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CONTRE LE DOPAGE

Athlé - Dopage - Chambers se livre

10 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme


Alors que l'autobiographie de Dwain Chambers, «Race against me», sera mise en vente la semaine prochaine, le Daily Mail en publie depuis lundi des extraits. Le sprinter britannique, suspendu deux années pour dopage en 2006 après avoir été testé positif au THG, stéroïde fabriqué par le laboratoire américain de Victor Conte, BALCO, y révèle notamment qu'il a pris plus de 300 drogues durant l'année qu'il a passée aux Etats-Unis.


«A peine quatre mois après avoir commencé mon programme pour devenir l'homme le plus rapide du monde, je prenais des drogues chaque jour. J'étais quasiment devenu un junkie. J'étais testé assez souvent, mais je n'étais jamais contrôlé positif, explique-t-il. J'ai remporté le titre de champion d'Europe en 2002 (qu'il perdra suite à sa suspension, ndlr) et mes temps progressaient (record d'Europe en 9"87 en septembre 2002, annulé après sa suspension, ndlr). Je me rendais compte que je ne faisais pas attention à moi. Mon corps rejetait ce que je prenais, mais j'ai continué jusqu'à ce que je me fasse attraper. Quel fou j'étais ! En octobre, je me suis injecté des substances 21 fois. Pas seulement du THG, de l'EPO ou du HGH, mais aussi de la testostérone pour m'aider à dormir et réduire mon cholesterol, ou de l'insuline

«Le jour de Noël, alors que j'étais assis dans la salle de bain en train de me faire une piqure de THG, j'ai réalisé que je prenais des drogues, plus de 300 différentes, depuis 12 mois, ajoute-t-il. Lorsque j'étais clean, mon record sur 100 m était de 9"97. Une année plus tard, après des nuits sans sommeil, l'angoisse, la douleur des crampes d'estomac, les nombreuses prises de sang, l'irrégularité de mes résultats et la déception de manquer plusieurs courses, j'avais réussi à courir en 9"87. Je me demandais pourquoi je m'étais infligé tout ça à moi-même. Ma motivation venait de mon contrat avec Adidas (282 200 dollars, soit 224 000 euros) qui stipulait que si je sortais du top 3 sur 100 m, je perdais la moitié de mon salaire, alors je me convainquais que me doper était la chose à faire.»

Source et date de l'article L'Equipe.fr  3.03.09
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doudounaldo 11/03/2009 11:42

Salut je trouve ton site très intéressant et j'aimerai bien que l'on fasse un échange de lien si çà t'intéresse. http://aucomptoirdesports.unblog.frbonne continuationSportivement

Nanette 10/03/2009 23:49

Quelle « extrait » intéressant. Fascinant !  Il fait ressortir quelque chose que l'on oubie souvent ... les exigences et les contrats des sponsors. Eux aussi poussent dans le dos des membres de leurs écuries ... et eux aussi sont grandement coupables de ce qui se passe dans le sport. Pourtant, on n'en parle jamais ! Ils devraient être traduits devant les tribunaux pour tentative de meurtre prémédité ... Oui, je sais, c'est énorme ce que je dis et j'exagère bien sûr. Mais ces grands sponsors savent ce que font certains de leurs athlètes et ferment les yeux. Seuls comptent les résultats ... même si le type meurt de problèmes cardiaques à 35 ans, devient infertile, a des enfants qui ont des problèmes phsiques (carrément handicapés) ou psychiques ou développe différentes formes de cancers et quoi encore ...Néanmoins, les sponsors ne sont pas idiots. Ils savent très bien que leurs poulains sont obligés de se doper comme Chambers l'a fait pour atteindre de tels résultats surhumains.  Et ces athlètes perdent tout respect envers eux-mêmes.  Ils deviennent des machines à performer et non plus à penser. Ils ne réfléchissent plus. Seuls comptent les résultats, à n'importe quel prix, même celui de leur vie.C'est paradoxal car ce type va faire sans doute de l'argent avec ce bouquin ... en racontant les saloperies qu'il a ingurgitées.  J'espère qu'il aura néanmoins du succès et ouvrira les yeux et des jeunes sportifs qui sont tentés de se saborder pour de l'argent et pour des honneurs (si courts dans une vie !) remportés malhonnêtement. Merci d'avoir publié cet extrait paru dans L'Équipe !