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CONTRE LE DOPAGE

Articles avec #football tag

La lutte contre la corruption hérisse la FIFA

15 Octobre 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://files.newsnetz.ch/bildlegende/122564/1518888_pic_970x641.jpg

 

La Suisse aimerait bien avoir des fédérations sportives internationales propres et a entrepris de renforcer son droit pénal contre la corruption. Au coeur de son projet, le Département de la Justice serait habilité a engagé des poursuites contre les personnes soupçonnées d'avoir perçu des pots de vin et autres avantages. Et les fonctionnaires des fédérations n'y échapperaient pas.

Il ne faudrait donc plus de plainte d'une victime pour lancer la procédure, ce qui n'arrive pratiquement jamais, et ce même si le ministère public a connaissance du dossier, explique le Tages Anzeiger.

 

Peu d'impulsions contre la corruption

La FIFA a tout de suite réagi, estimant être directement visée par cette révision, alors que d'autres, comme le CIO, ont préféré ne pas s'exprimer. Dans sa prise de position signée par son Secrétaire général Jérôme Valcke, la FIFA rappelle qu'elle a déjà engagé diverses réformes internes.

Mais le Secrétaire général omet de dire que seuls les fonctionnaires impliqués dans des scandales de corruption sont poursuivis, et non pas leur fédération. Transparency International Suisse déplore ainsi qu'ait été abandonnée l'idée d'une amende de cinq millions de francs pour les deux parties. «Il est regrettable que le Département de la Justice ne sévisse pas plus fortement contre les fédérations sportives après les divers scandales de corruption», souligne son président Jean-Pierre Méan.

Pour lui, ces fédérations donnent toujours l'impression que le sommet est corrompu et sans une condamnation pénale, il y a fort à parier que ces organisations ne prennent que peu de mesures pour circonscrire la prébende.

 

C'est l'association qui est lésée

Un avis que l'Office fédéral du Sport (OFSPO) n'est pas loin de partager dans une note où il suggère l'introduction d'une responsabilité pénale des fédérations sportives. Dans son rapport «Sport. Lutte contre la corruption et matchs truqués» approuvé en novembre 2012 par le Conseil fédéral, l'office y soulignait l'importance de l'harmonisation et l'imposition des systèmes de bonne gouvernance, nécessaires à tous les niveaux du sport organisé.

Le DFJP ne le nie pas, estimant que des amendes pourrait provoquer un «effet dissuasif supplémentaire» mais il repousse néanmoins tout durcissement pénal, estimant que dans un cas de corruption d'un fonctionnaire ou d'un employé, c'est l'association ou à l'entreprise qui serait lésée.

 

S'attaquer aux paris truqués

Le DFPJ renvoie également la balle à l'OFSPO et souligne que la pénalisation de ces fédérations sportives doit s'inscrire dans les mesures qui seront décidées avec le rapport sur le sport. Ce dont doit s'acquitter le DDPS, département de tutelle de l'OFSPOU.

L'Office des Sports a d'autres projets, ainsi que le confirme un porte-parole, comme s'attaquer aux paris truqués. Et estime que tout ce qui se passe hors des terrains doit tomber sous le coup de la révision du droit pénal contre la corruption menée par le DFJP.

 

Source et date de l'article  tdg.ch  15.10.2013

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"Oui il y a du dopage dans le foot belge"

15 Septembre 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

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Une enquête anonyme menée auprès de 100 footballeurs de la Ligue Pro révèle que 28 d'entre eux ont affirmé que le dopage existait dans le football belge. Cette enquête a été réalisée par l'hebdomadaire "Fun", publié par Het Nieuwsblad.

Parmi les 28 joueurs, quatre affirment même avoir déjà assisté à une pratique de dopage en Belgique. Sans révéler leur identité, Het Nieuwsblad précise qu'il s'agit de "deux joueurs issus de topclubs, un de chaque côté de la frontière linguistique, et deux joueurs d'une équipe néerlandophone du ventre mou."

Hans Cooman, responsable des contrôles antidopage en Flandres, se dit "surpris par les chiffres", dans une réaction parue dans Het Nieuwsblad et De Standaard, avouant tout de même que le dopage permet de toute façon à un joueur d'être "frais plus longtemps durant un match".

Ludwig Sneyers, le CEO de la Ligue Pro, estime de son côté que "ce n'est pas dans la nature du football. Le cyclisme est, par exemple, un sport individuel où l'endurance joue un rôle majeur. En comparaison, l'impact du dopage dans un sport d'équipe comme le football est minimal. Et nous contrôlons régulièrement les joueurs, en et hors compétition".

 

Source et date de l'article  rtl.be  13.09.2013

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Dopage / Football / Coupe du monde 1998

1 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

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A lire aussi atlantico.fr

 

L'ancienne ministre française des Sports, Marie-George Buffet (PCF), a déclaré mercredi avoir subi «des pressions de toutes sortes»  pour avoir ordonné un contrôle antidopage sur les Bleus avant la Coupe du monde 1998 de football, ainsi que lors de la candidature de Paris pour les JO 2008. Elle s'exprimait mercredi, sous serment, dans le cadre des auditions menées par la commission d'enquête sénatoriale sur l'efficacité de la lutte contre le dopage.

 

«Je me suis sentie isolée et j'ai flanché»


L'ancienne ministre a ainsi évoqué l'année 1998 et les pressions «de toutes sortes» qu'elle a subies après avoir décidé un contrôle antidopage inopiné sur les joueurs de l'équipe de France alors en stage de préparation à Tignes (Savoie). «Les médias me sont tombés dessus de manière très violente, il y a eu un déferlement où on m'accusait d'empêcher l'équipe de France de se préparer dans de bonnes conditions. Je me suis sentie isolée et j'ai flanché. J'ai presque été amenée à m'excuser», a confié l'ancienne ministre.

 

Mme Buffet a toutefois réfuté que d'éventuelles directives ait été données par son ministère pour que les Bleus soient épargnés par les contrôles. «Ce que je peux dire, c'est que nous n'avons jamais donné de directive en ce sens. Ensuite, il faut se replacer dans l'époque. En 1998, il n'y a pas d'AFLD (ndlr: Agence française de lutte contre le dopage), nous n'avions pas les outils d'aujourd'hui, seulement les contrôleurs du ministère», a-t-elle commenté.

 

Les pressions du CIO sur la candidature Paris 2008


Par ailleurs, l'ancienne ministre est également revenue sur des pressions subies dans le cadre de la candidature de la ville de Paris à l'organisation des jeux Olympiques de 2008. «La candidature était supervisée par M. Verbruggen, président de l'UCI (Union cycliste internationale) et membre du CIO (Comité international olympique) qui donc présidait la délégation (venue en France pour évaluer sa candidature). Les pressions se sont exercées par l'intermédiaire de M. Verbruggen mais aussi d'autres membres du CIO. M. Killy à l'époque et M.Drut s'en étaient entretenus auprès du Premier ministre en me demandant de faire une lettre précisant que la loi française ne s'appliquerait pas dans sa globalité au moment des Jeux», a-t-elle raconté.

«Ça a été une pression extrêmement forte, on a remis la lettre à M. Verbruggen en haut de la Tour Eiffel, mais pendant l'audition de la délégation française à Moscou, Lionel Jospin a été interrogé à trois reprises. Donc la pression s'est exercée sur la France jusqu'au bout», a-t-elle souligné.

 

Source et date de l'article  LeParisien.fr  20.03.2013

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Ligue des champions : entachée par une affaire de dopage

26 Mai 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://1.bp.blogspot.com/_VWGof-zXooo/TE6CqTx_dBI/AAAAAAAAF1I/8y7MSi86oUg/s320/Didier+DESCHAMPS+JUVE+PANINI+1996-97.jpg

 

Des scientifiques italiens affirment que les joueurs de la Juventus de Turin étaient dopés lors du match final de la Ligue des champions en 1996. Ces soupçons viennent sérieusement entacher la réputation du club italien, sorti vainqueur de la C1 de l’époque, après sa victoire contre l’Ajax d’Amsterdam


Les joueurs de la Juve’ aurait eu recours à l’EPO. C’est la conclusion que tirent des scientifiques italiens d’après l’Agence France Presse (AFP). Ces spécialistes du dopage qui ont eu accès aux documents de la Juventus de Turin, affirment que le club aurait préparé son équipe à l’EPO avant la finale de la ligue des champions de 1996.

L’information, révélée par la chaîne néerlandaise NOS, devrait être étayée par la diffusion d’un reportage ce dimanche.

Le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, évoluait à l’époque comme milieu de terrain dans l’équipe turinoise.

 

Source et date de l'article  planetecampus.com  24.05.2013

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Accusé de dopage, Deco se rebiffe : et s'il était sincère ?

12 Mai 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

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LE PLUS. Deco, ancien joueur du FC Barcelone, qui évolue actuellement dans l'équipe brésilienne de Fluminense, a été contrôlé positif à un diurétique. Son avocat déclare que cette positivité serait liée à des vitamines. Qui faut-il croire ? Spécialiste du dopage, le psychologue du sport Dorian Martinez explique pourquoi le sportif n'a pas forcément tort.

Le joueur de football portugais Deco a été contrôlé positif au furosémide, une substance interdite en et hors compétition. L’ancien joueur du FC Barcelone et de Porto estime avoir été contaminé par une préparation vitaminée achetée en pharmacie. Il compte attaquer cette officine en justice.

 

À l’annonce d’un contrôle positif comme celui-là, la réaction naturelle est de se dire que le joueur incriminé cache son dopage derrière des excuses abracadabrantesques. Pourtant, en analysant en profondeur la situation, on se rend compte que ces explications peuvent être tout à fait sincères.

 

En voici les raisons :

 

1. De nombreux médicaments et compléments alimentaires peuvent positiver un contrôle antidopage

 

En France, plus de 3.000 médicaments contiennent une substance interdite [1] ! La plupart de ces médicaments sont d’usage courant et certains ne nécessitent pas de prescription médicale.

 

Qui plus est, le marché pharmaceutique est mouvant et entraîne chaque mois la modification du statut de dizaines de médicaments. Pour information, aujourd’hui, en France, 44 médicaments contiennent de la furosémide.

 

Tout aussi préoccupant, les études montrent que 15 à 25% des compléments alimentaires contiennent des substances interdites non mentionnées sur l’emballage [2].

 

2. Les professionnels de santé se disent incompétents en matière de prévention du dopage

 

Les enquêtes sociologiques réalisées auprès des médecins et pharmaciens sont alarmistes et montrent que 75% des professionnels de santé s’estiment mal ou très mal préparés à prévenir le dopage [3].

 

D’ailleurs, en 2010, le nageur Frédéric Bousquet a été suspendu deux mois après un contrôle positif à l'heptaminol, une substance de la liste des stimulants (S6) interdite en compétition :

 

"Je me soigne depuis huit ans pour une pathologie très précise avec un médicament qui ne contient pas ce produit interdit [...] et puis juste avant le meeting, j'ai souffert d'une crise violente. Je suis allé dans une pharmacie juste à côté de chez moi à Marseille, une pharmacie où ils savent qui je suis. Ils m’ont dit qu’ils n’avaient plus ce médicament en stock, et ils m’en ont proposé un autre."

 

Le nageur fait une confiance aveugle à la pharmacienne et se retrouve "positif" suite à un contrôle inopiné. Ces professionnels de santé engagent pourtant leur responsabilité et peuvent même risquer des peines de prison en cas de manquement avéré.

 

3. Les sportifs sont toujours responsables à 100%

 

Comme j’ai pu le dire devant la commission d’enquête du Sénat, la raison de tous ces problèmes vient de la législation antidopage elle-même.

 

D’une part, comme le stipule clairement l’article 2.1.1. du Code mondial antidopage, les sportifs sont responsables à 100% de tout ce qui se retrouve dans leur organisme ! D’autre part, les sportifs doivent se soumettre à une liste des interdictions totalement illisible.

 

Cette liste a été conçue comme un référentiel pour les contrôles mais n’a strictement aucune vertu préventive. Elle est obsolète au bout d’un an. Elle comporte des listes de substances non exhaustives (une substance peut être interdite même si elle ne figure pas dans ce document). Et surtout, elle énumère des substances et des méthodes. Or, dans la vie réelle on ne "rencontre" jamais des substances mais des médicaments ou des compléments alimentaires. Qui plus est, cette liste n’interdit pas certaines substances (comme la codéine) qui peuvent être consommées par le sportif et métabolisées par l’organisme en substance interdite.

 

Cette liste n’indique pas ce que le sportif ne doit pas consommer mais plutôt ce que l’on ne doit pas retrouver dans son organisme. Ce qui est une nuance de taille !

 

4. Un dispositif anti-dopage qui aide les tricheurs

 

Au final, ce flou autour de la législation antidopage est bénéfique aux tricheurs qui peuvent facilement se cacher derrière des excuses fallacieuses quand ils se font (rarement) attraper.

 

En revanche, depuis 15 ans que je travaille sur la thématique de la prévention, je constate que la très grande majorité des sportifs contrôlés positifs le sont par manque d’information...

 

Tant que les autorités sportives et institutionnelles ne prendront pas sérieusement la mesure de ce problème de fond, la lutte antidopage ne sera pas crédible. Les tricheurs pourront dormir tranquillement et les sportifs intègres prendront des risques énormes pour se soigner et compléter leur alimentation...

 

Il est donc temps de protéger concrètement les sportifs. Mais le monde du sport est-il prêt à jouer le jeu de la protection et de la transparence ? Le sport français est-il prêt à protéger ces athlètes ? 

 

Source et date de l'article  nouvelobs.com  06.05.2013

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Wenger réclame des tests sanguins dans le football

10 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

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Dans un entretien samedi à plusieurs journaux britanniques, dont le Guardian, Arsène Wenger exhorte les instances du football à mettre en place des tests sanguins obligatoires pour lutter contre le dopage dans le football. «Je ne pense pas que dans le football, nous en faisons assez, explique le technicien français. Il m'est très difficile de croire que lors d'une Coupe du monde, quand vous avez 740 joueurs, il n'y ait aucun problème. Pourtant, c'est ce qui arrive à chaque fois.»

 

Pour Wenger, le problème du dopage est tout aussi important que les matches truqués qui grangrènent ce sport. «J'espère que l'Angleterre est propre mais en même temps je n'en sais rien. Les délégués de l'UEFA qui effectuent les contrôles antidopages ne font jamais de tests sanguins. Ils ne prennent que des échantillons d'urine. J'ai demandé plusieurs fois à l'UEFA que cela change. On pourrait aller un peu plus loin au niveau des contrôles. Je serais favorable à la mise en place de tests sanguins.»

 

Source et date de l'article  L'Equipe.fr  10.02.2013

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LES VISITES MEDICALES SONT IMPORTANTES DANS LA VIE DES ATHLETES

8 Avril 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

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Dr Eric Allangba (médecin sportif) de plus en plus, on assiste à des arrêts cardiaques sur les stades. Quels sont les facteurs qui expliquent cela ?

 

Les accidents cardio- vasculaires qui surviennent sur les stades ont toujours existé. Avec la mondialisation et la médiatisation, on y fait de plus en plus attention. Beaucoup de facteurs sont à la base de ces accidents qu’on appelle mort subite du sportifs. Ces accidents sont dus à des malformations au niveau du système vasculaire. Il s’agit souvent d’anévrisme (dilation sur un vaisseau), c’est-à- dire la néo formation au niveau des vaisseaux sanguins qui est pratiquement indétectable et qui se rompt pour une raison ou une autre. Il survient alors une hémorragie cérébrale. D’autres causes sont à la base de ces accidents. On pourra parler aussi des malformations cardiaques, d’hypertension artérielle méconnue.

 

Le dopage joue-t-il un rôle dans ces arrêts cardiaques?

Le dopage est l’un des facteurs importants de ces arrêts cardiaques. Il y a le côté négatif du dopage. C’est bien beau de remporter des médailles. Le dopage modifie le comportement de l’athlète. Il le rend certes très fort ; mais il y a toujours les effets secondaires qui sont catastrophiques. Ça peut-être des troubles sanguins, la folie, etc. Cela est provoqué par les différentes substances utilisées. Le dopage expose à de graves accidents. De grands athlètes de haut niveau sont décédés très jeunes et dont les causes de la mort n’ont pas été déterminées. Cependant, on est sûr qu’il y a eu le dopage en dessous.


Que faut-il faire alors pour éviter ces genres d’accidents?

C’est en cela que l’on voit l’importance de la visite médicale avant toute activité sportive. Cette visite médicale aboutit à la délivrance d’un certificat de non contre indication à la pratique sportive. La visite médicale n’est pas faite pour éliminer des candidats à la pratique sportive. Mais elle a toute son importance. Elle permet d’éviter les problèmes que l’on rencontre sur les stades ; c’est pourquoi, le minimum d’électrocardiogramme, de repos que l’on impose de nos jours peut, dans une moindre mesure, permettre de déceler des problèmes s’il en existe.


Comment expliquer que des joueurs des championnats européens qui font beaucoup d’examens médicaux puissent être victimes de ces genres d’accidents ?

Il y a un lot de tests médicaux que les joueurs professionnels font tout au long de leur carrière. Les examens médicaux ne peuvent pas tout déceler. Ce n’est pas un électrocardiogramme, une simple radio qui va mettre en évidence une malformation telle que l’anévrisme. Les examens permettent de détecter certaines maladies et d’éviter une grande partie d’accidents qui pourraient survenir.

La médecine est-elle impuissante face à ce phénomène?

La médecine est impuissante ? Non, pas qu’elle soit totalement impuissante. Vous voyez la prise en charge quand l’accident survient. Lors du récent accident du joueur congo-anglais, il a bénéficié de tous les soins notamment des massages cardiaques ; il a été conditionné, pris en charge par une équipe de réanimateurs. La médecine du sport est avant tout une médecine de prévention. On ne peut pas dire qu’elle est totalement impuissante. Mais elle peut être parfois prise à défaut dans certaines situations.


A vous entendre, la visite médicale n’est pas une panacée pour éviter ces accidents. Y aurait-il d’autres dispositions?

Les visites médicales ne sont certes pas la panacée. Mais il faut faire le minimum que l’on prescrit pour éviter les accidents. Les visites médicales sont très importantes. Nous suivons ce qui se passe au football avec les arbitres. Certes, avec les visites médicales, nous ne résolvons pas totalement les problèmes, mais il y a une grande partie des difficultés qui sont résolues.


Quelle est la situation de ces accidents en Côte d’Ivoire et en Afrique?

Je n’ai pas de statistiques fiables sur ces genres d’accidents en Côte d’Ivoire et en Afrique. Ce sont des accidents qui arrivent partout. J’ai été témoin d’un cas lors d’un examen d’entrée à l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs). Un athlète confirmé qui présentait le concours est décédé au cours des épreuves physiques. Il a fait un arrêt cardiaque. En Côte d’Ivoire, il y a un effort qui est fait. Les dirigeants fédéraux et des clubs sont conscients de la nécessité des visites médicales autour desquelles il y a un consensus. Elles sont de plus en plus corsées et sérieuses. On impose au minimum un électrocardiogramme et un certain nombre d’examens.


Les clubs et les responsables fédéraux respectent-ils ces tests que vous demandez?

De nombreuses fédérations et clubs disent ne pas disposer de moyens financiers pour payer les frais médicaux. Ce n’est pourtant pas excessif. Mais les dirigeants sportifs avouent leur impuissance à payer ces frais. Alors que nous avons trouvé un juste milieu pour leur permettre de faire faire ces visites à leurs athlètes. Dommage qu’il n’y ait pas de subventions de l’Etat pour les prises en charges des athlètes. S’il y avait une loi sur le sport en Côte d’Ivoire, la prise en charge des athlètes de haut se ferait sans difficulté. Bien qu’ils n’aient pas les moyens, ils sont conscients de l’importance de ces examens. Nous allons petit à petit instituer systématiquement ces examens, notamment l’électrocardiogramme de repos. A côté de cet examen, il y a aussi l’électrocardiogramme d’effort qui est également important.


Interview réalisée par

Élisabeth Goli

 

Source et date de l'article Fratmat.info  23.03.2012

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Abidal dopé ? N’ayons pas peur des mots !

18 Mars 2012 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://robin.football.fr/public/.abidal_m.jpg

 

Un an après sa première opération, le français Eric Abidal se retrouve avec de nouveaux problèmes de santé au niveau du foie. Alors si certains voient là une malédiction qui s’abat sur le français, il faut peut-être arrêter de se voiler la face, et ne pas avoir peur de prononcer le mot « dopage ».

 

Oui le mot a de quoi choquer. Mais les fans de foot, moi le premier, doivent se rendre à l’évidence. Ce sport n’est pas plus propre que les autres. Penser que tout le monde marche à l’eau claire n’est qu’une utopie. La triche existe, comme partout. Et dans le sport, cela se traduit par le dopage. Le foot n’échappe pas à la règle, et Eric Abidal, comme beaucoup d’autres sportifs avant lui, est surement victime de cela. Même si comme beaucoup il n’avouera jamais, les suspicions sont plus que légitimes.

 

Le Docteur Fuentes, habitué du milieu

Au cœur des affaires de dopage depuis des années, un catalan ! Inconnu dans le milieu du football, Eufemiano Fuentes l’est pourtant dans le cyclisme. Il est le commanditaire de l’affaire Puerto en 2006. Cette affaire de dopage qui a fait tomber plus de coureurs que toutes les autres affaires réunies. De Jan Ullrich à Alejandro Valverde, en passant par Alexandre Vinokourov ou Ivan Basso, tous les grands champions ou presque y sont passés. Aujourd’hui dans le cyclisme, Fuentes rime avec dopage et bourreau. La « grande reine » a une mauvaise image, et c’est en grande partie à cause de lui.

Ce même Dr Fuentes habite aujourd’hui dans la charmante ville de Barcelone, à quelques kilomètres du camp d’entrainement des Blaugranas (ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas de contacts avec d'autres clubs, le Real Madrid par exemple, également cible de soupçons ces dernières années). Alors certes il ne faut pas tirer de conclusions hâtives, mais cela ne semble pas être une coïncidence. Certains anabolisants, améliorant les capacités physiques dont la vitesse, l’endurance ou encore la résistance peuvent avoir des effets secondaires et provoquer des tumeurs au foie. Je vous laisse deviner ou je veux en venir, cela semble évident. Eric Abidal pourrait s'être dopé. Evidemment je n'ai pas les analyses sanguines du joueurs mais il est logique de ne pas exclure cette piste.

 

A quand des contrôles dans le foot ?

Cependant, comment pourrait-on lui en vouloir si c’était vrai ? Le français a surement une faiblesse au foie depuis toujours, ce qui pourrait entrainer cette réaction indésirable. Mais beaucoup d’autres joueurs prennent surement des produits similaires sans conséquences… On peut donc se demander ce qu’attendent les instances antidopage - l’AMA, la FIFA et l’UEFA en tête - pour faire passer des contrôles aux joueurs. Il ne faut pas s’étonner de trouver des dopés dans le cyclisme puisqu’il y a des centaines de contrôles. Faisons-en de même dans le football, il y aurait surement de nombreuses surprises.

Evidemment ce ne serait pas joyeux dans un premier temps. On pourrait apprendre que nos joueurs favoris étaient en fait dopés. Mais au moins, les tricheurs seraient sortis de la compétition. Ils ne seront pas tous repérés bien entendu, mais cela dissuaderait une partie des joueurs, c’est certain. Ne nous cachons donc plus la vérité. Acceptons que le sport que nous aimons ne soit pas aussi propre qu’on veut le croire. Le milieu du football rapporte des millions, croire que tout le monde se bat à armes égales est donc complètement utopique. Eric Abidal avait peut-être compris comment devenir meilleur. Aujourd’hui, si tel était le cas, ce ne serait que les conséquences. Et si on ne fait rien, il faut s’attendre à de plus en plus de cas de genre…

 

Article écrit par Robin Watt

 

Source et date de l'article Football.fr  16.03.2012 

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Dopage : "des effets sur la descendance"

22 Novembre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://photo.europe1.fr/sport/un-kit-antidopage-lors-des-mondiaux-de-daegu-930x620/14469005-1-fre-FR/Un-kit-antidopage-lors-des-Mondiaux-de-Daegu-930x620_scalewidth_630.jpg

 

DOPAGE - Le docteur De Mondenard apporte son éclairage sur le témoignage des joueurs algériens.


L'an dernier, Jean-Pierre de Mondenard évoquait la "loi du silence" qui prévalait dans le football autour du dopage. Alors que plusieurs internationaux algériens, parents d'enfants handicapés, font part de leurs doutes sur les produits qu'ils ont absorbés dans les années 1980, le célèbre médecin du sport revient sur cette affaire pour Europe1.fr.

 

Europe1.fr : êtes-vous surpris par les déclarations des internationaux algériens ?
Jean-Pierre de Mondenard : "ça ne me surprend pas du tout. Dans le Dictionnaire du dopage (2004), j'ai consacré tout un chapitre aux effets tératogènes des dopants sur la descendance. J'y montre qu'un certain nombre de substances peuvent provoquer des malformations par leur action sur l'embryon. Car on parle toujours des effets collatéraux du dopage sur le dopé, et on ne parle jamais des effets collatéraux du dopage sur la descendance. Or, on a prouvé récemment, par exemple, que des mères qui buvaient quotidiennement des boissons contenant de l'aspartame, comme des sodas, mettaient à terme de façon prématurée. Cela suffit à montrer que ce que vous prenez a une influence sur le fœtus. En ce qui concerne les footballeurs algériens, il y a forcément une raison à tous ces cas d'enfants handicapés. Ce n'est pas normal de retrouver autant de cas sur une population aussi ciblée. Il faut chercher l'explication car il y en a une, forcément."

 

E1.fr : y-a-t-il des précédents dans l'histoire ?
J-P de M. : "oui, notamment en Allemagne de l'Est. On a appris qu'il y avait eu pas moins de 10.000 athlètes qui avaient suivi des protocoles de dopage. Un certain nombre d'entre eux sont allés ensuite devant la justice allemande parce que leurs enfants avaient des effets tératogènes, des malformations du corps. Sont nés des enfants phocomèles, c’est-à-dire sans bras ni avant-bras, qui avaient la main fixée à l'épaule, ou avec des pieds-bots également. La nageuse est-allemande Christiane Knacke, qui fut la première nageuse sous la minute sur 100 m papillon, avait témoigné après avoir fui l'Allemagne de l'Est. Elle avait expliqué que sa fille avait été victime d'une hyperthermie inexplicable qui a duré plusieurs mois. Les médecins lui ont assuré que la maladie de sa fille était due aux produits qu'elle avait pris quand elle était athlète de haut niveau."

 

E1.fr : est-ce que le protocole est-allemand a pu s'exporter ?
J-P de M. : "dans les années 1980, les pays du Maghreb étaient en relation avec des pays de l'ex-bloc soviétique. Entre 1974 et 1985, j'ai été médecin du tour du Maroc cycliste. Et, sur cette épreuve, il y avait des médecins russes qui venaient apporter leur savoir. Ce qui étonnant dans l'affaire révélée aujourd'hui, c'est que ça concerne une période bien précise, qui, il est vrai, était assez anarchique au niveau des produits. Les hormones, notamment, ont de graves effets tératogènes, mais pas seulement. Alcool, amphétamine, caféine, cannabis, cocaïne, métamphétamine, nicotine ou pot belge peuvent avoir des conséquences sur la forme et la santé du bébé."

 

Source et date de l'article Europe1.fr  17.11.2011

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Du clenbuterol chez les U17

24 Octobre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://media.football-mag.fr//images/media/images/comme-certains-u17-lors-du-mondial-ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-reuters/228067-1-fre-FR/Comme-certains-U17-lors-du-Mondial-Ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-Reuters_cover.jpg

 

Le dopage n’épargne personne… Lorsque la nouvelle est tombée mi-octobre, celle-ci a fait l’effet d’une bombe. Environ un joueur sur deux ayant participé à la dernière Coupe du monde des U17 au Mexique étaient dopés au clenbuterol. Heureusement, la Fifa, qui s’était promptement emparée de l’affaire, a levé le voile sur le scandale pour finalement se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’une contamination collective à la viande.

Ces dernières années, de nombreuses affaires de dopage ont secoué le monde du football mondial. Entre les Diego Maradona, Adrian Mutu ou autre Francescho Flachi, drogués à la cocaïne, Josep Guardiola, condamné en 2001 puis relaxé en 2007, Fabien Barthez ou Bernard Lama, trop portés sur le hashich pour des sportifs de haut niveau, … les faits divers ne manquent pas.

 

Mais lorsque mi-octobre, la nouvelle venue du Mexique est tombée, il n’était plus du tout question de cas isolés. En effet, parmi l’ensemble des participants à la dernière Coupe du monde des U17, 109 d’entre eux ont été contrôlés positifs au clenbuterol. Autrement dit, la moitié des joueurs qui s’étaient rendus au Mexique pour défendre les couleurs de leurs pays respectifs étaient dopés. Rien que ça… Immédiatement, la Fifa (Fédération internationale de football association) s’est saisie du dossier et la lumière a rapidement été faite. Au final, tous les footballeurs "contaminés" se sont tout simplement nourris d’une viande locale contenant des traces de cette substance dopante.

 

Mais au fait, le clenbuterol, qu’est-ce que c’est ? L’utilisation originelle de ce produit est purement vétérinaire. Les chevaux de course étaient amenés à prendre un tel traitement pour soigner des infections pulmonaires par exemple. Car les effets de ce médicament sont reconnus. Pour commencer, il favorise notamment la perte des masses graisseuses chez celui qui en ingère, sans pour autant perdre de poids. D’autre part, il permet notamment de respirer mieux qu’à l’accoutumée en agissant directement sur les bronches, et fait croître la production de sang. Pour un sportif de haut niveau "soigné" au clenbutérol, cela permet donc, en somme, d’améliorer sa masse musculaire en évitant de prendre du gras, de mieux ventiler en plein effort donc de mieux aérer ses muscles.

 

Monnaie courante chez certains éleveurs


On comprend mieux en ce cas que ce produit soit considéré comme dopant… Mais gare à l’overdose. Si le dosage n’est pas approprié pour le corps humain, c’est le drame assuré ou presque. Le clenbuterol agissant sur les muscles et favorisant notamment leur contraction, donc leur efficacité dans l’effort, il peut en faire de même sur le cœur. Dans ce cas de figure, c’est l’arrêt cardiaque assuré…

 

Mais la "médecine" du sport a suffisamment de connaissances en la matière pour avoir permis à bon nombre de sportifs d’utiliser ce produit sans en subir de néfastes effets secondaires. En cyclisme notamment, un Chinois, Li Fuyu, a été pris par la patrouille, alors que des doutes persistes sur le vainqueur du Tour de France 2010, l’Espagnol Alberto Contador, sur qui des traces de clenbuterol avaient été trouvées quatre jours de rang dans les urines…

 

Et en juin dernier, le football s’y est mis à son tour puisque cinq internationaux mexicains, Guillermo Ochoa, Francesco Rodriguez, Edgar Duenas, Antonio Naelson et Christian Bermudez ont été contrôlés positifs au cours de la Gold Cup. Dans la foulée, ceux-ci avaient été suspendus par leur fédération, puis disculpés quelques jours plus tard à la suite de contre-analyses opérées aux Etats-Unis qui avaient mis en avant une contagion alimentaire. Comme chez les U17 donc. Car au Mexique, comme dans bon nombres d’autres pays, la substance est communément utilisée chez les éleveurs de bétail destiné à l’abbatoir.En effet, cela permet notamment de fournir une viande de meilleure qualité puisque moins grasse, le clenbuterol se montrant à la hauteur de sa réputation. Dernièrement, la Chine a toutefois interdit à ses éleveurs de porcs d’en donner à leurs bêtes. Une prochaine compétition internationale au pays du Soleil Levant ne devrait donc pas permettre au moindre soupçon de contagion alimentaire d’exister, si d’aventure du clenbuterol était trouvé dans l’organisme d’un ou plusieurs footballeurs.

 

Source et date de l'article  Football-mag.fr  24.10.2011

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