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CONTRE LE DOPAGE

Mondenard : “La version de Gasquet est plausible”

7 Juin 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Tennis


Médecin du sport et historien du dopage, le docteur Jean-Pierre de Mondenard estime que la défense de Gasquet sera difficile.

FRANCE-SOIR. Richard Gasquet affirme que la cocaïne lui a été administrée à son insu. Cette assertion est-elle crédible ?


JEAN-PIERRE DE MONDENARD. Oui, cette version est tout à fait plausible. Le taux de 151 ng/ml dans les urines de Gasquet, soit largement moins que ce qui avait été un temps évoqué, est suffisamment faible pour être dû à une absorption non voulue, via une boisson ou un aliment consommé. Mélangé à de l’alcool, par exemple, la cocaïne, dans ces proportions, peut être très difficilement détectable.

 

La défense choisie par Gasquet est-elle, selon vous, susceptible de lui valoir la clémence des instances ?
Paradoxalement, la défense qu’il a mise en place pourrait bien lui coûter plus cher que s’il avait avoué avoir pris de la cocaïne. Je comprends parfaitement, s’il n’est pas coupable, son besoin de prouver son innocence. Mais au regard du taux de cocaïne, extrêmement bas, il était possible d’adopter une autre défense. Je m’explique : le tournoi de Miami commence le 25 mars. Le 28, Gasquet est contrôlé positif. Or la cocaïne peut être décelée jusqu’à 72 heures environ après avoir été consommée. Gasquet avait donc la possibilité de dire qu’il avait pris cette drogue avant le début du tournoi.

 

Qu’est-ce que cela aurait changé ?
Cela aurait tout changé ! Le règlement interdit la consommation de cocaïne durant la compétition, mais ne la prohibe pas en dehors. Gasquet aurait donc très difficilement pu être sanctionné s’il avait choisi cette stratégie défensive. Mais il est évident que son image aurait été sérieusement écornée, et s’il est innocent, ce dont on n’a pas de raison de douter, son désir de vérité est légitime.

 

Si Gasquet dit vrai, qui aurait eu intérêt à le piéger ?
Il peut tout à fait s’agir d’un acte assimilable au doping to lose, cette pratique très répandue dans le sport qui consiste à administrer un dopant à un adversaire potentiel, soit pour le déstabiliser, soit pour qu’il soit positif en cas de contrôle. Après tout, au soir du 27 mars, soit au moment où la cocaïne aurait été administrée, Gasquet avait déjà pris la décision de ne pas participer au Tournoi de Miami mais ne l’avait pas encore annoncée officiellement.

 

Source et date de l'article  francesoir.fr  06.06.2009

Source de l'image 


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A
Sauf qu'à ce train là, on peut très bien dire tout et son contraire. Après tout, il aurait très bien pu prendre de la cocaïne pendant le tournoi, du genre avant un match et il s'agirait des traces restantes. En bref, on s'en fout mais qu'il ne nous présente pas le monde du tennis comme des agneaux au pays des bisounours...
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N
Cette histoire est franchement étrange; je suis portéeà croire Gasquet cependant et donc, forcément, son besoin de prouver son innocence. Son image sera peut-ètre ternie cependant.
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