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CONTRE LE DOPAGE

Articles avec #l'operation puerto tag

Jesus Manzano témoigne dans l'affaire Puerto: «Il aurait pu y avoir un mort»

16 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #l'opération Puerto

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L’Espagnol Jesus Manzano, coureur cycliste chez Kelme entre 2000 et 2003, a affirmé mercredi à plusieurs reprises au cours de sa comparution comme partie civile au procès sur l’affaire de dopage Puerto que ses directeurs sportifs de l’époque l’avaient «obligé à se doper».

 

«On m’a obligé à me doper. Si je ne prenais pas les médicaments qu’on me donnait à l’époque, on me mettait à la porte de suite», a insisté Manzano, désignant directement ses anciens directeurs sportifs de l’époque Belda et Labarta comme incitateurs de ce dopage ainsi qu’Eufemiano Fuentes et sa soeur Yolanda comme médecins menant à bien ce dopage.

Interrogé sur pourquoi il n’avait dans ce cas pas porté plainte contre ses anciens dirigeants au moment-même des faits, Manzano a allégué la peur de mettre en difficulté son équipe.

« Si j’avais parlé à l époque, j’aurais été à la rue »

«Si je parlais à cette époque, je me retrouvais à la rue et toute l’équipe allait en prison. Je ne voulais pas leur créer de problèmes», a assuré Manzano.

Puis, sur ses révélations parues en 2004 dans le journal AS où il exposait entièrement le système de dopage chez Kelme, l’ancien coureur a expliqué:«Si je l’ai raconté, c’était pour moi et pour faire le ménage dans le cyclisme. Parce que maintenant, on sait dans quel état il est».

Par ailleurs, Manzano a assuré à plusieurs reprises ne jamais avoir consommé de cocaïne, comme l’avaient pourtant affirmé le docteur Fuentes et Belda au cours de leurs déclarations.

«Je n’ai jamais pris de cocaïne. Et la meilleure preuve, c’est que si j’en avais pris, j’aurais été positif à la cocaïne», s’est défendu Manzano.

L’ex-coureur âgé de 35 ans a donc attribué son licenciement de l’équipe Kelme fin 2003 non pas à un «comportement indiscipliné» comme l’avait soutenu Belda au cours de sa déposition, mais à plusieurs différends avec Belda au sujet du système de dopage.

«Ils m’ont licencié de l’équipe pour une série d’accrochages que j’ai eus avec Belda au sujet de mon évanouissement sur le Tour 2003 et la réinjection d’une poche de sang à Valence», a clarifié Manzano

Par deux fois, sur le Tour 2003 et en août 2003 à Valence, le coureur avait eu un malaise qu’il attribue à l’injection d’un produit dopant sur le Tour et d’une poche de sang à Valence.

Il a assuré mercredi qu’"il y aurait pu y avoir un mort» au sein de son ancienne équipe Kelme du fait du système de dopage mis en place par le principal accusé Eufemiano Fuentes, médecin-chef de Kelme entre 2001 et 2003.

Hormones de croissance, EPO russe et chinoise

Manzano, qui avait déjà dénoncé les pratiques dopantes au sein de Kelme en 2004, a redécrit le système.

Il a donné une longue liste de produits dopants prescrits par les docteurs de l’époque.

Hormones de croissance, hormone féminine (HMG), Androgel (testostérone), cortisone, Actovegin (sang de veau), nandrolone, EPO russe et chinoise et albumine pour faire baisser l’hématocrite, tous ces produits - en plus des autotransfusions - étaient livrés à Manzano et à d’autres coureurs de Kelme par Eufemiano Fuentes.

 

Source et date de l'article  SudInfo.be  13.02.2013

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Le controversé Dr Fuentes reprend du service

9 Mars 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #l'opération Puerto

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Le Dr Eufemiano Fuentes, célèbre pour ses implications dans diverses affaires de dopage espagnoles, est de nouveau sur le circuit. Il vient d'être nommé médecin du club de Las Palmas, pensionnaire de troisième division ibérique. Blanchi par l'UCI en 2007, il était libre de toute fonction.


Voici un recrutement qui risque de faire jaser. Le club de Las Palmas, équipe de troisième division, vient d'annoncer la signature du Dr Eufemiano Fuentes. Cet homme est l'ancien médecin impliqué dans l'affaire Puerto en 2006. L'homme gardait précieusement plusieurs centaines de poches de sang dans sa clinique. Certaines étaient réservées à des transfusions sanguines destinées à plusieurs cyclistes du pays. Mis en examen, il a bénéficié d'un non-lieu en 2007 et a été blanchi par l'UCI.


Mais le praticien ne s'est pas arrêté en si bon chemin. Le nom d'Eufemiano Fuentes est ensuite apparu dans l'affaire Galco en décembre 2010, une contrebande de substances dopantes qui a touché plusieurs disciplines sportives en Espagne. L'athlétisme a ainsi vu certains de ses dirigeants démissionner et le football a été inquiété. Cité notamment par un de ses anciens co-détenus, le Dr Fuentes aurait déclaré : "Si je parlais, nous retirerions tout de suite le championnat d'Europe (2008) et la Coupe du monde (2010) à l'Espagne." Il travaille aujourd'hui pour le club de Las Palmas. Les performances physiques de l'équipe des Canaries vont être étudiées avec attention.

 

Source et date de l'article  ChronoFoot..com  08.03.2011

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L'affaire Puerto exhumée, pour quoi faire?

26 Février 2008 Publié dans #l'opération Puerto

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DOPAGE. Sous la pression internationale, la justice espagnole a rouvert le dossier de manipulations sanguines dans lesquelles trempent le Dr Fuentes et des dizaines de sportifs. Cependant, les juges n'entendent pas aller au fond des choses.


Ariane Pellaton
Mardi 26 février 2008

Vaste réseau de dopage sanguin, l'affaire Puerto n'a pas fini de faire grincer des dents. La semaine dernière, après le non-lieu prononcé en mars 2007, la justice espagnole a décidé de reprendre l'instruction. But des magistrats: déterminer si le Dr Eufemiano Fuentes, principal protagoniste, a respecté les règles de conditionnement du sang prévues par la loi sur les médicaments. Tout comme lors de la procédure initiale, le dopage en lui-même ne figure pas au cœur des débats: aucune loi ne permettait de le juger à l'époque des faits. Dans ce contexte, qu'apportera la réouverture de l'enquête à la lutte antidopage? Entre espérances et supercherie, l'affaire Puerto laisse planer le flou.

Jan Ullrich le lampiste

Pour la justice sportive, l'enjeu serait l'identification des 200 poches de sang découvertes en mai 2006 dans le laboratoire du médecin. Actuellement, 58 cyclistes ont été mentionnés. Seul l'Allemand Jan Ullrich a été formellement confondu. Les perspectives actuelles? «Les parties civiles - l'Agence mondiale antidopage (AMA) et l'UCI notamment - pourront demander des mesures d'instructions complémentaires, comme des perquisitions ou l'étude de disques durs», espère Olivier Niggli, directeur juridique de l'AMA, dans un entretien accordé à l'AFP. Directeur du Laboratoire antidopage de Lausanne, Martial Saugy évoque l'intérêt indirect que l'analyse des poches de sang pourrait revêtir pour les magistrats espagnols. «Peut-être que, sous la pression de l'UCI et de l'AMA, l'identification constituera un aspect important pour juger le Dr Fuentes. On saura ainsi s'il a touché 20 ou 50 sportifs.»

Les cyclistes témoins

Reste que, dans le contexte global de l'affaire Puerto, l'identification des athlètes n'a jamais été une priorité. Journaliste enquêteur au quotidien Le Monde, récemment condamné pour un article jugé diffamatoire évoquant l'implication du FC Barcelone dans l'affaire Puerto, Stéphane Mandard est formel. «Les motivations portent sur le délit à la santé publique. Les cyclistes ne sont que des témoins. Les instances judiciaires n'iront sans doute pas enquêter pour savoir qui étaient les autres clients du Dr Fuentes.»

En outre, l'expert revient sur les conditions de l'enquête. «Certaines perquisitions n'ont pas été menées à l'époque. Les autorités judiciaires avaient tout loisir de le faire, pourquoi s'en inquiéteraient-elles maintenant?» Et d'ajouter: «Il y a eu un savant tri des informations. On s'est d'abord empressé de livrer les noms de cyclistes.»

De surcroît, les autorités judiciaires ont toujours refusé de transmettre des échantillons à la justice sportive, au motif que la procédure était en cours. Aujourd'hui, soit le juge en charge de l'enquête en décide autrement, soit la réouverture de l'instruction retardera la mise à disposition des preuves de transfusion aux instances sportives. «Je ne sais pas si les magistrats feront durer la procédure pendant des décades. On pourrait alors leur prêter de mauvaises intentions», s'interroge Martial Saugy. De là à pointer l'hypocrisie de la justice espagnole, il n'y a qu'un pas. «Jusqu'à présent, ce ne sont pas les demandes d'échantillons qui ont manqué de la part des instances sportives», signale un expert en toute discrétion.

Aujourd'hui, les autorités judiciaires espagnoles ont vraisemblablement «cédé à la pression internationale», notamment de l'AMA, de l'UCI, ainsi que l'indique Stéphane Mandard. Un tournant? «Cela dépend. Se contenter de vérifier que les manipulations sanguines sont dangereuses, c'est se limiter à un petit aspect. Cela voudrait dire: «Vous voyez, vous pouvez être contents, on n'enterre pas l'affaire!»

Principal pourfendeur du dopage en Italie, Alessandro Donati ne ménage pas ses propos. «L'autotransfusion? Déjà du temps de Conconi [chantre de l'autotransfusion sanguine et de l'EPO], en 1981, on savait que certains sportifs avaient contracté des hépatites. Et vingt ans plus tard, on parle encore des mêmes choses, à savoir si les transfusions sont dangereuses pour des athlètes en bonne santé. C'est ridicule!» Et d'ajouter: «Toute la façon dont s'est développée la résolution de ce cas est ridicule.»

Le lobby politique

Pour Alessandro Donati, la récente tournure des événements Puerto n'est autre qu'une «manière de restreindre l'affaire. Les scandales Balco, Fuentes, Conconi répondent tous à la même logique: on évite d'analyser les cas dans leur complexité.» Donati cite pour exemple les sommes d'argent que le médecin italien percevait de fédérations nationales, internationales et de politiciens. «Le procureur a refusé l'enquête financière: Conconi avait des appuis politiques à un haut niveau.»

L'arbre qui cache la forêt


Ainsi l'Espagne aurait-elle trop à perdre en instruisant l'affaire de fond en comble. «Le cas est beaucoup plus vaste que ce qui a émergé», affirme Alessandro Donati. «Pat McQuaid [président de l'UCI] a plusieurs fois sous-entendu que les Espagnols cherchaient à dissimuler quelque chose», note Stéphane Mandard. «Et Dick Pound [ancien président de l'AMA] a également déclaré que cela l'étonnerait fort que seuls des cyclistes aient utilisé le réseau mis en place par Fuentes.»

Sous le couvert de l'anonymat, un fin connaisseur de la lutte antidopage ose: «L'Espagne est le pays qui, vis-à-vis du dopage, pose le plus de problèmes en Europe. C'était arrangeant de focaliser la liste des sportifs liés au Dr Fuentes sur des cyclistes, qui plus est sur Jan Ullrich, de nationalité allemande. On sait qu'en Espagne, la pression politique est immense dans le football, l'athlétisme et le tennis.»

Source de l'article http://www.letemps.ch


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Affaire Puerto - Du nouveau ?

12 Janvier 2008 Publié dans #l'opération Puerto

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A mon avis dans cette affaire toutes les zones d'ombres n'ont pas été misent en lumière !

Lien intéressant : Affaire Puerto




Article du 10.01.2008


Affaire Puerto, le retour. Le Comité national olympique italien (Coni) a annoncé mercredi que le procureur antidopage pourrait de nouveau entendre des coureurs, des médecins et des dirigeants d'équipes dans les prochaines semaines après avoir reçu de nouveaux éléments, aussi transmis au Parquet de Rome, relatifs à ce scandale de dopage sanguin mis au jour avec l'arrestation du docteur Eufemanio Fuentes.


Mercredi également, on a appris que la justice autrichienne menait actuellement une enquête contre un laboratoire, Humanplasma, accusé de pratiquer le dopage sanguin. Selon Roland Achatz, porte-parole du gouvernement autrichien, celle-ci a été ouverte après une demande écrite du président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Dick Pound. Le directeur du laboratoire mis en cause, le Dr Lothar Baumgartner, a nié toute implication dans une affaire de ce type.

Source de l'article http://www.lequipe.fr


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Basso admet son implication dans l'affaire Puerto

7 Mai 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #l'opération Puerto


07.05.2007 17:31

L'Italien Ivan Basso, qui a quitté la semaine dernière son équipe Discovery Channel, a admis lundi son implication dans l'affaire de dopage sanguin Puerto auprès du comité national olympique italien (Coni).

Basso, qui avait nié jusque-là toute culpabilité, a décidé de collaborer avec le procureur antidopage du Coni.

"Le bureau du procureur antidopage a de nouveau entendu aujourd'hui (...) Ivan Basso. Celui-ci a largement reconnu ses responsabilités concernant l'opération Puerto", a annoncé le Coni dans un communiqué en précisant que le coureur s'est présenté spontanément.

Le Coni, qui est basé à Rome, a ajouté que Basso avait fourni "la collaboration maximale pour éclaircir les faits concernant son implication".

La loi italienne prévoit la possibilité d'une réduction de peine pour ceux qui collaborent avec la justice.

"Ne le laissez pas seul"


"Ivan fait exactement ce que tous avaient demandé à Pantani et que Marco n'avait pas fait. Aujourd'hui, je vous le demande au nom du cyclisme, ne laissez pas seul Ivan Basso", a immédiatement réagi le président de la Fédération italienne de cyclisme, Renato Di Rocco, cité par l'agence Ansa.

Basso (29 ans), vainqueur du Giro 2006, a été écarté du dernier Tour de France à la veille du départ à cause de son implication dans l'affaire Puerto. Autorisé à courir de nouveau en octobre dernier, il n'a plus réapparu en compétition depuis le 30 mars dernier (Tour de Castille et Leon).

L'affaire dite Puerto a éclaté en mai 2006 à Madrid avec l'arrestation de cinq personnes, parmi lesquelles le docteur Fuentes, ancien médecin de plusieurs équipes espagnoles.

Plus de deux cents de poches de sang congelé et de plasma sanguin, des documents, du matériel de congélation et de centrifugation, des anabolisants, des stéroïdes, de l'EPO et des hormones de croissance ont été saisis.

De nouveaux éléments

Les noms d'une cinquantaine de coureurs cyclistes, entre autres celui de Basso, ont depuis été cités. Mais jusqu'à présent un seul coureur, l'Allemand Jan Ullrich, a été identifié par le biais de l'ADN à la suite d'une plainte déposée en Allemagne à son encontre.

Basso avait déjà été entendu mercredi par le procureur antidopage Ettore Torri. Après près de deux heures d'entretien, l'audience avait été renvoyée à une date indéterminée.

"Nous n'avons pas à nous plaindre du comportement de l'athlète. Nous espérons qu'il se montrera aussi coopératif lors de la suite de l'enquête", avait alors déclaré Fabio Filocamo, le porte-parole du procureur.

Basso avait également été entendu l'été dernier sans être finalement inquiété, après la décision du juge espagnol d'interdire que la justice sportive utilise les éléments de l'enquête. Mais le dossier a été rouvert dernièrement par le Coni, qui avait argué de "nouveaux éléments".

Le 30 avril dernier, Basso a résilié son contrat avec l'équipe Discovery Channel. En expliquant qu'il ne voulait pas que son équipe et ses coéquipiers "payent pour les conséquences d'une question qui ne regarde que moi". (AFP)

Ma source est www.tsr.ch

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Affaire Puerto

30 Avril 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #l'opération Puerto

Quarante-neuf nouveaux noms de coureurs cyclistes figureraient dans un second volet de l'affaire de dopage sanguin Puerto, épais de quelque 6.000 pages, croit savoir lundi la Gazzetta dello Sport, qui ne révèle pas l'identité des personnes impliquées et reste très prudente.

"Jusqu'à présent on pensait qu'il n'y avait qu'un seul dossier de 500 pages, mais l'éventualité d'une autre enquête des autorités espagnoles semble prendre corps. Ce dossier serait composé de plusieurs milliers de pages, on parle de 6.000 pages", écrit la Gazzetta.

"Dans ces nouveaux documents, il y aurait les noms de 49 cyclistes, dont certains seraient des coureurs importants, de diverses nationalités, qui s'ajouteraient aux 58 déjà cités" dans le premier volet de l'affaire, indique le plus grand quotidien sportif de la Péninsule. (AFP)


Ma source est www.tsr.ch

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La justice va récupérer du sang de Basso

24 Avril 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #l'opération Puerto


Mardi 24 avril 2007
AFP

MADRID - La justice espagnole remettra prochainement au parquet de Bergame (nord de l'Italie) des poches de sang attribuées au cycliste italien Ivan Basso, saisies lors de la vaste affaire de dopage sanguin Puerto, a rapporté mardi l'hebdomadaire espagnol Interviu.

Le juge Antonio Serrano, qui a classé sans suite son instruction sur l'affaire Puerto au motif qu'il n'existait pas de loi pénale antidopage en Espagne au moment des faits, a en revanche accepté de remettre à des fonctionnaires du parquet de Bergame les éléments du dossier concernant Basso.

"Les fonctionnaires du parquet de Bergame, dont le déplacement (à Madrid) est imminent, récupèreront les poches de sang portant le numéro 2, que la garde civile a attribuées à Ivan Basso", et qui avaient été saisies au domicile du docteur Eufemiano Fuentes, au coeur de l'affaire Puerto, selon Interviu.

Le magazine de charme et d'investigation Interviu ne précise pas la raison pour laquelle les enquêteurs italiens veulent récupérer ces poches de sang.

Mais cette démarche pourrait s'inscrire dans la même logique qui celle qui a conduit la justice allemande à établir que le coureur allemand Jan Ullrich avait également eu recours aux services du Dr Fuentes après avoir comparé de l'ADN du champion allemand à des poches de sang identifiées par des codes.

"Birillo"

Le scandale Puerto avait éclaté en mai 2006 avec l'arrestation de cinq personnes, dont le Dr Fuentes, ancien médecin de plusieurs équipes espagnoles (Kelme, Once), et Manolo Saiz, manageur de l'équipe espagnole Liberty.

Plusieurs centaines de poches de sang congelé et de plasma sanguin, des documents, du matériel de congélation et de centrifugation, des anabolisants, des stéroïdes, de l'érythropoïétine (EPO) et des hormones de croissance avaient ainsi été saisis.

Seul Ullrich a pour le moment été formellement identifié comme client du Dr Fuentes parmi la cinquantaine de noms codés de sportifs saisie par la garde civile chez le Dr Fuentes.

Ivan Basso a été suspendu mardi par son équipe Discovery Channel, après avoir reçu une convocation du procureur antidopage du Comité national olympique italien (Coni).
Selon Interviu, plusieurs documents saisis dans le cadre de l'opération Puerto relient le coureur italien au Dr Fuentes.

Il apparaîtrait ainsi dans la liste du médecin espagnol sous le code Birillo, correspondant au nom de son chien.
"Birillo" figure notamment dans un agenda "comportant un calendrier d'extractions et d'injection de sang et dans des documents le liant à des traitements illégaux depuis 2004", assure Interviu.


"Frais de Sibérie"

Des documents datant de 2004 font apparaître que "Birillo" a payé 35.000 euros pour dopage et 6.000 euros supplémentaires pour des "frais de Sibérie", correspondant selon l'hebdomadaire à la congélation de produits sanguins.

Un autre document attribué au Dr Fuentes, intitulé "budget 2006", stipule que Birillo devait se faire prescrire des traitements pour 70.000 d'euros sur l'ensemble de l'année.
Le dossier d'instruction espagnol contient également un fax adressé à "Il due", le numéro 2 attribué à Basso, prescrivant un traitement comprenant des patches de testostérone, des hormones et d'autres produits interdits, ajoute encore l'hebdomadaire.

"Birillo" figure encore, selon Interviu, dans un autre document mentionnant qu'il a emmené du plasma, des hormones et des patches de testostérone et qui porte à la fin la mention "Code compte Suisse".

Selon Interviu, les enquêteurs espagnols ont corroboré que "Birillo" était en fait Basso à partir d'une écoute téléphonique dans laquelle l'un des interlocuteurs disait: "Birillo est arrivé avec Simoni à 16 secondes", à l'issue d'une étape du Tour d'Italie 2006.

Ma source est http://www.rds.ca



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Affaire Puerto

7 Avril 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #l'opération Puerto


Dopage: l'ADN d'Ullrich correspond aux poches de sang

AP | 03.04.2007 | 17:57

Le parquet allemand a annoncé mardi que l'ADN prélevé sur l'ancien vainqueur du Tour de France Jan Ullrich correspondait bien aux poches de sang saisies dans le cadre du scandale de dopage espagnol.

"Nous avons découvert neuf échantillons de sang qui étaient comparables", a déclaré Friedrich Apostel, porte-parole du parquet de Bonn, sur la chaîne de télévision n-tv. "Nous avons été capables d'établir l'identité d'Ullrich."

Ullrich a pris sa retraite le 26 février. Son nom avait été cité dans l'Opération Puerto, une affaire présumée de dopage sanguin de grande envergure. Il n'avait pas été autorisé à prendre le départ de la dernière édition du Tour de France en raison des soupçons qui pesaient sur lui.

Un peu plus tôt cette année, Ullrich a donné un échantillon de sa salive pour une comparaison de son ADN avec les échantillons de sang saisis dans le cadre de l'enquête espagnole.

Apostel a précisé que la comparaison avait établi le lien "sans aucun doute".

Dans un bref communiqué publié sur le site internet d'Ullrich, l'avocat du cycliste a indiqué qu'il n'écartait pas la thèse de la manipulation.

"La défense va examiner de près l'avis de l'expert", a déclaré Johann Schwenn. "Après les irrégularités dans l'enquête espagnole et avec les autorités internationales du cyclisme, il est tout à fait possible que les conclusions résultent d'une manipulation."

L'enquête a débuté au mois de mai dernier quand le médecin Eufemiano Fuentes, le directeur sportif Manolo Saiz et six autres suspects ont été arrêtés à Madrid, soupçonnés d'avoir facilité le dopage de plusieurs coureurs.

Le juge en charge de l'affaire a rendu une ordonnance de non-lieu. Antonio Serrano a indiqué qu'il ne pouvait inculper personne pour dopage car la loi espagnole alors en vigueur ne prévoyait aucune poursuite pénale pour un usage personnel de produit dopant.

Plus de 50 coureurs ont été impliqués dans l'affaire qui a interdit à Ullrich et Ivan Basso ainsi qu'à 7 autres coureurs de prendre le départ de la dernière Grande Boucle.

Les accusation de dopage ont également entraîné la dissolution de deux équipes en raison du retrait de leurs sponsors.

Ma source est http://tempsreel.nouvelobs.com


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Enquête inachevée

25 Mars 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #l'opération Puerto


Au quartier général de la Guardia Civil, rue Guzman El Bueno, à Madrid, les enquêteurs à l'origine de l'"opération Puerto" balancent entre frustration et impatience. Frustration, après que le juge d'instruction madrilène Antonio Serrano a décidé, lundi 12 mars, de classer sans suite le dossier qui avait pourtant révélé l'existence d'un vaste réseau de dopage sanguin dans le milieu cycliste professionnel. Impatience, depuis que le parquet de Madrid puis l'Etat espagnol ont interjeté appel, laissant ouverte la possibilité d'une reprise des investigations.


Pour le juge Serrano, aucun des huit prévenus - à commencer par le cerveau présumé du réseau de dopage, le médecin Eufemiano Fuentes - ne s'est rendu coupable d'"atteinte à la santé publique", seul délit pour lequel ils étaient poursuivis en l'absence d'une loi pénalisant le dopage en Espagne au moment des faits. Dans le recours en annulation qu'il a déposé jeudi 22 mars, rapporte le quotidien El Pais dans son édition de vendredi, l'avocat de l'Etat estime que le classement de l'"opération Puerto" est intervenu "de façon précipitée et surprenante".

L'avocat de l'Etat déplore que plusieurs investigations, pourtant initialement autorisées par le magistrat instructeur, n'aient pas été menées à leur terme. Ainsi, le juge n'a-t-il demandé aucune expertise pharmacologique pour chercher à savoir si les nombreux médicaments de contrebande (hormones de croissance ou érythropoïétine (EPO) fabriquées en Chine) saisis par la police pouvaient être dangereux pour la santé.

Selon des sources policières, le magistrat n'a pas non plus demandé que soient analysées la centaine de poches de sang retrouvées dans un congélateur et destinées, selon le rapport de la police, à être transfusées à des coureurs tels Jan Ullrich ou Ivan Basso. Sur les 99 poches de plasma saisies, seules huit ont fait l'objet d'une recherche d'EPO, positive dans touts les cas. Les autres n'ont pas été traitées, le laboratoire antidopage de Barcelone n'ayant pas été payé par la justice espagnole.

Autre piste avortée, le juge n'a entendu qu'une douzaine de coureurs sur les 58 identifiés par la Guardia Civil comme "clients" du docteur Fuentes, au prétexte qu'aucun ne s'était plaint de problème de santé. Tous les cyclistes interrogés ont nié toute pratique dopante.

Le juge n'a par ailleurs jamais entendu Jesus Manzano, partie civile dans ce dossier. Ce sont pourtant les révélations de l'ancien coureur - il avait notamment déclaré avoir frôlé la mort lors du Tour de France 2003 à la suite d'une transfusion sanguine - qui ont mis les enquêteurs sur la piste du docteur Fuentes. En novembre, affirme Jesus Manzano, l'avocat de Manolo Saiz - l'ancien directeur de l'équipe Liberty Seguros (ex-ONCE) -, un des huit prévenus avait proposé 180 000 euros à son avocat pour qu'il se retire du dossier.

"Le juge ne m'a même pas appelé pour m'entendre. S'il me convoque, je lui expliquerai tout ce que je sais, qu'il y avait des footballeurs parmi les clients de Fuentes. Et ils n'y allaient pas pour se faire prescrire des compléments alimentaires. Mais le problème, c'est qu'en Espagne on ne touche pas à des dieux !", avait déclaré au Monde l'ancien coureur le 11 décembre 2006. Aujourd'hui, Jesus Manzano se dit "écœuré".

Eufemiano Fuentes lui-même a reconnu avoir compté parmi ses clients - outre des cyclistes - des footballeurs, des athlètes et des boxeurs. Les enquêteurs de l'"opération Puerto" ont acquis la conviction que le docteur Fuentes ne proposait pas uniquement ses services à des coureurs. Quelques boxeurs et athlètes apparaissent bien dans le dossier d'instruction, mais la police n'a pas pu démontrer jusqu'à aujourd'hui qu'ils avaient utilisé le réseau de dopage mis en place par le docteur Fuentes.

L'avocat de l'Etat reproche au juge Serrano de ne pas avoir exploité les données contenues dans les disques durs des ordinateurs saisis par la Guardia Civil. Si le dossier est rouvert, l'analyse de leur contenu pourrait mettre les enquêteurs sur de nouvelles pistes. A commencer par l'ordinateur d'Alberto Léon, ancien coureur de VTT, que la police soupçonne d'avoir été l'homme à tout faire d'Eufemiano Fuentes, en assurant le transport des produits ou encore en nettoyant les appartements où avaient lieu les manipulations sanguines.

Selon nos informations, l'ordinateur du docteur Fuentes ne recèlerait, lui, que des documents d'ordre familial. Concernant ses "clients" sportifs, le médecin consignait ses informations sur des fiches papiers qu'il conservait avec lui aux Canaries, où il vit depuis plusieurs années.

"Je vais essayer de donner un coup de main à la Guardia Civil : il est possible que les fiches des footballeurs ne se trouvaient pas là où ils ont perquisitionné", avait déclaré au Monde Eufemiano Fuentes, lors d'un entretien réalisé en décembre à Las Palmas. La police espagnole n'a perquisitionné que les appartements madrilènes du docteur Fuentes.

Stéphane Mandard

Ma source est http://www.lemonde.fr


 


 


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L'affaire Puerto

16 Mars 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #l'opération Puerto


Je suis absolument dégoutée de la tournure de cette affaire !!

Comment peut on luter contre le dopage quand une affaire comme celle là est tout simplement mise sous silence ?


Pour le comique, le vélo ne craint personne. C'est l'inépuisable charme de la comédie de boulevard. Hier, le rideau pourpre est tombé sur l'affaire Puerto sous les applaudissements. La justice espagnole a en effet classé
«sans suite» cette vaste opération de dopage sanguin mise au jour en mai 2006 en Espagne. A peine sorti de son auto sur les routes de Paris-Nice, Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, s'est exclamé : «Tout ça pour ça !» C'est que le juge d'instruction madrilène a accordé un «non-lieu» aux cinq personnes poursuivies dans ce dossier, dont le directeur sportif Manolo Saiz et l'hématologue Fuentes, au motif qu'au moment des faits il n'existait pas de loi antidopage en Espagne. Ce n'est qu'en novembre 2006 que le Parlement espagnol a approuvé une loi qui prévoit des peines de prison pour les personnes fournissant des dopants.

Main dans le sac. On se souvient que le Tour de France, au départ de Strasbourg, et les directions sportives des équipes s'étaient entendus pour ne pas sélectionner des coureurs impliqués dans cette affaire, dont Ullrich, Mancebo et Basso. Cinq coureurs de l'équipe de Manolo Saiz, lui-même pris la main dans le sac en train d'échanger de l'argent contre des produits dopants dans une cafétéria madrilène, étaient suspectés d'avoir eu recours à un dopage sanguin. Alexandre Vinokourov, même s'il n'était pas impliqué, était lui aussi contraint de se retirer.
De son côté, la Fédération espagnole de cyclisme attendait de se voir notifier la décision de classer sans suite avant de réagir à la décision de justice : «Quand nous l'aurons, nous prendrons une décision. Cela dépendra de la décision du parquet, qui a la possibilité d'interjeter appel de la décision du juge.»
Planques. Au siège de l'Union cycliste internationale (UCI), le président, Pat McQuaid, a prévenu : «Pour les coureurs impliqués, rien n'est terminé.» Vraiment ? La lumineuse évidence de la justice ne passe pas, du côté des directeurs sportifs français. Ainsi, Vincent Lavenu, manager de l'équipe AG2R, dont le leader, Mancebo, était impliqué en 2006, a qualifié hier cette décision de «scandaleuse». «J'espère que l'UCI va exploiter les données de ce dossier. Ce serait la moindre des choses...» Lavenu était visiblement très remonté : «Il y a des gens qui ont triché et qui ne sont pas punis ! Cela ne peut que les encourager. Quand on voit tout ce travail demandé aux enquêteurs espagnols...» Et toutes ces planques dans les bagnoles jusqu'à pas d'heure avec juste des sandwichs, au risque de se détraquer l'estomac. Tout cela est navrant. Sans parler de ces chefs-d'oeuvre de filatures pour se faire distancer dans la dernière ligne droite. Tant de rigueur et de moyens pour échouer devant l'éclatante rhétorique du droit... A pleurer, n'est-ce pas ?
Joint par Libération, Eric Boyer, manager de Cofidis, enrageait : «Les groupes sportifs se sentent complètement perdus, car ils ont assumé leurs responsabilités dans cette histoire. Mais la justice leur dit : "Vous allez trop vite !"» Sur ce coup-là, elle ne nous aide pas. Pire, elle nous met un tacle. Que va-t-il se passer maintenant ? J'entends déjà certains groupes sportifs qui vont se dire dès qu'une affaire de dopage va éclater : "Bon, je vais être prudent avant de sanctionner untel ou untel. Rien ne presse. Tout doux." Déjà que Basso a retrouvé un boulot... Il n'y a aucune raison que les coureurs impliqués ne reviennent pas dans le circuit», expliquait Boyer, désolé.
Coup de théâtre ? Pas Jan Ullrich, qui vient d'annoncer sa retraite. Ça s'est quand même joué à deux semaines près pour l'ancien vainqueur du Tour. Rageant. Cela dit, un coup de théâtre est toujours possible. Le fameux retour des bannis, les exclus du Tour 2006 qui reviendraient laver l'affront sur le Tour 2007 au départ de Londres ? «Je ne peux pas imaginer qu'on retrouve dans le cyclisme les cinq pris dans le sac [dont Manolo Saiz et Eufemiano Fuentes, ndlr] », tempêtait Christian Prudhomme. Hier, Jean-Patrick Nazon (AG2R) a remporté au sprint la première étape de Paris-Nice.

Ma source est http://www.liberation.fr

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