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CONTRE LE DOPAGE
Articles récents

Martial Saugy réfute avoir aidé Lance Armstrong

11 Janvier 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

 

http://www.lessentiel.lu/dyim/11ac50/B.M600,1000/images/content/2/1/5/21551579/3/topelement.jpg

 

 

Martial Saugy, le directeur du Laboratoire suisse d'analyse du dopage (LAD) à Epalinges, a bien rencontré Lance Armstrong mais à aucun moment, il ne lui a donné les clés pour échapper à la détection de l'EPO, a-t-il affirmé devant la presse vendredi. Le Dr Saugy estime n'avoir pas commis d'erreur ni de maladresse dans cette affaire.

Le directeur du LAD a été mis en cause cette semaine dans une émission d'une télévision américaine par le patron de l'agence antidopage aux Etats-Unis (USADA), Travis Tygart, qui l'a accusé d'avoir donné au champion déchu du Tour de France Lance Amstrong les moyens de contourner les contrôles antidopage.

 

"Une rencontre a bien eu lieu, avant le départ du Tour de France 2002 à Luxembourg, avec Lance Armstrong, le médecin de l'UCI et Johan Bruyneel (alors manager de la formation US Postal)", a relevé Martial Saugy. "Cela n'est pas nouveau."

Le Dr Saugy a rencontré le cycliste sur mandat de l'UCI, qui souhaitait qu'une "présentation" scientifique soit faite à un champion qui comptait dans le peloton. Cette présentation, parfaitement admise dans le monde de la recherche, s'inscrivait dans un souci de transparence, a souligné M. Saugy.

 

"C'est un droit fondamental qu'ont les sportifs de connaître les bases scientifiques des analyses" sur lesquelles ils peuvent être amenés à être jugés, a souligné le patron du LAD. "Mais ai-je, à l'occasion de cette rencontre (avec Armstrong), donné les clés pour contourner les contrôles? La réponse est claire: Non", a-t-il assuré.

Martial Saugy invite aussi à se resituer dans le contexte de l'époque, où régnait un "climat délétère", chargé de suspicion face à la fiabilité des contrôles. Le cycliste danois Bo Hamburger avait, ainsi, été innocenté par le Tribunal arbitral du sport (avant de faire ses aveux des années plus tard).

 

Dans ce contexte, il convenait de s'expliquer - en leur parlant des méthodes sans rien trahir - face aux sportifs. "Je reste persuadé que c'était la chose à faire. J'ai tout fait de bonne foi et n'ai pas non plus été naïf", a relevé le Dr Saugy.

Et d'avancer un argument choc: "La lutte antidopage, c'est l'objectif de notre vie. Ce serait paradoxal que le laboratoire dise au sportif comment échapper aux contrôles!".

 

Le directeur du LAD parle d'un malentendu de la part de Travis Tygart. Ce dernier aurait mal interprété un hochement de tête que Martial Saugy aurait pu faire à une question que le patron américain de l'USADA lui aurait posée lors d'une rencontre, quand il lui aurait demandé s'il avait donné les clés à Armstrong. "Il (M. Tygart) ne peut même pas m'avoir posé la question de cette manière. Il doit sûrement avoir certaines déficiences dans ses souvenirs", a estimé Martial Saugy.

Celui-ci dit avoir de bons rapports avec Travis Tygart. Il va le contacter pour des explications dès que les remous se seront apaisés. Avec Lance Armstrong en revanche, le Dr Saugy relève n'avoir "aucune relation personnelle" et ne l'avoir rencontré qu'une seule fois, durant 20 à 25 minutes.

 

"J'ai été très surpris de voir la résonance prise par cette affaire, ressortie à partir d'une observation lors d'un dîner léger" (entre lui-même et Travis Tygart), a ajouté M. Saugy, qui a le soutien de ses collaborateurs: "Je n'ai aucun doute sur la probité du laboratoire et du Dr Saugy", a souligné le Dr Neil Robinson, responsable du passeport biologique au LAD.

L'offensive de Travis Tygart s'inscrit dans une période décisive dans la lutte antidopage outre-Atlantique, qui pourrait causer des soucis à l'UCI.

 

Source et date de la'rticle  TDG.ch  11.01.2013

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EN DIRECT ! Le Dr Saugy répond à l’Usada en direct

11 Janvier 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

  http://static.a-z.ch/__ip/fBwQ0oChYT0nJS5CiU8I4qT1EGM/5af8f155f50ac0f0ab2c9c0da946d064d3d6aed5/assetRelationTeaser-detail/sport/radsport/die-vorwuerfe-gegen-den-leiter-des-lausanner-dopinglabors-sind-nicht-neu-125891730

 

VIDEO EN DIRECT

 

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Dopage, Martial Saugy va s'expliquer

11 Janvier 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://files.newsnetz.ch/story/2/4/4/24419190/1/topelement.jpg

 

Le directeur du laboratoire antidopage de Lausanne a été accusé par le président de l'Agence américaine antidopage d'avoir «donné les clés» du test de détection de l'EPO au cycliste.

Martial Saugy donnera une conférence de presse vendredi 11 janvier à 13h30 au Laboratoire antidopage de Lausanne.

 

Le président de l’Agence américaine antidopage (Usada), Travis Tygart, a adressé de graves accusations à son encontre. Selon le boss de l’Usada, Martial Saugy aurait «donné les clés» du test de détection de l’EPO à Lance Armstrong après un résultat suspect au Tour de Suisse 2001.

Travis Tygart a abordé dans l’émission «60 Minutes Sports», diffusée sur la chaîne Showtime, certains aspects de l’enquête de l’Usada qui a entraîné la chute d’Armstrong.

 

Il a notamment raconté avoir parlé avec Martial Saugy lors d’un dîner en 2010: «Il s’est assis à côté de moi et m’a dit: ’Travis, il y a un échantillon d’Armstrong (du Tour de Suisse 2001) qui indiquait qu’il utilisait de l’EPO’. Il (M. Saugy) nous a aussi dit qu’il lui avait été ordonné par l’UCI de rencontrer Armstrong et (le manager de l’US Postal) Johan Bruyneel (en 2002) pour leur expliquer la méthode de détection de l’EPO, chose inédite pour lui», a relevé Tygart.

«Alors je lui demandé: ’Avez-vous donné à Lance Armstrong et Johan Bruyneel les clés pour battre les test de l’EPO ?’. Et il a hoché la tête pour dire oui», a-t-il continué, avant d’ajouter: «Martial Saugy leur a expliqué, juste à eux deux. Autant que je sache, c’est sans précédent. C’est totalement incorrect de rencontrer un sportif au résultat suspect et lui expliquer comment le test fonctionne.»

 

En octobre dernier, Martial Saugy invitait à replacer cette saga dans le cadre de la lutte antidopage du début des années 2000. Avec d’un côté, les fédérations sportives aux moyens d’action beaucoup plus limités qu’aujourd’hui hésitant entre prévention et répression, et de l’autre, les athlètes demandant plus d’explications sur des méthodes scientifiques qui pouvaient leur donner un carton rouge et compromettre ainsi leur carrière, parfois à tort.

Si la mise au point du test EPO par le Laboratoire de Paris en 2000 a été une étape fondamentale, la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) de blanchir le Danois Bo Hamburger, au motif que la probabilité de positivité était insuffisante, avait en effet incité à être extrêmement solide dans les procédures.

 

«La politique de l’UCI à l’époque était, en cas de résultats anormaux et surtout quand il s’agissait de coureurs importants, de les convoquer et de leur demander des explications. C’était leur approche de la prévention», avait rappelé Martial Saugy.

«L’UCI m’a dit fin juin 2002: ’on a averti le coureur pour lequel vous aviez un résultat suspect en 2001, il a donné un autre résultat suspect rendu par un autre laboratoire et il aimerait savoir par quelle méthode il est jugé’. Ce coureur, c’était Armstrong, c’est là que je l’ai appris», avait raconté Martial Saugy.

 

Outre ses accusations envers Martial Saugy, Travis Tygart a abordé d’autres aspects de son enquête, et notamment les menaces de mort dont il a été victime. «La pire étant probablement qu’on allait me mettre une balle dans la tête», a-t-il dit, ajoutant qu’il avait mis le FBI sur l’affaire. Pour lui, le «programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l’histoire du sport», comme écrit dans le rapport accablant sur lequel l’Usada a basé ses sanctions, était partiellement géré comme une «mafia».

 

Friand de formules chocs, Tygart a affirmé que les six échantillons d’Armstrong datant de sa première victoire au Tour de France, en 1999, étaient «tous flamboyant positifs» quand ils ont testés pour l’EPO en 2005.

Le nouveau chevalier blanc de la lutte antidopage a encore jeté une pierre dans le jardin de l’UCI en jugeant «totalement inapproprié» les 125’000 dollars de dons d’Armstrong acceptés par les dirigeants cyclistes de l’époque. Tygart a lui-même assuré avoir refusé en 2004 un don de 250’000 dollars qu’Armstrong voulait faire à l’Usada par l’intermédiaire d’un représentant. Un avocat d’Armstrong s’était empressé de nier une accusation impliquant qu’il achetait le silence des institutions.

 

Après avoir nié en bloc pendant près de dix ans, Armstrong s’apprêterait à changer de stratégie, comme l’a avancé le New York Times la semaine dernière. L’Américain de 41 ans serait tenté de passer aux aveux et de convaincre des autorités antidopage de lever sa radiation à vie pour lui permettrait de reprendre la compétition, notamment en triathlon. Il passera à la télévision le 17 janvier pour un entretien avec Oprah Winfrey enregistré à l’avance mais garanti «sans concession» par l’ex reine de l’audimat, dont le plateau a longtemps été un lieu de confession.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  11.01.2013

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Un labo lausannois accusé dans l'affaire Armstrong

10 Janvier 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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Le président de l'Agence américaine antidopage Travis Tygart estime que le directeur du laboratoire de Lausanne, Martial Saugy, a «donné les clés» du test de détection de l'EPO à Lance Armstrong après son résultat suspect au Tour de Suisse 2001.

 

Contacté ce jeudi matin par la RTS, Martial Saugy a mis en avant son «devoir de réserve» qui lui «interdit de s'exprimer et de réagir à ces accusations».

Président de l'Agence américaine antidopage, Travis Tygart a abordé mercredi dans l'émission «60 Minutes Sports», diffusée sur la chaîne américaine Showtime, certains aspects de l'enquête de l'Usada qui a entraîné la chute d'Armstrong, privé de sept victoires dans le Tour de France.

Le patron de la lutte antidopage aux Etats-Unis raconte notamment avoir parlé avec Martial Saugy lors d'un dîner en 2010.

 

«Il s'est assis à côté de moi et m'a dit: "Travis, il y a un échantillon de Lance Armstrong (n.d.l.r.: du Tour de Suisse 2001) qui indiquait que Lance Armstrong utilisait de l'EPO". Il (n.d.l.r.: Martial Saugy) nous a aussi dit qu'il lui avait été ordonné (n.d.l.r.: en 2002) par l'UCI (Union cycliste internationale) de rencontrer Lance Armstrong et le manager de l'US Postal Johan Bruyneel pour leur expliquer la méthode de détection de l'EPO, chose inédite pour lui.»

«Alors je lui demandé: "Avez-vous donné à Lance Armstrong et Johan Bruyneel les clés pour battre les test de l'EPO?". Et il a hoché la tête pour dire oui. Martial Saugy leur a expliqué, juste à eux deux. Autant que je sache, c'est sans précédent. C'est totalement incorrect de rencontrer un sportif au résultat suspect et lui expliquer comment le test fonctionne», a ajouté Travis Tygart.

 

Cet échantillon est l'un des nombreux éléments avancés dans l'épais dossier à charge de l'Usada, qui sous-entend que ce test aurait pu être déclaré positif avec les critères moins conservateurs désormais en vigueur.

En octobre, Martial Saugy a expliqué qu'un test d'Armstrong au Tour de Suisse 2001 avait bien donné un résultat suspect mais que «jamais» il ne pouvait être qualifié de positif à l'EPO, même aujourd'hui.

Lors de l'émission, Travis Tygart a en outre affirmé que les six échantillons d'Armstrong datant de sa première victoire au Tour de France, en 1999, étaient «tous positifs de manière flagrante (n.d.l.r.: flaming positive)» à l'EPO après avoir été testés en 2005.

Le boss de l'Usada, qui avait déjà avoué avoir reçu des menaces de mort anonymes durant l'enquête, a aussi expliqué à «60 minutes»: «Le pire était probablement qu'on allait me mettre une balle dans la tête.»

Dans un extrait de l'émission diffusé mardi, Travis Tygart a assuré qu'Armstrong avait tenté en 2004, par l'intermédiaire d'un représentant, de faire un don de l'ordre de 250'000 dollars (230'000 francs) à l'Usada. Un élément immédiatement réfuté par Tim Herman, un avocat de l'ancien cycliste.

 

Lance Armstrong, qui a toujours nié s'être dopé, s'exprimera «sans concession» le 17 janvier à la télévision face à l'animatrice vedette Oprah Winfrey, dans un entretien au cours duquel il pourrait passer aux aveux avec l'objectif d'essayer d'obtenir des autorités antidopage la levée de sa radiation à vie.

Le New York Times a récemment révélé qu'Armstrong avait rencontré Travis Tygart dans cette optique, mais le patron de l'Usada n'aborde pas ce sujet dans l'émission de mercredi, enregistrée avant la publication de cette information.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  10.01.2013

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Lance Armstrong penserait aux aveux pour reprendre la compétition

6 Janvier 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://i.huffpost.com/gen/928016/thumbs/r-ARMSTRONG-DOPAGE-large570.jpg?6

 

Lance Armstrong, déchu cet automne de ses sept victoires dans le Tour de France pour cause de dopage, évaluerait la possibilité de passer aux aveux afin de pouvoir reprendre une activité dans le sport de compétition, indiquait vendredi 4 janvier le site internet du New York Times.

 

L'ancien homme fort du cyclisme, âgé de 41 ans, a toujours nié s'être dopé mais aurait confié à des proches et des acteurs de la lutte antidopage qu'il pensait à avouer publiquement son passé pour essayer d'obtenir la levée par les autorités antidopage de sa radiation à vie prononcée cet automne.

Tim Herman, un des avocats de l'Américain, a toutefois indiqué au quotidien qu'il n'était pas au courant des projets d'Armstrong. "Je ne sais rien à ce propos, a-t-il dit. Je suppose que tout est possible, c'est certain. Mais ce n'est pas vraiment d'actualité".

Selon le New York Times, le Texan aurait notamment discuté avec Travis Tygart, le président de l'Agence américaine antidopage, et chercherait à rencontrer David Howman, le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Le code mondial antidopage prévoit la possibilité d'une réduction de peine en cas de collaboration avec les autorités antidopage.

Armstrong était activement impliqué dans le triathlon de compétition depuis près de deux ans et était sur le point de participer à son premier "Ironman", à Nice (France), quand en juin l'Usada l'a officiellement accusé de dopage.

 

En septembre, l'Usada a détaillé dans un rapport explosif, principalement basé sur des témoignages d'anciens coéquipiers, que l'Américain s'était dopé durant l'essentiel de sa carrière et avait forcé d'autres à le faire.

Ce rapport avait provoqué une onde de choc mondiale et avait vu Armstrong, lâché par ses sponsors, prendre ses distances avec la fondation de lutte contre le cancer (Livestrong) qu'il avait fondée après avoir vaincu cette maladie.

Selon le New York Times, de riches contributeurs de Livestrong tenteraient de le convaincre d'avouer afin de préserver la crédibilité de l'organisation.

 

En octobre, l'Union cycliste internationale (UCI) avait confirmé la perte de la plupart de ses titres, dont les sept consécutivement gagnés dans le Tour de France (1999-2005), et sa radiation à vie. Armstrong, qui avait jusqu'au 27 décembre pour faire appel, n'avait pas contesté cette décision. Le Texan avait déclaré en août qu'il renonçait à combattre toute accusation de dopage.

 

Il doit faire face à deux procès au civil, l'un de la société d'assurances américaine SCA Promotions et l'autre du journal britannique The Sunday Times, et à une plainte devant un tribunal fédéral, initiée sur dénonciation de son ancien coéquipier Floyd Landis, pour fraude dans l'usage d'argent public.

Le Comité international olympique (CIO) devrait prochainement demander à Armstrong de rendre sa médaille de bronze du contre-la-montre des JO-2000.

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr   05.01.2013

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Le tennis et le dopage

4 Janvier 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Tennis

http://blogues.lapresse.ca/tennis/files/2012/07/serena1.JPG

 

Une lectrice se pose beaucoup de questions sur l’usage de produits dopants à l’ATP et à la WTA. Ses soupçons portent principalement sur Serena Williams. «Comment peut-on ne pas jouer pendant des mois puis revenir au jeu et pulvériser ses adversaires? demande Johanne. Comment peut-on faire une embolie pulmonaire à 29 ans? Comment peut-on servir à près de 120 milles à l’heure comme les hommes? Comment peut-on avoir une telle musculature sans s’aider d’une manière ou d’une autre?»

 Johanne serait particulièrement déçue si elle apprenait que Roger Federer, son favori, utilise des produits dopants. Mais elle ne serait pas surprise outre mesure si Rafael Nadal le faisait.
«Est-ce que le programme de dépistage du tennis professionnel est vraiment à la hauteur? demande-t-elle enfin.

 

ous posez de grandes et graves questions, lui ai-je répondu. Je m’en pose aussi, mais je n’ai pas plus de réponses que vous. Il est vrai que Serena Williams et Rafael Nadal sont souvent montrés du doigt. Il suffit de naviguer un peu sur la Toile pour s’en convaincre. Et dans le cas du Majorquin, son forfait des Jeux n’a rien fait pour dissiper les doutes. Bien au contraire. Mais des tonnes de soupçons ne font pas une seule preuve. Tout notre système de justice repose sur la présomption d’innocence. Je crois profondément à ce principe, sans lequel bien des innocents auraient été condamnés. C’est pourquoi j’ai toujours fait preuve de prudence dans ce dossier. C’est pourquoi j’ai toujours refusé qu’on accuse Serena ou Rafa sur ce blogue.

 

En principe, l’ATP et la WTA ont un bon programme de dépistage, mais en principe seulement. Car les résultats des tests appartiennent à ces deux associations, qui peuvent décider de les révéler ou, au contraire, de les cacher.

Jusqu’ici, l’ATP et la WTA ont dévoilé peu de cas positifs. Il s’agissait souvent de joueurs secondaires. Les cas impliquant des joueurs importants étaient surtout reliés à des drogues récréatives. Pas de grands scandales donc.

De deux choses l’une : ou le tennis est un sport propre, propre, propre, ou on nous cache les résultats. À moins qu’il n’y ait une troisième hypothèse : on ne cherche pas fort à découvrir ce qui cloche.

Pour ma part, je ne crois pas que le tennis soit tout à fait «clean». Je suis convaincu que les responsables cherchent surtout à protéger la réputation de leur sport. En voici deux exemples éloquents.

 

Andre Agassi, après un test positif au crystal meth, a fait gober à l’ATP qu’un de ses assistants avait mis par erreur cette drogue dans ses boissons. C’était faux. Agassi lui-même a révélé le mensonge dans son autobiographie. Mais les bonzes de l’ATP se sont empressés de le croire. Quelques années plus tard, ils ont avalé avec le même enthousiasme une autre couleuvre : le récit de Richard Gasquet, qui a prétendu que les traces de cocaïne dans son organisme venaient d’un baiser donné à une femme droguée.

 

Dans les deux cas, il s’agissait de drogues récréatives. Ni Agassi ni Gasquet ne s’étaient dopés pour améliorer leurs performances. Mais si l’ATP a préféré fermer les yeux dans ces cas mineurs, pourquoi les ouvrirait-elle dans le cas d’une grande vedette qui, par exemple, aurait consommé des stéroïdes?

Je ne fais pas partie des cyniques qui estiment que tous les sportifs de haut niveau se dopent. Je suis même enclin à penser que la plupart des tennismen sont propres. Mais tous? J’en serais étonné.

 

Menée 6-2, 5-2, Stéphanie Dubois a jeté l’éponge au Challenger de Granby hier. La championne en titre, détrônée par la jeune sensation Eugénie Bouchard (ci-contre), a allégué une blessure à un pied, ce qui était sans doute vrai.

Ce qui m’a fait tiquer par contre, c’est le moment choisi pour abandonner. Dubois a prétexté l’avoir fait «par mesure préventive à l’approche des Jeux olympiques de Londres et de la Coupe Rogers». Je veux bien croire que les Jeux et la Coupe sont bien plus importants qu’un Challenger de province. Mais il ne restait qu’un petit jeu à disputer. La perdante aurait pu envoyer quatre balles dans le filet et laisser la gagnante savourer son heure de gloire, non! Si elle traînait cette blessure depuis un bon moment, comme elle l’a dit, elle pouvait bien endurer la douleur un jeu de plus.

Je me trompe peut-être, mais il me semble que ce n’est pas son pied que Dubois a cherché à protéger, mais son image. Abandonner, c’était une façon de dire haut et fort : «Si j’ai perdu contre cette petite, c’est uniquement parce que j’étais blessée.»

 

Source et date de l'article  LaPresse.ca  23.07.2012

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BONNE ANNEE 2013 !!

1 Janvier 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Accueil

Contre le dopage vous souhaite une Bonne Année 2013 !! Merci à tous pour votre participation sur mon blog ! Je souhaite vraiment que durant l'année 2013 la lutte contre le dopage fasse sont travail !
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Armstrong fait-il peur à Nadal ?

30 Décembre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Tennis

http://yourvolleyssuck.files.wordpress.com/2011/06/rafael-nadal.jpg?w=529http://www.washingtonpost.com/rf/image_606w/2010-2019/WashingtonPost/2012/10/17/Sports/Images/2012-10-11T053920Z_01_SIN601_RTRIDSP_3_CYCLING-ARMSTRONG-DOPING-6053.jpg

 

Le forfait surprise aux JO du septuple vainqueur de Roland-Garros pose bien des questions. Et la réponse pourrait se trouver dans les déboires actuels d’un autre septuple vainqueur, du Tour de France celui-là ...

 

Mais quelle mouche a donc piqué Rafael Nadal hier après-midi? Une semaine après avoir paradé devant les caméras de la télévision espagnole en arborant fièrement le drapeau national, ce qui devait être une répétition générale avant une parade autrement plus significative à Londres le 27 juillet prochain, voilà que le Majorquin jette l’éponge. La mort dans l’âme évidemment. La faute à une méchante tendinite au genou gauche qui - il ne l’a pas dit, mais il faut être idiot pour ne pas l’avoir compris - l’avait déjà éliminé prématurément de Wimbledon. Parce que pour ceux qui suivent la carrière de Nadal depuis le début, il y a comme un sentiment désagréable de déjà-vu qui frise l’exaspération.

Qu’on se le dise, la valse du Nadal vaincuest une tragi-comédie qui se danse en trois temps. Le premier, le plus touchant car teintéd’une vraie sincérité, a lieu en conférence de presse d’après match et peut se résumer ainsi:"si Rosol m’a sorti, c’estqu’il était juste plus fort que moi aujourd’hui". Puis vient le deuxième temps, celui de la blessure. Intervenant en général 4 ou 5 jours après la défaite honnie,ce procédépermet d’expliquer l’inexplicable - la défaite donc - sans jamais le dire ouvertement. Aux auditeurs de comprendre.Voilà quidoit faire plaisir à Rosol qui jurerait pourtant avoir vu son adversaire du jour cavaler comme un lapin de la première à la dernière balle du match. Comme cela avait probablement fait plaisir à Söderling en 2009 qui, après avoir joué le match de sa vie, s’était entendu dire qu’en fait c’était pour de semblant, que le vrai Nadal n’était pas sur le court ce jour-là, que là c’était juste son ombre blessée et incapable de défendre ses chances. Reconnaissons que ça peut agacer. Pour qui a déjà souffert de tendinites- tel votre serviteur qui les a collectionnées vingt annnées durant-,ce quiest frappant avant tout est son caractère progressif. Contrairement à un claquage ou d’autres pathologies, la douleurs’éveille au fil des jours et finit par devenir un handicaprédhibitoire pour tout match de tennis. En gros, une tendinite ne vous fait souffrir au point de vous empêcher de vous entraîner "petite foulée" le 6 juillet que si vous la traînez depuis deux semaines déjà.C’est-à-dire au moment oùRafael Nadalgalopait comme un mort de faim sur le court central du All England Club.

 

Dans cette valse énervante à souhait, c’est quand même le troisième temps qui s’avère le plus coûteux à terme pour le principal intéressé: il fauten effetdonner crédit à l’hypothèse de la blessure.Et pour que cette dernière puisse revêtir tout le sérieux qu’on veut lui accorder, ildevient nécessaireque la convalescence dure ... privant ainsi le champion de compétitions pourtant convoitées.

 

Vous l’aurez compris, cette tentative d’explication se heurte à tout sens commun. Quel guerrier, même parmi les plus fiers, renoncerait au combatqui s’annoncepour justifier la défaitepasséeet mal digérée? Rafael est peut-être de ceux-là. A moins qu’une autre explication, plus sulfureuse,ne mette en lumière la période étrange à laquelle nous assistons. Une explication qui nous viendrait de l’autre côté de l’Atlantique ...

Ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis restera dans les annales quoi qu’il arrive. Pour la première fois une instance nationale américaine de lutte contre le dopage, en l’occurrence l’USADA, poursuit par voie judiciaire un ancien champion cycliste alors même que l’Union Cycliste Internationale ne l’incrimine pas. Quelle que soit l’issue du procès, si procès il y a, nous devons retenir un enseignement qui, lui au moins, fera jurisprudence. Les quelques 500 contrôles anti-dopage de l’UCI, tous négatifs, dont se targue Lance Armstrong en guise de preuves d’une carrièreà l’honnêteté sans faille ne suffisent plus à l’administration américaine, puisque cette dernière maintient sa plainte. Autrement dit l’Etat jette le discrédit sur une fédération sportive censée se porter garante de l’éthique de sadiscipline. De deux choses l’une: soit il considère que les moyens de l’UCI sont insuffisants face à l’imagination des fraudeurs - les voleurs ayant toujours un train d’avance sur les gendarmes-, soit il soupçonne l’UCI de complaisance à l’égard de ses coureurs, qui après tout sont les dépositaires de l’image de tout un sport et accessoirement les pièces maîtresses d’un systèmefinancier très lucratif. Qu’on le veuille ou non, la boîte de Pandore est définitivement ouverte. Pour savoir si un sportif a triché, il ne suffit plus de demander à sa fédération, considérée à raison comme juge et partie. Il n’y a d’ailleurs qu’à voir la bienveillance dont fit preuvela fédération cycliste espagnolevis-à-vis de Contador l’année dernière pour ne plus en douter.

 

L’Agence Française de Lutte contre le Dopage n’est pas l’USADA, et ses rapports avec la Fédération Française de Tennis sont de toute évidence beaucoup plus prudents que ceux de son homologue américaine avec l’UCI. J’en veux pour preuve le faux consensus qui semble de mise après la fin de non-recevoir que la FFT adresse à l’AFLD chaque annéelorsque celle-ci exprime la demandepourtant légitime deprendre en charge les contrôles anti-dopage à Roland Garros. La seule année où l’AFLD obtint gain de cause fut 2009 ... qui vit l’unique défaite de Rafael Nadal dans le tournoi parisien. Ce raccourci un peu rapide n’est pas exempt d’une certaine vérité. J’ai écrit lors d’un papier précédent les doutes qu’avait fait renaître en mois la performance de Rafa sur terre battue cette année, alors même qu’on le croyait abattu après sa tournée américaine désastreuse, et qu’il revenait d’une blessure qu’il avait guérie en 2 semaines entraînement compris. Je dis renaître mes doutes, parce que cette performance m’a forcément rappelé un certain été 2008 où toutes les questions étaient permises. Je pense en particulier à une demi-finale de RG contre un extraordinaire Djokovic qui, impuissant,voyait ses missiles sur les lignes revenir comme s’il s’agissait de pichenettes de joueur de 4ème série. Bref, j’invite le lecteur qui n’aura pas déjà décroché de l’article en m’insultant - ce que ne manqueront pas de faire les pro-Nadal que je respecte malgré tout -à lire la teneur de mes doutes dans le post publié le 13 juin dernier etintitulé "Djoko: le dindon de la farce".

 

Bref, quand le doute est là, il devient difficile d’en faire abstraction, surtout quand surviennent des décisions aussi inexplicables que celle d’hier. Face à ces soupçons, la seule ligne de défense du Majorquin - relayé par un oncle Toni particulièrement susceptible quand on aborde la question -est de dire qu’il est contrôlé toute l’année et que les analyses n’ont jamais révélé quoi que ce soit d’anormal. Si cet argument était encore valable il y a un mois, il ne l’est plus du tout aujourd’hui. La faute à Armstrong et à l’USADA. Même si la culpabilité du Texan n’est jamais démontrée, la procédure en cours montre avant tout la nécessité qu’il y ait enfin une action coordonnée des agences gouvernementales anti-dopage, en dehors de toute fédération sportive.

 

Les contrôles de l’IFT ne font pas pluspeur que ceux de l’UCI, parce qu’ils émanent d’une fédération dont l’aspiration première est de garantir un spectacle - et qu’on le veuille ou non, Nadal est un extraordinaire spectacle -et les rentrées qui vont avec, que ce soit en termes financiers ou de nombre d’adhérents. Je ne sais pas si le CIO, en charge des contrôles anti-dopage pendant les Jeux, dispose des armes adéquates, mais au moins peut-on le créditer d’une meilleure impartialité. Participer aux Jeux Olympiques, c’est accepter de se voir surveillé par un flicautre que l’îlotier du coin qu’on connaît depuis notre premier bouton d’acné et avec qui on se tape une belote de temps en temps. Et ce n’est pas parce qu’on est passé entre les gouttes il y a 4 ans qu’on aura la même chance cette fois-ci. C’est peut-être ça, au fond, qui fait peur à Rafael Nadal ...

 

Source et date de l'article  SportVox.fr  23.07.2012

Source des l'images  Nadal  Armstrong


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Le «Sunday Times» poursuit Lance Armstrong

23 Décembre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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L'hebdomadaire britannique «The Sunday Times» a annoncé qu'il allait réclamer en justice 1,2 millions d'euros (1,44 millions de francs) à Lance Armstrong.

 

Six ans après un accord financier conclu en 2006 entre le journal et le coureur cycliste déchu pour dopage, le journal attaque le cycliste américain.

 

«Il est évident que la procédure n'avait aucun fondement et était frauduleuse. Vos affirmations selon lesquelles vous n'aviez jamais pris de substances dopantes étaient délibérément fausses», affirme le journal dans une lettre adressée aux avocats de Lance Armstrong.


A l'époque, le «Sunday Times», visé par une plainte d'Armstrong pour diffamation après avoir suggéré l'usage de produits dopants par le Texan, avait dû verser plus de 360'000 euros (434'000 francs) au coureur américain.

En octobre dernier, l'Agence américaine antidopage (Usada) a révélé dans un rapport accablant que Lance Armstrong avait été l'instigateur du programme de dopage «le plus sophistiqué» de l'histoire du sport, ce qui lui a valu une suspension à vie et la destitution de ses sept Tour de France entre 1999 et 2005. Le «Sunday Times» a justifié le montant demandé en expliquant que cela correspondait à la somme versée en 2006, aux intérêts et aux frais de justice.

Fin octobre, la société d'assurances SCA Promotions, qui a versé plusieurs millions de dollars de primes à Lance Armstrong après le Tour de France 2004, avait déjà déclaré vouloir récupérer son argent. SCA voudrait notamment à récupérer 7,5 millions de dollars (6,87 millions de francs) versés à l'Américain en 2006 après une procédure arbitrale qui avait tourné en faveur d'Armstrong.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  23.12.2012

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L'EPO, pas efficace mais dangereuse

10 Décembre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage

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Les sportifs qui se dopent à l'EPO (erythropoïétine) mettent leur vie en danger, sans être certains de pouvoir améliorer leurs performances, selon une étude de chercheurs européens publiée hier.

 

Ce qui est certain, en revanche, c'est que la substance fait courir de sérieux risques à ceux qui l'utilisent, en raison d'un épaississement du sang qui peut aboutir à la constitution de caillots pouvant entraîner des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux, écrivent les auteurs de l'article publié dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

L'érythropoïétine est une hormone naturelle, produite par les reins, qui agit sur la moelle osseuse pour stimuler la production des globules rouges et améliorer ainsi le transport de l'oxygène dans le corps.

 

Elle est apparue sur la liste des produits interdits par le Comité olympique international au début des années 1990, lorsque les premiers soupçons de dopage d'athlètes par cette substance se sont fait jour.

Le scandale de l'EPO a surtout frappé le cyclisme, éclaboussant notamment le Tour de France et Lance Armstrong, dépouillé cette année de ses 7 victoires au Tour après des accusations de dopage.

L'équipe de chercheurs dirigée par Adam Cohen, professeur au centre de recherche sur les médicaments aux Pays-Bas, a passé en revue les données existantes sur les effets de l'EPO sur des cyclistes en bonne santé, mais dont aucun n'avait participé à des compétitions de très haut niveau.

 

Mais aucune preuve d'amélioration de l'endurance n'a été apportée chez les cyclistes dont la VO2 max a été testée pendant une durée de 20 minutes, alors qu'une course de haut niveau peut durer 5 à 6 heures.

 

Pour les auteurs de l'étude, la VO2 max ne jouerait d'ailleurs qu'un rôle mineur dans la capacité d'endurance des cyclistes professionnels, car peu de courses sont d'une intensité telle que la VO2 max puisse être décisive. «Alors qu'il n'existe aucune preuve convaincante de l'efficacité d'un médicament dans ce contexte, l'inscription de l'EPO sur la liste des médicaments interdits a pu faire croire à tort qu'il existerait un effet bénéfique prouvé sur les performances des cyclistes professionnels» relèvent encore les auteurs qui espèrent que leur étude va conduire les cyclistes et leurs entraîneurs à renoncer au dopage.

 

Ils réclament également de nouvelles études, portant plus spécialement sur les cyclistes de haut niveau.

 

Source et date de l'article  LaDepeche.fr  07.12.2012

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