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CONTRE LE DOPAGE

EXCLUSIVITE / Les vieux démons

1 Mai 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://www.sportbreizh.com/preview/543/w640m/Giunti.jpg

 

Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie

 

Le cycliste italien Massimo Giunti, 35ans, a été contrôlé positif à l’EPO le 23 février 2010 lors d’un test inopiné et ciblé. Des anomalies avaient été constatées sur son profil sanguin. Son directeur sportif, Gianni Savio, accuse le coup, parce qu’il avait fait subir( ?) à toute son équipe, en novembre lors d’un camp d’entraînement, une formation sur l’antidopage. Celle-ci avait duré une demi-journée. «On n’arrêtait pas de dire aux coureurs, surtout aux anciens, que le cyclisme avait changé » déclarait - il au journaliste de Cycling News. Massimo Giunti a été provisoirement suspendu et devra rembourser la valeur totale de son contrat à l’équipe, l’Androni Giacatolli, classée en continental pro de 2ème division.


Les programmes éducatifs peuvent-ils être une arme efficace dans la lutte contre le dopage dans le cyclisme ? L’UCI a élaboré récemment un éducatif appelé UCI academy, true champion or cheat et dont le but avoué est « l’éducation du cycliste et l’éradication du dopage dans le cyclisme ».Le cas de Giunti nous montre que les programmes de prévention pourraient ne pas avoir l’impact souhaité sur les mauvaises habitudes du cyclisme. De plus, comment l’UCI pourrait-elle être sûre que le cycliste ait réalisé lui-même les 8 modules de l’UCI academy ?


Une approche plus intéressante serait d’enseigner une éthique de l’humilité dans la performance, c'est-à-dire le fait d’accepter son niveau de performance, pas seulement au cycliste mais à tout l’encadrement de l’équipe. Yannick Talabardon, 28 ans, déclare à Jean-Louis Le Touzet, journaliste à Libération (09/03/2010) avoir le plaisir d’être un modeste coureur professionnel, mais qui progresse néanmoins.

 

Talabardon (de l’équipe bretonne Saur Sojasun) espère sa sélection pour le Tour de France. Il n’a pas fait une grande carrière et pourtant il ne sent « ni blasé ni abattu ».Son avis sur les autres coureurs français est intéressant : ceux-ci, d’après lui, ont intégré les logiques de la lutte antidopage et auraient donc abandonné l’idée de mener grand train. Le peloton français serait entré en « période de modestie », première prise de conscience pour évoluer vers un cyclisme sans dopage.

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie 

Source de l'image 


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