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CONTRE LE DOPAGE

Pistorius drogué aux anabolisants ?

18 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Affaire Pistorius

http://i.huffpost.com/gen/996083/thumbs/r-PISTORIUS-DROGUE-large570.jpg?6

 

http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2013/02/17/article-2279944-17A51C58000005DC-831_634x418.jpg

 

C'est un Oscar Pistorius peut-être drogué qui aurait sauvagement abattu sa compagne Reeva Steenkamp aux premières heures de la Saint-Valentin, s'aidant même d'une batte de cricket selon la presse sud-africaine, une version toujours démentie par la famille.

 

L'hebdomadaire dominical City Press, généralement bien informé, a révélé qu'une batte de cricket couverte de sang avait été retrouvée chez lui et que la tête de Reeva avait été "écrasée". La police avait déjà indiqué que le top-model, âgé de 29 ans, avait été abattue de quatre balles de 9 mm, tôt jeudi 14 février au matin.

Le scénario suggéré par les enquêteurs est, selon plusieurs journaux, celui d'une dispute qui a mal tourné. Oscar Pistorius, 26 ans, aurait tiré une première balle depuis sa chambre, avant que son amie ne réussisse à s'enfermer dans la salle de bain attenante, puis a tiré trois coups de plus.

Il aurait en outre frappé Reeva avec la batte et/ou s'en serait servi pour défoncer la porte, selon les hypothèses des enquêteurs. Peut-être la victime a-t-elle aussi essayé de se défendre.

 

"J'ai tué mon bébé"

Selon des voisins cités par le Sunday Independent, les deux amants se querellaient depuis le début de la soirée de mercredi. Des gardiens du domaine fortifié de la banlieue de Pretoria où Pistorius habitait sont même intervenus.

Pistorius aurait appelé son père vers 3h20 (2h20 heure française) jeudi matin, lui demandant de venir au plus vite. Mais il n'a appelé ni la police, ni une ambulance. C'est le père d'une amie à qui Pistorius a aussi demandé de venir sur le champ qui a appelé les secours.

Quand sa famille et cette voisine sont arrivées, il descendait l'escalier portant le corps de la jeune femme dans ses bras, tremblant. Reeva Steenkamp respirait encore et il a essayé de la ranimer. Elle portait un déshabillé, et les inspecteurs ont trouvé son petit sac dans la chambre d'Oscar, où le lit était défait.

Après le drame, il aurait téléphoné à son ami Justin Divaris pour lui dire "Mon bébé, j'ai tué mon bébé, Dieu rappelle moi à toi", selon le Sunday People britannique à qui l'ami a parlé.

Pistorius aurait dit aussi à sa soeur Aimée que quelque chose de terrible s'était passé et qu'il avait pris Reeva pour un cambrioleur.

 

La famille s'en tient à cette version et a réuni une équipe de choc pour établir sa défense, comprenant notamment Stuart Higgins, ex-rédacteur en chef du tabloïd britannique The Sun reconverti dans la communication. Alors que l'AFP lui demandait des précisions, le père de l'athlète, Henke Pistorius, s'est contenté de dire : "Je ne peux pas, je n'étais pas là. Le seul qui puisse, c'est Oscar." "Je sais que je peux faire confiance à mon (petit)-fils, je sais que c'était une erreur comme tout le monde peut en commettre", a ajouté sa grand-mère Gerti.

 

Des crises de violence incontrôlées dues à la drogue?

Mais les trois sources proches de l'enquête citées par City Press excluent cette thèse de l'homicide par erreur --rejetée par la police dès jeudi-- relevant notamment qu'il n'y avait pas eu trace d'effraction. Les enquêteurs ont un dossier "béton" contre Oscar Pistorius, selon l'hebdomadaire.

Ils ont demandé une prise de sang pour déceler une éventuelle prise de drogues et de stéroïdes. Des crises de violence incontrôlées peuvent être un effet secondaire des stéroïdes anabolisants.

Interrogée par l'AFP dimanche, la police s'est refusée à tout commentaire. Son porte-parole Katlego Mogale a indiqué qu'une enquête interne allait être ouverte pour découvrir qui avait parlé aux médias.

Oscar Pistorius a été formellement inculpé de meurtre et le parquet a indiqué lors d'une première audience vendredi qu'il voulait qu'il soit condamné pour "meurtre avec préméditation", un crime passible de la réclusion à perpétuité.

L'athlète doit à nouveau comparaître mardi devant un tribunal de Pretoria où ses avocat demanderont sa libération sous caution, au moment où Reeva --dont le corps a été transféré dimanche-- sera incinérée dans l'intimité à Port Elizabeth (sud).

 

Le coureur sud-africain était entré dans l'histoire de l'athlétisme mondial aux jeux Olympiques de Londres de 2012, en devenant le premier champion paralympique double amputé à s'aligner dans les épreuves pour valides. Alors que son courage et sa volonté forçaient l'admiration, il était aussi décrit comme un être paranoïaque et surarmé.

Son manager Peet van Zyl lui a rendu visite dimanche au commissariat de Pretoria où il est détenu, et a annoncé que son poulain serait forfait dans cinq épreuves courues d'ici à la fin mai pour qu'il puisse "se concentrer sur les procédures judiciaires".

"En ce qui concerne les sponsors et les partenaires, (...) tous sont actuellement positifs et leurs engagements contractuels sont maintenus", a ajouté Peet van Zyl dans un communiqué.

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr  18.02.2013 

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Jesus Manzano témoigne dans l'affaire Puerto: «Il aurait pu y avoir un mort»

16 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #l'opération Puerto

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L’Espagnol Jesus Manzano, coureur cycliste chez Kelme entre 2000 et 2003, a affirmé mercredi à plusieurs reprises au cours de sa comparution comme partie civile au procès sur l’affaire de dopage Puerto que ses directeurs sportifs de l’époque l’avaient «obligé à se doper».

 

«On m’a obligé à me doper. Si je ne prenais pas les médicaments qu’on me donnait à l’époque, on me mettait à la porte de suite», a insisté Manzano, désignant directement ses anciens directeurs sportifs de l’époque Belda et Labarta comme incitateurs de ce dopage ainsi qu’Eufemiano Fuentes et sa soeur Yolanda comme médecins menant à bien ce dopage.

Interrogé sur pourquoi il n’avait dans ce cas pas porté plainte contre ses anciens dirigeants au moment-même des faits, Manzano a allégué la peur de mettre en difficulté son équipe.

« Si j’avais parlé à l époque, j’aurais été à la rue »

«Si je parlais à cette époque, je me retrouvais à la rue et toute l’équipe allait en prison. Je ne voulais pas leur créer de problèmes», a assuré Manzano.

Puis, sur ses révélations parues en 2004 dans le journal AS où il exposait entièrement le système de dopage chez Kelme, l’ancien coureur a expliqué:«Si je l’ai raconté, c’était pour moi et pour faire le ménage dans le cyclisme. Parce que maintenant, on sait dans quel état il est».

Par ailleurs, Manzano a assuré à plusieurs reprises ne jamais avoir consommé de cocaïne, comme l’avaient pourtant affirmé le docteur Fuentes et Belda au cours de leurs déclarations.

«Je n’ai jamais pris de cocaïne. Et la meilleure preuve, c’est que si j’en avais pris, j’aurais été positif à la cocaïne», s’est défendu Manzano.

L’ex-coureur âgé de 35 ans a donc attribué son licenciement de l’équipe Kelme fin 2003 non pas à un «comportement indiscipliné» comme l’avait soutenu Belda au cours de sa déposition, mais à plusieurs différends avec Belda au sujet du système de dopage.

«Ils m’ont licencié de l’équipe pour une série d’accrochages que j’ai eus avec Belda au sujet de mon évanouissement sur le Tour 2003 et la réinjection d’une poche de sang à Valence», a clarifié Manzano

Par deux fois, sur le Tour 2003 et en août 2003 à Valence, le coureur avait eu un malaise qu’il attribue à l’injection d’un produit dopant sur le Tour et d’une poche de sang à Valence.

Il a assuré mercredi qu’"il y aurait pu y avoir un mort» au sein de son ancienne équipe Kelme du fait du système de dopage mis en place par le principal accusé Eufemiano Fuentes, médecin-chef de Kelme entre 2001 et 2003.

Hormones de croissance, EPO russe et chinoise

Manzano, qui avait déjà dénoncé les pratiques dopantes au sein de Kelme en 2004, a redécrit le système.

Il a donné une longue liste de produits dopants prescrits par les docteurs de l’époque.

Hormones de croissance, hormone féminine (HMG), Androgel (testostérone), cortisone, Actovegin (sang de veau), nandrolone, EPO russe et chinoise et albumine pour faire baisser l’hématocrite, tous ces produits - en plus des autotransfusions - étaient livrés à Manzano et à d’autres coureurs de Kelme par Eufemiano Fuentes.

 

Source et date de l'article  SudInfo.be  13.02.2013

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Wenger réclame des tests sanguins dans le football

10 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://s1.lemde.fr/image/2009/09/30/534x267/1247405_3_d065_arsene-wenger-a-londres-en-septembre-2009_fd5cb61db45cb31842955628ad4efdc6.jpg

 

Dans un entretien samedi à plusieurs journaux britanniques, dont le Guardian, Arsène Wenger exhorte les instances du football à mettre en place des tests sanguins obligatoires pour lutter contre le dopage dans le football. «Je ne pense pas que dans le football, nous en faisons assez, explique le technicien français. Il m'est très difficile de croire que lors d'une Coupe du monde, quand vous avez 740 joueurs, il n'y ait aucun problème. Pourtant, c'est ce qui arrive à chaque fois.»

 

Pour Wenger, le problème du dopage est tout aussi important que les matches truqués qui grangrènent ce sport. «J'espère que l'Angleterre est propre mais en même temps je n'en sais rien. Les délégués de l'UEFA qui effectuent les contrôles antidopages ne font jamais de tests sanguins. Ils ne prennent que des échantillons d'urine. J'ai demandé plusieurs fois à l'UEFA que cela change. On pourrait aller un peu plus loin au niveau des contrôles. Je serais favorable à la mise en place de tests sanguins.»

 

Source et date de l'article  L'Equipe.fr  10.02.2013

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Lance Armstrong doit 12 millions de dollars à son assureur

8 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://i.huffpost.com/gen/941719/thumbs/r-LANCE-ARMSTRONG-DOPAGE-large570.jpg?7

 

Alors que Lance Armstrong est, selon un sondage publié sur le site du magazine Forbes, le sportif le plus détesté des Américains, voilà que la liste de ses dettes s'allonge. La compagnie d'assurances SCA Promotions a en effet annoncé à l'AFP avoir déposé plainte jeudi 7 février contre Lance Armstrong pour obtenir le remboursement de plus de 12 millions de dollars de primes versées à l'ancien cycliste pour ses victoires au Tour de France.

Cette plainte a été déposée devant un tribunal du comté de Dallas, au Texas (sud) où est installé l'assureur, a déclaré Jeff Dorough, avocat de SCA, en joignant une copie du document de 35 pages. "Aujourd'hui chacun sait que Lance Armstrong a perpétué ce qui pourrait bien être le mensonge de sang froid le plus élaboré et le plus scandaleux de l'histoire du sport", peut-on lire dans la plainte.

 

"Faire face aux conséquences de ses actions"

"Il est temps maintenant pour Lance Armstrong de faire face aux conséquences de ses actions. Cela comprend le remboursement de tous les fonds qui lui ont été versés par SCA, qui totalisent plus de 12 millions de dollars", ajoute le document. La somme réclamée à l'ancien cycliste correspond à 7,5 millions de dollars de primes (environ 5,78 millions d'euros) versées à la suite à d'un long bras de fer judiciaire en 2006, ainsi qu'à 5 millions de dollars (environ 3,85 millions d'euros) versés à titre de dommages et intérêts et de frais de justice.

Interrogé par l'AFP, l'un des avocats de Lance Armstrong, Mark Fabiani, a indiqué que l'accord passé en 2006 entre SCA et le coureur, portant sur 7,5 millions de dollars, interdit à l'assureur de prétendre au remboursement de cette somme. "Les termes de l'accord interdit clairement à SCA de sortir de l'accord", a déclaré Me Fabiani dans un courriel à l'AFP. "Nous allons laisser l'accord parler par lui-même. Il est très clair sur ce point", a-t-il ajouté.

 

Mais l'accord entre les deux parties pourrait tout remettre en cause

Daté du 8 février 2006, l'accord de sept pages, dont l'avocat a fourni une copie à l'AFP, stipule notamment qu'"aucune partie ne peut attaquer en justice, faire appel ou tenter de s'écarter de la prime d'arbitrage".

À l'époque, SCA avait refusé de respecter le contrat passé avec l'ancien leader du peloton mondial à cause des allégations de dopage contenues dans le livre "L.A. Confidentiel" des journalistes Pierre Ballester et David Walsh. Armstrong avait alors assigné en justice l'assureur pour réclamer le versement de ses primes. Il était ressorti vainqueur de ce litige par voie d'arbitrage car le contrat contesté ne contenait pas de clauses sur le dopage.

Lance Armstrong a été officiellement déchu en octobre 2012 de ses sept victoires consécutives (1999-2005) après que l'Agence américaine antidopage (USADA) l'a accusé d'avoir activement participé au "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport"

 

Source et date de l'article   huffingtonpost.fr  07.02.2013

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Ce dopage dont personne ne parle !

7 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Lutte contre le dopage

http://www.lepoint.fr/images/2012/02/23/dopage-ama-afld-cyclisme-nba-foot-football-noah-ho-511900-jpg_349978.JPG

 

Sale époque pour les sportifs. La question du dopage est dans toutes les têtes, sur toutes les lèvres et au coeur de tous les débats. À croire qu'elle serait même dans chaque goutte de sueur perlant sur le front des athlètes. Une performance d'exception est devenue prétexte à l'incompréhension. Voire à la suspicion. Et l'ensemble de la communauté sportive se trouve éclaboussée par la doxa du "tous pourris" qui discrédite à la fois les tricheurs et les sportifs propres.

Alors, quitte à viser large, autant tirer à vue. Autant s'en prendre à l'ensemble des athlètes de haut niveau. Autant attaquer ceux qui bénéficient des plus gros régimes de faveur. Car n'en déplaise à Yannick Noah, auteur d'une chronique dans Le Monde en novembre dernier sur le sujet, ce ne sont pas seulement les footballeurs, tennismen et autres cyclistes qui sont touchés par ce fléau. Et ils ne sont pas tous espagnols. Loin de là.

Le cas des sports américains

C'est malheureusement outre-Atlantique, là même où Joakim Noah s'illustre sous les couleurs de la franchise des Bulls de Chicago, que le mal semble être le plus enfoui. En NBA, au football américain, en hockey sur glace ou encore au baseball, la lutte contre le dopage n'en est qu'à ses prémices.

Pointés du doigt par l'Agence mondiale antidopage (AMA) depuis des années, secoués par des scandales à répétition (livre du double champion olympique de hockey sur glace Theoren Fleury), des études (rapport Mitchell mettant en cause 89 joueurs de baseball) et des déclarations à charge de tous bords, les sports collectifs nord-américains ont une bien triste réputation. Et à ce petit jeu-là, le championnat américain de basket est révélateur. La NBA est en effet un championnat paradoxal : un niveau de jeu stratosphérique, mais une réglementation très conciliante avec le dopage, des athlètes hors norme choyés par des hordes de médecins, des contrôles peu nombreux et des sanctions plus anecdotiques que dissuasives.

La NBA en question...

Actuellement, un basketteur évoluant en NBA ne peut pas subir plus de quatre tests par saison. Et ce, seulement entre le début et la fin du championnat. À titre de comparaison, l'Agence mondiale antidopage a lancé en 2005 le dispositif de géolocalisation - qui ne s'applique dans aucune Ligue américaine - dans le cadre duquel les sportifs doivent annoncer trois mois à l'avance leur adresse précise et leurs éventuels déplacements pour chaque jour du trimestre à venir. Ils peuvent en effet subir un contrôle à n'importe quel moment, entre 6 heures du matin et 21 heures.

Dans un autre registre, les sanctions prononcées en NBA sont très faibles. Un premier contrôle positif entraîne 10 matchs de suspension, soit à peine quelques semaines, les équipes jouant entre trois à quatre rencontres hebdomadaires. La sanction à vie n'intervient qu'à la quatrième "main dans le sac". Le Code mondial antidopage - qui n'a aucune valeur réglementaire aux États-Unis - prévoit une suspension de deux ans pour une première infraction (affaire Alberto Contador), sanction pouvant aller jusqu'à une radiation à vie dès le second manquement aux règles du code.

... le baseball, le hockey et le football US aussi

Le hockey sur glace, le baseball et le football américain sont grosso modo sur ces bases au niveau du dépistage et des sanctions. Un autre point commun unit ces disciplines : la classification de l'hormone de croissance humaine (hGH) dans la catégorie des produits dopants. Et 2011 a été une année particulièrement fertile en belles promesses. À coups d'annonces grandiloquentes sur leur souci d'élaborer un programme antidopage efficace, les Ligues professionnelles de football (NFL), de baseball (MLB) et de basket (NBA) ont toutes profité du renouvellement de leur règlement pour s'engager à contrôler l'hormone de croissance. Le football américain, en août dernier. Le baseball, en novembre. Et le basket, en décembre. Seule la Ligue de hockey (NHL) n'a jamais émis la moindre intention en la matière.

Pourtant, à l'heure actuelle, seule la MLB a totalement ratifié le dépistage de hGH, devenant ainsi le premier des quatre sports majeurs nord-américains à s'engager sur cette voie. Pour leur part, la NBA et la NFL tentent de gagner le plus de temps possible avant la mise en place officielle de ces contrôles : les syndicats de joueurs freinent des quatre fers, expliquant vouloir s'assurer de la viabilité scientifique des tests. Pourtant le dépistage de hGH ne date pas d'hier. Il a été homologué par l'AMA et réalisé pour la première fois lors des Jeux olympiques d'Athènes... en 2004 !

Paradis fiscaux du dopage

Ce mépris des règles internationales en termes de lutte contre le dopage s'explique facilement. Le football américain, le basket, le hockey sur glace et le baseball évoluent en vase clos, en marge de toute fédération. Chacune de ces ligues est privée, c'est-à-dire que seuls leurs propres règlements s'appliquent de plein droit. En effet, traditionnellement, une fédération internationale met en place des règles qui s'imposent à chacune de ses fédérations nationales, elles-mêmes étant chargées de veiller au respect du cadre mis en place.

Et en matière de dopage, cette singularité est déterminante et fait des ligues professionnelles américaines de véritables "paradis fiscaux" du dopage. Notamment en raison du rôle que joue le Code mondial antidopage, texte de référence en la matière, qui institue le cadre juridique s'imposant à l'ensemble de la communauté sportive. Il est reconnu par toutes les fédérations internationales rattachées au mouvement olympique, mais n'a aucun pouvoir d'action en NBA, NHL, MLB ou NFL.

Et c'est là que le bât blesse. Car ces ligues n'évoluent pas totalement en autarcie. Elles accueillent des joueurs étrangers de plus en plus nombreux. Des athlètes qui, ensuite, peuvent prendre part à d'autres types de compétitions, avec leur équipe nationale par exemple. Et ces manifestations sportives sont organisées sous l'autorité des fédérations internationales. Par exemple, un championnat d'Europe ou du monde de basket est encadré par les règles de la Fédération internationale de basket amateur (FIBA). Donc un même joueur ne sera pas soumis aux mêmes règles antidopage selon qu'il porte les couleurs de son club ou de son pays. D'autant que les produits dopants doivent être dépistés le plus vite possible après leur absorption sous peine de devenir indétectables dans l'organisme. Alors, peut-être que la réelle injustice en matière de dopage se situe aussi là.

 

Source et date de l'article  LePoint.fr   23.02.2012

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Des centaines de matches de foot truqués, en Suisse aussi

5 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Paris sportifs

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"Il nous semble clair qu'il s'agit de la plus grande enquête de tous les temps sur des matches truqués présumés", a déclaré le directeur d'Europol Rob Wainwright lundi lors d'une conférence de presse à La Haye, où siège Europol.

Ces trucages, répertoriés à partir de 2008, étaient liés à des paris sportifs. Un cartel criminel basé à Singapour est à la tête de ces opérations. Il a réalisé plus de 8 millions d'euros (9,8 millions de francs) de bénéfices dans le cadre des matches truqués, pour une mise totale de 16 millions d'euros.

 

C'est un "cartel criminel sophistiqué et organisé" qui "travaille avec des relais en Europe", a ajouté Rob Wainwright, assurant qu'il écrirait au président de l'UEFA Michel Platini pour lui transmettre les résultats de l'enquête.

L'UEFA a assuré que les résultats de l'enquête seraient passés en revue par les "instances disciplinaires compétentes afin que les mesures nécessaires soient prises".

"La coopération entre l'exécutif judiciaire et les organisations sportives a besoin d'être renforcée", a pour sa part réagi la Fédération internationale de football (Fifa).

 

Financement de la prostitution et du trafic de drogues

En janvier, Interpol avait averti le monde du football que la corruption en son sein aidait à financer d'autres activités criminelles comme la prostitution ou le trafic de drogues.

Dans un premier temps, quelque 380 matches truqués ont été identifiés, principalement en Europe, dans lesquels environ 425 arbitres, dirigeants de clubs et joueurs, notamment, sont impliqués, a précisé l'enquêteur en chef de la police de Bochum (Allemagne), Friedhelm Althans.

La plupart des matches truqués ont été joués dans les championnats turcs, allemands et suisses, a indiqué Europol sans donner de liste détaillée, mais d'autres rencontres à travers le monde sont concernées. Sur les 425 suspects, 151 vivent en Allemagne et 66 en Turquie.

En Hongrie, aussi, 50 personnes, dont trois joueurs et quatre arbitres, sont soupçonnées d'avoir manipulé les "résultats de 33 matches", contre des pots-de-vin pouvant aller de 40'000 à 600'000 euros, a déclaré Bajan Nemeth, enquêteur de la police hongroise.

Europol a notamment montré les images d'un match entre les "moins de 20 ans" argentins et boliviens en 2010 remporté par l'Argentine sur un penalty plus que litigieux accordé par un arbitre hongrois dans le temps additionnel.

 

Deux rencontres de Champions League en cause

Deux rencontres de Ligue des Champions, dont une sur le sol britannique, ont en outre été mises en cause, a indiqué Rob Wainwright, sans préciser lesquelles. Quatorze rencontres de qualification pour la Ligue Europa, sont aussi concernées.

Le match ayant entraîné le plus grand bénéficie, 700'000 euros, serait une rencontre du championnat d'Autriche entre le Red Bull Salzbourg et Hartberg.

L'enquête a été menée par les autorités allemandes, finlandaises, hongroises, autrichiennes et slovènes en collaboration avec Europol et avec le soutien de huit autres pays européens. Quatorze suspects ont déjà été condamnés, pour un total de 39 ans de prison, mais une centaine d'autres doivent encore comparaître.

Cette première enquête, désormais close, a révélé qu'environ 300 autres matches auraient été truqués à travers le monde. Ils font l'objet d'une enquête.

"Des sommes d'argent allant jusqu'à 100'000 euros par match ont été payées en liquide", a assuré Bajan Althans.

Ralf Mutschke, ancien directeur d'Interpol devenu le M. Sécurité de la Fifa, avait averti le 16 janvier qu'aucune région du monde n'était à l'abri des matches truqués.

 

Source et date de l'artcile  TDG.ch  05.02.2013

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Les militaires, drogués comme des cyclistes ?

4 Février 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Les militaires

http://www.lepoint.fr/images/2012/02/29/militaires-516891-jpg_352872.JPG

Les armées s'inquiètent de pratiques dopantes non seulement de la part des soldats eux-mêmes, mais aussi du commandement.

Les militaires seraient-ils plus dopés que les vainqueurs du Tour de France ? Se bourreraient-ils les narines avec ardeur, protégés par une forme de non-dit ? C'est que... Avec mille précautions de langage et en maniant avec insistance le sous-entendu, la revue de recherche de l'armée de terre Inflexions aborde ce sujet tabou dans sa dernière livraison (*), sous le titre "Dopage et conduites dopantes". Les auteurs expliquent curieusement que ce n'est pas vraiment l'institution qui se pose des questions, mais que "beaucoup d'observateurs extérieurs à la défense considèrent comme fréquente l'utilisation de substances dopantes au sein des armées".

Sauf que si les militaires se dopaient, assure l'article, ce ne serait pas pour améliorer des performances sportives, mais pour une meilleure cause : "Les objectifs seraient similaires [à ceux des sportifs] - être plus performant que l'adversaire -, mais à atteindre dans un contexte bien différent, celui de la guerre et du combat." Et de développer cette idée d'une forme de dopage sans doute pas nécessaire, mais pas vraiment inutile non plus : "En temps de conflit, ou dans le contexte de déploiement sur des théâtres d'opérations de haute dangerosité, les questions posées sont plus complexes. L'automédication et l'utilisation de substances dopantes ayant pour but d'améliorer les performances physiques, en particulier musculaires, mentales, ou de maintenir l'éveil et un état de parfaite vigilance, permettent, si le dopage est adapté, de rendre le militaire plus efficace à son poste de combat."

Drogués pour la bonne cause ?

De fait, les militaires peuvent se doper illégalement en se procurant eux-mêmes de l'herbe qui fait rire ou des substances qui font rêver. Pour ne citer que l'exemple du Liban, on sait que l'herbe y est fameuse. Et en Afghanistan, premier producteur d'opium au monde, le commerce n'est pas impossible avec les plus de 100 000 militaires étrangers... Mais les armées elles-mêmes administrent aux combattants diverses médications susceptibles de mieux voir la nuit, de leur faire perdre le besoin de sommeil, ou au contraire de les endormir sur commande, aux heures choisies. Cette réalité est d'ailleurs reconnue, à tel point qu'un texte officiel, l'instruction N° 744/DEF/DCSSA/AST/TEC relative à l'utilisation de substances modifiant la vigilance en opérations, en définit le cadre !

Justifier la prise de substances dopantes

Les militaires édictent dans ce texte leurs ascensions des Alpes et on voit ici que cette définition est très large. "Les types d'opérations militaires pouvant justifier la prise éventuelle de substances qui agissent sur le niveau de vigilance des combattants sont les opérations dites soutenues et les opérations dites continues. Les premières se traduisent par une activité militaire quasi ininterrompue ne permettant aucun sommeil réparateur ; les secondes concernent une activité militaire de plus longue durée n'autorisant qu'une récupération partielle (par exemple : un sommeil diurne, de courte durée et fractionné). À titre d'exemples, on peut citer le fonctionnement 24 heures sur 24 des centres opérationnels pour l'armée de terre, la continuité entre le poste de veille et le poste de combat pour la marine, la mission nucléaire ou le travail au sol en ambiance nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC) avec des tenues de protection pour l'armée de l'air". Mais attention, ce n'est pas du dopage. C'est de l'"aide de type pharmaceutique modifiant la vigilance". Nuance...

Gavés de protéines hormonées

Les trois auteurs de l'article - les médecins militaires André-Xavier Bigard et Alexandra Malgoyre et le capitaine Hervé Sanchez - lancent par ailleurs un véritable cri d'alarme sur l'automédication de certains militaires qui se gaveraient de compléments alimentaires (protéines hormonées) utilisés par les culturistes. Ils soulignent par ailleurs l'intérêt de la démarche lancée par les armées pour rationaliser les programmes de préparation physique au combat afin de "rendre inutile la consommation de produits et de substances supposés dopants". Voilà une bonne idée. Car par les temps qui courent, que diront les armées si un militaire dopé sur ordre et dont la santé se serait dégradée les poursuivait devant la justice ?

 

(*) "Le sport et la guerre", Inflexions n° 19, La documentation française, 12,00 €, ISSN : 1772-3760

 

Source et date de l'article  LePoint.fr  29.02.2012

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