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CONTRE LE DOPAGE

Du clenbuterol chez les U17

24 Octobre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://media.football-mag.fr//images/media/images/comme-certains-u17-lors-du-mondial-ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-reuters/228067-1-fre-FR/Comme-certains-U17-lors-du-Mondial-Ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-Reuters_cover.jpg

 

Le dopage n’épargne personne… Lorsque la nouvelle est tombée mi-octobre, celle-ci a fait l’effet d’une bombe. Environ un joueur sur deux ayant participé à la dernière Coupe du monde des U17 au Mexique étaient dopés au clenbuterol. Heureusement, la Fifa, qui s’était promptement emparée de l’affaire, a levé le voile sur le scandale pour finalement se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’une contamination collective à la viande.

Ces dernières années, de nombreuses affaires de dopage ont secoué le monde du football mondial. Entre les Diego Maradona, Adrian Mutu ou autre Francescho Flachi, drogués à la cocaïne, Josep Guardiola, condamné en 2001 puis relaxé en 2007, Fabien Barthez ou Bernard Lama, trop portés sur le hashich pour des sportifs de haut niveau, … les faits divers ne manquent pas.

 

Mais lorsque mi-octobre, la nouvelle venue du Mexique est tombée, il n’était plus du tout question de cas isolés. En effet, parmi l’ensemble des participants à la dernière Coupe du monde des U17, 109 d’entre eux ont été contrôlés positifs au clenbuterol. Autrement dit, la moitié des joueurs qui s’étaient rendus au Mexique pour défendre les couleurs de leurs pays respectifs étaient dopés. Rien que ça… Immédiatement, la Fifa (Fédération internationale de football association) s’est saisie du dossier et la lumière a rapidement été faite. Au final, tous les footballeurs "contaminés" se sont tout simplement nourris d’une viande locale contenant des traces de cette substance dopante.

 

Mais au fait, le clenbuterol, qu’est-ce que c’est ? L’utilisation originelle de ce produit est purement vétérinaire. Les chevaux de course étaient amenés à prendre un tel traitement pour soigner des infections pulmonaires par exemple. Car les effets de ce médicament sont reconnus. Pour commencer, il favorise notamment la perte des masses graisseuses chez celui qui en ingère, sans pour autant perdre de poids. D’autre part, il permet notamment de respirer mieux qu’à l’accoutumée en agissant directement sur les bronches, et fait croître la production de sang. Pour un sportif de haut niveau "soigné" au clenbutérol, cela permet donc, en somme, d’améliorer sa masse musculaire en évitant de prendre du gras, de mieux ventiler en plein effort donc de mieux aérer ses muscles.

 

Monnaie courante chez certains éleveurs


On comprend mieux en ce cas que ce produit soit considéré comme dopant… Mais gare à l’overdose. Si le dosage n’est pas approprié pour le corps humain, c’est le drame assuré ou presque. Le clenbuterol agissant sur les muscles et favorisant notamment leur contraction, donc leur efficacité dans l’effort, il peut en faire de même sur le cœur. Dans ce cas de figure, c’est l’arrêt cardiaque assuré…

 

Mais la "médecine" du sport a suffisamment de connaissances en la matière pour avoir permis à bon nombre de sportifs d’utiliser ce produit sans en subir de néfastes effets secondaires. En cyclisme notamment, un Chinois, Li Fuyu, a été pris par la patrouille, alors que des doutes persistes sur le vainqueur du Tour de France 2010, l’Espagnol Alberto Contador, sur qui des traces de clenbuterol avaient été trouvées quatre jours de rang dans les urines…

 

Et en juin dernier, le football s’y est mis à son tour puisque cinq internationaux mexicains, Guillermo Ochoa, Francesco Rodriguez, Edgar Duenas, Antonio Naelson et Christian Bermudez ont été contrôlés positifs au cours de la Gold Cup. Dans la foulée, ceux-ci avaient été suspendus par leur fédération, puis disculpés quelques jours plus tard à la suite de contre-analyses opérées aux Etats-Unis qui avaient mis en avant une contagion alimentaire. Comme chez les U17 donc. Car au Mexique, comme dans bon nombres d’autres pays, la substance est communément utilisée chez les éleveurs de bétail destiné à l’abbatoir.En effet, cela permet notamment de fournir une viande de meilleure qualité puisque moins grasse, le clenbuterol se montrant à la hauteur de sa réputation. Dernièrement, la Chine a toutefois interdit à ses éleveurs de porcs d’en donner à leurs bêtes. Une prochaine compétition internationale au pays du Soleil Levant ne devrait donc pas permettre au moindre soupçon de contagion alimentaire d’exister, si d’aventure du clenbuterol était trouvé dans l’organisme d’un ou plusieurs footballeurs.

 

Source et date de l'article  Football-mag.fr  24.10.2011

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