner et compléter leur alimentation...

 

Il est donc temps de protéger concrètement les sportifs. Mais le monde du sport est-il prêt à jouer le jeu de la protection et de la transparence ? Le sport français est-il prêt à protéger ces athlètes ? 

 

Source et date de l'article  nouvelobs.com  06.05.2013

Source de l'image

 

Lire la suite