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CONTRE LE DOPAGE

Dopage par transfusion sanguine

18 Août 2008 Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets


Il existe deux sortes de transfusions:

- homologues (avec le sang d'un donneur compatible ayant les mêmes groupes et rhésus) et autologue (avec son propre sang)

-hétérologues (avec le sang d'un donneur universel) ne sont pas utilisées dans des protocoles de dopage.

Le principe d'action est le suivant: il s'agit dans un premier temps de se retirer du sang. En déficit soudain de globules rouges, l'organisme se met à en fabriquer (érythropoïèse) pour compenser. Quelques jours plus tard, lorsque le stock de globules rouges est reconstitué, on réinjecte la même quantité de sang que celle qui a été prélevée (homologue) ou bien le sang prélevé et entre-temps réfrigéré ou congelé.

Les transfusions homologues ont l'avantage de ne pas «pomper» le sang du sportif qui cherche à améliorer sa performance et se trouve donc affaibli temporairement. Elles sont décelables depuis 2004 par un test mis au point par le laboratoire de Lausanne, qui identifie clairement les deux populations de globules rouges.


Source et date de l'article
20minutes.fr  24.07.07


Définition du dopage sanguin

Le dopage sanguin est défini comme étant l’utilisation de produits sanguins autologues, homologues, hétérologues ou de globules rouges de toute origine, dans un autre but que de traiter un problème médical avéré.

La transfusion sanguine est interdite pendant et en dehors des compétitions. Elle figure dans la liste publiée par l’Agence Mondiale Anti-Dopage dans les méthodes interdites, et plus particulièrement à la section M1- Amélioration du transfert d’oxygène.


Qu'est-ce que le dopage sanguin ?

Le dopage sanguin est une méthode mise au point au début des années 70 pour apporter au sportif plus de globules rouges en augmentant donc indirectement ses capacités de transfert d’oxygène.

On améliore donc de façon artificielle son niveau de performances, en particulier dans les disciplines d’endurance.


Risque du dopage sanguin

Ils sont nombreux, légérement différents, selon les deux techniques, autologue et homologue.

Dans les deux cas, les conditions de conservation sont liées aux accidents. La chaîne du froid ne doit pas être rompue, le sang doit être prélevé en milieu stérile, conservé à +/- 4 degrés. Les concentrés congelés nécessitent une technique de traitement très particulière et une conservation à très basse température. La moindre rupture de la chaine du froid aura des conséquences dramatiques sur la santé du sportif. Dans la technique homologue, une incompatibilité entre receveur et donneur peut apporter des accidents gravissimes.

Toutes ces techniques exigent la participation de médecins, biologistes, laborantins spécifiquement préparés puisqu’il faut prélever, stocker, conserver, centrifuger, séparer, congeler, retravailler, réintroduire le sang et le reperfuser.

Enfin, dans les techniques homologues, le sang doit être analysé, vérifié ; le risque est important dans la transmission de maladies virales, infectieuses, comme les hépatites et le sida.


Les complications médicales

• syndrome pseudo-grippal avec frissons hyperthermiques
• insuffisance circulatoire avec œdème aigu du poumon, coma, voire décès
• hypocalcémie grave pouvant provoquer des crises de tétanisation
• accident de compatibilité avec malaise cardiaque et choc
• choc infectieux passant par des fièvres importantes pouvant conduire au collapsus cardio-vasculaire
• complications au long cours : hépatite virale, sida, …
• hémochromatose pouvant conduire jusque l’insuffisance et la défaillance cardiaque


Le dépistage

Le dépistage est indirect lorsque un sportif présente des signes évidents de maladies pouvant être en relation avec des techniques artificielles de transfusion sanguine.

Les transfusions autologues restent difficiles à mettre en évidence par mesure indirecte du taux de globules rouges dans le sang. Comme l’E.P.O. dans le cadre du suivi longitudinal, un taux anormalement haut d’hématocrite aura pour conséquence d’interdire le sportif aux compétitions pendant un temps déterminé.

Les chiffres sont suspects pour les hommes au dessus de 47% et pour les femmes au dessus de 44%.

Plusieurs paramètres sanguins font partie également de l’analyse indirecte.

Pour les transfusions homologues, il serait intéressant d’émettre la possibilité de l’identification de l’A.D.N. Toutefois, si cela est difficile, il est aujourd’hui possible d’obtenir les moyens de mettre en évidence la réalité d’un dopage sanguin par transfusion homologue.





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