Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CONTRE LE DOPAGE
Articles récents

Dénouement imminent dans l'affaire Armstrong

22 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://files.newsnetz.ch/story/1/7/9/17978989/1/topelement.jpg

 

L'Union cycliste internationale (UCI) va annoncer si elle entérine ou pas la sanction de l'Agence antidopage américaine (Usada). Rarement la décision d'une fédération sportive n'a été aussi attendue. L'UCI a d'ailleurs quitté son siège à Aigle et convié la presse dans un hôtel de Genève à 13h.

 

Le 24 août, l'Usada a certes déjà décidé de rayer d'un trait tout le palmarès d'Armstrong après le 1er août 1998 et de le bannir à vie du sport de compétition. Mais seule l'instance dirigeante du cyclisme mondial peut valider cette sanction au-delà du territoire américain, notamment pour les victoires du coureur texan dans la Grande Boucle de 1999 à 2005.

«Sauf si l'examen des documents devait révéler un problème important, l'UCI n'a pas l'intention d'aller en appel», a répété à maintes reprises le président de l'UCI, Pat MacQuaid, depuis septembre. Mais tout est dans ce «sauf». Car si l'UCI attendait le dossier de l'Usada avant tout pour vérifier quelques problèmes possibles «de compétence et de prescription», elle a pris un gros coup sur la tête.

 

A double tranchant


Dans son rapport motivé publié le 10 octobre, l'Usada explique comment le survivant d'un cancer des testicules a pu faire sa loi dans le peloton à coup d'injections d'EPO, de transfusions sanguines et de pilules de testostérone, et accuse au passage l'UCI d'avoir protégé son champion.

L'Usada pointe du doigt son ancien président, Hein Verbruggen, toujours président d'honneur. Et elle n'est guère plus tendre avec son successeur depuis 2005, Pat McQuaid, qui, au lieu, selon elle, d'écouter les confessions de Floyd Landis, un des anciens équipiers d'Armstrong, au printemps 2010, l'a poursuivi en diffamation avec succès.

Quel que soit le choix de l'UCI lundi, il est à double tranchant. Si elle emboîte le pas de l'Usada, le cas Armstrong est clos au niveau sportif et la fédération peut essayer de tourner la page des années noires du cyclisme. Mais le rapport de l'Usada parlant de «l'un des chapitres les plus sordides de l'histoire du sport» devient vérité officielle.

Au risque de se faire accuser de servir une nouvelle fois le jeu d'Armstrong, l'UCI a aussi de bonnes raisons de faire appel au Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne. D'une part, pour donner sa version des faits, et d'autre part pour demander une sanction qui soit dans les mêmes barèmes que ceux des autres grandes stars du cyclisme de l'ère Armstrong condamnées pour dopage, de l'Espagnol Alejandro Valverde à l'Allemand Jan Ullrich.

 

9 millions d'euros aussi en jeu


Le Code mondial antidopage fixe normalement à huit ans la prescription pour les infractions antidopage et à quatre ans maximum la durée de suspension pour une première condamnation. Mais l'Usada a choisi d'outre-passer ces règles au motif qu'Armstrong a tout fait pour cacher ses actes frauduleux.

A 41 ans, le coureur texan pourrait perdre plus que quelques lignes sur un des plus beaux CV sportifs jamais écrits. Dans la foulée du rapport, il a déjà démissionné de la présidence de sa fondation Livestrong et perdu plusieurs sponsors, dont Nike, qui le soutenait depuis 1996, refroidie par les «preuves apparemment rédhibitoires» de l'Usada.

Financièrement, l'ancien champion pourrait également souffrir, avec près de 9 millions d'euros de gains accumulés sur son vélo qui pourraient lui être réclamés.

Après la justice sportive, le champion du monde 1993 pourrait avoir aussi des soucis sur le plan judiciaire aux Etats-Unis. Il pourrait être poursuivi pour parjure, pour avait affirmé sous serment ne s'être jamais dopé, avec le risque de finir en prison.

Vendredi soir, lors d'un gala à l'occasion des 15 ans de sa fondation à Austin, Armstrong avait cité Martin Luther King et son «espoir infini». Et un espoir qui repose sur l'UCI.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  21.10.2012

Source de l'image


Lire la suite

Le système de dopage de Michele Ferrari passait par la Suisse

21 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://files.newsnetz.ch/story/2/8/6/28698243/6/topelement.jpg

 

Le contesté médecin du sport et ancien médecin de Lance Armstrong, Michele Ferrari fait l’objet de nouvelles graves accusations.

Selon des informations publiées par la Gazzetta delle Sport, Ferrari brassait un volume de 30 millions d’euros (37 millions de francs) de chiffres d’affaires. Le médecin ne fournissait non seulement ses services à des coureurs individuels mais également à des équipes entières.

Les autorités judiciaires de Padoue ont mis à jour un système de fraude aux impôts, qui permettait de blanchir de l’argent et aux coureurs de pouvoir régler leurs factures à Ferrari en toute impunité. Elles donnent l’exemple d’un compte d’une équipe dans une banque suisse à Locarno sur lequel les coureurs venaient prélever systématiquement de l’argent pour payer leurs dettes au médecin italien.

Les reproches à l’encontre du praticien basée à Ferrara sont graves. Les autorités judiciaires lui reprochent d’avoir formé une véritable société criminelle avec pour but le commerce, la contrebande et la prise illégale de produits dopants.

 

Fraude et blanchiment

 

En outre, Ferrari est également accusé de fraude fiscale et de blanchiment d’argent. Les enquêteurs suivent également les faits et gestes de son fils Stefano, d’un manager sportif Raimondo Scimone, d’un avocat suisse et de deux banquiers, poursuit la Gazzetta.

Ferrari, selon les enquêteurs, a monté un véritable réseau international. Il pouvait ainsi offrir à ses clients «un paquet de services complet», avec une représentation pour signer les contrats, les plans d’entraînement, la prise illégale de produits dopants et en cas de contrôle positif un soutien sur le plan judiciaire. Le but de Ferrari était d’améliorer les performances des athlètes pour leur assurer un meilleur contrat. Il en a bien profité selon les enquêteurs.

Des dizaines de professionnels et des équipes comme Astana et RadioShack comptaient parmi les clients de Ferrari, affirme la Gazzetta. Il était également très impliqué dans le système de dopage de Lance Armstrong comme l’a révélé l’agence américaine antidopage (USADA). Au total, vingt équipes se retrouvent dans le viseur des enquêteurs.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  18.10.2012

Source de l'image


Lire la suite

Nike a-t-il couvert Lance Armstrong?

18 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://www.lexpress.fr/medias/2065/1057768_radioshack-team-rider-lance-armstrong-of-the-u-s-waves-on-the-champs-elysees-in-paris-during-the-final-parade-of-the-97th-tour-de-france-cycling-race.jpg

 

Regardez aussi la vidéo en lien avec cet artcle ici

 

Selon une information du New York Daily News, Nike aurait versé 500 000 dollars à l'ancien président de l'Union cycliste internationale Hein Verbruggen pour couvrir un contrôle antidopage positif de Lance Armstrong.

 

Nike, impliqué dans l'affaire de dopage qui touche Lance Armstrong? Selon le New-York Daily News, le sponsor du septuple vainqueur du Tour de France aurait contribué au versement de 500 000 dollars à l'ancien président de l'Union cycliste internationale (UCI) Hein Verbruggen pour couvrir un contrôle positif.  

Le journal s'appuie sur le témoignage de Kathy LeMond, épouse du cycliste américain Greg LeMond, livré en 2006 lors d'une procédure judiciaire entre Armstrong et la compagnie d'assurance SCA. Elle cite un mécanicien de l'équipe d'Armstrong proche de son mari qui lui aurait révélé cette transaction juste après un test positif. "Je suis sûre qu'il m'a dit la vérité", a-t-elle affirmé au quotidien américain. 

Selon le rapport de l'Agence américaine antidopage (Usada), Armstrong, qui détient le record des victoires dans la plus grande épreuve du monde (sept Tours de France entre 1999 et 2005), s'est dopé à chaque fois, dans le cadre d'un système organisé au niveau de son équipe. 

Le Texan a été radié à vie par l'Usada, qui a annulé ses résultats pour la période, cette sanction restant encore à valider par l'Union cycliste internationale (UCI) pour être prise en compte sur les palmarès.

 

Source et date de l'article  lexpress.fr  16.10.2012

Source de l'image


Lire la suite

Handball : et si l'affaire des paris truqués faisait pschitt ?

16 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Paris sportifs

http://www.lepoint.fr/images/2012/10/15/montpellier-702981-jpg_483467.JPG

 

La justice est-elle passée en force dans l'affaire des paris truqués du match de handball entre Cesson-Sévigné et Montpellier ? C'est ce que prétendent, documents à l'appui, deux avocats montpelliérains, Luc Abratkiewicz et Isabelle Monsenego. Alors que le club de Montpellier agglomération handball (MAHB) saura demain, mardi, s'il récupère ses joueurs accusés d'avoir parié sur une défaite de leur propre équipe contre Cesson-Sévigné en mai, la procédure risque d'être fortement secouée dans les jours prochains.

Les deux avocats comptent saisir la chambre de l'instruction d'une requête en annulation de la mise en examen de leur client Mladen Bojinovic. Voire de toute l'enquête. Ce qui pourrait éclaircir l'horizon du club héraultais, et de sa star mondiale Nikola Karabatic. Comble de l'ironie, Luc Abratkiewicz et Isabelle Monsenego sont les conseils de Mladen Bojinovic, un joueur qui depuis l'été n'est plus montpelliérain mais parisien. Ils sont convaincus d'avoir trouvé une faille dans les textes de règlement de la fédération et de la ligue de handball sur les paris en ligne.

Gros hic

Au départ, l'enquête a été initiée sur des soupçons de corruption sportive avant de s'orienter soudainement vers l'escroquerie, reposant principalement sur le fait que les joueurs et leur entourage n'avaient pas le droit de parier sur un match de handball. Une accusation qui, si elle est pénalement répréhensible, s'avère moins infamante pour des sportifs. Sauf qu'aujourd'hui cette interdiction prête le flanc à une contestation juridique. En effet, si les jeux en ligne semblent proscrits pour les handballeurs, les paris "en dur", en clair dans des bureaux de tabac, ne paraissent pas souffrir d'un tel empêchement. Or c'est dans ces terminaux, comme l'a montré l'enquête et l'ont reconnu certains joueurs, qu'ont été effectués les paris incriminés.

À la lecture des textes de loi et des différents règlements de la Fédération française de handball et de la ligue nationale, on se rend compte qu'il y a un gros hic. La loi du 1er février 2012 visant à renforcer l'éthique dans le sport interdit certes aux joueurs et à leur entourage de miser, mais elle précise qu'il revient aux fédérations délégataires d'intégrer ces dispositions dans leurs règlements.

Or, surprise, dans les textes de la fédération de handball et de la ligue, qui organise le championnat, il n'y a aucune référence au texte de février dernier. L'article 84 de l'annuaire de la FFHB décrit bien une interdiction de miser pour les professionnels du handball... mais cela concerne les paris en ligne - pas ceux "en dur" - et renvoie à la loi du 12 mai 2010, relative à l'ouverture du marché des paris en ligne. Le règlement de la Ligue nationale de handball semble bien aussi interdire aux joueurs de parier... en ligne. En effet, les organes disciplinaires chargés d'éventuelles sanctions contre les handballeurs parieurs n'évoquent que des paris en ligne, jamais ceux effectués dans des bureaux de tabac.

Procédure fortement menacée

Dernier point qui devrait fortement contrarier les policiers des Courses et Jeux, le texte de la ligue date du 28 juin 2012, soit un mois et demi après le match entre Cesson-Sévigné et Montpellier, sur lequel porte la procédure. Bref, non seulement l'interdiction de miser pour les handballeurs pourrait ne porter que sur des paris en ligne, mais ces règlements ont été édictés après le match visé par la procédure. Des oublis de la part de la Ligue nationale de handball et de la fédération qui risquent tout simplement de faire s'effondrer l'enquête judiciaire, qui repose sur l'interdiction de miser des accusés... Une vraie boulette !

"Si la chambre valide notre analyse, argue Me Luc Abratkiewicz, alors les seuls risques encourus par les handballeurs ne sont pas pénaux ni sportifs. Ils relèvent du seul droit du travail." En effet, les contrats des joueurs de Montpellier contiennent une clause qui leur interdit de parier sur les matchs de handball. Et encore... "Patrice Canayer et Rémi Lévy ont été mis au courant de l'enquête et interrogés dès le mois de juin. Ils avaient deux mois, selon le code du travail, pour signifier à leurs employés un problème et rien n'a été fait." Leur requête ne devrait pas manquer d'inspirer ses confrères. Et d'éclaircir un peu l'horizon.

En attendant, la cour d'appel doit statuer mardi sur l'allégement du contrôle judiciaire dont font l'objet les joueurs cadres, mis en examen pour escroquerie. Ces derniers ont actuellement pour interdiction de fouler, de concert, un parquet. Si la cour d'appel allège leur contrôle judiciaire, Montpellier pourra récupérer les frères Nikola et Luka Karabatic, Primoz Prost, Dragan Gajic et Issam Tej, piliers d'une formation qui, avec une cinquième place, n'est pas à son rang en championnat. Restera à l'entraîneur Patrice Canayer et au président Rémi Lévy, très remontés contre leurs protégés, de décider s'ils souhaitent les réintégrer, quitte à avoir une explication qui promet d'être musclée. La décision de la cour d'appel de Montpellier sera un bon indicateur de l'évolution de cette procédure désormais fortement menacée.

Click here to find out more!

 

Source et date de l'article  LePoint.fr  15.10.2012

Source de l'image


Lire la suite

Affaire Armstrong / O'Reilly, la soigneuse qui savait

14 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://medias.lequipe.fr/img-photo-jpg/emma-o-reilly-avec-lance-armstrong-estri-s/1500000000195261/0:166,1316:829-665-0-70/017c4.jpg

 

Ancienne soigneuse à l'US Postal, Emma O'Reilly a été l'un des premiers témoins à accuser Lance Armstrong de dopage et cela dès 2004 et la publication de L. A. confidentiel par Pierre Ballester et David Walsh. Si son récit fait également partie des fondements du rapport de l'Usada, l'Irlandaise reconnaît avoir connu des moments difficiles pendant des années : «En parlant de ça, je me sentais déloyale dans un certain sens, comme si je brisais un code. Lance a essayé de faire de ma vie un enfer», raconte-t-elle au New York Times.

Aujourd'hui masseuse dans une clinique à Manchester, Emma O'Reilly avait été embauchée fin 1996 comme soigneuse au sein de l'US Postal même si son poste recouvrait des activités moins légales : transport de produits dopants, dissimulation des produits et des seringues en cas de contrôle, distribution des produits aux coureurs. Elle pouvait même maquiller des coureurs soucieux de cacher des hématomes révélateurs.  «Tu en sais assez pour me faire tomber», lui a d'ailleurs avoué Lance Armstrong sur une table de massage. Elle raconte aussi des détails plus drôles comme ces 25.000 dollars de produits vidés dans un champ par les toilettes avant l'inspection d'un bus sur le Tour : «Je me suis dit que ça ne ferait pas un très bon engrais et que l'équipe devrait revenir vérifier l'herbe quelques années plus tard.»

25.000 dollars de mauvais engrais

Son premier témoignage public a moins fait rire Lance Armstrong. Il l'a d'ailleurs poursuivi pour diffamation : «J'avais peur qu'il me prenne tout mon argent.» Finalement, elle n'a rien payé mais a choisi de se faire discrète jusqu'à l'enquête de l'Usada. «En reparler aujourd'hui a ouvert la blessure un peu, estime-t-elle dans le New York Times. Mais sur le long terme, cela va faire du bien. Il fallait faire quelque chose.»
Source et date de l'article  L'Equipe.fr  13.10.2012
Source de l'image

Lire la suite

Derrière l'affaire Armstrong

13 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://referentiel.nouvelobs.com/file/4300077.jpg

Le plus intéressant dans l’affaire Armstrong, ce n’est pas Armstrong. C’est tout ce qu’il y a autour, qui attire moins la lumière mais constitue une opportunité de nettoyer le cyclisme.

Lance Armstrong va (probablement) perdre les sept Tours de France qu’il a gagnés en se dopant (et en s’entraînant, aussi). La réaction du peloton a été sans intérêt à quelques exceptions près, se limitant à des "no comment" parfois agrémentés d’un : "A quoi sert de remuer le passé, c’est encore de la mauvaise publicité pour le vélo."

 

Côté passé, la chute d’Armstrong n’a qu’un seul intérêt : montrer que même le champion le plus puissant de l’histoire du cyclisme peut être rattrapé par ses tricheries. Ses sept Tours ? Volés, on s’en doutait, on le savait, même, depuis la publication des charges de l’Agence antidopage américaine (USADA). Et alors ? Inutile de se livrer à l’exercice consistant à chercher les coureurs propres derrière lui au classement. Mieux vaut tirer un trait sur cette décennie de Tours de France. Ne pas oublier mais la prendre pour ce qu’elle était.

Non, le plus intéressant, dans l’affaire Armstrong, ce n’est pas Armstrong et son palmarès. C’est tout ce qu’il y a autour, qui attire moins la lumière mais constitue une opportunité de nettoyer le cyclisme.

Des médecins suspendus à vie

L’affaire est baptisée "Conspiraton USPS" par l’agence américaine, parce qu’elle ne concerne pas Armstrong mais toute une équipe, l’US Postal Services (USPS) et sa successeur, Discovery Channel.

L’enquête doit permettre de mettre hors d’état de nuire plusieurs personnes encore susceptibles d’aider des sportifs à se doper. Trois sont déjà suspendues à vie par l’USADA. Mais ce sont des médecins qui peuvent très bien continuer à agir clandestinement :

- Michele Ferrari en est la preuve, pusqu’il est déjà interdit de pratiquer par le Comité olympique italien (Coni) pour avoir dopé des coureurs et qu’il continue de conseiller quelque 70 sportifs (cyclistes, athlètes, marathoniens, triathlètes) selon une enquête en cours de la justice italienne, qui a fuité dans le magazine "Panorama".

- Luis Del Moral, médecin de l’US Postal de 1999 à 2003, a ensuite prodigué ses savoirs dans le football (le FC Barcelone pour la saison 2003/04 et le FC Valence quelques mois en 2005, avant de se faire licencier) et la voile (il s’est occupé de plusieurs équipages lors de la Coupe de l’America 2007). Il travaille dans une clinique du sport à Valence – qui a enlevé son nom du site internet mais l’a gardé dans la version anglaise – et au sein de l’académie de tennis valencienne TenisVal, où s’entraînent la finaliste de Roland-Garros Sara Errani et le cinquième joueur mondial, David Ferrer.

- Pepe Marti a continué d’entraîner Alberto Contador chez Discovery Channel puis chez Astana. On ignore ce qu’il faisait depuis un an et demi.

Deux autres nuisibles ont encore deux pieds dans le vélo et ont demandé une procédure d’arbitrage dans le cadre de l’enquête de l’USADA. Il s’agit de la procédure à laquelle a renoncé Armstrong (ainsi que les trois médecins cités) : parce que cette procédure doit permettre de dévoiler publiquement tous les éléments recueillis par l’accusation. En clair, le procès de Bruyneel et Pedro Celaya sera aussi celui d’Armstrong.

Si ses éléments sont suffisamment solides, l’USADA réussira donc l’exploit de virer du cyclisme :

- Johan Bruyneel, manager de Lance Armstrong toutes ces années, puis d’Alberto Contador lors de ses Tours remportés en 2007 et 2009, et cette année des frères Schleck.

- Pedro Celaya, médecin au CV aussi chargé que ses coureurs : US Postal (97-98), ONCE (99-2003), US Postal puis Discovery Channel (2003-2007), Astana (2009), Radioshack (depuis 2010).

Les deux hommes rejoindraient dans la fosse commune des années EPO leur ancien patron Manolo Saiz, tombé dans l’affaire Puerto en 2006.

"Aux deux tiers du tunnel, impossible de reculer"

Voilà pourquoi l’affaire Armstrong ne concerne pas tant le passé que le présent du vélo, et d’autres sports. Pour se doper et échapper aux contrôles, il faut toujours l’aide de médecins qui n’en sont plus, voire d’un manager soucieux de faire gagner son équipe à tout prix.

Des préparateurs comme Ferrari ont conçu des protocoles de dopage pour plusieurs générations de coureurs, en "pigistes" ou auprès d’une équipe, et dénaturé autant de courses. Les suspendre à vie, ce n’est pas remuer le passé, c’est préparer l’avenir.

Certains coureurs, que l’on peut comprendre, regrettent aussi la mauvaise publicité pour le vélo. Sentiment d’injustice par rapport à d’autres sports, crainte que se retrouver au chômage parce que le sponsor de leur équipe s’en est allé à cause du dopage. Pour eux, la politique de l’autruche serait encore la plus sûre. Mais le cyclisme peut-il encore faire demi-tour ?

Jonathan Vaughters est un ancien coéquipier de Lance Armstrong, qui a avoué s’être dopé et est très vraisemblablement l’un des nombreux témoins (plus de 10) rencontrés par les enquêteurs. Il dirige à présent une équipe qui se revendique absolument propre, la Garmin-Sharp. Dans une interview accordée au magazine "Bicycling", il dit :On est aux deux tiers d’un tunnel sombre. Impossible de reculer. Il faut aller de l’autre côté. Cacontinue de s’envenimer. On pourrait se dire 'Oh, laissons tomber', mais non.

L’UCI veut-elle vraiment guérir le vélo ?

Le coureur, son manager, son entraîneur, ses médecins. Pour certains, il faut aussi aller chercher un dernier coupable, tout en haut de la hiérarchie du sport : le président de l’Union cycliste internationale, Pat McQuaid, qui a souvent dénoncé l’enquête de l’USADA.

L’UCI est directement concernée par l’enquête, non seulement car Lance Armstrong était l’emblème de son sport entre 1999 et 2005, mais aussi parce qu’elle est soupçonnée d’avoir couvert un contrôle positif d’Armstrong en 2001.

Le président de l’époque, Hein Verbruggen, était un bon ami d’Armstrong et a désigné son successeur, Pat McQuaid, tout en restant président honoraire.

Floyd Landis, vainqueur du Tour 2006 avant d’être contrôlé positif, est celui qui a raconté l’épisode du contrôle dissimulé. Il y attribue une grande partie de ses pratiques dopantes. Dans son interview confession accordée au journaliste irlandais et ancien coureur Paul Kimmage, il expliquait : Si j’avais eu une quelconque raison de penser que les gens qui dirigent ce sport voulaient vraiment le guérir, je me serais peut-être dit : 'Si j’attends suffisamment longtemps j’aurai l’occasion de gagner sans ça (le dopage)', mais dans aucun scénario je ne m’imaginais courir et gagner le Tour en étant propre."
Le journaliste Paul Kimmage est un adversaire acharné de l’UCI et de Lance Armstrong. Aujourd’hui, il réclame qu’on coupe "les racines et les branches" de la fédération internationale, qui est pourtant à l’avant-garde de la lutte antidopage.

Tant que ça n’arrivera pas, tant que quelqu’un n’aura pas ausculté ce sport de haut en bas et littéralement nettoyé, rien ne changera. Ce doit être radical et la vérité, c’est ça : tant que les coureurs ne penseront pas que les règles s’appliquent à tout le monde, que le dopage ne sera toléré sous aucune forme et que s’exprimer sur le dopage ne sera pas sanctionné, il n’y aura pas moyen que ça change."

"C’est ici que le nouveau cyclisme commence"

Il y a enfin l’organisateur du Tour (Amaury Sport Organisation), qui a accueilli Lance Armstrong à bras ouverts pour son retour en 2009 en sachant pertinemment comment il avait gagné sept fois l’épreuve. Pour l’accueillir et favoriser sa réconciliation avec l’UCI – les deux organisations étaient en guerre ouverte les années précédentes –, Amaury faisait fait place nette : exit Patrice Clerc, directeur un peu trop véhément sur le dopage, et mise en sourdine du problème dans les pages de son journal, "L’Equipe".

Des institutions indépendantes des intérêts du sport pour s’occuper de la lutte antidopage ? Ce serait l’évidence mais c’est encore un peu trop demander. Dans tous les sports.

Le cyclisme doit tirer tout ce qu’il peut de la chute de son dernier parrain. Quelques-uns y croient, comme le coureur américain Ben Jacque-Maynes, un anonyme du peloton en fin de carrière : C’est ici que le nouveau cyclisme commence vraiment. Tout le monde dit, chaque année, que le cyclisme n’a jamais été aussi propre. Eh bien, je pense que c’est le premier pas.

A partir d’aujourd’hui, il va peut-être commencer à se nettoyer. Je ne pense pas qu’il l’ait encore fait. Je pense que c’est le premier signe que, aussi grandes soient vos ambitions, vous n’êtes pas trop gros pour tomber (too big to fail)."

 

Source et date de l'article  Nouvelobs.com/sport  30.08.2012

Source de l'image


Lire la suite

Le Tour favorable à un palmarès vierge pour les années Armstrong

12 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

 

http://files.newsnetz.ch/story/1/1/5/11562395/4/topelement.jpg

 

Le directeur du Tour de France s'est déclaré favorable à la perspective de ne pas réattribuer les sept victoires de Lance Armstrong en cas de validation des sanctions à son encontre par l'Union cycliste internationale (UCI).

 

Le Tour de France, par la voix de son directeur Christian Prudhomme, s'est déclaré favorable à la perspective de ne pas réattribuer les sept victoires de Lance Armstrong, le coureur américain sanctionné pour dopage par l'agence américaine (Usada).

 

"On ne peut être indifférent à ce que l'Usada a dévoilé cette semaine, c'est un tableau accablant qui est dessiné", a déclaré Christian Prudhomme au sujet du rapport rendu public mercredi par l'agence antidopage américaine.

Selon ce rapport, Armstrong, qui détient le record des victoires dans la plus grande épreuve du monde (sept entre 1999 et 2005), s'est dopé à chaque fois, dans le cadre d'un système organisé au niveau de son équipe.

 

Le Texan a été radié à vie par l'Usada, qui a annulé ses résultats pour la période, cette sanction restant encore à valider par l'Union cycliste internationale (UCI) pour être prise en compte sur les palmarès.

Christian Prudhomme a rappelé à ce propos que, "aussi étonnant que cela puisse paraître de l'extérieur, les organisateurs ne sont pas maîtres de leur palmarès".

Le directeur du Tour, qui ne s'était pas encore exprimé sur le sujet a évoqué "une double mise en cause" dans le rapport de l'Usada.

 

"C'est la mise en cause d'un système et aussi d'une époque à jamais entachée. Ce que nous souhaitons, c'est qu'il n'y ait pas de vainqueur", a-t-il expliqué.

Se gardant de parler d'une "décennie perdue", le directeur du Tour, à son poste depuis 2006, a cité Victor Hugo: "ceux qui vivent sont ceux qui luttent".

"C'est sur ces difficultés que s'est construite la lutte antidopage actuelle. Le cyclisme, et l'UCI comme maître d'oeuvre de cette lutte, ont été pionniers. Le passeport biologique, le nombre de contrôles et le ciblage de plus en plus efficace permettent que les tricheurs soient pris de plus en plus rapidement", a-t-il poursuivi.

"Il faut continuer dans cette voie. Il n'y a pas d'autre chemin possible", a-t-il insisté.

 

Source et date de l'article TDG.ch  12.10.2012

Source de l'image


Lire la suite

Affaire Armstrong

11 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://i.huffpost.com/gen/810964/thumbs/r-LANCE-ARMSTRONG-large570.jpg

 

Une vidéo est à visionner sur le site du huffingtonpost dans l'article que je viens de publier. Il faut descendre dans l'article pour voir la vidéo.

 

L'Agence américaine antidopage (Usada) a publié mercredi 11 octobre un dossier accablant contre l'ex-équipe US Postal et Lance Armstrong. Jamais officiellement contrôlé positif, le coureur américain est rattrapé par les témoignages de plusieurs de ses anciens coéquipiers de l'US Postal, avec qui le Texan a couru d 1998 à 2004.

 

Parmi ces témoignages, certains laissent pantois.

 

En 1998, tandis qu'éclate l'affaire Festina, le Docteur Celaya, le médecin de l'US Postal, se débarrasse "de dizaines de milliers de dollars de produits dopants en les jetant dans la chasse d'eau du bus" de l'équipe américaine. La même année, quand Lance Armstrong s'injecte sous les yeux une seringue d'EPO sous les yeux de son coéquipier Jonathan Vaughters, qui lui-même se dope, le texan prévient son subalterne: "Maintenant que tu prends de l'EPO aussi, pas question d'écrire un livre dessus".

Durant le Tour d'Espagne, le Texan réclame de la cortisone sous forme de pilule à ses copéquipîers Vaughters et Vande Velde. Impossible d'en trouver, du coup les deux coursiers donnent à leur leader un placebo, une pilule d'aspirine écrasée et emballée dans du papier aluminium.

 

De l'EPO "tous les trois ou quatre jours"

Quelques semaines plus tard, aux Championnats du monde, le Dr Celaya s'éclipsera discrètement avant un contrôle anti-dopage pour ramener sous sous imperméable un litre d'une solution saline qui doit faire baisser le taux hématocrite du Texan.

L'année suivante, Lance Armstrong, qui fait usage d'EPO "tous les trois ou quatre jours" enjoint son coéquipier Frankie Andreu de suivre à la lettre de le programme de dopage du docteur Ferrari, banni à vie par l'Usada en 2010, à qui le Texan a versé plus d'un million de dollars au cours de sa carrière pour financer ses pratiques dopantes. "Il faut que tu sois sérieux", dit le leader de l'équipe à son compatriote. Rendez-vous sur des parkings d'hôtel et des stations-service, remise de produits dopants à Armstrong dans des petits sacs en papier... Frankie Andreu et son épouse Betsy racontent des scènes étonnantes.

Sur le Tour, un certain "Motoman", suit la caravane à distance et se déplace en cas de besoin des US Postal. Cette année-là, le Français Christophe Basson, connu dans le peloton pour ses prises de position anti-dopage, abandonnera le Tour à la suite de pressions exercées par Lance Armstrong.

 

"On plaisantait à propos du corps qui absorberait le sang le plus vite"

En 2000, l'US Postal délaisse les piqures et passe aux transfusions sanguines, alors indétectables. "On était dans une chambre avec Kevin [Livingston] et Lance [Armstrong] dans la chambre d'à côté qui communiquait avec la nôtre par une porte. Pendant la transfusion, on le voyait. Le docteur Del Moral faisait des allers-retours pour vérifier l'avancement de la réinjection. Chaque poche de sang était accrochée au crochet d'un cadre ou collée sur le mur, on était allongés sur le lit et on tremblait pendant que le sang froid 'ré-entrait' dans nos corps. On plaisantait à propos du corps qui absorberait le sang le plus vite", raconte Tyler Hamilton.

 

Des poches de sang cachées dans la chambre du Texan

S'en suivent plusieurs années de dopage, aidées par les médecins complices et des coéquipiers plus ou moins soumis. Lance Armstrong avait donné les clefs de son appartement à Floyd Landis, vainqueur déchu du tour 2006, qui surveillait pendant son absence les poches de sang entreposées dans un réfrigérateur caché dans le placard de la chambre du Texan. En juin 2002, Armstrong a donné à son coéquipier, un paquet de patches de testostérone et lui explique comment utiliser l'EPO. Lors du Tour, le coéquipier est témoin de la réinjection du propre sang d'Armstrong la veille d'un contre-la-montre individuel. "C'est Armstrong qui tirait les ficelles de l'équipe... Ce qu'il disait, on le faisait", témoigne le coureur Christian Vande Velde.

Si la plupart des coureurs du Peloton gardent si le silence, d'autres -comme Christophe Bassons- évoquent les suspiscions sur Armstrong ou avouent s'être dopés. Lors de la 18ème étape du Tour 2004, Filippo Simeoni, ennemi du Texan, se glisse dans une échappée. Ce n'est pas au goût d'Armstrong qui sermonne le fuyard. "Tu as fait une erreur quand tu as témoigné contre Ferrari et tu as fait une erreur quand tu m'as attaqué (en justice). J'ai beaucoup de temps et d'argent et je peux te détruire". L'agence américaine voit dans ce geste une "tentative d'intimidation de témoin" et adjoint une vidéo INA au dossier.

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr  11.10.2012

Source de l'image


Lire la suite

Paris illicites dans le handball

1 Octobre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Paris sportifs

http://i.huffpost.com/gen/795620/thumbs/r-KARABATIC-large570.jpg

 

SPORT - Dispositif policier, avocats dépêchés aux micros des stations de radios, conférences de presse, l'affaire des paris illicite dans le handball défraie la chronique. Mais comment expliquer les faits? Comment expliquer qu'un joueur aussi en vue que Nikola Karabatic soit impliqué dans ces paris? Si les faits sont avérés, comment comprendre une telle prise de risque?

 

Que raconte cette affaire d'un sport, le handball, qui faisait figure de discipline exemplaire? Le HuffPost a posé ces questions à Greg Décamps, psychologue, président de la Société Français de Psychologie du Sport.

 

Comment expliquez-vous cette affaire?

Avant tout, il paraît important de souligner que les hypothèses interprétatives que nous autres, psychologues du sport, sommes en mesure de donner ne peuvent pas être spécifiques à cette situation pour laquelle nous manquons d’informations (puisque nous n’avons, comme chacun, que les informations relayées par les médias). Ce qui est sûr, c’est que d’autres affaires de paris ou de matchs truqués ont déjà eu lieu, et continueront d’exister dans le monde sportif étant donné que la recherche de performance sportive est dépendante de nombreux enjeux financiers. Et tout ceci questionne évidemment la place de l’éthique sportive, qui ne se réduit donc pas uniquement à des valeurs telles que le fair-play ou le respect de l’autre.

 

On a du mal à comprendre comment les frères Karabatic, et notamment Nikola avec le succès qu'on lui connaît, ont pu se retrouver dans cette affaire. Au regard des éléments dont nous disposons, qu'est-ce qui a pu jouer le concernant? 

Dans toutes les situations où un individu, sportif ou non, va se mettre en danger (que ce soit physiquement, psychologiquement ou médiatiquement) il est difficile d’identifier l’ensemble des facteurs ayant précédé la prise de décision: il y a des facteurs personnels (motivations, expériences préalables, personnalité, etc., facteurs qu’il nous est ici impossible de déterminer pour l’instant) mais également des facteurs sociaux et environnementaux. Ici, dans la mesure où les risques pour l’image médiatique du joueur semblent plus grands que le gain que cette prise de risques ne semble susceptible de rapporter (franchement, avait-il besoin d’argent?), on peut faire l’hypothèse de l’importance de facteurs externes au joueur lui-même, comme par exemple des pressions venant de son entourage. Cependant, rien ne nous permet d’exclure que, derrière le sportif Karabatic que nous connaissons via l’image médiatique qu’il laisse apparaître (image qui semble avoir été gérée de la meilleure façon), il puisse exister un autre Karabatic moins exemplaire qui a dans sa vie privée des préoccupations, problèmes ou prises de risques identiques à ceux de n’importe quel individu. On a tous dans notre sphère privée des comportements qu’on n’adopterait pas en contexte public… même si, heureusement, ces comportements ne sont en général pas illégaux!

 

Peut-on imaginer, par exemple dans le cas de Karabatic, qu'il y ait eu un phénomène de groupe dans lequel il se serait laissé entraîné?

Encore faudrait-il être sûr que ce joueur a subi la pression d’un groupe, or nous ne savons rien de ce qui est à l’origine de cette situation. Il peut y avoir la pression de certains membres du groupe sportif, mais la pression peut aussi venir de l’entourage non sportif. Ce qui est sûr, c’est qu’en contexte sportif, l’influence des normes, habitudes et décisions du groupe auquel on appartient a une influence très grande, beaucoup plus qu’en contexte non sportif. L’impact de ces influences sociales a notamment pu être montré dans de nombreux phénomènes sportifs auquel s’est intéressé ou s’intéresse le Ministère des Sports, comme notamment la survenue de violences sexuelles en milieu sportif, ou la persistance d’attitudes homophobes ou racistes sur les terrains et dans les vestiaires. De façon générale, plus les activités de notre vie quotidienne passent par l’appartenance à un groupe (comme ce peut être le cas pour les sportifs se trouvant en centre de formation), plus les jugements, décisions et comportements que nous pourrons avoir seront influencés par les "prescriptions" de ce groupe qui déterminera ce qui se fait, ne se fait pas, et ce qu’on peut s’autoriser. La pression de groupe peut parfois être si forte qu’on en perd de vue les repères habituels de la société.

 

Est-ce que cette affaire vous étonne? 

Le fait qu’un match de cette discipline ait été truqué pour une histoire de pari sportif n’est pas plus étonnant que si cela venait d’un match d’une autre discipline, ou d’une performance dans une discipline individuelle. On peut néanmoins être surpris que des joueurs dont l’image médiatique est si positive aient pris ce type de risques, car on sait que, dans de nombreux cas, la notoriété et la popularité sportive amènent le sportif à percevoir un certain nombre de responsabilités associées: devoir d’intégrité, d’exemple à donner, etc. (ce qui n’empêche pas pour autant certains sportifs d’autres disciplines à reléguer ce principe d’exemplarité…). En revanche, plus on est médiatisé, plus on fait l’objet de sollicitations. C’est valable pour les sponsors, mais c’est également valable pour des sollicitations moins légales…

 

Peut-on réduire cette affaire à une question d'argent?

Derrière toute question d’argent, il y a des motivations, des pressions, des conflits, des chantages, des ambitions…bref, les explications peuvent être nombreuses et il serait hasardeux de tirer à ce stade ce genre de conclusion. D’autant plus que cela ne concerne pas un individu isolé mais, apparemment, tout un groupe qui n’est pas exclusivement composé de sportifs.

 

Quel est l'impact psychologique pour les joueurs sur qui cette affaire tombe?

D’un point de vue psychologique, on peut considérer ce type de situation comme n’importe quelle autre source de stress (par exemple un dysfonctionnement important de l’équipe sportive) ou n’importe quel autre événement de vie (par exemple un problème familial) survenant dans la vie du sportif: face au stress, le sportif va déployer des stratégies de "faire face" qui auront pour fonction de résoudre le problème. La spécificité de cette affaire, me semble-t-il, est que celle-ci constitue une "menace identitaire" pour les personnes concernées: au-delà du stress, c’est mon image qui est attaquée et menacée. Dans ce type de situation, un sportif va donc soit protéger son image (en cherchant des excuses, en minimisant la situation, etc.) soit la "rehausser" (en s’affirmant dans cette situation, en renforçant la place de certaines valeurs positives dans l’image qu’on peut donner, etc.) Mais pour tout ça, encore faut-il que la situation soit contrôlable. Or, ici, ce qui est incontrôlable, c’est l’impact que cette affaire aura sur la perception que la population générale se fera du ou des joueurs concernés, de l’équipe, voire même du sport en général. Et si une perception négative persiste, ce sera autant de facteurs de stress supplémentaires à gérer sur le long terme. Dans tous les cas, les stratégies de "faire face" du sportif auront à prendre en compte les répercussions qu’une telle situation pourra avoir sur la performance ou sur les capacités à s’entraîner afin de minimiser l’impact de la situation sur la suite de la carrière sportive. Après tout, on a déjà vu des footballeurs ayant eu des comportements peu exemplaires mais qui ont su montrer qu’ils étaient prêts à se réinvestir dans leur équipe…

 

Peut-on, à ce stade et avec ces éléments, parler d'addiction comme c'est souvent le cas lorsqu'on évoque les sites de pari en ligne?

On parle d’addiction lorsqu’il y a survenue répétée (rien ne nous permet de savoir si ces faits se sont produits régulièrement) d’un comportement délétère (ayant des répercussions négatives de l’individu) et ce malgré les efforts de l’individu pour réfréner ce comportement. L’addiction est donc avant tout un processus individuel qui traduit le rapport spécifique qu’un individu a à son environnement, et il me semble difficile de le transposer au fonctionnement d’un groupe. Les pressions sociales font malgré tout partie des facteurs susceptibles d’inciter un individu à s’adonner à son addiction, comme par exemple les jeunes pour lesquels les contextes festifs vont inciter à la consommation massive d’alcool. Cependant, le profil des joueurs véritablement addicts utilisant les sites de paris en ligne est généralement beaucoup plus solitaire et souvent en proie à des difficultés de régulation des émotions, et ne me paraît pas correspondre à celui que l’on rencontre typiquement dans les affaires telles que celle qui est évoquée ici.

 

À ce stade, quels sont les enseignements à tirer de cette affaire?

Si cette affaire doit amener à tirer une conclusion, c’est qu’il ne faut en aucun cas pointer le handball comme étant un sport dans lequel ce type de pratique est courant. Tout du moins, pas plus que dans un autre. Plus encore, cela montre qu’aucune discipline sportive ne peut se considérer comme épargnée par le phénomène. Il n’y a d’ailleurs pas besoin d’enjeux financiers pour truquer un match, le sport amateur peut donc, sur ce principe, être tout autant victime de tricheries.

 

Source et date de l'article  Huffingtonpost.fr  01.10.2012

Source de l'image 


Lire la suite

Le dopage est une question de santé publique, selon des experts

24 Septembre 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage

doping-and-sky-black-and-red-1A.jpg

 

STOCKHOLM (Reuters) - L'utilisation de produits dopants n'est plus seulement un problème sportif mais une question de santé publique, ont estimé les intervenants au cours d'une conférence antidopage à Stockholm.

"Si nous pensons qu'environ 3% des étudiants aux Etats-Unis prennent des stéroïdes ou des hormones de croissance, alors c'est un problème de santé publique", a déclaré Timothy Armstrong, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"L'abus de substances, quelle que soit la forme physique, a un impact sur la santé physique et mentale. L'OMS, en tant que première agence des Nations unies sur les questions de santé, ne prend pas ce sujet à la légère."

 

Armstrong s'exprimait à l'occasion d'une conférence organisée vendredi et samedi dans la capitale suédoise par la fondation Arne Ljungqvist, du nom du président de la commission médicale du Comité international olympique (CIO).

Cette réunion, intitulée "Le dopage comme question de santé publique", réunissait des membres de l'OMS, du CIO, de l'Agence mondiale antidopage (AMA), de l'Unesco et d'Interpol.

 

L'hôte suédois a dit partager l'opinion de Timothy Armstrong au cours d'une conférence de presse.

"C'est une première tentative pour faire émerger cette question au rang des questions de santé publique, ce qu'elle est à mes yeux", a déclaré Arne Ljungqvist.

"Le sport de haut niveau joue un rôle évident. On y trouve les modèles des plus jeunes et s'ils se dopent, alors ils sont de mauvais modèles pour les générations futures."

Le directeur général de l'AMA, David Howman, a déclaré au cours de cette conférence de presse que le sport de haut niveau avait un impact sur la société en général et qu'à cet égard l'échange d'informations était essentiel pour lutter contre le dopage.

 

"Ce que nous avons appris au cours des dix dernières années, c'est qu'il y a un effet d'entraînement sur les sports amateurs et dans les universités", a-t-il déclaré, ajoutant que les autorités sanitaires et judiciaires avaient leur rôle à jouer.

"En Australie, maintenant, les douaniers partagent leurs informations avec l'agence antidopage australienne et il y a déjà 40% des infractions au code antidopage qui sont liées à ce type d'informations."

 

Source et date de l'article NouvelObs.com  22.09.2012

Source de l'image  Fotolia


Lire la suite