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CONTRE LE DOPAGE

Articles avec #produits et techniques dopante - risques et effets tag

L’EPO qui fait peur

23 Septembre 2010 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets

http://www.rmc.fr//images/article/300.164491.jpg

 

Un nouveau produit dopant très développé a fait son apparition sur le marché depuis quelques mois. Une nouvelle EPO développée dans des pays comme la Russie et la Chine. Sa particularité ? Elle est quasiment identique à l'EPO que crée le corps humain. Et c'est bien là le problème. Car il devient du coup extrêmement difficile de la dépister. « Cela peut prendre énormément de temps pour développer une technique et ainsi laisser des mois voire des années aux sportifs pour utiliser ce produit sans être pris », explique le professeur Michel Audran, grand spécialiste du dopage.


Inquiétant donc d'autant qu’il est aujourd'hui possible de se procurer ce produit assez facilement sur internet moyennant une centaine de dollars. Certains spécialistes affirment même avec certitude qu'il est déjà utilisé dans le monde du sport. « Je suis très inquiet, affirme Eric Boyer, manager de l’équipe cycliste Cofidis. Maintenant le sport c'est du business. Aujourd'hui, on trouve une nouvelle molécule. Dans deux ans, ce sera encore une autre. Et dans quatre ans certainement une autre. C'est une escalade et on se dirige malheureusement vers un gouffre. Il y a des rats de laboratoires qui ne peuvent pas faire du sport autrement qu’en cherchant à améliorer ses performances à travers des méthodes dopantes. »

Accessible sur Internet


Souvent pointé du doigt, le cyclisme n’est pas le seul sport à être confronté à ce fléau. « Je ne suis pas étonné parce que je suis toujours pessimiste sur la question, souligne le perchiste Romain Mesnil. Quand je vois l'endurance par exemple, j'ai un peu du mal à croire qu'il n'y a pas de dopage. Si j'avais fait du demi-fond, j'aurai arrêté le haut-niveau. Dans ma carrière, je n'ai été confronté qu'une fois au dopage. En 2002 à Athènes. Je venais d'effectuer le contrôle anti-dopage puis en rentrant à l'hôtel, je croise l'organisateur du meeting qui s'excite comme tout et qui vient me voir en me demandant si je souhaitais être « protégé ». Je suis tombé des nues. » L'Agence Mondial de Lutte antidopage suit ce dossier avec beaucoup d'attention.

 

Source et date de l'article  RMC.fr  21.09.2010

Source de l'image

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Dopage par transfusion sanguine

18 Août 2008 Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets


Il existe deux sortes de transfusions:

- homologues (avec le sang d'un donneur compatible ayant les mêmes groupes et rhésus) et autologue (avec son propre sang)

-hétérologues (avec le sang d'un donneur universel) ne sont pas utilisées dans des protocoles de dopage.

Le principe d'action est le suivant: il s'agit dans un premier temps de se retirer du sang. En déficit soudain de globules rouges, l'organisme se met à en fabriquer (érythropoïèse) pour compenser. Quelques jours plus tard, lorsque le stock de globules rouges est reconstitué, on réinjecte la même quantité de sang que celle qui a été prélevée (homologue) ou bien le sang prélevé et entre-temps réfrigéré ou congelé.

Les transfusions homologues ont l'avantage de ne pas «pomper» le sang du sportif qui cherche à améliorer sa performance et se trouve donc affaibli temporairement. Elles sont décelables depuis 2004 par un test mis au point par le laboratoire de Lausanne, qui identifie clairement les deux populations de globules rouges.


Source et date de l'article
20minutes.fr  24.07.07


Définition du dopage sanguin

Le dopage sanguin est défini comme étant l’utilisation de produits sanguins autologues, homologues, hétérologues ou de globules rouges de toute origine, dans un autre but que de traiter un problème médical avéré.

La transfusion sanguine est interdite pendant et en dehors des compétitions. Elle figure dans la liste publiée par l’Agence Mondiale Anti-Dopage dans les méthodes interdites, et plus particulièrement à la section M1- Amélioration du transfert d’oxygène.


Qu'est-ce que le dopage sanguin ?

Le dopage sanguin est une méthode mise au point au début des années 70 pour apporter au sportif plus de globules rouges en augmentant donc indirectement ses capacités de transfert d’oxygène.

On améliore donc de façon artificielle son niveau de performances, en particulier dans les disciplines d’endurance.


Risque du dopage sanguin

Ils sont nombreux, légérement différents, selon les deux techniques, autologue et homologue.

Dans les deux cas, les conditions de conservation sont liées aux accidents. La chaîne du froid ne doit pas être rompue, le sang doit être prélevé en milieu stérile, conservé à +/- 4 degrés. Les concentrés congelés nécessitent une technique de traitement très particulière et une conservation à très basse température. La moindre rupture de la chaine du froid aura des conséquences dramatiques sur la santé du sportif. Dans la technique homologue, une incompatibilité entre receveur et donneur peut apporter des accidents gravissimes.

Toutes ces techniques exigent la participation de médecins, biologistes, laborantins spécifiquement préparés puisqu’il faut prélever, stocker, conserver, centrifuger, séparer, congeler, retravailler, réintroduire le sang et le reperfuser.

Enfin, dans les techniques homologues, le sang doit être analysé, vérifié ; le risque est important dans la transmission de maladies virales, infectieuses, comme les hépatites et le sida.


Les complications médicales

• syndrome pseudo-grippal avec frissons hyperthermiques
• insuffisance circulatoire avec œdème aigu du poumon, coma, voire décès
• hypocalcémie grave pouvant provoquer des crises de tétanisation
• accident de compatibilité avec malaise cardiaque et choc
• choc infectieux passant par des fièvres importantes pouvant conduire au collapsus cardio-vasculaire
• complications au long cours : hépatite virale, sida, …
• hémochromatose pouvant conduire jusque l’insuffisance et la défaillance cardiaque


Le dépistage

Le dépistage est indirect lorsque un sportif présente des signes évidents de maladies pouvant être en relation avec des techniques artificielles de transfusion sanguine.

Les transfusions autologues restent difficiles à mettre en évidence par mesure indirecte du taux de globules rouges dans le sang. Comme l’E.P.O. dans le cadre du suivi longitudinal, un taux anormalement haut d’hématocrite aura pour conséquence d’interdire le sportif aux compétitions pendant un temps déterminé.

Les chiffres sont suspects pour les hommes au dessus de 47% et pour les femmes au dessus de 44%.

Plusieurs paramètres sanguins font partie également de l’analyse indirecte.

Pour les transfusions homologues, il serait intéressant d’émettre la possibilité de l’identification de l’A.D.N. Toutefois, si cela est difficile, il est aujourd’hui possible d’obtenir les moyens de mettre en évidence la réalité d’un dopage sanguin par transfusion homologue.





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Le CERA, une EPO de troisième génération !

20 Juillet 2008 Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets


C'est la star, toujours verte, du cyclisme depuis vingt ans : l’EPO continue de faire carburer une partie du peloton. Le produit qui vient de faire plonger les trois dopés du Tour de France millésime 2008 (Manuel Beltrán, Moisés Dueñas et Riccardo Riccó) a évolué, via les variétés nouvelles qui sortent des laboratoires pharmaceutiques. La molécule qui a confondu Ricardo Riccó - sans doute à sa grande surprise - est la Cera (Continuous Erythropoietin Receptor Activator), une EPO dite de «troisième génération», commercialisée depuis quelques mois seulement.


Réputation. Il s’agit d’EPO-beta sur laquelle est greffée une macromolécule (polyéthylène glycol) qui permet de maintenir et de rallonger son activité biologique in vivo. La Cera, destinée dans le «civil» à traiter les anémies dans les insuffisances rénales, stimule ainsi en continu la production d’EPO. D’où son appellation d’«EPO retard». Alors qu’une EPO normale nécessite une injection deux à trois fois par semaine, «la Cera se prend tous les quinze jours ou tous les mois», explique Michel Audran, professeur à la faculté de pharmacie de Montpellier et spécialiste du dopage. Le produit jouirait déjà, dans le peloton, d’une belle réputation, d’autant qu’il n’existe toujours pas de test validé par l’Agence mondiale antidopage pour la détecter. Comme cela se fait parfois quand les industriels se rendent compte que leur médicament est détourné à des fins dopantes, le laboratoire Roche, qui a développé le produit, a établi un test antidopage pour la Cera. Celui-ci - en cours de validation - est un test sanguin. Pourquoi sanguin alors que le test EPO mis au point en 1999 par les Français Françoise Lasne et Jacques de Ceaurriz est urinaire ? «La Cera est une molécule de la taille de l’albumine qui, logiquement, est trop grosse pour passer dans les urines», explique Michel Audran. La surprise du chef, c’est que le laboratoire de Châtenay-Malabry a réussi, avec un contrôle urinaire «classique», à confondre Riccó. Pour Michel Audran, «si la molécule ne passe pas au repos dans l’urine, elle passe à l’effort». Ce qu’on confirme au laboratoire de Châtenay-Malabry : «Elle ne passera pas chez tous les sportifs de la même manière… mais, si elle passe, elle est très caractéristique et tout a fait détectable.» La chute de Riccó va donc obliger les cyclistes à rayer la Cera de la liste des EPO prétendues «invisibles».

Variantes. Une autre forme d’«EPO retard» avait connu le même succès dans les plaines enneigées de l’Utah, avant d’être détectée par un laboratoire antidopage et de disparaître des pharmacies des sportifs. Il s’agissait de l’Aranesp, ou darbopoïétine, retrouvée lors des Jeux olympiques de Salt Lake City dans les échantillons urinaires de trois skieurs de fond, éphémères médaillés d’or : les Russes Larissa Lazutina et Olga Danilova, et l’Allemand naturalisé espagnol Johann Mühlegg. D’autres variantes posent des problèmes aux autorités antidopage. C’est le cas de certaines EPO génériques, dites biosimilaires. Ces EPO ne sont pas indétectables, mais ne répondent pas aux critères de positivité mis en place pour les EPO «originelles», du fait de légères variations par rapport à leur «modèle». C’est aussi le cas de la Dynepo, développée à partir de cellules humaines et sur le marché depuis 2007, qui avait été détectée l’an passé dans les urines du Danois Michael Rasmussen, causant son éviction, mais sans qu’il soit pour autant déclaré positif.

Source et date de l'article Libération.fr  18.07.08



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Amphétamines

20 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets


A l'époque : le mot doping s'applique à tout moyen qui peut servir à améliorer les performances sportives. Tout étant permis en matière d'ingestions de produits, ce mot ne renvoie à aucune connotation de type légale. Il s'applique à tous les produits pharmaceutiques comme l'héroïne, la cocaïne, la caféine mais également aux préparations diététiques à base de vitamines, sels minéraux habituellement consommés avec la nourriture.


De l'éphédra aux amphétamines
Quoi qu'il en soit, au milieu du siècle, les hydrates acquièrent le statut de substances favorables à l'exercice physique.
Mais à cette époque une autre évolution est déjà en "marche accélérée", une évolution qui a pour origine l'éphédra.
L'éphédra est un petit arbre à fleurs jaunes et aux baies rouges comestibles. Depuis plusieurs siècles, sa consommation était réputée faciliter l'exercice physique et supprimer la fatigue. S'il en est ainsi, c'est que l'éphédra renferme une substance appelée éphédrine qui a pour propriétés de : dilater les bronches, exciter les muscles, augmenter le taux de sucre dans le sang, repousser la sensation de fatigue.
Outre ces effets directs sur l'organisme, qui expliquent qu'on la retrouve encore 100 ans plus tard lors des contrôles anti-dopages, l'éphédrine a tenu un rôle de premier plan dans l'histoire médicale et sportive. Elle a, en effet, servie de support aux scientifiques pour la mise au point de la première amphétamine : la benzédrine.

Très vite, les amphétamines et leurs dérivés vont devenir les stars du dopage pour longtemps. Déjà répandues dans le milieu sportif, leur réputation va être assise lors de la seconde guerre mondiale. Durant le conflit, 72 millions de comprimés de benzédrine (amphétamine) seront distribués aux contingents britanniques et notamment aux pilotes de la Royal Air Force pour les aider à lutter contre la fatigue. Au Japon, les ouvriers sont gavés d'amphétamines pour accroître leur cadence de travail.
Les utilisateurs déclarent alors ne pas ressentir de fatigue et avoir une volonté intacte quelques soient les situations.

Pour comprendre comment ces effets peuvent intervenir, pénétrons au cœur de l'organisme humain.

Comment ça marche ?
Les amphétamines agissent au niveau du système nerveux central. Dans notre cerveau sont libérés en permanence plusieurs dizaines de transmetteurs différents. Chacune de ces substances à des effets plus ou moins définis.
Les amphétamines ont une configuration proche de deux de ces transmetteurs : la noradrénaline et la dopamine. Le premier composé intervient dans l'éveil, la préparation aux agressions ; le second provoque un sentiment d'apaisement et de plaisir. La présence d'amphétamines dans le cerveau engendre une augmentation de la quantité de transmetteurs disponibles et induit, par-là même, les effets comportementaux cités.

La connivence
Dans la première moitié du siècle, la grande majorité - pour ne pas dire la quasi-totalité - des athlètes de haut-niveau ayant à supporter les efforts difficiles et prolongés ont absorbé des amphétamines. Cela ne posait aucun problème puisque, après avoir été recommandées puis délivrées (guerre), ces dernières sont restées en vente libre en France jusqu'en 1955.
L'utilisation était d'autant plus aisée que les prix étaient raisonnables. De plus, après la guerre, l'arrivée sur le marché de seringues auto-injectables permit de "s'alimenter" beaucoup plus facilement, sans interrompre l'effort.

Le sport n'est pas le seul secteur touché. Après la guerre, les amphétamines sont utilisées dans tous les corps de métiers, à chaque fois qu'une fatigue doit être endurée, à chaque fois qu'un travail physique ou intellectuel important doit être accompli. Les étudiants, professions libérales, ouvriers utilisent ces produits de manière plus ou moins prolongée.

Indétectables ?
Dans le milieu sportif français, la première loi anti-dopage de 1965, notifie explicitement les amphétamines parmi les produits interdits. Dès lors, les sportifs et leur entourage vont mener une véritable course pour éviter d'être pris aux contrôles.
La première année (1966), un contrôle sur trois est positif. L'année suivante, ce taux est guère supérieur à 10%. Cela ne signifie nullement que moins d'athlètes se dopent mais simplement qu'ils ont su déployer des astuces leur permettant de passer au travers des contrôles. Nous reviendrons sur les techniques permettant de s'assurer de n'être pas pris. En fait, si les athlètes sont pris au contrôle c'est chaque fois pour des raisons inhabituelles : un médecin qui applique les consignes de manière plus stricte que ses collègues, la mise sur le marché de nouveaux tests de dépistages sans que l'encadrement des sportifs soit mis au courant…

Ce va-et-vient entre dépistage et dopage est particulièrement mis en lumière par les "péripéties" qui se sont produites, dans les années 70, entre le biochimiste belge Michel Debackere et les stars du vélo.
A l'époque, des stimulants apparentés aux amphétamines avaient les faveurs du peloton. Il s'agit du groupe des pipéridines (Lidépran, Mératran, Ritaline). Cette popularité s'expliquait par le fait que les sportifs avaient constaté que les contrôles étaient incapables de démasquer ces substances. Pourtant, en 1974, un laboratoire dirigé par Michel Debackere découvre le moyen de repérer ces produits. Conséquence, au printemps de la même année, treize cas positifs sont trouvés. Cette vague de contrôles stoppa nette l'utilisation de ce groupe de substances.
Dans la foulée, un autre produit indécelable apparenté aux amphétamines venait les remplacer. La pémoline devenait le nouveau produit à la mode. S'en suivirent, "3 ans de bonheur sous pémoline". Mais en 1977, patatrac, il faut à nouveau changer de produit. En effet, le même Michel Debackere a trouvé le moyen de déceler le produit incriminé. Mieux encore, il s'est débrouillé pour garder sa trouvaille secrète jusqu'à confondre le roi du peloton : Eddy Merckx. "Tout le monde en prenait alors, tu faisais comme les autres" déclara le coureur.

Le lien entre sportifs et substances dopantes était si ténu que chaque produit avait son surnom : mémé pour le Mératran, lili pour le Lidépran, riri pour la Ritaline ; sans parler du pot belge et de la friandise du docteur x…

En dépit de cette banalisation qui peut laisser penser à des pratiques anodines, l'ingestion d'amphétamines n'est pas sans risques pour la santé des coureurs.

Les risques
Les amphétamines peuvent provoquer des effets secondaires indésirables.
Tout d'abord, elles peuvent altérer le jugement. Voyant tout "en rose", les sportifs dopés ont tendance à se voir meilleurs qu'ils ne le sont réellement. Le cas d'un joueur de base-ball venant de louper trois lancers et refusant de quitter le terrain parce qu'il "jouait si bien" a été rapporté par un médecin américain. Sous amphétamines, les coureurs croient courir plus vite, les lanceurs lancer plus loin qu'ils ne le font !

Mais les effets psychologiques peuvent être plus marqués. En 1941, à l'arrivée d'un cross se déroulant dans les environs de Bâle, trois coureurs présentèrent des comportements étranges. Après être arrivé, le premier de la course se mit à tenir des propos incohérents, à menacer son entourage, à s'agiter en déclarant qu'il voulait avaler des morceaux de verre. Le deuxième ressenti des malaises pendant plusieurs heures. Enfin, un troisième coureur fut arrêté dans la dernière partie du circuit. Il ressentait des secousses, était convaincu qu'il allait être condamné à mort pour s'être dopé. Alors qu'il semblait calmé, il se leva brusquement et alla se jeter dans une rivière. Il y mourut noyé.
Les trois coureurs avaient pris une substance apparentée au groupe des amphétamines, la Pervitine.
En 1948, même le grand Zatopek présenta, à l'arrivée du 10 000m des jeux olympiques de Londres, un comportement très étrange. Terriblement excité, il menaça les officiels, jeta une chaise en l'air, tomba, se releva puis parti aux vestiaires. Cet excès d'excitation était-il du à la prise d'amphétamines ?

Outre, ces effets psychologiques, les amphétamines peuvent provoquer des troubles physiques divers comme des tremblements, des accélérations du rythme cardiaque, des insomnies, un amaigrissement par leur effet coupe faim, des vertiges et bien plus encore…

Eté 1967, 13ème étape du tour de France entre Marseille et Carpentras. Il est 17h, la température avoisine les 45°C à l'ombre. Sur les pentes du Mont Ventoux, à 2 kilomètres du sommet, un coureur s'effondre. L'Anglais Tom Simpson est en train de succomber aux effets combinés des amphétamines et d'une déshydratation prononcée. En dépit des secours apportés, à 17h40 la mort intervient officiellement.

L'action des amphétamines permet de comprendre comment un sportif peut en arriver à de telles extrémités.
Nous avons dit que ces substances suppriment la sensation de fatigue. Or, les conséquences de cette dernière sont belles et bien présentes. Si le corps ne perçoit plus la douleur, ces capacités physiques, elles n'ont pas changé. Le sportif est alors comme un conducteur qui ne verrait pas s'allumer un à un les voyants de son tableau de bord. Il continue à se donner, ne reçoit pas les signaux de la fatigue, d'un coup de chaleur… Il peut ainsi continuer jusqu'à la défaillance, jusqu'à la mort par épuisement (collapsus, désamorçage cardiaque, déshydratation…). Mort pour ne pas être parvenu à prendre en compte ses propres douleurs. Le "coup de fouet" attendu se paye parfois au prix fort.

En dépit, de ces dangers, les amphétamines continuent à être utilisées soit comme stimulants, soit comme produits masquant.
Parallèlement, d'autres substances, comme la cocaïne, ont traversé le siècle pour des effets principaux proches de ceux décrits ci-avant. Les sportifs consommateurs rapportent des sensations de toute puissance et d'invincibilité. Là encore, le temps fait son affaire de tels sentiments.

Si les amphétamines ont des effets psychiques marqués sur l'organisme, leur portée physique est trop limitée pour satisfaire les sportifs en mal de performances. D'autres substances doivent se charger de ce versant de la performance.

Ma source est http://www.volodalen.com/23dopage/dopage2.htm


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Les stimulants

23 Janvier 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets

Voici une catégorie qui est importante, les produits dopants. Effets nuisibles, effets recherchés...

 

De quoi s’agit-il?

Les stimulants agissent surtout sur le système nerveux central et cardiovasculaire. Ils présentent la particularité psychologique de modifier le self-control, en ce sens que le sujet soumis à leur action surévalue ses possibilités et peut être amené à commettre des actions dangereuses.

Il s’agit principalement des amphétamines, de la caféine, de la cocaïne, de l’adrénaline et l’éphédrine ou autres substances apparentées. Ces produits ont des effets tels que: excitation nerveuse, augmentation du débit cardiaque, contraction des vaisseaux sanguins, augmentation de la pression sanguine, et augmentation du métabolisme, ou encore relâchement de muscles viscéraux, et ouverture des voies respiratoires, etc.

Une liste de produits prohibés est publiée par arrêté de la Communauté française et accessible sur son site Internet (ils sont 136 dans la version actuelle de l’arrêté datant de mars 1992). Tous sont interdits, et le sont aussi leurs dérivés ayant les mêmes effets, ainsi que les substances qui, transformées dans l’organisme, vont donner ces produits. Les principaux d’entre eux sont succinctement présentés ci-dessous.

Effets recherchés

Eveil, mise en alerte, concentration, aller au-delà de ses forces, surmonter la fatigue.

Effets nuisibles

Survenant quand les doses sont trop élevées ou prises de façon répétée Hyperexcitation et agitation nerveuses, hyperthermie, tremblements, euphorie, hallucinations, perte de coordination, perte de jugement, perte d’appétit, insensibilité à la fatigue, insomnies, épuisement, dépendance et tolérance, hypertension artérielle, palpitations cardiaques...

Quelques précisions

Les amphétamines ont été utilisées pour soigner l’obésité, l’endormissement excessif, et des maladies neuropsychiatriques (états dépressifs, par exemple). Elles sont remplacées aujourd’hui par des médicaments plus efficaces et moins dangereux. C’est pourquoi elles ne sont plus prescrites par les médecins, et leur usage n’est donc jamais justifiable. Elles ont été parmi les premiers produits bien connus pour leur usage nocif fréquent dans le sport. Elles peuvent provoquer des lésions cérébrales graves et ont causé le décès de plusieurs sportifs (par exemple, Tom Simpson, mort lors d’une course cycliste).

La cocaïne se trouve naturellement dans les feuilles de la plante de coca, très répandue dans toute l’Amérique latine. Elle est connue depuis des siècles pour ses effets psychostimulants. Elle a été utilisée comme anesthésique local; elle fait plutôt partie (chimiquement) de la classe des narcotiques, cités ci-dessous au point 4.2. La cocaïne provoque assez vite une dépendance très importante. Elle peut fermer des artères coronaires qui irriguent le cœur. Elle a causé des problèmes cardiaques graves ou mortels à bien des sportifs. Au-delà du monde du sport, la cocaïne est un des produits majeurs sur le marché de la drogue, la “coke”, “sniffée” ou injectée, cause de nombreux ravages parmi les toxicomanes.

La caféine est une substance naturellement présente dans plusieurs plantes (feuilles de thé et de coca, grains de café). Elle est ajoutée dans certaines boissons de type “cola” extrêmement répandues. Elle est aussi contenue dans beaucoup de médicaments (par exemple contre les maux de tête). Comme il est logique que l’on puisse en consommer de façon raisonnable, la caféine sera considérée comme produit dopant seulement si sa concentration dans l’urine (plus de 12 microgrammes par litre) démontre une consommation vraiment excessive.

L’éphédrine et les produits analogues présentent des mécanismes similaires à ceux des amphétamines. Employés surtout comme décongestif nasal, ces produits sont souvent présents, à faible dose, dans de nombreuses préparations contre le rhume. Il y a donc lieu de vérifier la composition de tout médicament utilisé par un sportif avant les compétitions. Il existe également un seuil urinaire pour l’éphédrine.

Dans la liste figurent aussi des substances apparentées chimiquement aux amphétamines, mais sans effet excitant sur le cerveau. Ce sont des substances (les bêta-2 agonistes, qui appartiennent à la même classe chimique que les stimulants mais ont d’autres effets) utilisées dans le traitement de l’asthme parce qu’elles dilatent les bronches. Un usage abusif comme dopant en a été fait, car ces produits auraient en outre des effets anabolisants (provoquant la synthèse de tissu musculaire avec diminution des tissus graisseux). Ils sont de ce fait également cités ci-dessous (parmi les anabolisants). Si le sportif est asthmatique, des médicaments qui contiennent certaines de ces substances interdites (le salbutamol) peuvent néanmoins lui être prescrits, mais seulement pris en inhalation sous forme d’aérosol, et en le déclarant préalablement à la participation à la compétition et/ou lors d’un contrôle éventuel.

Certaines substances interdites peuvent être présentes dans les plantes chinoises utilisées comme toniques telles que le ginseng et autres. Il y a lieu de se méfier aussi de la composition des boissons à la mode dans les boîtes de nuit, dites “énergisantes” (de type “smart drinks” ou autres dénominations). Elles peuvent contenir des quantités très élevées de caféine notamment.

Ma source est http://www.dopage.be



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Pour augmenter la force et la puissance musculaire

13 Novembre 2006 , Rédigé par Marie Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets

L'intérêt d'une masse musculaire plus importante semble évident : la puissance du sportif sera plus grande, ainsi que dans une certaine mesure sa résistance à l'effort. Familles de produits permettant d'augmenter la masse musculaire :

Stéroïdes anabolisants (exemple : la THG (tétrahydrogestrinone) produite par le laboratoire Balco) ;

La créatine n'a aucun effet anabolisant. Elle n'est pas considérée comme un produit dopant, elle n'est pas interdite par les fédérations sportives, et est en vente libre dans les principaux pays européens, ainsi qu'aux USA. Elle augmente la force musculaire de manière temporaire. Elle n'est pas stockée par les tissus musculaires et ne favorise donc pas l'augmentation de la masse musculaire. Souvent mise en avant par les sportifs elle s'avère être un « masquant médiatique » bien pratique pour dissimuler une prise d'anabolisants et justifier une augmentation suspecte de masse musculaire.

La combinaison de trois acides aminés (méthionine, arginine, glycine).

Les hormones de croissances permettent d'optimiser le rapport poids/puissance musculaire en fonction des disciplines sportives. Par exemple, un cycliste cherche à limiter sa prise de poids lors de prises répétés d'hormones de croissance.

La grossesse a même été une méthode utilisée par les gymnaste soviétiques pour bénéficier du climat hormonal du début de grossesse. Ces jeunes gymnastes subissaient une IVG après l'épreuve.

Ma source est http://fr.wikipedia.org


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Les hormones

17 Octobre 2006 , Rédigé par Marie Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets


 Le nom hormone vient du grec hormao signifiant je stimule, j'excite.

Dans l'organisme, les hormones provoquent cette stimulation de façon analogue. Produites dans des régions bien localisées (glandes), elles sont libérées dans la circulation, se déplacent dans tout l'organisme pour finalement venir se fixer sur des récepteurs spécifiques ; un peu comme une clé viendrait trouver le verrou pour lequel elle est faite.

Ce "déverrouillage" hormonal induit des suites de réactions qui aboutissent, dans le cas des hormones anabolisantes, à la construction de tissus vivants. En fonction de leur formule chimique, de leur mode d'action ou encore de leur lieu de synthèse, il est possible de distinguer plusieurs catégories d'hormones anabolisantes. En ce qui nous concerne nous retiendrons : - les hormones stéroïdes solubles dans les graisses. Elles proviennent de la transformation du cholestérol dans certaines glandes endocrines. La plus représentative est l'hormone mâle appelée aussi testostérone. - les bêta-agonistes dont nous allons détailler le mode d'action - les hormones peptidiques parmi lesquelles se trouvent la fameuse hormone de croissance, l'insuline… et de futures stars des médias comme les facteurs de croissances (IGF-1).

Pour comprendre plus finement le mode d'action de ces hormones, prenons le cas des bêta-agonistes. Les bêta-agonistes ou bêta-stimulants sont des substances qui agissent principalement sur le système nerveux autonome. Ce réseau nerveux comprend : - des voies de circulation (les fibres) qui partent du cerveau (hypothalamus) et descendent par la moelle épinière pour ensuite se distribuer à tous les étages du corps - des aires de repos et de ravitaillement (les ganglions) - des éléments cibles qui sont en fait tous les organes et viscères du corps - des transporteurs qui assurent la liaison entre les voies de circulation et les organes Son rôle est d'assurer le maintien du milieu intérieur de l'organisme dans des limites compatibles avec la vie et ceci en dépit des variations de l'environnement. Pour ce faire, il dispose d'un double système de commandes contradictoires : le système parasympathique (calmant) et le système orthosympathique (excitant).

Dans le premier cas, le messager s'appelle l'acétylcholine, dans le second l'adrénaline. C'est à ce transmetteur que nous allons nous intéresser. L'adrénaline est donc l'hormone du système permettant d'activer l'organisme. Elle est la clé qui assure l'ouverture des petits verrous appelés récepteurs bêta qui sont présents sous des formes différentes à plusieurs endroits stratégiques de l'organisme (cœur, artères, bronches, muscles…). La libération d'adrénaline met l'organisme en état de préparation à l'action. Elle active les grands systèmes fonctionnels (respiration, circulation), joue sur les émotions et la pensée. Mieux encore, elle renforce l'organisme pour d'éventuelles actions à venir (synthèses protéiques). Or, les bêta agonistes viennent se placer sur les récepteurs à adrénaline provoquant les mêmes réactions que cette dernière. A terme, ils permettent un gain considérable de masse musculaire et une diminution non moins importante des graisses corporelles. A présent que nous avons entrevu le mode d'action des hormones anabolisantes, voyons comme elles ont pénétré le secteur sportif.

Ma source est http://www.volodalen.com


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Pour améliorer l'oxygénation

14 Octobre 2006 , Rédigé par Marie Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets

Le salbutamol est très utilisé dans tous les sports : environ 70 % des sportifs des JO de Lillehammer, en 1994, avaient un certificat médical qui les autorisait à prendre ce médicament afin de soigner leur asthme et (de même que 87 % des sprinteurs aux JO d’Atlanta, alors qu’il n’y a que 2,7 % d’asthmatiques dans la population globale) ; on retrouve les mêmes proportions dans de nombreux autres sports, dont le cyclisme.

Elle permet d'améliorer le passage de l'oxygène dans le sang, et donc d'en apporter plus aux muscles. Le stage en altitude permet d'accroître le nombre de globules rouges dans le sang et, par conséquent, assure une meilleure oxygénation. Toutefois, cet effet bénéfique est perdu rapidement au retour à une altitude normale. Il est possible d'effectuer des prises de sang au cours du séjour en altitude ou d'une cure d'EPO. Le sang est stocké jusqu'au déroulement des épreuves sportives. À ce moment là, il est transfusé au sportif pour qu'il bénéficie à nouveau de l'avantage d'un plus grand nombre de globules rouges dans le sang. Une autre technique consiste à placer le sportif dans un caisson hypobare pour recréer artificiellement les conditions d'altitude et stimuler ainsi la production de globules rouges.

EPO : l'érythropoïétine est une hormone naturelle stimulant la production de globules rouges, produite par les reins. L'effet d'augmentation du nombre d'hématies se mesurer par une élévation du taux d'hémoglobine et du taux d'hématocrite dans le sang. Plus de transporteur d'oxygène permet d'augmenter l'apport en O2 aux tissus. . L'inconvénient réside dans l'augmentation outrancière de l'hématocrite, pouvant provoquer des complications cardiovasculaires. C'est l'EPO qu'aurait utilisée le septuple champion du Tour de France, Lance Armstrong, comme accusé par le quotidien sportif L'Équipe, en août 2005, à partir de plusieurs tests effectués pendant le Tour de 1999.

PFC (perfluocarbone) est un transporteur d'oxygène qui n'augmente pas le taux d'hématocrite mais ce produit est très dangereux. Il a pourtant été utilisé par l'Équipe Festina. L'hémoglobine animale modifiée commercialisée depuis 1998, n'augmente pas non plus le taux d'hématocrite et présente l'avantage de fonctionner dès l'absorption sans augmenter la viscosité du sang. Cela ne diminue pas pour autant les risques d'oedèmes pulmonaires ou cérébraux et d'hémorragies graves.


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