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CONTRE LE DOPAGE

Landis raconte...

6 Juillet 2010 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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Suite de l'article plus 2 vidéos ici 

 

 

Tandis que le Tour de France débute ce samedi, l'Américain Floyd Landis a détaillé son utilisation de produits dopants et les pratiques au sein de la formation US Postal à laquelle appartenait Lance Armstrong entre 2001 et 2004. Ce dernier est à nouveau sur les rangs pour le Tour de France 2010. Landis, qu'un contrôle positif à la testostérone avait privé de sa victoire dans la course en 2006, a avoué en mai s'être dopé tout au long de sa carrière.

Dans une interview au Wall Street Journal, Landis raconte notamment :

  • que les transfusions sanguines étaient une pratique courante au sein de son équipe, à laquelle se livrait Lance Armstrong,
  • comment son équipe faisait preuve de discrétion, en les pratiquant pendant des trajets en bus ou en se protégeant. Par exemple, lors du Tour de France 2004, près de Limoges, des employés faisaient le guet pendant qu'un docteur procédait aux injections.
  • que Lance Armstrong lui aurait remis en main propre des patches de testostérone.

Trois autres coureurs de l'équipe interrogés par le Wall Street Journal ont confirmé les pratiques de dopage, mais sous couvert d'anonymat.

Lance Armstrong a démenti samedi, sur son site, ces accusations :

« La crédibilité de Landis, c'est comme une brique de lait qui a tourné : dès la première gorgée, il n'est pas besoin de boire le reste pour savoir qu'il a tourné. »


Dans « Le Sale Tour », deux enquêteurs accusent le champion américain d'instrumentaliser son engagement humanitaire.


Après le sport et le dopage, bienvenue dans l'ère du business. Enquêteurs au long cours sur les rebondissements de la carrière du cycliste américain Lance Armstrong, Pierre Ballester et David Walsh livrent dans « Le Sale Tour » un nouvel épidose de leur travail.

Où l'on découvre que Sarkozy est un grand fan du coureur soupçonné de dopage, et que rien n'arrêtera l'expansion de l'économie du sport…

Pourquoi ce retour ? L'argent et la politique

Pierre Ballester connaît le cyclisme comme sa première pompe à vélo. Avec passion, un brin de nostalgie et beaucoup d'ardeur à défendre les valeurs du sport.

Ancien journaliste à L'Equipe, il enquête depuis plus de dix ans sur les frasques du sport professionnel. Avec un fil rouge : la carrière météorite du coureur américain, sept fois vainqueur du Tour de France.

En septembre 2008, les amoureux des cycles apprenaient le retour de Lance Armstrong dans le peloton. Décision surprenante après tant de victoires et un test positif de dopage à l'EPO, révélé par le quotidien sportif quelques semaines après sa dernière victoire dans le Tour, en 2005.

La « magie » peut donc survivre à tous les tours de passe-passe. Au nom d'intérêts bien compris entre l'Union cycliste internationale et Amaury Sport Organisation (ASO), la géant français du sport (propriétaire de L'Equipe). Pourtant, le cycliste américain avait, un temps, envisagé de mettre la main sur le Tour, comme nous le raconte Ballester :

« Pendant cinq ans, ces deux blocs se sont entretués, sur des questions de pouvoir et d'argent. Il faut dire que le Tour de France est une affaitre très rentable, avec des bénéfices de 30 millions d'euros par édition.

Sur ces entrefaits, Lance Armstrong, avec son entourage, a décidé de se lancer dans la bataille. Mais au final, l'UCI et ASO ont fini par trouver un compromis. »

Pour Ballester, Armstrong se sert d'une cause humanitaire, la lutte contre le cancer, « afin de se poser en chavalier blanc » et faire tourner son business. Autre raison de son retour, selon les auteurs : la volonté de Lance Armstrong de se reconvertir dans la politique. Objectif : le poste de gouverneur du Texas, en 2014.

Armstrong : 200 000 dollars par conférence, le double de Bill Clinton

Pour comprendre le retour de l'enfant terrible du peloton, il faut explorer les ressorts de l'empire caritatif fondé en 1998 par celui qui est aussi un rescapé du cancer.

Au départ, une classique fondation -Livestrong- devenu depuis l'été 2008 une affaire lucrative avec site Internet, merchandising et conférence du porte-drapeau à 200 000 dollars l'intervention. Le double du tarif de Bill Clinton.


Source et date de l'article  Rue89.com  03.07.2010

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