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CONTRE LE DOPAGE

Entre Nadal et la France, y’a comme un problème

27 Mai 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Roland-Garros 2012

http://www.leparisien.fr/images/2012/05/27/2018867_sp1.JPG

Même si son palmarès en fait un monument à Paris, Rafael Nadal ne bénéficie pas du soutien populaire qu’il pourrait espérer. Retour sur les rapports tumultueux de l’Espagnol avec le public de la porte d’Auteuil.

Le roi est de retour. , six fois vainqueur des Internationaux de , récent lauréat à Monte-Carlo, Barcelone et Rome, sans perdre un set, fera son entrée en lice mardi face à l’Italien Bolelli. En terre déjà presque promise mais pas forcément en terrain conquis auprès du public de la Porte d’Auteuil. Depuis son premier sacre en 2005, le no 2 mondial, qui n’a mordu la poussière qu’une seule fois en 46 matchs, entretient des rapports ambigus avec .

Comme un enfant prodige jamais totalement adopté.

Au départ, tout en appréciant la fougue, l’enthousiasme et la puissance du « Rahan » de Manacor, la foule parisienne voyait surtout en lui un empêcheur de Federer en rond – l’ex-no 1 mondial a toujours joui d’une reconnaissance considérable sur la terre battue parisienne.

Puis vint le séisme en 2009 de l’unique défaite du Majorquin face à Söderling en 8e de finale. Avec le Suédois dans le rôle du pot de terre soutenu par les tribunes. « Ils le disent eux-mêmes et c’est vrai, le public parisien est stupide, s’emporte alors Toni Nadal, oncle et coach de Rafa. Je pense que les Français n’aiment pas voir un Espagnol gagner. Ils se comportent avec la vanité des gens qui se croient supérieurs. » Nadal accuse le coup. « Je me sens apprécié en France mais surtout hors du court. J’ai l’habitude d’entendre crier le nom de mes adversaires quand je joue, s’attriste-t-il. C’est dommage que dans un tournoi où j’ai eu tant de grands moments, le public n’ait jamais eu un geste pour moi. »

Quelques mois plus tard, l’Ibère bat Tsonga à Bercy. « Pour nous, à Paris, le public est toujours hostile, lâche Toni. Alors, un peu plus ou un peu moins, on est habitués… » Pour Joan Solsona, spécialiste du tennis pour le quotidien sportif « Marca », les prémices des complexes relations « franco-nadaliennes » remontent à… 2005 et à la victoire de Nadal contre Grosjean en 8e de finale, quand le public avait conspué pendant près de dix minutes une balle litigieuse de l’Espagnol.

« Ça, Toni ne l’a jamais oublié, explique Solsona. Le paradoxe, c’est que Rafa aime jouer à Paris, mais qu’il se sent beaucoup plus aimé et respecté à Wimbledon. » Un proche de l’ex-no 1 mondial va même plus loin : « Ils se sentent persécutés, ose-t-il. Et ne comprennent pas pourquoi les Français sont autant obsédés à vouloir le salir avec le dopage. » Une méfiance cultivée depuis juin 2006 et une information parue dans la presse française — jamais confirmée — faisant état d’une possible implication de Nadal dans l’opération Puerto (coup de filet dans le monde du cyclisme).

Et depuis le dernier Roland-Garros, avec la tirade de Yannick Noah sur le dopage généralisé en Espagne et les sketchs des « Guignols » après la suspension d’Alberto Contador par le Tribunal arbitral du sport (TAS), les choses ne se sont guère arrangées. Allant même jusqu’au roi d’Espagne et à son fameux « les auteurs des Guignols sont des idiots », glissé à l’oreille de Nadal.

Dès son arrivée à Paris, Nadal a tenté de clore le débat. « Je me sens comme à la maison ici, lâche-t-il. Cette polémique, je ne l’ai pas créée, donc cela ne change rien pour moi. »

 

Source et date de l'article  Le Parisien .fr  27.05.2012

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ecolomais 08/06/2012 15:24


Mr Nadal n'a qu'à expliquer sa prise de masse musculaire aussi soudaine que spectaculaire.


Nul doute que des médecins du sport seraient intéressés d'apprendre ces secrets... naturels!