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CONTRE LE DOPAGE

Affaire Landis suite...

24 Mai 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme


Article du 24 mai 2007


L'Américain Floyd Landis s'est défendu pendant 9 jours d'auditions à Malibu (Californie) des accusations de dopage lors de son Tour de France 2006 victorieux face à une court d'arbitrage américaine indépendante (AAA), même s'il reste de nombreuses zones d'ombres.


L'Américain doit maintenant attendre la décision des trois juges du panel de l'AAA pour savoir si ses arguments ont été suffisants pour lui éviter une suspension de deux ans et la perte de son titre à la Grande Boucle.Cette décision ne devrait pas intervenir avant le mois de juillet et elle devrait de toute façon être suivie d'un appel de l'une des deux parties auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) prolongeant encore cette affaire.

Toujours est-il que Landis a mis à profit ces neuf jours passés dans la salle de tribunal de l'Université de Pepperdine, au nord de Los Angeles en bordure de l'Océan, pour tenter de persuader les juges que des erreurs "significatives" avaient été commises lors de son contrôle positif à la testostérone au soir de la 17e étape.

Avec l'aide de ses avocats, l'ancien leader de l'équipe Phonak s'est d'abord attaché à prouver que les analyses effectuées par le Laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry (LNDD) étaient truffées d'erreurs.

Malgré leur irritation devant la remise en cause de leur travail, Cynthia Mongongu et Claire Frelat, les deux techniciennes du LNDD qui ont analysé les échantillons, ont été obligées de reconnaître des erreurs de manipulation et dans les procédures.

La deuxième volet de la défense du coureur a été de montrer, à l'aide d'experts, souvent très spécialisés et très difficiles à suivre dans leur raisonnement, que les résultats des analyses étaient en fait "peu fiables", voire "totalement illisibles" pour pouvoir conclure à un cas positif.

Enfin, Landis, entouré pendant toute la durée de l'audition de ses parents et de son épouse, a répété samedi qu'il ne s'était "jamais dopé" durant sa carrière.

En face, l'Agence antidopage américaine (USADA) a évidemment défendu les résultats du LNDD tout en cherchant à écorner l'image du coureur, qui jouissait avec ce procès d'une bonne image auprès de l'opinion publique.

En faisant défiler les directeurs des laboratoires de Montréal (Christiane Ayotte) et de Cologne (Wilhelm Schänzer) et l'ancien directeur de UCLA (Don Catlin), l'USADA a insisté sur le fait que selon ces experts en charges du dopage dans le milieu sportif la lecture des résultats ne laissaient aucun doute: tous auraient déclaré le cas "positif".

Christiane Ayotte a aussi expliqué que les erreurs des deux techniciennes françaises n'avaient pas d'incidence sur les résultats.

Don Catlin, retraité depuis le mois de mars, a cependant ajouté un élément important dans sa réponse en expliquant que les résultats étaient "positifs selon les critères de l'AMA" (ndlr: l'agence mondiale antidopage), sous entendant que d'autres standards pouvaient donner des résultats différents.

Enfin, Landis qui avait demandé la publicité des débats dans un souci de transparence pourrait regretter son choix.

L'épisode "Geoghegan/LeMond" a bien écorché son image.

Le jeudi 17 mai, Greg LeMond, triple vainqueur du Tour de France, avait affirmé lors de son témoignage avoir reçu, à la veille d'être entendu, un appel téléphonique, d'abord anonyme puis attribué à l'ami et agent de Landis Will Geoghegan, proférant des paroles d'intimidation en rapport avec des abus sexuels dont il avait été victime dans sa jeunesse.

Et sur d'autres sujets, l'USADA a suggéré que Landis n'a peut être non plus dit toute la vérité.

Ma source est http://www.tdg.ch


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