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CONTRE LE DOPAGE

Floyd Landis pourrait bénéficier d'un imbroglio juridique

17 Décembre 2006 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme


LE MONDE | 15.12.06 | 14h57   Article paru dans l'édition du 16.12.06.

Cinq mois après avoir été contrôlé positif à la testostérone, Floyd Landis n'a toujours pas été dépossédé de son maillot jaune de vainqueur du Tour de France 2006. Deux procédures disciplinaires ont pourtant été engagées à l'encontre du coureur américain.

Aux Etats-Unis, l'Agence américaine antidopage (Usada) ne devrait pas rendre de décision, selon nos informations, avant février-mars 2007. En septembre, Howard Jacobs, l'avocat du cycliste, avait demandé à l'Usada d'abandonner les charges à l'encontre de son client, estimant que le laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) de Châtenay-Malabry avait commis des erreurs lors du contrôle. La demande a été rejetée par la commission de révision de l'Association américaine d'arbitrage, mais l'avocat a annoncé qu'il allait interjeter appel en janvier 2007.

En France, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a également engagé une procédure disciplinaire à l'encontre du vainqueur du Tour de France. La semaine dernière, un avocat suisse mandaté par Howard Jacobs s'est déplacé à Paris, au siège de l'AFLD, pour prendre connaissance de l'ensemble des pièces du dossier du coureur. Dans un entretien au Monde daté du vendredi 17 novembre, le président de l'agence, Pierre Bordry, avait de nouveau invité les défenseurs du cycliste à venir les consulter. Dès le 20 septembre, le patron de l'antidopage français avait informé par courrier Floyd Landis que ces documents étaient à sa disposition.

Entre-temps, le LNDD a dû reconnaître que ses services avaient commis une "erreur dactylographique" lors de la contre-analyse des prélèvements urinaires du coureur en reportant l'échantillon B avec un numéro d'identification ne correspondant pas à celui de Floyd Landis.

A l'AFLD, on craint que l'"affaire Landis" ne suive la voie du cas Landaluze, et que le coureur ne soit pas sanctionné avant le départ du Tour 2007. En 2005, le coureur espagnol Inigo Landaluze (Euskaltel) avait été contrôlé positif à la testostérone lors de sa victoire dans le Critérium du Dauphiné libéré. La fédération espagnole de cyclisme a refusé de le sanctionner. Début juillet, l'Union cycliste internationale (UCI) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne pour contester cette décision. Le TAS ne s'est toujours pas prononcé sur le dossier. Et le coureur a pu participer au Tour de France 2006.

Le risque que l'AFLD, comme son homologue américaine, perde son pouvoir de sanction à l'encontre de Floyd Landis, n'est pas à exclure. Selon le code mondial antidopage, ce sont les fédérations internationales et non plus les instances nationales antidopage qui ont la compétence de poursuivre des sportifs étrangers contrôlés positifs lors d'épreuves internationales comme le Tour de France.

RATIFICATION DE LA CONVENTION

L'entrée en vigueur, le 1er février 2007, de la convention internationale contre le dopage dans le sport - adoptée le 19 octobre 2005 sous l'égide de l'Unesco - obligera la France à se conformer aux règles du code. Mais la convention, qui a reçu, lundi 11 décembre, la trentième signature - du Luxembourg - nécessaire à sa ratification, n'a toujours pas été signée par la France.

Ladite convention était examinée mercredi 13 décembre en commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale. Présidée par l'ancien premier ministre Edouard Balladur (UMP), elle a refusé d'inscrire le projet de loi visant à autoriser la ratification de la convention par la France à l'ordre jour de l'Assemblée. Initialement prévu la semaine prochaine, l'examen du texte a été reporté à janvier 2007. Deux points posent particulièrement problème au législateur dans le code mondial antidopage que consacrera la convention : l'automaticité des sanctions (deux ans de suspension pour une première infraction, par exemple) et la possibilité de faire appel devant le Tribunal arbitral du sport de Lausanne, juridiction qui n'est pas reconnue dans le droit français. Celui-ci ne prévoit pas de sanctions "automatiques" mais proportionnelles à la nature de l'infraction commise. Par ailleurs, la loi sur le dopage du 5 avril 2006 stipule ainsi que les sportifs peuvent former un appel devant le Conseil d'Etat, contre les décisions de l'AFLD, et non devant le TAS.

Le président de l'AFLD, Pierre Bordry, a reçu, jeudi 14 décembre, dans ses nouveaux locaux du boulevard Saint-Germain, à Paris, le directeur juridique de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Olivier Niggli. Il lui a fait part des difficultés de transposition dans le droit français de ses deux points du code. A l'issue de cette rencontre, le représentant de l'AMA s'est engagé à prendre en compte l'avis de l'agence française dans le cadre du processus de révision du code qui doit aboutir en novembre 2007. Une nouvelle rencontre a été fixée mi-janvier pour permettre au législateur français de ratifier la convention.

Stéphane Mandard

Ma source est www.lemonde.fr


Le "hacker" est resté un mois sur les serveurs du laboratoire

Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) n'ont pas encore identifié l'auteur du piratage informatique dont a été victime le laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) de Châtenay-Malabry. Selon nos informations, ils ont en revanche établi que les courriers pointant des erreurs du laboratoire et diffusés largement fin octobre ne proviennent pas d'une source interne au LNDD, mais ont été récupérés suite à une intrusion informatique. Selon une source proche de l'enquête, le "hacker" aurait utilisé un cheval de Troie et passé un mois sur les serveurs du LNDD afin de mettre la main sur les documents censés remettre en cause la fiabilité du laboratoire.

Le président de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Pierre Bordry, a précisé, mercredi 13 décembre, avoir fait appel à la direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI). La DCSSI "a fait des propositions concrètes pour renforcer la sécurité informatique du laboratoire", explique le patron de l'AFLD, précisant avoir "déjà pris des mesures".

Ma source est www.lemonde.fr



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Jean Christophe Bataille 23/12/2006 09:25

Etonnant ! Passe de bonne fêtes !

gunnar 20/12/2006 22:52

hallucinant, j'ai lu cet article

susan 20/12/2006 12:29

le monde du vélo est pourri jusqu'à la moelle !!
bonne journée
ps : défi de noël sur mon blog, si tu veux participer
bisou