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CONTRE LE DOPAGE

Les stimulants

23 Janvier 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets

Voici une catégorie qui est importante, les produits dopants. Effets nuisibles, effets recherchés...

 

De quoi s’agit-il?

Les stimulants agissent surtout sur le système nerveux central et cardiovasculaire. Ils présentent la particularité psychologique de modifier le self-control, en ce sens que le sujet soumis à leur action surévalue ses possibilités et peut être amené à commettre des actions dangereuses.

Il s’agit principalement des amphétamines, de la caféine, de la cocaïne, de l’adrénaline et l’éphédrine ou autres substances apparentées. Ces produits ont des effets tels que: excitation nerveuse, augmentation du débit cardiaque, contraction des vaisseaux sanguins, augmentation de la pression sanguine, et augmentation du métabolisme, ou encore relâchement de muscles viscéraux, et ouverture des voies respiratoires, etc.

Une liste de produits prohibés est publiée par arrêté de la Communauté française et accessible sur son site Internet (ils sont 136 dans la version actuelle de l’arrêté datant de mars 1992). Tous sont interdits, et le sont aussi leurs dérivés ayant les mêmes effets, ainsi que les substances qui, transformées dans l’organisme, vont donner ces produits. Les principaux d’entre eux sont succinctement présentés ci-dessous.

Effets recherchés

Eveil, mise en alerte, concentration, aller au-delà de ses forces, surmonter la fatigue.

Effets nuisibles

Survenant quand les doses sont trop élevées ou prises de façon répétée Hyperexcitation et agitation nerveuses, hyperthermie, tremblements, euphorie, hallucinations, perte de coordination, perte de jugement, perte d’appétit, insensibilité à la fatigue, insomnies, épuisement, dépendance et tolérance, hypertension artérielle, palpitations cardiaques...

Quelques précisions

Les amphétamines ont été utilisées pour soigner l’obésité, l’endormissement excessif, et des maladies neuropsychiatriques (états dépressifs, par exemple). Elles sont remplacées aujourd’hui par des médicaments plus efficaces et moins dangereux. C’est pourquoi elles ne sont plus prescrites par les médecins, et leur usage n’est donc jamais justifiable. Elles ont été parmi les premiers produits bien connus pour leur usage nocif fréquent dans le sport. Elles peuvent provoquer des lésions cérébrales graves et ont causé le décès de plusieurs sportifs (par exemple, Tom Simpson, mort lors d’une course cycliste).

La cocaïne se trouve naturellement dans les feuilles de la plante de coca, très répandue dans toute l’Amérique latine. Elle est connue depuis des siècles pour ses effets psychostimulants. Elle a été utilisée comme anesthésique local; elle fait plutôt partie (chimiquement) de la classe des narcotiques, cités ci-dessous au point 4.2. La cocaïne provoque assez vite une dépendance très importante. Elle peut fermer des artères coronaires qui irriguent le cœur. Elle a causé des problèmes cardiaques graves ou mortels à bien des sportifs. Au-delà du monde du sport, la cocaïne est un des produits majeurs sur le marché de la drogue, la “coke”, “sniffée” ou injectée, cause de nombreux ravages parmi les toxicomanes.

La caféine est une substance naturellement présente dans plusieurs plantes (feuilles de thé et de coca, grains de café). Elle est ajoutée dans certaines boissons de type “cola” extrêmement répandues. Elle est aussi contenue dans beaucoup de médicaments (par exemple contre les maux de tête). Comme il est logique que l’on puisse en consommer de façon raisonnable, la caféine sera considérée comme produit dopant seulement si sa concentration dans l’urine (plus de 12 microgrammes par litre) démontre une consommation vraiment excessive.

L’éphédrine et les produits analogues présentent des mécanismes similaires à ceux des amphétamines. Employés surtout comme décongestif nasal, ces produits sont souvent présents, à faible dose, dans de nombreuses préparations contre le rhume. Il y a donc lieu de vérifier la composition de tout médicament utilisé par un sportif avant les compétitions. Il existe également un seuil urinaire pour l’éphédrine.

Dans la liste figurent aussi des substances apparentées chimiquement aux amphétamines, mais sans effet excitant sur le cerveau. Ce sont des substances (les bêta-2 agonistes, qui appartiennent à la même classe chimique que les stimulants mais ont d’autres effets) utilisées dans le traitement de l’asthme parce qu’elles dilatent les bronches. Un usage abusif comme dopant en a été fait, car ces produits auraient en outre des effets anabolisants (provoquant la synthèse de tissu musculaire avec diminution des tissus graisseux). Ils sont de ce fait également cités ci-dessous (parmi les anabolisants). Si le sportif est asthmatique, des médicaments qui contiennent certaines de ces substances interdites (le salbutamol) peuvent néanmoins lui être prescrits, mais seulement pris en inhalation sous forme d’aérosol, et en le déclarant préalablement à la participation à la compétition et/ou lors d’un contrôle éventuel.

Certaines substances interdites peuvent être présentes dans les plantes chinoises utilisées comme toniques telles que le ginseng et autres. Il y a lieu de se méfier aussi de la composition des boissons à la mode dans les boîtes de nuit, dites “énergisantes” (de type “smart drinks” ou autres dénominations). Elles peuvent contenir des quantités très élevées de caféine notamment.

Ma source est http://www.dopage.be



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