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Candidat à la succession de Dick Pound à la tête de l'AMA en novembre prochain, M. Lamour (également en campagne pour les élections législatives de juin dans le XVe arrondissement de Paris) doit assister dimanche à Montréal à l'ultime réunion du conseil de fondation de l'agence avant sa possible élection.
Dans ce contexte, auquel il faut ajouter le début lundi de l'audience du cycliste américain Floyd Landis, pourfendeur des institutions antidopage françaises, l'acharnement de plusieurs médias étrangers peut paraître suspect.
C'est le quotidien danois Ekstrabladet qui a ouvert le feu il y a plusieurs jours, avant que d'autres journaux ne renchérissent. Mercredi, le Globe and Mail de Toronto et enfin vendredi le Daily Telegraph de Sydney, évoquaient "l'histoire de dopage du futur président de l'AMA" (Ekstrabladet).
Deux histoire en fait, remontant respectivement à 1987 et 1989, et deux analyses positives à la caféine (stimulant) puis à la pholcodine (contenue dans un sirop pour la toux) subies par Jean-François Lamour, sacré champion olympique de sabre pour la deuxième fois consécutive en 1988.
Deux affaires pour lesquelles l'escrimeur n'avait pas été sanctionné et qui n'ont jamais été exhumées depuis qu'il est devenu entre-temps ministre puis vice-président de l'AMA.
Vendredi matin, M. Lamour a réagi en qualifiant ces rappels de "grossière tentative de déstabilisation". Dans un communiqué transmis à l'AFP, il a jugé que "le calendrier de ces pseudo-révélations n'(était) pas anodin (...) à quelques jours du Comité exécutif de l'AMA (samedi) et en cette année décisive pour la gouvernance de l'Agence."
"La vérité est dans le domaine public depuis longtemps", a précisé M. Lamour rapellant qu'en 1987, "une contre-expertise avait infirmé les résultats d'une première analyse effectuée par un laboratoire qui, à la suite de nombreuses erreurs similaires, s'était vu retirer quelques semaines plus tard son agrément".
"Quant à la pseudo-affaire de 1989, poursuivait le communiqué, elle ne s'appuie sur aucune réalité, la substance à laquelle il est fait référence ne figurant, ni à cette date ni depuis, sur la liste des produits interdits".
A l'origine du rebond soudain de ces deux affaires, et sans présager de l'existence d'autres "corbeaux", plusieurs experts ès dopage ne font pas mystère d'avoir informé des journalistes ayant relayé l'information.
L'Allemand Gerhard Treutlein, déjà auteur de révélations sur les activités interlopes chez l'équipe cycliste Deutsche Telekom des médecins de l'université de Freibourg, a reconnu ainsi être indirectement à l'origine de l'article d'Ekstrabladet.
"Certes, (ces épisodes du) passé de Lamour étaient connus mais seulement en France. Il doit accepter que les gens les connaissent", juge le scientifique allemand qui a lui même transmis les revues de presse de l'époque à un confrère américain, avant les "fuites" dans la presse anglo-saxonne.
Egalement interrogé par l'AFP, ce dernier, John Leonard, président de la Fédération internationale des entraîneurs de natation, explique "qu'il n'a rien de personnel contre cet homme (M. Lamour)", mais que l'AMA a "un problème d'image". "Ce n'est pas un cas sérieux mais l'AMA est sous surveillance partout dans le monde".
Ma source est http://actualite.aol.fr/sport/
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