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CONTRE LE DOPAGE

Armstrong : le retour embarrassant d'une icône américaine

13 Septembre 2008 Publié dans #Cyclisme


Quand j'ai lu cette information j'ai cru réver ! Et vous qu'elle est votre réaction ?


Lance Armstrong a déjà réussi la première partie de son pari. Dans une opération de communication bien rodée pour son retour dans les pelotons («fuite» sur le site spécialisé Velonews, puis confirmation au magazine huppé «Vanity Fair»), le champion d'Austin écrit un nouvel épisode de son rêve américain. Survivant d'un cancer des testicules et septuple vainqueur du Tour de France, Armstrong est une véritable icône aux Etats-Unis.

Gérard Dine, médecin et spécialiste du dopage interrogé par Libération, voit même dans son «come back» une «réflexion culturelle». «Beaucoup d'Européens n'ont pas conscience qu'aux Etats-Unis, Armstrong représente d'abord un héros de la lutte contre le cancer plutôt qu'un champion cycliste», explique-t-il. C'est d'ailleurs sur ce point que le coureur a insisté, en présentant son retour comme un motif d'espoir pour les 8 millions de malades du cancer.


Un potentiel économique

«D'emblée, il fait de son cas personnel un élément d'une aventure collective avec la société nord-américaine», décrypte Gérard Dine. Une stratégie médiatique bien réfléchie donc, mais également une réflexion économique. Très engagé dans les mouvements caritatifs, Armstrong a contribué à lever plus de 265 millions de dollars (188 millions d'euros) pour son organisme de lutte contre le cancer, LiveStrong. Son retour représente un potentiel de revenus énorme pour les leveurs de fonds.

Au-delà des enjeux économiques, son retour représente aussi un défi sportif. Avec toutes les interrogations que cela suppose, notamment en matière de dopage. Jamais condamné, Armstrong a néanmoins plusieurs fois été contrôlé positif.


«Il connaît l'envers du décor»

Son retour, à 37 ans et après trois ans éloigné des pelotons, ne manque donc pas de susciter des doutes sur la possibilité de revenir au plus haut niveau de manière «légale». Pour Gérard Dine, il est clair qu'Armstrong a «eu un entretien physiologique permanent, et qu'il sait parfaitement où il en est. Mais surtout, plus que quiconque, Armstrong connaît l'arrière du décor. Il sait ce qu'il peut utiliser, notamment dans la biotechnologie, sans que cela ne lui pose de problèmes vis-à-vis des contrôles».

D'autant que le Texan pourra compter sur les divisions de la communauté cycliste internationale. L'Union cycliste internationale (UCI) et ASO, la société organisatrice du Tour de France, sont en guerre permanente, pour des motifs économiques. Conséquence, il n'y a aucune unité dans la lutte contre le dopage. Les efforts de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ne sont pour l'instant que des coups d'épée dans l'eau. Lors du dernier Tour de France, cinq coureurs avaient ainsi été contrôlés positifs. Un autre, l'Italien Leonardo Piepoli, avait avoué s'être dopé, mais on n'avait jamais retrouvé de traces d'EPO dans ses urines.


Le maître du jeu

S'il a annoncé qu'il rendra publics ses résultats sanguins, Armstrong reste néanmoins le maître du jeu. Les contrôles de l'AFLD, les seuls réellement fiables, ne peuvent être effectués que sur le territoire français. Autrement dit, Armstrong peut parfaitement être «propre» pendant le Tour, mais s'être dopé en amont, lors de sa préparation. «Le seul moyen pour que ses examens soient transparents, c'est qu'ils soient validés par des experts internationaux», explique Gérard Dine, qui souhaite profiter du retour d'Armstrong pour mettre en place le passeport biologique.

Dernier coup de cette «partie de billard à plusieurs bandes», la politique. Celle-ci pourrait bien s'inviter dans le débat. Bien conscient que les organisateurs du Tour pourraient ne pas convier sa future équipe, Armstrong a pris les devants. Dans son interview à Vanity Fair, il prévient qu'il pourrait bien passer un coup de fil à Nicolas Sarkozy pour plaider sa cause.
«Une démarche astucieuse, explique Gérard Dine. Le Tour de France, c'est l'image de la France dans le monde. Et comment ne pas inviter un héros de la lutte contre le cancer...»

Source et date de l'article  Libération.fr  10.09.08


 

 

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Commenter cet article
A
pour ma part je n'ai jamais connu une personne atteinte d'un cancer , etre plus forte apres guerrison , je pense que tout les cancereux du monde vont vouloir se faire soigner par le medecin d'amstrong
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A

@ anonyme :
Merci pour ton message !
Je suis tout a fait d'accord avec se que tu dis !

A bientôt


B
L'argent la politique le business...sous couvert d'une cause évidement féderatrice.Voilà ce gars est surtout un petit malin, mâlin dans toue les sens du terme. Avec l'appui de ses amis de l'UCI , incontrôlable le gars ,que la mascarade commence.
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A

@ braquasse :
Hello, cela faisait longtemps...

Je partage ton avis !

A bientôt