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CONTRE LE DOPAGE

Cyclisme et dopage : est-ce une fatalité ?

3 Juillet 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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Pas un sport n'a développé une politique de contrôle et de prévention aussi onéreuse. Pour quelle efficacité ? À deux jours du départ du Tour, le doute plane toujours.


À deux jours du départ du Tour de France, peut-on assurer que celui qui portera le maillot jaune à Paris ne sera pas soupçonné d'avoir triché ? Depuis l'apparition de l'EPO (1), cette potion magique du sport en général et des pelotons en particulier, au début des années 1990, la quasi-totalité des vainqueurs du Tour a directement été mise en cause dans des affaires de dopage : Armstrong, Ullrich, Landis, etc.

 

Question d'ego

 

Un médecin spécialiste de ces questions, Jean-Pierre de Mondenard, le confirme dans son dernier ouvrage (2) où il passe au crible les trente-trois derniers vainqueurs de la Grande boucle. « Le dopage fait partie de la règle humaine, il est lié à la compétition, analyse-t-il. Tout le monde veut se valoriser, finir dans les premiers, être applaudi, encensé. C'est comme la fée Clochette. Il faut être aimé, admiré. C'est ça qui fait le dopage, pas la difficulté de l'effort. Même si le Tour de France se disputait en descente, il y aurait des dopés. Cela n'a rien à voir avec les efforts demandés. Ce qui a à voir avec le dopage, c'est l'ego. »

 

«Les meilleurs restent les meilleurs»

 

Acte de triche par essence, comme tirer un maillot au football, le dopage entrave les résultats, mais ne les fausse pas nécessairement. « Un cheval de bois ne se transforme pas en pur-sang, ajoute le médecin. Le coureur moyen qui prend de l'EPO face à un bon qui en prend aussi, cela ne changera rien. En revanche, le coureur moyen qui se dope face à un bon qui ne se dope pas, a une chance. Les meilleurs restent les meilleurs. Mais le fait que certains trichent incite l'ensemble du peloton à le faire pour pouvoir suivre : le dopage crée le dopage. »


Le sport le plus contrôlé

 

Alors, que faire ? Le cyclisme est le sport le plus surveillé. Les contrôles antidopage sont bien plus nombreux que dans d'autres sports, plus « riches », où il faut payer pour assister au spectacle. L'instauration du passeport biologique, permettant le suivi d'un coureur sur la durée, commence aussi à porter ses fruits.

Mais on oscille toujours entre espoir éthique et fatalité culturelle.

 

«C'est facile de passer au travers des contrôles»

 

« C'est facile de passer au travers des contrôles », affirme Jean-Pierre de Mondenard. L'EPO est mieux décelée ? De nombreuses autres substances l'ont remplacée. Parfois indécelables, microdosées, transfusées : « Faire une piqûre est une conduite dopante, quelle que soit la nature du produit. D'ailleurs, l'UCI (Union cycliste internationale) ne peut pas garantir que le vainqueur du Tour sera propre. »


Dans ce contexte, depuis le cataclysme de l'affaire Festina en 1998, la France se pose plutôt comme un bon élève. Entre prise de conscience et renforcement des contrôles, la normalisation a porté ses fruits. Seulement voilà, on prend le pari : ce n'est pas un Français qui sera en jaune à Paris le 24 juillet.

 

Vincent COTÉ.

 

Source et date de l'article  ouest-france.fr  30.06.2011

 

Réponse d'un internaute à cet article :

 

de BOBE, - samedi 02 juillet 2011

J'adore le cyclisme parce que je le pratique depuis 38 ans déjà. Mais entre ce que je vois à la TV sur le Tour de France et ce que le commun des mortels, bien entrainé, est capable de fournir sur la route, il y a un gouffre. Les dix premiers ne boivent pas que de l'eau claire, la preuve aucun français ne trouve place dans le top 10. N'en déplaise à Mr Hinault qui ferait bien de se taire, car il ne brille pas par son intelligence à propos des jeunes français dans le peloton. Peut-il jurer qu'il courait à l'eau du robinet ? Pour les dopés, c'est-à-dire les coureurs à la recherche d'une identité médiatique, il faut consommer pour se faire voir. La France est propre et je le crois. C'est la démonstration que les autres consomment toujours quelque chose qui passe au travers des contrôles.

 

Je n'admire pas les premiers car ils sont chargés. J'admire les seconds rôles qui se révèlent une journée ou plusieurs jours pour faire un truc à leur manière (Ex : Chavanel, Moncoutié, Voekler) et les classements me laissent de marbre. J'aime le vélo mais je ne rêve pas. Les espagnols, les italiens, les belges, les luxembourgeois, les Suisse, les pays de l'est, les américains, se soignent à coups de piqures ou de remontants très "vitaminés". A les voir monter les cols, il ne faut pas être dupes. Je suis déçu de Mr Prodhome car je pensais qu'il allait mieux agir au titre de directeur de course. Il est comme les autres, il fait fonctionner la planche à billets et toute économie paillette pour donner illusion au cirque. A quand un Tour au label "développement durable" avec charte qualité et santé propre ? Les français seraient dans les cinq premiers !


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