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                                 Bienvenue sur mon blog !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.

J'ai un deuxième blog ou il n'y a que des coupures de presses sur le sujet du dopage http://drogues.romandie.com


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :vierge_marie7@hotmail.com



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Vendredi 18 juillet 2008

L'équipe Saunier Duval a annoncé vendredi le licenciement des coureurs italiens Riccardo Ricco, déclaré positif lors d'un contrôle antidopage dans la 4e étape du Tour de France, et Leonardo Piepoli.


Piepoli, coureur italien né à La Chaux-de-Fonds, a violé "le code éthique de l'équipe", a précisé dans un communiqué Mauro Gianetti, manager suisse de la formation espagnole.

Une équipe "étrangère aux pratiques dopantes"

Gianetti, dont la responsabilité de chef d'équipe a été mise en cause de façon presqu'explicite par le directeur du Tour Christian Prudhomme, s'est défendu dans son communiqué mentionnant en titre que "l'équipe est totalement étrangères aux pratiques dopantes".

"Nous avons toujours prêté énormément d'attention à la surveillance de nos coureurs", explique Mauro Gianetti, exigeant d'eux une conduite sportive irréprochable. "Lors de l'élaboration des contrats, nous mettons comme condition préalable, la rigueur éthique totale. Nous avons reçu un maximum de garanties de la part de nos coureurs, même de Ricco qui a juré sur la tête de sa mère qu'il n'aurait jamais recours à des pratiques illégales en vue d'améliorer ses performances. Malgré tous les efforts que nous avons déployés avec des moyens externes et internes à l'équipe, nous n'avons pas réussi à éviter cette situation déplorable. Nous nous sentons les victimes de l'irresponsabilité de ces personnes qui, avec une envie criminelle de résultats, mettent en danger l'investissement en millions des sponsors mais aussi les perspectives professionnelles de dizaines d'honnêtes travailleurs".

La formation espagnole avait remporté les deux premières étapes de montagne dans les Pyrénées, avec Riccardo Ricco (Bagnères-de-Bigorre) et Leonardo Piepoli (Hautacam) lequel s'était imposé devant l'un de ses coéquipiers, l'Espagnol Juan Jose Cobo.

Un seul cas positif officialisé pour le moment

Pour l'heure, les instances françaises n'ont officialisé qu'un seul cas positif dans cette équipe, celui de Ricco dans le contre-la-montre de Cholet le 8 juillet. Piepoli, très lié avec Ricco, a été contrôlé lui aussi à plusieurs reprises pendant le Tour.

Agé de 36 ans, Piepoli courait pour Saunier Duval
depuis 2004.

Source et date de l'article TRS.ch  18.07.08


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Dimanche 13 juillet 2008

La journée a commencé étrangement. Non pas à cause de l'épais brouillard qui a enveloppé les deux dernières ascensions de la 7e étape, mais bien en raison d'un communiqué pour le moins ambigu diffusé par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Mandaté par les organisateurs du Tour de France pour opérer les contrôles, l'AFLD a annoncé que, ce week-end, elle allait remettre aux coureurs «en mains propres» les résultats de leurs prélèvements sanguins effectués les 3 et 4 juillet, juste avant le départ du Tour, et analysés par le Laboratoire antidopage de Lausanne.


Jusque-là rien d'anormal, sauf que la suite de l'annonce est beaucoup plus étrange avec deux phrases pleines de sous-entendus: «Cette transmission n'a en aucun cas valeur d'avertissement au sens juridique du terme. Après avis médical, il a en revanche été suggéré à un certain nombre de coureurs de remettre leurs résultats au médecin de leur équipe, en raison de la possibilité d'un risque sanitaire, compte tenu des valeurs de certains paramètres.» Ou comment dire tout et pas grand-chose.

Résultats inquiétants !

Après décodage, on comprend que plusieurs coureurs présentent des paramètres sanguins irréguliers et qu'ils sont (forcément) dans le collimateur des contrôleurs qui, depuis le début de leur travail, mènent des actions ciblées sur certains membres du peloton. Pierre Bordry, le président de l'AFLD, a déclaré à l'AFP qu'«il y a des gens sur lesquels on peut se poser des questions sur le plan médical. Leurs résultats ne sont pas anormaux mais inquiétants pour leur santé».

Depuis le départ du Tour, plusieurs coureurs, notamment Fabian Cancellara et Riccardo Ricco, ont déclaré avoir été très souvent contrôlés. Pas vraiment un hasard si l'on en croit Pierre Bordry qui a précisé que, depuis le samedi 5 juillet, date où l'AFLD avait eu connaissance des résultats, des coureurs étaient particulièrement visés par les contrôles antidopage.

Il n'en fallait pas davantage pour que la rumeur ne commence à enfler. Certains n'hésitant pas à voir le double champion du monde du contre-la-montre et le vainqueur italien de jeudi à Super-Besse tombés en disgrâce. Dans ce climat de suspicion, même l'abandon inattendu de Christophe Moreau devenait louche.

Réjouissant et triste

Les supputations en tout genre prenaient fin à 19 h 12 lorsque le site internet de «L'Equipe» annonçait que «Manuel Beltran (Liquigas) présente des traces d'EPO (érythropoïétine) dans l'échantillon A de ses urines prélevé à l'issue de la 1re étape du Tour de France, samedi 5 juillet entre Brest et Plumelec.»

Agé de 37 ans, l'ancien lieutenant de Lance Armstrong à l'US Postal et chez Discovery Channel a été immédiatement exclu du Tour par son équipe Liquigas, qui, elle, a décidé de continuer l'épreuve (ndlr: le règlement ne l'oblige pas à quitter le Tour). Des gendarmes sont venus perquisitionner l'hôtel de la formation italienne avant d'embarquer Beltran qui a été mis en garde à vue.

Moins de deux heures plus tard, Amaury Sport Organisation (ASO), société organisatrice du Tour de France, réagissait via un (autre) communiqué. Les organisateurs officialisaient le contrôle positif de l'Espagnol et se félicitaient «de l'efficacité du dispositif mis en place par l'AFLD, tout en déplorant que certains coureurs irresponsables n'aient toujours pas compris que la détermination à lutter contre le dopage était totale et que l'étau se resserrait autour d'eux».

L'impossible lutte se poursuit donc avec l'acharnement qu'elle mérite. Les coureurs les moins malins devraient encore tomber. On ne peut que s'en réjouir. Et s'en attrister.

Source et date de l'article www.nouvelliste.ch  12 juillet 2008


 


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Mercredi 9 juillet 2008

Un ouvrage sur l’histoire du cyclisme vient de paraître chez PUF sous le titre «L’épreuve du dopage». On le doit à trois auteurs et notamment au professeur de l’Université de Lausanne Fabien Ohl. Ce livre raconte la précarité du métier, sa dureté, le manque d’autonomie des coureurs cyclistes par rapport aux organisations sportives, aux directeurs d’équipe, aux soigneurs, aux coéquipiers…

Le salaire est aussi très fluctuant. Pour bien gagner sa vie il faut gagner sa course. Le corps ne peut pas se permettre de flancher. Et le dopage dans tout ça ? En Europe, le boulot a été fait, les contrôles sont rigoureux avec des influences très nettes sur la culture cycliste en train de se transformer sous l’énorme pression. On le voit en ce moment sur le Tour de France 2008, même si, comme l’affirme le directeur de l’épreuve, «on n’est pas à l’abri demain d’une autre affaire», avant d’ajouter que «les gens comprennent qu’on montre une voie et qu’on s’y tient».
Dans le journal «Le Temps» on peut lire lundi 7 juillet ces surprenantes paroles du kiné perso d’Alejandro Valverde, s’exprimant sur les particularités de la musculature de son sportif préféré: «Une fois la ligne d’arrivée franchie, les coureurs ont les jambes très lourdes. Lui, jamais. Après 200 km, on a l’impression qu’il n’a rien fait… Il possède une musculature très relâchée. Il fait beaucoup de stretching, mais tout le monde en fait beaucoup. Quelquefois, j’aimerais travailler avec des scientifiques pour comprendre. Il faudrait réaliser une biopsie pour étudier sa fibre, pour voir s’il a quelque chose de différent, et le comparer à d’autres athlètes.»
Ah bon, serait-il extraterrestre, est-on tenté de demander ? A quand une fabrication «scientifique» d’incroyables Hulk du vélo ? Mais positivons. Cessons de tourner autour du pot belge. Le vélo est un sport magnifique, cruel, tellement cruel que les mots (maux) du cyclisme gravitent inévitablement autour de la souffrance et du corps à soigner. Dans ce contexte, le soupçon du dopage s’invite facilement. Et puis il y a tout le passé du vélo, si bien conté dans cet ouvrage. La cocaïne à petite dose, l’arsenic de même, tout ce qui circule à visage plus ou moins découvert au fil du temps, avant l’avènement de la lutte antidopage au début des années 1960. Ce combat s’imposera difficilement, à en juger par les témoignages rassemblés dans ce livre qui veut donner sans juger la vision du monde des cyclistes professionnels des années 1990. C’est l’époque où l’on glisse facilement de la simple vitamine à l’EPO, de l’antidouleur banal à l’injection de produits innombrables que les cyclistes vont repabtiser «Tintin», «mémé», «le pépé», «le cousin Riri», histoire de dédramatiser et de se comprendre entre initiés.
On voit bien que l’horrible souffrance doit être maîtrisée, qu’il faut pouvoir rivaliser avec les collègues chargés, faire partie de la grande famille, sans chipoter dans son assiette d’amphés, sans mépriser les conseils et le savoir «pharmacologique» transmis par les pairs.
Aujourd’hui, le sociologue Fabien Ohl affirme que les cyclistes se retrouvent «seuls face au dopage» qui n’est plus organisé au niveau des équipes. Des entraînements ont lieu au Mexique ou dans les anciens pays de l’Est pour éviter les prélèvements sanguins inopinés réalisés sur le plan européen. Le discours propre est en train de changer les pratiques mais pas complètement car une terrible injonction demeure: gagner, il faut gagner. «Le cycliste joue son emploi, ses revenus et ses possibilités de reconversion dans ses classements», soulignent les auteurs. Dans ces conditions, «le dopage semble donc apporter une sécurisation du corps, des performances et donc de l’emploi du cycliste».

Source du texte
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Mercredi 11 juin 2008


Tom Boonen, l'un des sportifs belges les plus connus, a fait l'objet fin mai d'un contrôle positif hors compétition à la cocaïne, sans effet de suspension mais lourd de conséquences pour la réputation et l'avenir sportif de l'ancien champion du monde de cyclisme.

Le résultat du contrôle de Boonen, vainqueur en avril de Paris-Roubaix et candidat déclaré au maillot vert de meilleur sprinteur lors du prochain Tour de France, a été révélé mardi matin par le journal belge Het Laatste Nieeuws. La justice belge l'a confirmé dans la journée.

"Un contrôle hors compétition effectué le 26 mai par le ministère de la Communauté flamande auprès du coureur cycliste Tom Boonen a déterminé la présence d'un métabolite (substance qui résulte de changements biologiques opérés sur une autre substance par un organisme, NDLR) de la cocaïne", a indiqué le parquet de Turnhout (nord).

"Lundi après-midi, des perquisitions ont été menées. Elles ont débouché sur un résultat négatif. Tom Boonen n'a pas été arrêté. Il a bien été entendu", a ajouté le parquet, qui a refusé de donner des informations sur les déclarations du coureur de Quick Step.

Selon la loi belge, le coureur, âgé de 27 ans, risque une peine de 3 mois à 5 ans de prison et une amende de 1.000 à 100.000 euros.

La Communauté flamande, chargée de la politique antidopage dans le nord du pays, n'entamera pas de procédure envers Boonen, a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministre régional des Sports, Bert Anciaux.

"Une suspension est prévue lorsque les contrôles ont lieu lors des jours de compétition, mais ce n'est pas le cas dans cette affaire", a ajouté la porte-parole, Tieneke Sonck.

L'Union cycliste internationale (UCI) a confirmé pour sa part que le Flamand n'encourait pas de sanction par rapport au règlement international.

Icône du sport dans son pays, Boonen avait déjà vu sa réputation quelque peu écornée par les propos durant l'hiver d'un coureur de cyclo-cross, Tom Vanoppen (lui-même positif à la cocaïne), qui avait déjà évoqué cette substance au sujet du champion du monde 2005.

Alors que la formation Quick Step de Patrick Lefevere (en négociation actuellement pour le parrainage de son équipe au-delà de 2008) devrait annoncer une décision mercredi matin, les premières réactions n'ont pas tardé. Bien qu'il ne soit pas suspendu, Boonen a été déclaré persona non grata pour le Tour de Suisse, la prochaine course qui figurait à son programme à partir de samedi.

Son directeur Armin Meier -un ancien de l'équipe Festina 1998- l'a annoncé à l'équipe Quick Step sans remettre en cause la participation de l'ensemble de la formation à la course.

Une décision semblable est attendue de la part des organisateurs du Tour de France qui ont fait signer à chaque équipe une convention par laquelle elles s'engagent à ne pas aligner un coureur susceptible de porter atteinte à l'image de l'épreuve.

Dans l'immédiat, Boonen rejoint la liste déjà longue des sportifs qui ont fait la "une" à propos de la cocaïne. Du génie argentin du football, Diego Maradona, à l'ancien vainqueur du Tour 1998, l'Italien Marco Pantani (décédé d'une overdose en 2004), en passant par l'ancienne numéro un mondiale de tennis, la Suissesse Martina Hingis, dont le contrôle positif à Wimbledon l'année passée signifia la fin de carrière.

Source et date de l'article  Le Point.fr  10 juin 2008


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Dimanche 25 mai 2008

Bruno Neves n'est pas mort à 26 ans des conséquences d'une chute dans la Classique d'Amarante, le dimanche 11 mai. Les premiers résultats de l'autopsie viennent de révéler que le jeune coureur portugais de l'équipe LA-MSS était décédé d'un arrêt cardiaque sur son vélo avant de s'effondrer sur le bitume.

Les analyses toxicologiques en cours au département d'enquête et d'action pénale de Lisbonne cherchent désormais à savoir si cet arrêt cardiaque a été causé par la prise de produits dopants.

Une hypothèse qui a conduit en début de semaine la police portugaise à perquisitionner les locaux de l'équipe LA-MSS, à Povoa de Varzim, dans le nord du Portugal, ainsi que le domicile du directeur sportif, Manuel Zeferino, et d'une dizaine de coureurs. Une perquisition fructueuse, puisque la police judiciaire a annoncé avoir saisi "des substances dopantes, des médicaments, du matériel destiné à l'autotransfusion sanguine et du matériel médical."

Parmi les produits interdits retrouvés par les enquêteurs figurent notamment hormones de croissance et érythropoïétine. Selon le journal sportif Record, des poches de sang auraient également été saisies dans les réfrigérateurs de certains coureurs.

Menée en collaboration avec le Conseil national antidopage (CND) portugais, l'opération policière avait pour objectif de "vérifier d'éventuelles situations illicites associées à des comportements susceptibles d'affecter la vérité sportive ou de provoquer des dommages à la santé des athlètes par l'administration de substances dopantes."

Depuis le début de la saison, la formation LA-MSS, qui évolue en seconde division, avait multiplié les victoires dans des courses comme le Tour des Asturies, la Subida al Naranco ou le Grand Prix Paredes Rota de Moveis.

La mairie de Povoa de Varzim, l'entreprise LA Aluminios et le constructeur MSS, les trois partenaires de la meilleure équipe portugaise, ont annoncé qu'ils mettaient un terme à leurs contrats.

VENTE DE STÉROÏDES

Les enquêteurs portugais s'intéressent particulièrement aux activités du médecin espagnol de l'équipe, Marcos Maynar, professeur à l'université d'Estrémadure. Il s'est dit "surpris" par les accusations de dopage. "De ce que je sais, je peux assurer que c'est une pratique qui n'existe pas dans l'équipe, a déclaré le médecin à l'agence de presse Lusa. J'étais avec les coureurs sur le Tour des Asturies, et les valeurs [sanguines] étaient normales."

Ce n'est pas la première fois que Marcos Maynar est visé par la police. En 2004, la Guardia civil avait découvert des substances dopantes à son domicile dans le cadre d'une enquête sur la vente de stéroïdes via Internet. Le médecin s'en était sorti en expliquant qu'il utilisait lesdits produits pour faire des recherches.

Le club de football de l'Athletic Bilbao a notamment utilisé l'une de ses études pour plaider l'innocence de Carlos Gurpegui, joueur contrôlé positif à la nandrolone en 2002 lors de la première journée du championnat d'Espagne.

Marcos Maynar était également dans le collimateur de la police espagnole, lorsqu'il y a deux ans jour pour jour, les enquêteurs de la Guardia civil ont démantelé un vaste réseau de dopage sanguin à Madrid dans le cadre de la désormais célèbre "opération Puerto". Ce 23 mai 2006, des poches de sang destinées à des coureurs sont également saisies, mais c'est un autre médecin ibère qui est interpellé : Eufemiano Fuentes.

Deux coureurs de LA-MSS, Constantino Zaballa et Angel Vicioso, font partie des cyclistes cités dans le dossier Puerto. Deux ans après ses débuts, l'affaire Puerto n'a toujours pas livré tous ses secrets. "Le système politique a protégé le milieu sportif en s'impliquant très fortement dans l'enquête, indique à l'Agence France-Presse Sandro Donati, expert antidopage italien. Les enquêteurs espagnols le disent : ils doivent accepter les pressions politiques."

Stéphane Mandard

Source et date de l'article Le Monde.fr  25 mai 2008


 


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Dimanche 10 février 2008
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Article du jeudi 19 janvier 2006


Elle m'a appelé entre Noël et le 1er janvier. Je croyais que c'était pour me souhaiter la bonne année. C'était pour m'annoncer qu'elle prenait sa retraite. Et m'annoncer du même souffle qu'elle était plongée dans une autre affaire de dopage et qu'elle attendait la décision du Review Board, le comité indépendant de l'Agence américaine antidopage qui reçoit les explications des athlètes trouvés positifs (échantillons A et B), et décide de les sanctionner ou non.


Que risquez-vous ?

Une suspension à vie.

Évidemment, ça aide à prendre sa retraite.

Elle m'a demandé d'attendre la décision du Review Board avant d'en parler. La décision vient de tomber : Geneviève a été trouvée coupable de dopage à l'EPO. Sanction recommandée aux instances concernées -notamment à l'Association cycliste américaine dont relève Geneviève : suspension à vie.

La jeune cycliste de Lachine (24 ans) avait mystérieusement cessé de courir en plein milieu de la dernière saison et annoncé qu'elle ne participerait pas aux Championnats du monde à cause d'une douleur au tendon d'Achille. On sait maintenant que la raison était ailleurs. De sa maison en banlieue de Phoenix où elle passe l'hiver, elle m'a confirmé hier d'une voix presque indifférente : C'est fini. Je ne veux plus rien savoir du vélo. Je suis fatiguée de me battre, fatiguée de répéter que je n'ai jamais pris d'EPO ni aucune substance interdite. Depuis le début de ma carrière, j'ai dépensé presque plus d'énergie à me défendre des accusations de dopage qu'à courir. Cette nouvelle affaire va évidemment achever de me représenter comme une super dopée, ai-je le choix de tout arrêter ?

Vous semblez étonnamment sereine...

J'ai eu le temps de pleurer toutes mes larmes depuis la fin août. Je ramasse maintenant mes énergies pour ma dernière bataille qui sera juridique, qui sera pour laver mon nom.

L'affaire remonte au 25 juillet dernier à Altoona, en Pennsylvanie, au soir de la première étape du Tour de Toona, un contre-la-montre très court. Test inopiné (d'urine) par les agents de la USDA, l'Agence antidopage américaine.
Deux jours et demi après, dans la même course, autre contrôle inopiné cette fois par des gens de l'Union cycliste internationale, un pur hasard. Les petites fioles des deux tests se retrouvent à Los Angeles au seul labo accrédité aux États-Unis, celui de UCLA, où règne Don Catlin (le tombeur de Balco).

Geneviève gagne le Tour de Toona et commence à se préparer pour les Championnats du monde quand, fin août, le ciel lui tombe sur la tête : l'échantillon A du premier test est positif, à 100 %. Au téléphone, Geneviève en rajoute : En fait, j'étais positive à 125 % ! Full EPO comme si je venais d'en prendre une dose massive cinq minutes avant le départ.

Elle se rend à Los Angeles pour assister à l'analyse de l'échantillon B. Elle est accompagnée de son père. Échantillon B complètement positif aussi. Ils sont reçus fraîchement par Catlin qui refuse de répondre à leurs questions. Geneviève en a pourtant beaucoup à poser. Elle vient de se rappeler du cas Rutger Beke, un triathlète belge trouvé positif comme elle, et testé positif comme elle après un effort anaérobique (violent et court). Beke, très officiellement reconnu comme est suspendue à vie faux-positif, a été blanchi. Un cas qui a suffisamment jeté de doute sur le test pipi-EPO pour que Jacques Rogge, président du Comité international olympique, se mouille, reconnaisse qu'il s'agit d'une rare et très particulière exception, tout en réaffirmant que le test pipi-EPO de l'Agence mondiale -le seul reconnu- est complètement fiable.

Revenons à Geneviève. Positive, elle a trois semaines pour présenter une défense écrite au «Review Board». Me Jean-Pierre Bertrand, avocat et ami de Geneviève, a obtenu d'outrepasser ce délai, la défense écrite, étayée de nombreuses et savantes études d'experts a été remise au Review Board le 21 décembre. Sur la promesse que Geneviève ne se présenterait à aucune course, Me Bertrand avait aussi obtenu que les médias ne soient pas informés tant que le Review Board n'aurait pas rendu son verdict.

Ce qu'il vient de faire : coupable de dopage à l'EPO.

Mais pourquoi recommander une suspension à vie ?

Parce que c'est le règlement après une seconde offense. Dans une précédente affaire (la Flèche Wallonne, voir le tableau des affaires), Geneviève n'avait reçu qu'un avertissement et une amende. Dans la pratique, cela équivalait à peu de chose. Dans la perspective d'une récidive, cela avait pourtant valeur d'une première offense. D'où cette suspension à vie.

Et maintenant ? Maintenant, le clan Geneviève en appelle de la décision du Review Board. L'instance suivante, appelée la AAA, sera formée de trois arbitres indépendants qui viendront entendre les parties à Montréal au début du printemps. C'est cette même AAA qui n'avait donné qu'un avertissement et une amende à Jeanson dans l'affaire, évoquée ci-dessus, de la Flèche Wallonne.

Si la AAA confirme la décision du Review Board, alors il faudra aller au TAS à Genève, le Tribunal Arbitral. Combien de fois d'ici là Geneviève aura-t-elle à répéter : Je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite ?
Combien la croient encore ?

Geneviève fait valoir que le second test, celui de l'UCI, venu 60 heures après le premier, et analysé au même labo, est négatif. Zéro EPO. «Comment je peux être pleine d'EPO et n'en garder aucune trace 60 heures plus tard ?», demande-t-elle. Les mêmes experts qui ont mené avec succès la bataille pour le triathlète belge affirment qu'il est mathématiquement impossible d'être négatif à 0 %, 60 heures après avoir été positif à 100 %.

Complètement faux affirment d'autres experts tout aussi experts. Il est tout à fait possible de faire disparaître toute trace d'EPO en 60 heures, soit par transfusion, soit que l'EPO disparaisse d'elle-même : le corps cesse d'en fabriquer quand il en a assez...

Comment croire maintenant que les quatre affaires, toutes possiblement reliées à l'EPO qui ont assombri le parcours de Geneviève Jeanson depuis le début ou presque de sa carrière, comment croire encore qu'elles sont dues au hasard ? Admettons qu'elle est, comme ce triathlète belge, une fausse-positive naturelle, une exception, un cas rare, admettons que, comme lui, elle produise une protéine qui sera lue sur les bandes comme étant de l'EPO, admettons sa nature très particulière.

Mais à Hamilton alors ? Quand elle a pété la balloune à Hamilton (56 de taux d'hématocrite), on avait suggéré aussi que sa nature particulière était à l'origine de son intempestive production d'oxygène. Son sang devait être spécial, avançait-on.

Des urines spéciales. Un sang spécial. Cela commence à faire beaucoup de singularités pour la même petite fille.

Cela lui a fait, en tout cas, une carrière bien mouvementée. Révélée au public en 1999 alors qu'elle devient double championne du monde junior à Vérone, elle s'embourbe dans sa première affaire de dopage dès 2001, affaire toujours pendante d'ailleurs, l'affaire du docteur Duquette. Puis ce seront les Championnats du monde à Hamilton et son éviction de la course sur route. Puis ce sera le faux pas de la Flèche Wallonne dont elle se tire par un miracle et dont on n'a peut-être pas tout dit. Enfin ce Tour de Toona qui sera, on l'espère, le point final. C'est assez. Ou elle est dopée et décidément bien maladroite. Ou elle ne l'est pas et c'est trop d'injustice.

Fille d'ombres et de lumières, il y aura eu deux Geneviève. Celle qui court, limpide, lumineuse, sans équivoque, la Reine du mont Royal qui dépose ses adversaires à 300 mètres de la ligne et s'envole vers la victoire. Et l'autre, dissimulée, qui se dérobe même aux questions les plus anodines, qui ne trouve sa clarté que pour nous asséner :

Je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite.

En reste-t-il pour la croire ?

Source de l'article  http://www.cyberpresse.ca

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Lundi 10 décembre 2007

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La star déchue du cyclisme allemand, Jan Ullrich, aurait consulté dès 2003 Eufemiano Fuentes, le médecin espagnol au coeur du réseau de dopage sanguin démantelé au printemps 2006, rapporte dans son édition à paraître lundi l'hebdomadaire allemand Focus.

Selon le magazine, la justice allemande, qui instruit une plainte pour escroquerie contre Ullrich, a saisi des reçus et documents de voyage montrant que le vainqueur du Tour de France en 1997 se rendait régulièrement à partir de 2003 à Madrid où le Dr Fuentes avait son cabinet.

Ullrich avait été licencié en juillet 2006 par T-Mobile après son implication dans l'affaire Fuentes. Le coureur allemand, qui a mis un terme à sa carrière en février, a toujours nié avoir eu recours au dopage.

Le parquet de Bonn (ouest de l'Allemagne) a déjà établi qu'Ullrich avait entreposé des poches de son sang dans le cabinet du Dr Fuentes et qu'il lui avait versé 25.000 euros en 2004.

Selon Focus, les enquêteurs ont également trouvé des reçus prouvant qu'Ullrich avait payé 55.000 euros en 2006 pour les services de Fuentes.

Le médecin espagnol doit être prochainement entendu par le tribunal de grande instance d'Hambourg dans une autre affaire concernant Jan Ullrich, qui a porté plainte pour diffamation contre un expert allemand de la lutte antidopage.

Fuentes a toutefois affirmé cette semaine dans la presse italienne que "la justice allemande devra venir (en Espagne) le chercher." (AFP)

Ma source est http://www.tsr.ch/tsr


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Mardi 30 octobre 2007
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Je pense que cela vaut vraiment la peine de lire ce livre ! Perso, je ne l'ai pas encore lu.
Et vous vous l'avez lu ? qu'elle est votre avis ?



Vie et mort de Marco Pantani

Philippe Brunel

Jamais un cycliste n'a gravi les montagnes avec une telle aisance. Jamais un cycliste n'est tombé de si haut, si vite. Marco Pantani, ange et démon du peloton des années EPO, est mort d'une overdose de cocaïne le 14 février 2004, dans une chambre d'hôtel de Rimini (Italie). L'épilogue d'une descente aux enfers entamée cinq ans plus tôt, quand le grimpeur au bandana, sur le point de gagner le Giro, fut banni de l'épreuve et désigné à l'opprobre des tifosi. De rage, il sciera son vélo. Autant dire la branche sur laquelle il était assis.

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Philippe Brunel, journaliste à L'Equipe, retrace, d'une plume sombre et inspirée, l'inexorable déchéance du champion ailé. Spécialiste du cyclisme et de l'Italie, il n'a pas son pareil pour dépeindre les destins en clair-obscur et les légendes à double fond. Tout au long de ce roman vrai, le drapeau noir flotte sur la vie de celui que les foules surnommaient «le Pirate». Mais Brunel ne trace pas seulement le portrait d'un être dépressif à l'entourage dépravé. Il se livre à une contre-enquête aussi haletante qu'un thriller dont il ressort que la thèse policière de l'accident résiste mal à une revue minutieuse des faits et des témoins.

S'il est impossible de conclure, de façon formelle, à un homicide, on comprend que Pantani gênait beaucoup de monde, des éminences du cyclisme italien aux malfrats de la Riviera adriatica. L'auteur, qui fut son intime, raconte qu'un jour où il avait échoué à lâcher un adversaire dans l'ascension d'un col, le vainqueur du Tour 1998 en arracha le diamant qu'il portait à l'oreille. Le campionissimo de Cesenatico savait aller au-delà de la souffrance. Sur son vélo comme dans la vie. Il en est mort.

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Henri Haget

Ma source est http://www.tv5.org

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Jeudi 27 septembre 2007
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Article du 26 septembre 2007


Bettini aurait fourni des produits dopants à Sinkewitz L'Italien Paolo Bettini, champion du monde en titre de cyclisme, aurait fourni des produits dopants à l'Allemand Patrik Sinkewitz, contrôlé positif à la testostérone en juin, rapporte mercredi la chaîne de télévision allemande ZDF en marge des Mondiaux-2007 de Stuttgart.


La ZDF indique dans un communiqué avoir eu accès à un document dans lequel Sinkewitz reconnaît s'être procuré auprès de Bettini, son ancien coéquipier chez Mapei/Quick Step, un produit portant le nom de "Testogel". "Des coureurs italiens m'ont aussi fourni ce Testogel, on peut nommer Bramati et Bettini", indique le document auquel la chaîne de télévision a eu accès. Informé des accusations de son ancien coéquipier, Bettini, en partance pour Stuttgart à l'aéroport de Venise, a aussitôt joint par téléphone Sinkewitz, selon l'agence de presse italienne Ansa. L'Allemand l'a assuré qu'il n'avait jamais tenu de tels propos. "Si comme tu le dis, tu n'as pas fait ces déclarations, démens-les immédiatement. Si en revanche, tu les as faites, tu devras en assumer la responsabilité. Tu n'as parlé à personne ?

Mais d'où sort cette histoire alors ?", a déclaré Bettini, selon Ansa qui a retranscrit les propos tenus par l'Italien lors de sa conversation téléphonique avec Sinkewitz. Sinkewitz, 26 ans, a été contrôlé positif à la testostérone le 8 juin lors d'un stage de préparation au Tour de France 2007: il a depuis admis avoir utilisé un gel à base de testostérone. Le coureur allemand, qui a été licencié par son équipe T-Mobile, fait l'objet d'une plainte pour escroquerie: son domicile, près de Fulda (centre-ouest), a été perquisitionné par la police début août. Sinkewitz a été sous contrat de 2001 à 2005 avec Mapei/Quick-Step, dont est issue la formation actuelle de Bettini, qui fut aussi celle de Davide Bramati de 2003 à 2006. Bettini, champion olympique à Athènes qui remet son titre mondial en jeu dimanche, est déjà au coeur d'une polémique à Stuttgart après avoir refusé de signer "l'engagement pour un cyclisme propre" de l'Union cycliste internationale.

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Vendredi 21 septembre 2007
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Article du 20 septembre 2007


Le cycliste américain, leader la formation helvétique Phonak aux moments des faits, avait fait usage de testostérone synthétique lors de son succès sur les routes de France.

Cette décision, prononcée quatre mois après l'audition de Landis aux Etats-Unis, est susceptible d'appel devant le Tribunal arbitral du Sport (TAS). Selon les documents obtenus par l'agence Associated Press, la décision a été prononcée à deux voix contre une.


Floyd Landis, qui a nié à plusieurs reprises s'être dopé, devrait donc être déchu de sa victoire sur le Tour. Il est soumis à une suspension de deux ans, rétroactive au 30 janvier 2007.
Pat McQuaid: "justice a été faite"
La décision intervient plus d'un an après le retour phénoménal de Landis dans la 17e étape du Tour 2006, une performance que beaucoup d'observateurs avaient trouvée surnaturelle. Ce jour-là, s'envolant vers Morzine, Landis avait repris près de huit minutes et avait ensuite remporté la course de trois semaines.

"Tout ce que je peux dire, c'est que justice a été faite", a déclaré le président de l'UCI, Pat McQuaid, joint par téléphone. "Nous allons maintenant attendre de voir s'il fait appel devant le TAS. Ce n'est pas une grande surprise par rapport à l'évolution des choses."

Landis avait insisté pour que son audition soit publique, non seulement pour prouver son innocence, mais aussi pour discréditer l'USADA et le laboratoire français de Châtenay-Malabry (LNDD), où son urine a été analysée.
Pereiro sacré vainqueur par l'UCI
L'Espagnol Oscar Pereiro est le vainqueur du Tour de France 2006 après la décision des autorités américaines de sanctionner Floyd Landis pour dopage, a-t-on appris jeudi soir auprès de l'Union cycliste internationale (UCI).

"On peut déclarer dès maintenant Pereiro vainqueur sans attendre un éventuel appel de Landis devant le Tribunal arbitral du sport (TAS)", a déclaré à l'AFP le président de l'UCI, l'Irlandais Pat McQuaid. Pereiro a terminé le Tour 2006 à la 2e place, 57 secondes derrière Landis.
Laboratoire: rigueur pointée du doigt
Les arbitres, tout en suspendant Landis, ont critiqué certains aspects du travail du laboratoire français. "La commission trouve que les pratiques du labo dans la formation de ses employés semblent manquer de la rigueur attendue en de telles circonstances étant donnée les énormes conséquences sur les athlètes" d'une conclusion analytique contraire, ont écrit les arbitres, répétant à plusieurs reprises que les erreurs du labo n'étaient pas suffisantes pour annuler un résultat positif. Mais les arbitres ont lancé un avertissement.

"Si de telles pratiques se perpétuent, il se pourrait à l'avenir qu'une erreur comme celle-là puisse déboucher sur un renvoi." Selon Christopher Campbell, qui a voté contre la suspension, le dossier Landis aurait dû être renvoyé. "Les documents fournis par le LNDD sont tellement truffés d'erreurs qu'ils ne supportent pas un examen contradictoire", a-t-il écrit. "M. Landis devrait être déclaré innocent."

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