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CONTRE LE DOPAGE

Dopage : à un cheveu de la vérité

29 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Lutte contre le dopage

Le nouveau produit dopant à la mode est la DHEA, une molécule anti-vieillissement qui fait courir plus vite nos sportifs. Les Cahiers du Foot nous livrent leur analyse.

Le nouveau produit dopant à la mode est la DHEA, une molécule anti-vieillissement qui fait courir plus vite nos sportifs. Les Cahiers du Foot nous livrent leur analyse.

Un footballeur de Ligue 1 sur cinq positif à la DHEA ? Des analyses de cheveux révèlent des chiffres alarmants. Le président de lAgence française de lutte contre le dopage (AFLD), Pierre Bordry, a rendu public mercredi 18 mars 2009 les résultats d’analyses de prélèvements de cheveux concernant des sportifs de quatre disciplines : le football, le rugby, le cyclisme et l’athlétisme.

Le gros score du football

Effectués en 2008, ces prélèvements visaient en particulier l’élite des disciplines collectives : Ligues 1 et 2 pour le football, Top 14 ou Pro D2 en ce qui concerne le rugby. Les cyclistes « prélevés » étaient quant à eux professionnels ou amateurs. Sur les 138 échantillons analysés, 22 présentent des traces de substances interdites : 18 pour la déhydroépiandrostérone (la célèbre DHEA, molécule anti-vieillissement), 3 pour la testostérone, et 1 au titre de ces deux substances. La faiblesse relative du nombre de prélèvements invite à ne pas donner une valeur générale à ces données, mais on note que les cas positifs définissent une fourchette s’étendant de 11% pour les cyclistes professionnels à 22% pour les footballeurs de l’élite, soit sept joueurs – dont Damien Ressiot indique dans L’Équipe qu’ils évolueraient tous en Ligue 1 [1] – sur les 32 prélevés.

À titre de comparaison, les 2.900 contrôles diligentés en France durant le quatrième trimestre 2008 sur un échantillon de sports plus large ont abouti à un taux global d’infractions susceptibles de donner lieu à une procédure disciplinaire [2] d’un peu moins de 3%… Pour le football, ce taux était de 1,7% (11 infractions constatées pour 651 contrôles) – au titre des cannabinoïdes dans la grande majorité des cas.

La revanche des coiffeurs

Des prélèvements capillaires, qui ne représentent que 5% des contrôles usuels dans le football professionnel, ont donc mis en évidence un pourcentage de cas positifs extrêmement élevé. Si les différentes formes de contrôles n’autorisent pas la détection des mêmes substances [3], l’un des grands intérêts des analyses de phanères – ongles, cheveux et autres poils – est ainsi de permettre de reconstituer des historiques. Un cheveu pousse d’un centimètre par mois et permet ainsi, potentiellement, de repérer le caractère ancien et/ou répété de la prise de certaines substances – alors que la fenêtre de détection de la DHEA, après un contrôle urinaire, se compte en heures.

Pour spectaculaires que soient les résultats, les cas détectés ne pourront pas donner lieu à sanction disciplinaire : anonymes, conformément aux accords pris en amont avec les fédérations, ils ont ici seulement valeur d’avertissement. Début février, l’AFLD présentait son programme national annuel des contrôles pour l’année 2009 et annonçait la couleur en matière de « politique de ciblage pour réaliser des contrôles « intelligents » » : les analyses capillaires réalisées en 2008 avaient l’objectif déclaré « d’orienter le ciblage ultérieur pour ces disciplines ». Les voici prévenus : l’Agence devrait décider la poursuite de ses investigations sur les phanères et co-financera cette année un programme de recherche et développement pour parvenir à la certification de ces méthodes de détection [4].

Star des pharmacies

Connue pour ses effets présumés (et discutés) contre le vieillissement, interdite à la commercialisation en France mais autorisée dans les compléments alimentaires aux États-Unis, la DHEA est « une hormone anabolisante secrétée par la partie corticale de la glande surrénale mais aussi le cerveau » [5]. Dès 1997, le CIO l’a considérée comme une substance interdite, et elle figure sur la liste des interdictions du code mondial anti-dopage, au sein de la classe des Agents anabolisants et stéroïdes anabolisants androgènes (SAA). [6]. Pour ce qui est des « effets secondaires », l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) indiquait en 2001 que « la prise de DHEA peut stimuler la croissance de cancers hormonodépendants (prostate, sein, utérus) » et que « Le risque cardio-vasculaire potentiel [devait] être pris en considération notamment en cas de prise au long cours de DHEA » [7].

Si des doutes sont parfois émis sur l’efficacité dopante de la DHEA, cette substance reste un produit largement cité sur les sites destinés notamment aux culturistes. Elle fait également partie des produits que le docteur italien Michele Ferrari a prescrits à des sportifs, comme l’ont montré des ordonnances saisies en 1997 à Bologne par les carabiniers [8]. Elle comptait également parmi les produits de la pharmacie de l’équipe Festina en 1998. Michel Rieu, conseiller scientifique de l’AFLD, a estimé que « si une substance est utilisée pendant longtemps, c’est qu’elle est efficace », tandis que, interrogé par Le Monde, le professeur Gérard Dine faisait part du caractère « connu, reconnu et identifié » de l’utilisation de DHEA à des fins dopantes [9].

Le vent du boulet

Est-il besoin de dire que les révélations de l’AFLD devraient avoir un retentissement considérable ? Les résultats publiés viennent infliger une sérieuse claque aux discours « bonhommes » sur les footballeurs qui n’auraient pas besoin de se doper (lire « Platini joue l’Euro en autruche »), ainsi qu’aux faux-semblants de la rareté des contrôles positifs. Même s’ils ne sont pas exploitables juridiquement, ces éléments établissent de graves présomptions quant à un dopage massif dans le football [10].

Pourtant, l’information n’a pas fait la une de L’Équipe et n’a suscité qu’un traitement modeste dans les médias spécialisés, restant presque totalement absente des émissions télévisées du week-end. L’embarras a aussi été palpable du côté de la Ligue. Frédéric Thiriez, dans un communiqué circonspect, a dit s’être assuré auprès de l’AFLD que « ces analyses capillaires avaient été faites dans un but de prévention et non dans un but disciplinaire » et rappelé benoîtement que le suivi biologique instauré il y a quatre ans « n’avait à ce jour révélé aucune anomalie » – n’évoquant par ailleurs que les risques sanitaires encourus par les joueurs, et non le dopage. Plus volontariste, son homologue de la Fédération, Jean-Pierre Escalettes, a demandé à obtenir les noms des positifs, accueillant « ce rapport de l’AFLD comme un avertissement qui va dans le bon sens ».

La « réalité du dopage »

L’ironie est que cette bombe a éclaté dans le contexte d’une fronde des footballeurs professionnels contre une mesure prévue par le programme de développement des contrôles inopinés de l’Agence mondiale anti-dopage (AMA) : les capitaines des équipes de l’élite doivent rester localisables 365 jours par an, sur un créneau d’une heure communiqué aux services de l’instance. Faisant écho aux récriminations de nombreux joueurs, l’UEFA et la FIFA se sont élevées en commun contre la localisation individuelle, au nom du caractère collectif ce leur sport, en proposant que, sauf exception, les contrôles se limitent aux lieux d’entraînement. L’argument du respect de la vie privée des joueurs, lors de leurs courtes vacances, a également été invoqué.

L’AMA a eu beau jeu d’accuser en retour ces institutions « d’ignorer la réalité du dopage dans le sport ». L’AFLD avait également insisté sur l’importance de la localisation et du caractère inopiné des contrôles lors de la communication des résultats des prélèvements capillaires. Interrogé le 17 mars par France Football dans un dossier consacré à « La grogne des capitaines », Jean-Pierre Karaquillo, cofondateur du Centre d’économie du sport de Limoges, mettait en balance ces contraintes, réelles, avec l’importance des enjeux de la lutte antidopage.

L’événement aura fait une victime collatérale en la personne de Bernard Laporte. Dans une interview au mensuel So Foot de ce mois, qui lui demandait comment il expliquait le faible nombre de cas positifs dans le football, le secrétaire d’État chargé des Sports confia : « Quand tu t’alignes sur un Tour de France ou un 100 mètres, tu peux choisir de grossir ta masse musculaire. L’effet est immédiat. Quel intérêt au football ou au rugby ? Si t’es blessé, tu te reposes. C’est très difficile de recourir au dopage dans un sport collectif, de garder le secret. Je ne peux l’affirmer avec une certitude absolue, mais je suis convaincu qu’il n’y a pas de dopage dans le football ». Pas de doute : le meilleur allié du dopage dans le football, c’est bien l’idée qu’il n’y a pas de dopage dans le football.


Source et date de l'article Bakchich.info  28.03.09



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Dopage : le danger de mort

26 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Lutte contre le dopage


Q
u'est-ce qu'un produit dopant ? Une substance susceptible d'améliorer la performance grâce à son pouvoir pharmacologique et dont l'usage est considéré comme contraire à l'"esprit" sportif, entendu comme le respect des règles garantissant l'équité de la compétition. Mais la traque des tricheurs ferait presque oublier que le dopage présente aussi, et surtout, un risque pour la santé des athlètes. Un danger qui peut être mortel.

Le 13 juillet 1967, le Britannique Tom Simpson s'écroule sur les pentes du mont Ventoux, à 36 ans, en pleine étape du Tour de France, terrassé sous l'effet combiné de l'abus d'amphétamines et de la forte chaleur. Quelques mois plus tard, le Comité international olympique (CIO) publie la première liste des substances interdites (amphétamines, stimulants et analgésiques narcotiques), à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de Grenoble. Depuis, la liste des produits prohibés s'est étoffée, mais aussi celle des sportifs disparus prématurément.

1998. La sprinteuse américaine Florence Griffith-Joyner décède à 38 ans d'une attaque cérébrale durant son sommeil. L'autopsie, comme très souvent dans les cas de mort subite, ne permet pas de faire le lien avec une éventuelle consommation de produits dopants. Cependant, les performances hors normes de "Flo-Jo", détentrice depuis 1988 de deux records du monde inaccessibles (10 s 49 sur 100 m et 21 s 34 sur 200 m), et sa transformation morphologique avaient alimenté les soupçons sur une préparation à base de stéroïdes anabolisants. Or leur administration favorise le risque d'attaque cardiaque ou cérébrale en augmentant le taux de cholestérol.

2001. L'ancien recordman du monde du 10 000 m, Richard Chelimo, meurt à 29 ans d'un cancer du cerveau. "Dans les années à venir, beaucoup d'athlètes vont mourir à cause du dopage, réagit le double champion olympique marocain, Hicham El Guerrouj, après la disparition du fondeur kényan. Croyez-moi, il y aura encore d'autres morts prématurées."


En 1990, la fédération néerlandaise de cyclisme avait ouvert une enquête après les morts suspectes, par arrêt cardiaque, de sept de ses coureurs dont celles de Johannes Draaijer, à 27 ans, de Connie Meijer, à 25 ans, médaillé bronze aux mondiaux de 1987, et de Bert Oosterbosch, à 32 ans, vainqueur de trois étapes du Tour.


Les autopsies n'avaient rien révélé, mais la veuve de Johannes Draaijer, 130e du Tour 1989, avait affirmé que son mari prenait de l'érythropoïétine (EPO) et souhaité que sa mort serve d'avertissement. Injectée sous sa forme synthétique, l'EPO - normalement sécrétée par les reins - possède la particularité d'augmenter la concentration de globules rouges dans le sang. Très prisée des sportifs parce qu'elle permet d'améliorer le transport de l'oxygène vers les muscles et donc les capacités d'endurance, elle majore les risques d'accidents cardio-vasculaires en rendant le sang plus épais. Dans un article du New England Journal of Medecine, le docteur Allan J. Ersley expliquait, dès 1991, que la prise d'EPO par les athlètes pouvait être "responsable de thromboses mortelles".

Les morts suspectes ne concernent pas que des cyclistes. En Italie, le procureur adjoint de Turin, Raffaele Guariniello, qui s'est rendu célèbre en enquêtant sur les pratiques pharmacologiques de la Juventus, mène depuis plusieurs années une étude épidémiologique sur les joueurs du Calcio. Sur 24 000 footballeurs ayant évolué en 1re, 2e et 3e division entre 1960 et 1990, le juge a répertorié 400 décès et en a jugé plus de 70 suspects. Parmi ces morts suspectes, l'étude relève un nombre anormalement élevé de leucémies et de cancers du foie, du pancréas ou du colon. Des maladies que favorise la prise de stéroïdes anabolisants ou d'hormones de croissance. L'étude a également mis en évidence la forte proportion de joueurs atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), une pathologie neurologique qui entraîne une paralysie progressive des muscles.


Selon la recension effectuée par Raffaele Guariniello, plus de trente footballeurs sont morts de cette maladie. Ainsi de l'ancien joueur de la Fiorentina, Giuseppe Longoni, décédé en mars, à 63 ans, ou de l'ancien défenseur de la Sampdoria de Gênes, Gianluca Signorini, disparu en 2002, à 42 ans.


MIRACULÉ


Dans un article publié dans la revue Lancet Neurobiology en 2003, des chercheurs italiens suggèrent qu'une activité physique intense associée à la prise abusive de médicaments peut expliquer le développement de la SLA chez les footballeurs. Une piste prise au sérieux par le procureur adjoint de Turin, qui teste actuellement sur des rats de laboratoire les cures médicamenteuses administrées aux joueurs entre 1960 et 1990.

Le juge a également consigné les témoignages de plusieurs footballeurs de cette génération. "Je suis un miraculé, a concédé Giovanni Galeone, aujourd'hui entraîneur d'Udinese. Avec tous les produits que j'ai pris quand j'avais 20 ans, je suis heureux d'être en vie." Ancien coéquipier de Gianluca Signori, Giovanni Ziviani met en garde : "Qui sait ce qui arrivera dans vingt ans aux garçons qui sont, aujourd'hui, bourrés d'EPO et d'hormones de croissance ?"


Stéphane Mandard

Source et date de l'article  LeMonde.fr  29.09.06
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Tricher, simplement pour rester à flot

22 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage


La quête de gloire et d'argent peut conduire les athlètes à sacrifier leur corps et leur âme. La science peut bien dire que les stéroïdes tuent, mais elle peut aussi vous aider à gagner. C’est ainsi que Mario Jones est passée de l'enfant chéri de l'Amérique à une confession en pleurs, pour finir dans une cellule de prison.


Le gourou de l'athlétisme, Charlie Francis, a fait remarquer un jour que Ben Johnson avait peut-être été vilipendé et déchu de sa médaille d'or pour avoir fait usage de stéroïdes, mais que s'il était resté propre, il aurait été trois verges derrière les autres concurrents sur la ligne de départ.

Malheureusement, les faits ont donné raison à Francis. L’Américain Dennis Mitchell, qui avait reçu la médaille de bronze lorsque Johnson en avait été dépouillé, a par la suite été banni de l’athlétisme pour usage de drogues.

Le médaillé d'argent Linford Christie, qui a également été testé positif à Séoul, mais qui a fait valoir avec succès qu'il avait pris la substance par inadvertance en buvant du thé de ginseng, s’est fait prendre par la police des stéroïdes des années plus tard.


Carl Lewis a été le champion Teflon pendant des années. Des accusations de mauvaise conduite ont été abandonnées lorsqu’il a affirmé qu'il avait innocemment pris un médicament contre le rhume contenant des stimulants interdits, même si trois substances distinctes, y compris le controversé éphédrine, avaient été retrouvées dans ses échantillons d’urine.

Parfois, le prestige se perd au milieu d'une pile de seringues sales et des méchants titres des journaux. Parfois, l'athlète est lui seul à blâmer. Parfois, c’est la faute aux médias, qui deviennent des hydres à plusieurs têtes; sauvages et indomptables.


«Les athlètes professionnels payent un prix extraordinairement élevé pour leur renommée. La prolifération des médias a fait en sorte que les joueurs sont sous la loupe comme jamais auparavant», dit Bob LaMonte, un éducateur et membre du conseil d'administration à l'Université de New York.

«Il n’y avait que les journaux au début et la plupart du temps, ils se contentaient de décrire les parties et ce qui se passait sur le terrain. Maintenant, il y a les stations de télévision, les radios qui parlent de sport toute la journée, sans parler que la jeune génération ne s’informe que sur Internet. Et il y a des bloggeurs. Pour que les journaux gardent le haut du pavé, les journalistes sportifs doivent devenir des chasseurs d’ambulance.»

Comme les médias sont de plus en plus indiscrets, les athlètes sont devenus de plus en plus frileux à l’idée d’émettre des opinions.


À une certaine époque, le divorce du joueur de hockey retraité Tie Domi n’aurait pas été mentionné et aurait encore moins fait la manchette des journaux.

«Je fais l'analogie avec l'oignon et l'avocat», dit LaMonte. Les journalistes sportifs des générations précédentes écrivaient des opinions mais ils étaient davantage en harmonie avec les organisations sportives qu’ils couvraient. Lorsque vous peliez le fruit, il restait toujours un noyau dur. Ils écrivaient peut-être de mauvaises nouvelles mais les relations étaient solides. Au cours du 21e siècle, l’avocat est devenu un oignon. Vous pelez toutes les couches et il ne reste plus rien ensuite. Cela se transforme en viol et en pillage. On nourrit la frénésie des médias.»


Le public? Il n'a pas beaucoup changé depuis l'époque où les lions étaient ceux qui recevaient les applaudissements au Colisée de Rome. «Les gens aiment lire des histoires à propos de ceux qui font beaucoup d’argent et qui foutent tout en l’air, dit LaMonte. Cela leur permet de mieux se sentir.»

La vie d'un athlète professionnel est accompagnée de faste, de prestige et, pendant un certain temps, d’argent. Plus important encore, elle devrait être accompagnée d’une prise de conscience, d’une direction et d’un but. La tragédie dans le sport c'est que trop souvent, ce n’est pas le cas.


«Vous ne pouvez pas décrire ce mode de vie comme étant terrible, mais il y a un certain prix à payer. Je ne pense pas que ce volet de l’histoire a déjà été communiqué» dit Duncan Fletcher, qui est directeur de la Professional Athlete Transitional Institute à l’Université de Quinnipiac, au Connecticut.


«Si vous êtes un jeune de 15 ans en train de vous demander si vous allez évoluer chez les professionnels, vous êtes bien mieux de réellement savoir comment va se dérouler votre future vie. Si vous savez vraiment à quoi ressemble la vie d’un athlète moyen, vous allez peut-être y penser à deux fois.»


Source et date de l'article Canoe.ca  28.02.09




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Nouveau test pour le dopage génétique mis au point en Allemagne

22 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage


BERLIN (Reuters) - Un laboratoire de recherche allemand annonce avoir mis au point un nouveau test pour le dopage génétique, détectant une substance qui accroît les tissus musculaires et améliore l'endurance.

Cette forme de dopage, qui utilise la manipulation génétique pour améliorer artificiellement les performances, semble être la prochaine menace d'ampleur pour le sport, où les méthodes de dopage sont de plus en plus perfectionnées.


"Pour la première fois, une substance pour le dopage génétique a été décelée grâce à la spectrométrie de masse", a indiqué l'Université allemande des sports de Cologne (DSHS).

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a dit avoir été informée de ce test, qui affine les procédures déjà existantes pour déceler cette substance. "C'est une bonne nouvelle et c'est ce que nous attendons d'un laboratoire accrédité de l'AMA", a dit à Reuters Olivier Rabien, directeur scientifique de l'AMA.


"Quand nous avons ajouté cette substance, le GW1516, à la liste des produits interdits, il était évident que ces substances étaient détectables. Ce que Cologne a fait, c'est améliorer la méthode de détection."

Le GW1516, détecté par les scientifiques du centre de recherche de prévention contre le dopage de la DSHS, avait été placé sur la liste des produits interdits par l'AMA en 2009.

Le Comité international olympique et l'AMA ont accru la lutte contre le dopage, en augmentant notamment le nombre de contrôles effectués l'an passé aux JO de Pékin et en révisant le code anti-dopage, qui vise désormais l'entourage des athlètes.

Berlin accueillera en août prochain les championnats du monde d'athlétisme.


Karolos Grohmann, version française Chrystel Boulet-Euchin


Source et date de l'article NouvelOBS.com  20.03.09



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Le football touché par le dopage à la DHEA

19 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football


Les choses bougent ! Eh oui le dopage existe aussi dans le football, le rugby. Je n'avais jamais entendu parler de la DHEA comme produit dopant.

L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a rendu publics, mercredi 18 mars, les résultats d'analyses de cheveux prélevés, en 2008, sur cent trente-huit sportifs professionnels issus du football, du rugby, de l'athlétisme et du cyclisme. 16,5 % de ces cent trente-huit échantillons ont révélé la présence de DHEA, un stéroïde anabolisant qui figure sur la liste des substances interdites par l'Agence mondiale antidopage (AMA). A titre d'indication, en 2007, sur un total de huit mille prélèvements, le taux de contrôle positif était de 3,4 %.


Les traces de DHEA – hormone connue pour ralentir la vieillesse – décelées dans les cheveux se retrouvent dans des proportions proches dans le football, le rugby, le cyclisme et l'athlétisme. "C'est la preuve qu'il n'y a pas du dopage que dans le cyclisme", explique Pierre Bordry, le président de l'AFLD. En tête vient le football, avec 21,8 % de dopés à la DHEA (7 cas sur 32 analyses), puis le cyclisme amateur (17,6 %), le rugby (16,7 %), l'athlétisme (13,22 %), et enfin le cyclisme professionnel (10,8 %). L'AFLD a également détecté trois cas de dopage à la testostérone, un cas mêlant DHEA et testostérone.

"Ces résultats n'ont pas de valeur statistique", prévient le président de l'AFLD, qui se dit "surpris"
par l'ampleur des taux de DHEA pris par ces athlètes, qui dépassent d'une manière "remarquable" le seuil de tolérance. "Pour nous, c'est plus un sondage qui nous laisse penser qu'il y a une pratique du dopage dans ces disciplines", ajoute-t-il.

LA DHEA, DIFFICILEMENT DÉTECTABLE DANS LE SANG

C'est également la première fois que des analyses de phanères (ongles, cheveux…) ont été pratiquées en France. Pour cette raison, l'AFLD avait annoncé que l'Agence ne prendrait aucune sanction disciplinaire et ne donnerait aucun nom de sportifs ou de clubs. "Ces résultats nous permettent d'élargir la gamme des outils de détection [des produits dopants], ajoute M. Bordry, et d'enrichir la capacité d'analyse de l'historique du sportif concerné."

La DHEA – plus difficilement détectable dans le sang ou dans l'urine – se prendrait hors compétition. Ainsi, ces résultats, que l'AFLD juge "préoccupants", justifient, selon l'Agence, la localisation des sportifs. En effet, depuis le 1er janvier, de nombreux athlètes de haut niveau doivent communiquer leur emploi du temps détaillé à leur fédération internationale ou à leur agence nationale antidopage, pour permettre des contrôles inopinés. Ce genre de procédé existait déjà dans certains sports comme le cyclisme. Mais les footballeurs ou les joueurs de tennis le découvrent. Des stimulants ont été également retrouvés dans ces prélèvements, mais leurs prises ne sont pas interdites hors compétition.

"Nous allons accroître les contrôles hors compétition dans le football et le rugby, assure Pierre Bordry, et cibler d'avantage les sportifs concernés." Les différents présidents de fédération concernés par ces résultats ont été prévenus par l'AFLD.


Mustapha Kessous

Source et de l'article LeMonde.fr  18.03.2009



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Baseball «De 50 à 80 % des joueurs se dopent»

16 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Baseball


Le grand déballage sur le dopage dans le base-ball américain a été repoussé. Le procès pour parjure et entrave à la justice dans une affaire d’usage de stéroïdes de Barry Bonds, ex-star des Giants de San Francisco et recordman des homerun (1), dont le démarrage était prévu aujourd’hui, a été ajourné. Il devait s’ouvrir quelques semaines après les aveux de dopage d’Alex Rodriguez, une autre ancienne gloire du «passe-temps favori des Américains».

Lance Williams, journaliste du San Francisco Chronicle, a effectué une longue enquête sur le dopage aux Etats-Unis (Game of Shadows, 2006) et particulièrement dans le base-ball. «Avant, j’étais un supporteur des Oakland Athletics. L’idée que des joueurs aient pu être dopés ne m’effleurait même pas. Au cours de mon enquête, je me suis rendu compte que la majorité des gars de cette équipe prenaient des stéroïdes. Depuis que je sais comment ça se passe, je ne regarde même plus le base-ball à la télé.»

Le dopage est-il très répandu dans les sports américains ?

Dans le basket-ball, il n’y a eu aucun scandale majeur. Mais dans le football américain et le base-ball, en revanche, l’usage de stéroïdes est extrêmement courant. Jusqu’à ses aveux, tout le monde considérait Alex Rodriguez comme le joueur le plus propre qui soit, capable de battre le record de Barry Bonds.

Quand les base-balleurs ont-ils commencé à se doper ?

Ils ne ressemblent à des catcheurs que depuis récemment. Traditionnellement, ils n’avaient pas vraiment de carrure, car les entraîneurs leur interdisaient de faire de la musculation. Ils craignaient que ça ne rigidifie leurs poignets, essentiels pour diriger la batte. Mais il s’est avéré que ces craintes n’étaient pas justifiées, et tout le monde s’est mis à la musculation dans les années 90. Les joueurs ont aussitôt été contaminés par la culture des stéroïdes, dominante dans les salles de muscu.

Le premier qui a reconnu en avoir utilisé est le batteur Ken Caminiti, juste après son départ à la retraite en 2001. On s’est alors mis à suspecter d’autres joueurs, mais pendant longtemps aucun athlète d’envergure n’a été inquiété. Les joueurs n’ont commencé à être contrôlés qu’en 2003.

Pourquoi si tardivement ?

Les syndicats de joueurs, très puissants, ont longtemps refusé les contrôles. Les propriétaires des équipes ont eux aussi longtemps traîné des pieds. Lorsqu’il a commencé à se doper, Alex Rodriguez était déjà payé une fortune… mais en voulait davantage. Aujourd’hui, les jeunes joueurs, eux, voient dans le dopage un moyen de parvenir au sommet. Ils se sentent poussés au dopage, car, si on prend deux athlètes de même capacité, c’est celui qui se dope qui finit par être pris dans l’équipe.

Quelle est la proportion de joueurs dopés ?

Selon Caminiti, la moitié. Un autre grand joueur repenti a estimé que 80 % prennent des anabolisants. La vérité est sans doute entre les deux. Les contrôles sont plus fréquents aujourd’hui, et la proportion a sans doute diminué. Le Congrès a fait pression sur les syndicats de joueurs et le commissaire du base-ball [élu par les propriétaires des équipes, ndlr], qui a imposé des tests et des sanctions plus fortes. On est cependant loin de la rigueur imposée aux athlètes des sports olympiques.

Quelle différence ?

Dans le base-ball, les contrôles n’ont lieu que pendant la saison, alors que les «olympiens» peuvent être testés n’importe quand. Les base-balleurs ne sont pas testés pour les hormones de croissance, et les sanctions sont minimes : trois mois de suspension pour un premier contrôle positif, quand un autre sportif en prendrait pour deux ans. Dans le base-ball, même s’il est avéré qu’un champion se dope, ses records sont maintenus. Dans les autres disciplines, les tricheurs doivent rendre leurs médailles. Dans le foot américain, les protocoles de test sont tout aussi accommodants.

Pourquoi une telle tolérance ?

Il y a une sorte d’entente tacite qui tend à balayer sous le tapis ces questions de dopage. Les syndicats refusent que les joueurs puissent être contrôlés à toute heure du jour ou de la nuit. Les joueurs sont bien payés et peuvent embaucher des avocats ou faire grève. Or, en cas de grève, les propriétaires perdent de l’argent, et donc cherchent à éviter les conflits.

Comment réagissent les supporteurs ?

Contrairement à ce qui se passe dans le football américain, où les cas de dopages ne soulèvent pas beaucoup de réactions hostiles, les supporteurs de base-ball n’aiment pas en entendre parler. Mais il ne semble pas que les affaires de dopage aient réduit le nombre de spectateurs dans les stades de base-ball ou de football. En 1994-1995, une grève des joueurs de base-ball de 232 jours avait tellement écœuré les supporteurs que le nombre de spectateurs avait chuté de plus de 20 % ! Paradoxalement, ce sont les stéroïdes qui ont remis en selle le base-ball : le nombre de homerun est monté en flèche. Tout le monde trouvait ça formidable, et les travées se sont remplies à nouveau. On sait maintenant que c’est grâce au dopage que les joueurs battaient tous les records… Depuis, le monde du base-ball vit dans la crainte d’un nouveau déclin en spectateurs, mais, malgré les dernières révélations, ces craintes ne se sont pas matérialisées.

D’où viennent les produits ?

Ils sont en grande partie fabriqués au Mexique, où ils sont légaux. Aux Etats-Unis, les stéroïdes sont illégaux [depuis 1990, leur possession sans ordonnance est punissable d’une peine allant jusqu’à sept ans de prison, ndlr], mais, il y a encore cinq ans, presque personne n’était poursuivi. On pouvait facilement en acheter dans les salles de musculation. Maintenant, c’est plus difficile.

Quels dopants sont utilisés ?

Au début, les athlètes utilisaient des anabolisants injectables découverts par les bodybuilders et les haltérophiles dans les années 50. Mais ces produits sont facilement détectables. Ils se sont ensuite tournés vers des produits plus difficiles à détecter, comme les hormones de croissance. Ils utilisent aussi de la testostérone. Dans mon enquête sur le laboratoire Balco, j’ai découvert qu’un de leurs produits était indétectable car c’était un stéroïde inventé afin de réduire la graisse des bœufs de boucherie, et personne n’avait pensé à faire un test pour le détecter !

(1) Le coup parfait qui permet au batteur de faire le tour des bases


Source et date de l'article Liberation.fr  02.03.09

Source de l'image

 


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Voici quelques messages que j'ai reçu...

12 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #E-mails




Pour garder l'anoymat de chacun et bien je ne mets pas les noms des personnes qui ont écris les mails.


Hum ...

Tres Bon site sur l'anti dopping, Je te fais parvenir ce e-mail, avec un autre plus complet suivant.
Je me bat pour l'instant pour tout retirer Phelps et les JO qui permettent a des centaines de doper de participer ...
 
Tout d'abord mon sport est le Tir, et cette section excelle en dopage, alors que c'est celle la moins coter en recherche scientifique pour les nouvelles substances, j'ai d'ailleurs vu de nombreux produits proposer a different menbre de ma ligue.
 
- Avec en Premier lieu les meta-Bloquant qui meriterait la premiere place pour cette categorie, Permettant par injection de tetaniser les muscles afin d'obtenir des tirs droit et Juste, Substance Certainement utiliser pour les JO d'hiver vu les cartons que font les tireurs apres 20km dans la neige.
Les meta-Bloquant sont aussi en lice avec les substances dites 'Tetanisantes' tel que les Stabilisateurs cardiaques, qui elles peuvent se procurer en pharmacie et que mon entraineur me procure.
 
Voila les Meta Bloquant etant des substances agissant sur le Systeme nerveux un peu comme le curare sont tres dangereux pour la sante mais souvent et regulierement prise par les Tireurs, cela meriterait un article de ta part.




bonjour
 
j'ai ete joueur prof de football de 1973 a 1988
j'ai eu la chance de n'ingurgiter du captagon(anabolisant)que lors de 3 matchs, dans ma longue carriere
a cette epoque ,des informations sures ,affirmaient que la celebre epopee des verts s'etait realisee a grands coups de seringues( l'etat de fraicheur physique lors des prolongations pouvaient le laisser supposer)
le dopage est un sujet qui m'interesse fortement
je pense que l'etat de forme de zidane en coupe du monde 2006 qui peinait au real de madrid les semaines precedent l'evenement ,peut interpeler
jouer 5 matchs sous la chaleur de juillet avec un etat de forme physique impressionnant, m'interpelle
les raisons du coup de tete a materazzi se trouvent probablement dans le dopage(irritabilite,nervosite)
peu de presses malheureusement ont evoquees cette eventualite
 
salutations
 
bravo pour ce site




Bonjour,

Quelques infos interressantes:

- Nadal avant sa derniere finale a Roland a joue le matin plus de trois heures matraquant la balle non stop contre des adversaires de tres bon niveau. Incroyable mais vrai.

- Une amie Championne de tennis entrainait une jeune joueuse russe a ma demande si leur collaboration allait duree longtemps elle me repond jusqu'a ce qu'elle prenne des produits.

Il y a quelques annees un journal c'etait procure la liste des inscrits malade a l'entree d'une grande competition, ils sont tous malades et prennent tous des produits.

Je pense que le dopage est la plus grande hypocrisie et que c'est present dans tous les sports.
Seulement voila l'equipe ne tueras jamais la poule au oeufs d'or.

Continue ta mission.




Dommage, ton blog aurait pû être excellent ... s'il ne traitait que de sportifs officiellement dopés (Hingis, ec.).

 
Je trouve dommage d'attaquer Nadal, un joueur très respectable et respectueux, dont même Roger Federer son plus grand rival ne tarit jamais d'éloges. Ne dit-on pas "innocent jusqu'à preuve du contraire" ? Il y a des joueurs comme Gilles Simon ou Andy Murray qui peuvent courir des heures sans jamais baisser de régime, même Roger Federer qui a, certes, un jeu fluide, réussit à faire une saison entière marquée de demies et de finale en Grand Chelem avec une mononucléose (maladie sensée épuiser). Le Suisse joue même en 2006 pas moins de 95 matches sans le moindre rictus de souffrance, baisse de régime, ou blessure. On pourrait aussi se poser la question sur ces joueurs-là, mais Nadal a la malchance d'avoir des biceps trop suspect (comme Monfils ou les Williams).






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Quand les intellectuels parlent de dopage

12 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Lutte contre le dopage


J'ai choisi cet article car je pense qu'il est intéressant d'avoir des avis extérieur du sport. Le point de vu d'un philosophe, d'un scientifique et d'un historien.


La lutte antidopage est-elle vraiment légitime ? Existe-il un dopage licite ? Plusieurs universitaires livrent leur vision et posent des questions plutôt originales.


Une fois n’est pas coutume, c’est à travers l’éclairage de philosophes, scientifiques et historiens que la collection "Regards sur le sport", éditée par l’INSEP, a choisi de parler de sport. Vendredi 6 mars, à l’occasion de la sortie des cinq DVD de la collection, Axel Kahn, généticien, Isabelle Queval, philosophe et Paul Yonnet, sociologue, se sont réunis à la Fnac des Ternes (Paris) pour évoquer le dopage. Exit grands sportifs et journalistes spécialisés, place aux "intellectuels". Le principe ? Ouvrir la question aux universitaires de toutes disciplines pour enrichir la problématique.


Derrière un discours digne d’un amphi de la Sorbonne, parfois même pompeux, ces universitaires ont apporté leur point de vue sur la question du dopage. Une nouvelle approche pour enrichir la réflexion.

"D’un côté, il y a les sportifs de haut niveau et les journalistes. De l’autre, les intellectuels qui ont eux aussi une réflexion sur le sport", observe le sociologue Paul Yonnet. "Ces deux univers ne se côtoient jamais. Il y a quelques jours par exemple, on pouvait voir deux ou trois calembours à la Une de L’Équipe, pas toujours très bons, ("Rodez, c’est balèze", "Collet va s’y coller", ndlr). À côté de ça, il y a des "intellectuels" qui réfléchissent aussi sur la question. Il faut que ces deux univers se rencontrent".


"Cette question du dopage est une problématique difficile intellectuellement à concevoir", explique Axel Kahn, ancien membre du comité consultatif national d'éthique (CCNE). "Où est la limite entre le dopage licite et illicite ? Car envoyer des athlètes en stage en altitude à Font Romeu est légal. Mais prendre des produits pour avoir exactement les mêmes effets n’est pas permis". Pour le généticien, il existe une ambiguïté morale qui entoure cette question du dopage. Selon lui, tout est question de point de vue : "A priori, le dopage est immoral. Mais si on prend la vision du médecin, c’est différent. Son rôle est de faire en sorte d’effacer les inégalités physiques entre les individus. Pourquoi accepter que le gros "balèze" batte toujours le petit maigrichon ? À ce titre, le dopage peut paraître moral". Encore plus lorsque l’on dépasse la simple dimension sportive. Car dans notre société, le dépassement de soi est presque une devise. Mais dans le sport, il y a un moment où le sportif arrive à ses limites. "C’est insupportable pour lui, insiste le scientifique." À cet instant, la norme devient la performance ".

Pour Isabelle Queval, philosophe et maître de conférences à l’université de Paris V, le dopage s’inscrit ainsi dans un certain contexte historique et social. "Nous vivons une période où le fantasme d’un corps maîtrisé est omniprésent", observe-t-elle. "Un corps désiré et voulu. Un corps qui va répondre à nos désirs de performances. C’est une perspective très contemporaine. Sans oublier que dans notre société, le sport reste le dernier repère de pureté. Le seul endroit où l’idée du "meilleur gagne" fonctionne encore. Ce principe ne fonctionne plus dans notre société".

"Jusqu'à quand la lutte antidopage sera utile ?"

Après avoir analyser pratique du dopage, les universitaires se sont penchés sur la question de la lutte antidopage. Et là encore, leur réflexion peut surprendre puisqu’ils vont jusqu’à remettre en cause la légitimité de cette lutte. "Cette lutte antidopage est encore utile, mais jusqu’à quand ?" s’interroge Isabelle Queval. "Comment va-t-on légitimer cette lutte le jour où les produits dopants ne seront plus nocifs ?" Et Paul Yonnet va même encore plus loin. "Pourquoi diabolise-t-on le dopage ? Parce qu’il en va de la santé de l’athlète. Mais le sport de haut niveau est mauvais pour la santé. Si on veut véritablement en finir avec le dopage car il est nocif, il faut alors arrêter le haut niveau".
Si ces universitaires n’ont pas de solutions miracles, leur analyse a au moins le mérite d’apporter de nouvelles pistes de réflexion. Car le dopage, et le sport en général, n’est en aucun cas la chasse gardée des sportifs et des journalistes.


Source et date de l'article Les dessous du sport  9.03.09

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Athlé - Dopage - Chambers se livre

10 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme


Alors que l'autobiographie de Dwain Chambers, «Race against me», sera mise en vente la semaine prochaine, le Daily Mail en publie depuis lundi des extraits. Le sprinter britannique, suspendu deux années pour dopage en 2006 après avoir été testé positif au THG, stéroïde fabriqué par le laboratoire américain de Victor Conte, BALCO, y révèle notamment qu'il a pris plus de 300 drogues durant l'année qu'il a passée aux Etats-Unis.


«A peine quatre mois après avoir commencé mon programme pour devenir l'homme le plus rapide du monde, je prenais des drogues chaque jour. J'étais quasiment devenu un junkie. J'étais testé assez souvent, mais je n'étais jamais contrôlé positif, explique-t-il. J'ai remporté le titre de champion d'Europe en 2002 (qu'il perdra suite à sa suspension, ndlr) et mes temps progressaient (record d'Europe en 9"87 en septembre 2002, annulé après sa suspension, ndlr). Je me rendais compte que je ne faisais pas attention à moi. Mon corps rejetait ce que je prenais, mais j'ai continué jusqu'à ce que je me fasse attraper. Quel fou j'étais ! En octobre, je me suis injecté des substances 21 fois. Pas seulement du THG, de l'EPO ou du HGH, mais aussi de la testostérone pour m'aider à dormir et réduire mon cholesterol, ou de l'insuline

«Le jour de Noël, alors que j'étais assis dans la salle de bain en train de me faire une piqure de THG, j'ai réalisé que je prenais des drogues, plus de 300 différentes, depuis 12 mois, ajoute-t-il. Lorsque j'étais clean, mon record sur 100 m était de 9"97. Une année plus tard, après des nuits sans sommeil, l'angoisse, la douleur des crampes d'estomac, les nombreuses prises de sang, l'irrégularité de mes résultats et la déception de manquer plusieurs courses, j'avais réussi à courir en 9"87. Je me demandais pourquoi je m'étais infligé tout ça à moi-même. Ma motivation venait de mon contrat avec Adidas (282 200 dollars, soit 224 000 euros) qui stipulait que si je sortais du top 3 sur 100 m, je perdais la moitié de mon salaire, alors je me convainquais que me doper était la chose à faire.»

Source et date de l'article L'Equipe.fr  3.03.09
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Article de L'illustré : Et si nadal était dopé ?

8 Mars 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Tennis

Voici l'article publier sur le cas Nadal dans L'illustré du 11 février 2009. Il suffit de cliquer sur les fichiers pdf qui suivent page1.pdf page2.pdf page3.pdf    Cela fonctionne avec tout les moteurs de recherches.








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