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CONTRE LE DOPAGE

Le ski de fond russe touché par le dopage

26 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Ski alpin - ski de fonds


Coup de tonnerre dans le monde du ski de fond. Julia Tchepalova et Evgueni Dementiev, deux stars russes, ont été contrôlés positifs à l'EPO lors d'une épreuve de Coupe du monde disputée au début de l'année.

Le ski de fond russe est secoué par un scandale du dopage. Deux champions olympiques, Julia Tchepalova et Evgueni Dementiev, ont été contrôlés positifs à l'EPO lors d'une épreuve de la Coupe du monde en Italie au mois de janvier.

Leur compatriote Nina Rysina a également subi un contôle antidopage à l'EPO lors des épreuves de la Clusaz, a annoncé l'agence de presse russe All Sport.

Retrait immédiat de la compétition

«Tchepalova et Dementiev m'ont écrit pour m'expliquer qu'ils se retiraient de la compétition, a expliqué le président de la Fédération russe de ski de fond, Vladimir Loginov. Mais s'ils sont coupables ils seront suspendus.»

Tchepalova (32 ans) est une des sportives les plus connues de Russie. Elle a remporté des médailles d'or lors de trois Jeux olympiques. Elle s'était adjugé son premier titre à Nagano en 1998 sur 30 km, le deuxième à Salt Lake City en sprint. A Turin en 2006, elle faisait partie du quatuor titré dans le relais 4 x 5 km. De son côté, Dementiev (26 ans) avait été sacré champion olympique du 30 km poursuite à Turin.

Source et date de l'article TSR.ch  25.08.09
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Tennis / Ivo Minar contrôlé positif

25 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Tennis


Le Tchèque Ivo Minar a été contrôlé positif en quart de finale de la Coupe Davis de tennis face à l'Argentine (3-2) mais l'intéressé a nié avoir "sciemment utilisé une substance interdite", a rapporté lundi l'agence CTK.


"Je n'ai jamais utilisé sciemment une substance interdite, a affirmé Minar, 25 ans, dans un communiqué. C'est pourquoi j'ai réfuté cette accusation de dopage dans ma communication avec la Fédération internationale de tennis (ITF)."

"Son explication me semble tout à fait claire et satisfaisante. Nous respecterons toutefois la décision de l'ITF", a de son côté déclaré le président de la Fédération tchèque de tennis, Ivo Kaderka.

Selon CTK, Minar aurait utilisé un médicament contenant un dérivé de la pseudo-éphédrine.


Lors du match face à l'Argentine, Minar a remplacé
Radek Stepanek blessé lors du seconde simple de la première journée et s'est incliné en trois sets (6-1, 6-3, 6-3) face à Juan Martin del Potro.

Source et date de l'article Sport.fr  24.08.09
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Mort précoce d'anciens sportifs

24 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage

Funestes statistiques

Des statistiques précises sur la longévité des coureurs cyclistes font malheureusement défaut au sein des fédérations. On trouve néanmoins des chiffres qui résultent d'initiatives privées comme celle du médecin français JeanPierre de Mondenard qui, depuis plusieurs années, se passionne pour le devenir des anciens coureurs. A l'issue d'une recherche minutieuse, il a pu démontrer, par exemple, que jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les anciens vainqueurs du Tour de France vivaient plutôt plus longtemps que la moyenne de la population.

A présent, la tendance s'est nettement inversée sous le coup notamment des disparitions précoces de coureurs comme Gastone Nencini (49 ans), Fausto Coppi (41 ans), Hugo Koblet (39 ans), Jacques Anquetil (53 ans), Louison Bobet (58 ans), Luis Ocana (50 ans) et bien sûr Marco Pantani (34 ans). De manière générale, la population des coureurs cyclistes semble évoluer à rebours du reste de la population dont l'espérance de survie continue d'augmenter dans toutes les tranches d'âge.

Date de l'article 09.2004
Source de l'article Dopage.be
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L’ombre du dopage plane sur la mort de Griffith-Joyner

24 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme


Cet article est ancien  (23.09.09) mais je trouve qu'il intéressant de le lire. Je le mets aussi car j'ai constaté dans mes statistiques qu'il y a beaucoup de recherches sur Florence Griffith-Joyner.


L’ANNONCE de la mort, lundi matin, de la sprinteuse américaine Florence Griffith-Joyner, recordwoman du monde du 100 mètres et du 200 mètres, disparue à trente-huit ans après une seconde attaque cérébrale, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Passant de 10’’90 à 10’’49 entre l’été 1987 et les Jeux de 1988 à Séoul, où elle décrochera trois médailles d’or (100 mètres, 200 mètres et 4 x 100 mètres), la jeune femme a laissé d’elle l’image d’une athlète musculeuse à l’excès.


Une image que beaucoup raccrochent immanquablement au spectre du dopage, tel le docteur Jean-Pierre de Mondenard qui a déclaré, hier sur France-Inter : "La transformation physique brutale n’était pas naturelle. (…) En se virilisant, elle a perdu une partie de son immunité cardio-vasculaire." Et de rappeler qu’une attaque cérébrale est un accident généralement dû à une dilatation des vaisseaux sanguins. Or, coïncidence ( ?), ce processus est l’une des conséquences de la prise massive de stéroïdes anabolisants et d’hormones de croissance.


D’autres spécialistes affirment même déjà que le décès de Flo Jo pourrait donner le départ d’une affreuse série. Selon le professeur Jean-Paul Escande (coprésident du groupe de travail Médecins du sport et lutte antidopage), "sa mort était statistiquement prévisible. Le dopage des vingt-cinq, trente ans fait des morts de quarante ans". Un expert allemand, Werner Franke, a, lui, invoqué sur la chaîne de télévision publique ZDF, une déposition devant le Sénat américain et les déclarations d’une camarade de course de Florence Griffith-Joyner, qui "prouvent clairement", selon lui, que la défunte était dopée. "Les substances utilisées sont détaillées dans un appendice aux procès-verbaux", a-t-il ajouté.


Au Comité international olympique, on joue la prudence : "On n’a pas d’avis parce qu’on ne sait rien. On ne sait rien de plus et à ce stade il est tout à fait prématuré d’émettre un avis quelconque", a déclaré le directeur général François Carrard.


De son côté, le président de la Fédération allemande d’athlétisme (DLV), Helmut Digel, a rappelé la mort en février de l’ancien lanceur du poids allemand Ralf Reichenbach, à quarante-sept ans, décès imputé à l’abus d’anabolisants pendant des années : les conjectures sur cette affaire "ne nous ont pas fait avancer", a-t-il relevé.


Pour sa part, le Pr Xavier Sturbois (médecin belge du sport, président de la commission médicale du Comité olympique belge), a alerté sur la RTBF : "Il est certain que les athlètes, que les entraîneurs, que les dirigeants doivent tirer la leçon de ce décès. Ces derniers doivent cesser de manipuler les substances au détriment de la santé de leurs athlètes." Flo Jo laisse orpheline une petite fille de cinq ans. Et deux records froids comme la mort.


NICOLAS DANIEL.

 

Un autre article sur le même sujet

 

Source de l'article L'Humanité.fr

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Jay Coakley : "La prise de substances fait partie de la culture de l’élite sportive"

20 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme


Premier cas de dopage, le 18 août aux mondiaux d'athlétisme. Le Marocain Jamal Chatbi, qualifié pour la finale du 3000 mètres steeple, a été contrôlé positif (le 15août) au Clenbuterol, un anabolisant. Jay Coakley, 65 ans, sociologue à l'université du Colorado, spécialiste du sport, revient sur les rapports qu'entretiennent les athlètes avec ces substances – interdites ou non – améliorant les performances.

Comment expliquez-vous la domination des Caribéens et des Américains dans le sprint ?

Les Caribéens et les Américains ont du succès dans les courtes distances, car ils vivent dans un environnement où ils apprennent que c'est leur destinée culturelle et biologique que de réussir dans le sprint. C'est très semblable à la culture des Anglais qui a motivé cette petite nation à coloniser les deux tiers de la planète. Un tel sens du destin pousse des individus et des peuples à réaliser des performances qui vont au-delà de toutes probabilités statistiques.

Après bien des révélations sur le dopage, pensez-vous qu'aujourd'hui l'athlétisme est "propre" ?

Je parierais ma maison que les athlètes prennent des substances qui contribuent à leurs performances. Ils seraient des imbéciles de ne pas le faire, car les intérêts financiers sont importants et le haut niveau procure des sensations incroyables. Mais cela ne signifie pas qu'ils trichent ou qu'ils font des choses qui sont définies comme illégales.

Cela reviendrait à dire que les athlètes n'ont pas l'impression de tricher en prenant des substances dopantes…

Je dis que presque tous les athlètes prennent des substances, car cela fait partie de l'entraînement. Certains utilisent des produits qui sont classifiés par le Comité international olympique (CIO) ou par le corps médical comme des drogues. La prise de substances fait clairement partie de la culture de l'élite sportive et la plupart des athlètes ne définissent pas cette culture-là comme de la tricherie. Dans l'haltérophilie ou à un certain moment dans le football américain, des athlètes ont intégré le dopage comme partie centrale de leur entraînement. Ils ont échangé des informations sur les drogues : comment les prendre, comment éviter des effets secondaires négatifs, comment profiter de leur utilisation et comment éviter de les détecter.

Faudrait-il modifier la législation américaine pour ne plus retrouver de produits dopants en libre-service ?

La législation américaine a ouvert la porte à la production et à la distribution d'un vaste réseau de compléments nutritionnels et de composés biochimiques dont les propriétés améliorent la performance. Maintenant que la porte est ouverte, je ne pense pas qu'elle puisse être efficacement fermée. Ces produits sont très largement utilisés dans la société, pas seulement par les sportifs. Beaucoup de personnes de la génération du baby-boom cherchent des substances qui permettront de retarder le vieillissement. Comment dire aux athlètes d'arrêter d'utiliser ces produits quand leurs parents ou grands-parents absorbent des hormones pour les aider à être performant dans leur chambre à coucher ou sur leur lieu de travail ?

En 1990, on apprenait que les athlètes américains allaient se doper en toute tranquillité au Mexique. Est-ce toujours le cas ?

Entre le milieu des années 1960 et le début des années 1990, il était courant, pour certains athlètes, de traverser la frontière mexicaine et d'aller acheter des stéroïdes anabolisants au comptoir d'une pharmacie. Au Mexique, ces stéroïdes étaient habituellement utilisés pour les animaux, soit pour les rendre plus rapides au moment des récoltes, soit pour accélérer la guérison après une blessure. Beaucoup de bouteilles de stéroïdes injectables avaient été clairement étiquetées: "A utiliser seulement par les vétérinaires". Des petits malins sont allés au Mexique pour acheter ces drogues et les revendre aux athlètes à travers les Etats-Unis. Mais après le milieu des années 1990, la plupart des substances étaient disponibles sur Internet. De nombreux fournisseurs en proposaient.

Étrangement, dans le monde du sport, les seules personnes qui étaient apparemment inconscientes de cette accessibilité étaient les officiels. Puisqu'ils ont continué à garder les yeux fermés, des usines et des pharmacies en ont profité pour développer dans le monde entier une vaste gamme de produits (drogues, compléments alimentaires, etc.), proposant une amélioration réelle ou imaginaire de la performance. Aujourd'hui, n'importe qui – à condition d'avoir un accès à Internet et une carte de crédit – peut acheter ces substances et lire toutes les informations, des plus sérieuses aux plus anecdotiques, sur elles.

Propos recueillis par Mustapha Kessous

Source et date de l'article  LeMonde.fr  19.08.09
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Carl Lewis, le scandale du siècle

18 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme


Cet article date de plusieurs années (29.04.2003) mais je trouve qu'il est intéressant de le lire !

Article à lire aussi en lien avec cette affaire "Le comité Olympique aurait couvert une centaine d'affaires entre 1988 et 2000"


Le comité olympique américain a organisé le blanchiment de dizaines d’athlètes contrôlés positifs, dont celui du multimédaillé olympique.


Carl Lewis, l’" athlète du siècle " était dopé. Ce n’est déjà plus une rumeur, plus tout à fait une révélation, presque une information " béton ". Selon l’ancien chef du programme de détection du comité olympique américain (USOC) entre 1991 et 2000, le multimédaillé olympique a été contrôlé positif à trois reprises à la pseudo-éphédrine, à l’éphédrine et à la phénylpropanolamine en 1988, lors des sélections américaines. " L’USOC a non seulement étouffé cette affaire mais une bonne centaine d’autres, concernant notamment 19 champions olympiques américains ", ajoute-t-il, preuves à l’appui. Wade Exum a, en effet, remis à deux journaux américains - Sports Illustrated et The Orange County Register - un dossier de 30 000 pages.


C’est évidemment le cas de Carl Lewis qui retient l’attention. Comble de l’ironie : le blanchiment en règle de l’USOC a permis à Carl Lewis de participer aux JO de Séoul, de terminer deuxième du 100 m avant d’être déclaré champion olympique, dans la même discipline, à la suite du contrôle positif (aux stéroïdes anabolisants) de Ben Johnson. L’homme aux neuf médailles d’or olympiques n’a même pas pris la peine de démentir : " Des centaines de personnes ont été prises. Elles ont toutes été traitées de la même manière. Le contexte était différent à l’époque ". Sa ligne de défense ? Un : les produits incriminés étaient présents dans des compléments alimentaires à base d’herbes. Deux : ils n’étaient pas efficaces. Faux sur ce point : ces stimulants légers aident les sprinters à diminuer leur temps de réaction.


Quant à l’argument de l’usage par inadvertance, le président de l’Agence mondiale antidopage ne " peut l’admettre " : " Carl Lewis n’aurait jamais dû l’évoquer ". Plus largement, Dick Pound (qui fut l’avocat de Ben Johnson en 1988) accuse : " Nous sommes donc bien en présence de double standard en matière de lutte antidopage à cette époque : des règles pour les Américains et d’autres règles pour le reste de la planète (…) À la différence des pays de l’Est où le dopage était organisé politiquement, aux États-Unis, c’est le blanchiment des cas positifs qui était organisé. ". Les informations qui ont filtré ces dernières semaines donnent plutôt raison au président de l’AMA. Andre Phillips, champion olympique du 400 m haies à Séoul, Joe DeLoach, compagnon d’entraînement de Carl Lewis et médaille d’argent du 200 m la même année, Mary Joe Fernandez, la joueuse de tennis, médaillée aux JO de Barcelone, Dave Schultz, champion olympique de lutte aux JO 1984 (Los Angeles) et Alexi Lalas, ancien capitaine de l’équipe de foot US, auraient également profité des largesses des dirigeants olympiques américains.


Dans le dossier explosif de Wade Exum figurent des lettres signées par le secrétaire général de l’USOC prévenant les athlètes de leur contrôle positif et de… leur blanchiment. L’USOC a, évidemment, démenti toutes ces informations. La fédération américaine d’athlétisme est, elle aussi, prise en défaut puisqu’elle aurait dû transmettre les dossiers à la fédération internationale. Bref, c’est tout le mouvement olympique américain qui se trouve placé au banc des accusés.

Certes, le gouvernement américain et l’Agence antidopage nationale (UDASA) ont été parmi les premiers à accepter le Code mondial antidopage, adopté lors de la Conférence de Copenhague en mars dernier, mais du passé, ils ne peuvent, heureusement, faire table rase. D’autant plus que les institutions de la principale puissance sportive du monde n’ont toujours pas démontré leur volonté - politique et financière - de s’engager pleinement dans la lutte antidopage.


Car, si Washington a dit " oui " à l’AMA, les moyens dégagés pour rendre cette lutte effective semblent insuffisants. Par exemple, les États-Unis ne possèdent qu’un seul laboratoire (Los Angeles) officiellement accrédité par l’AMA. On sait, de plus, que les Ligues professionnelles US (base-ball, football américain, basket et hockey) refusent toujours d’appliquer le Code. Les dossiers brûlants ne relèvent donc pas seulement du passé.

 

Christophe Deroubaix

 

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Source de l'article L'Humanité.fr


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Usain Bolt : 9"58 au 100m !

17 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme



Hier soir, comme beaucoup de gens j'ai regardé la final du 100m hommes. J'ai regardé la course en direct sur France3. Je n'ai pas apprécié les commentaires des journalistes sur Usain Bolt par exemple : meilleure homme du monde, l'homme le plus rapide....Ils disaient la même chose à l'époque de Carl Lewis.

Je ne peux pas croire qu'il n'y a pas de dopage dans cette histoire. Pourquoi ? parce que j'ai trouvé cette course inhumaine et que je suis choqué par la médiatisation faite sur le 100m hommes.

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Dopage : corruption dans certains laboratoires de l’AMA

16 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #L'Agence Mondiale Antidopage


L'ancien manageur sportif autrichien Stefan Matschiner, organisateur d'une filière de dopage, aurait corrompu des collaborateurs de laboratoires accrédités par l'Agence mondiale antidopage (AMA). C’est en tout cas ce qu’affirme l’ex-cycliste Bernhard Kohl.


Bernhard Kohl continue son grand déballage. Contrôlé positif à l’EPO-Cera en octobre dernier, le coureur cycliste autrichien avait mis un terme à sa carrière le 25 mai dernier, après avoir été déchu de sa troisième place au Tour de France 2008, balançant au passage certaines pratiques apparemment très courantes au sein du peloton. Après plusieurs mois de silence, voilà qu’il refait surface.


Selon lui, des collaborateurs de laboratoires accrédités par l'Agence mondiale antidopage (AMA) auraient en effet été corrompus par son ancien manageur, Stefan Matschiner. "Matschiner faisait analyser des échantillons pour que nous sachions jusqu'où nous pouvions aller sans nous faire prendre", a-t-il expliqué au quotidien Kurier, confirmant ainsi des déclarations faites à la chaîne de télévision allemande ARD par son ancien manageur. Matschiner révélait, sans les nommer, avoir corrompu pour des tests préventifs illégaux certains laboratoires d'Europe centrale accrédités par l'AMA. Il avait précisé avoir payé des collaborateurs de laboratoires 150 à 500 euros pour qu'ils testent les échantillons qu'il leur soumettait.


Bernhard Kohl a d’ailleurs avoué avoir bénéficié personnellement de deux tests, l'un de détection de l'EPO et l'autre de la testostérone. "Tu peux ainsi savoir exactement quelle dose tu peux prendre le soir sans qu'elle ne soit détectée le matin", a-t-il détaillé. Le parquet de Vienne a immédiatement ordonné de nouvelles auditions de l'ancien manageur, qui a déjà purgé cinq mois de détention provisoire dans ce dossier en avril.

 

Source et date de l'article lesDessousduSport.fr  14.08.09

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Le dopage, premier invité des Mondiaux de Berlin

16 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme


Quarante-sept épreuves, 2 101 compétiteurs, 202 nations représentées, une retransmission planétaire (dans plus de 190 pays). Les championnats du monde d'athlétisme, qui s'ouvrent à Berlin samedi 15 août et s'y tiendront jusqu'au dimanche 23, affichent avec fierté ces promesses. Lors de cette 12e édition, les chronomètres devraient s'emballer, les records tomber...


L'événement sportif n'a pas même commencé que des affaires de dopage éclatent déjà. La Confédération brésilienne d'athlétisme a suspendu, le 12 août, un sixième athlète pour dopage. L'un a été contrôlé positif aux amphétamines, les cinq autres ont été testés positifs à l'érythropoïétine (EPO), lors d'un contrôle inopiné effectué en juin. Tous étaient en pleine préparation des Mondiaux de Berlin, en compagnie de 39 autres sélectionnés.


Cinq sportifs jamaïquains ont été en revanche blanchis par leur fédération, le 10 août, après des contrôles positifs à un stimulant lors des championnats nationaux en juin. La commission de discipline a estimé que la substance utilisée, une méthylxanthine, ne faisait pas partie de la liste des produits interdits par l'Agence mondiale antidopage (AMA). La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) devrait se prononcer quant à elle, mardi 18, sur la venue en Allemagne de ces cinq relayeurs, bloqués pour le moment en Jamaïque.

 

Pour l'IAAF, pas question de laisser planer le moindre doute sur les futurs exploits : pas un nuage de suspicion ne doit survoler l'Olympiastadion de Berlin. Afin d'éviter toute polémique, la Fédération internationale a mis en place un dispositif de lutte antidopage sans précédent. "L'immense majorité des athlètes qui viendront à ces championnats du monde sont armés de leur seul talent, associé à des années de dur labeur et de sacrifices, a souligné son président, le Sénégalais Lamine Diack. C'est  précisément pour protéger ces athlètes et célébrer ensemble leur réussite que nous avons mis en place un tel dispositif de lutte contre le dopage."

Quelque 1 000 prélèvements, effectués juste avant et durant les épreuves, seront testés par les laboratoires de Cologne et de Dresde, tous deux accrédités par l'AMA. Ces prélèvements sanguins et urinaires viendront alimenter le passeport biologique, le document où sont consignés les paramètres physiologiques de chaque sportif et qui permet de constater, par exemple, des variations anormales des données sanguines.

 

Ce passeport, mis en place d'abord dans le cyclisme, permet surtout de mieux cibler les "tricheurs". L'IAAF suit particulièrement 500 athlètes que la Fédération internationale a classés en trois groupes. Le premier, "la liste prioritaire", rassemble près d'une vingtaine de sportifs pour lesquels l'instance de l'athlétisme possède "des éléments, des faisceaux d'indices sérieux sur d'éventuelles pratiques dopantes, sans pour autant être en mesure d'engager des poursuites disciplinaires d'un point de vue réglementaire", a expliqué à l'AFP Thomas Capdevielle, le conseiller juridique du département antidopage de l'IAAF. Le deuxième groupe comprend des athlètes issus, entre autre, de pays qui ne possèdent aucune structure de contrôle antidopage. Les autres athlètes sont dans le troisième groupe.

Après le profil sanguin, la Fédération internationale va s'intéresser à une autre facette du passeport : le profil stéroïdien. Dans le projet pilote qui démarre à Berlin, les échantillons urinaires collectés serviront à élaborer ce second type de profil. Ce volet inédit du passeport biologique pourrait pallier les carences dans le dépistage de l'hormone de croissance.

 

"Les prélèvements recueillis sur cette compétition seront analysés et conservés par l'IAAF pour des analyses ultérieures, dans le cas où de nouveaux produits dopants ou de nouvelles méthodes de détection seraient disponibles à l'avenir", a assuré M. Diack. L'enjeu ? La détection de la CERA, une nouvelle forme d'EPO découverte lors du Tour de France 2008 et repérée aussi lors des Jeux de Pékin. L'athlétisme a été le sport le plus touché par le dopage aux derniers Jeux olympiques : 7 des 14 affaires concernent ce sport. Rashid Ramzi, vainqueur du 1 500 mètres pour le Bahreïn, a été rattrapé par des analyses rétrospectives cet hiver, dans lesquelles a été détectée la CERA. Il devrait être déchu de son titre olympique et ne sera pas à Berlin.

 

Mustapha Kessous

Source et date de l'article LeMonde.fr  15.08.09
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Walsh:"Je veux un vainqueur"

13 Août 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme


David Walsh, l'un des plus farouches opposants au dopage et auteur de l'ouvrage polémique sur Lance Armstrong LA Confidentiel (1), étudie à la loupe l'évolution des mentalités dans le cyclisme. Le journaliste, interrogé sur Cyclingnews, livre un diagnostic peu glorieux et regrette l'attitude contradictoire de Pat McQuaid, le mutisme de Contador et le retour de Vinokourov.

Le Tour de France a traversé l'été sans grande turbulence. Mis à part le contrôle positif de l'Espagnol Mikel Astarloza, aucune autre affaire de dopage n'est venue éclabousser la Grande Boucle comme cela avait été le cas les années précédentes. Dans cet environnement apparemment sain, David Walsh, rédacteur en chef du service des sports du quotidien anglais Sunday Times, reste toutefois sur ses gardes. Interrogé par Cyclingnews, le journaliste, qui a fait de la lutte contre le dopage l'un de ses crédos, affirme que les mentalités n'ont pas évolué dans le bon sens même s'il note des améliorations. De McQuaid à Contador en passant par Vinokourov et le passeport biologique, tous ont selon lui leurs parts de responsabilité.

L'auteur de l'ouvrage polémique sur Lance Armstrong LA Confidentiel estime que les tricheurs organisés demeurent toujours hors de portée des instances dirigeantes. Pour lui, le passeport biologique, base de données sanguines des coureurs, imposé dans les pelotons depuis 2008, "semble être une bonne idée" même s'il pense que "ce système ne permet pas d'attraper les plus malins": "La seule preuve que nous avons est que les premiers des principales courses sont le plus souvent contrôlés." Or, pour le moment, seul Danilo Di Luca, contrôlé positif à l'EPO Cera lors du dernier Giro, a été pris par la patrouille. Les résultats des tests rétroactifs réalisés par l'AFLD et attendus à l'automne prochain pourraient jeter l'opprobre sur de nombreux leaders.

"Nous voulons un vrai vainqueur, pour lequel il n'y a aucun doute"

Ces tests rétroactifs, désormais plus que souhaités, ont eu du mal à s'imposer aux yeux de tous, notamment pour Pat McQuaid, président de l'Union Cycliste Internationale, réticent à l'idée de réanalyser les échantillons a posteriori avant de les réclamer ces dernières semaines. "Il disait que c'était une mauvaise idée. Comment se fait-il que son point de vue change en l'espace de quelques mois ? Il y a sans aucun doute des pressions et c'est politiquement correct maintenant de demander à réanalyser les échantillons. Cela montre que dans les hautes sphères du cyclisme, c'est un jeu politique, sans intégrité", lâche Walsh. Pour le journaliste, le rôle joué par l'UCI n'est pas assez clair: "L'UCI devrait dire une bonne fois pour toutes aux coureurs: 'Vous ne vous en tirerez pas comme ça. Nous étudions votre cas. Si nous avons la preuve que vous avez eu recours à des produits dopants, nous allons procéder à des tests rétroactifs.'"

Les coureurs en prennent aussi pour leur grade. Alexandre Vinokourov, de retour à la compétition après deux années de suspension pour transfusion sanguine homologue sur le Tour de France 2007, est qualifié de "pion qui n'a pas changé de mentalité". Alberto Contador, récent vainqueur de sa deuxième Grande Boucle, déclenche chez Walsh une réaction de dépit: "Nous voulons un vrai vainqueur, pour lequel il n'y a aucun doute. Tout le monde l'espère. Si l'implication de Contador dans l'Affaire Puerto est définitivement écartée, que l'on trouve qui est précisément AC (2) et ce qu'il faisait, je serai bien plus heureux. J'ai toujours été malheureux quand les choses ne sont pas claires et son implication présumée n'a jamais été éclaircie."

Walsh raconte également une anecdote au sujet de l'Espagnol: "Lors du Tour de France, un journaliste lui a posé une question sur sa VO² max (3) et il n'a pas répondu. Je me suis dit pourquoi ? Pourquoi refuse-t-il de répondre à une question comme celle-là ? De nombreux fans du cyclisme aimeraient le savoir." Avant de tirer une conclusion lapidaire en faisant référence à Antoine Vayer, ancien coach de la Festina qui analyse aujourd'hui les données sur les ascensions dans les Grands Tours et la puissance des coureurs: "Il s'est penché sur la vitesse pure, la vitesse dans les ascensions et il a dit: 'Désolé, ce sport n'a pas vraiment évolué'. Je suis sûr que le cyclisme a évolué mais pas de la façon que nous souhaitons."


(1): LA Confidentiel, David Walsh et Pierre Ballester, Points, 2006.
(2): AC sont des initiales retrouvées sur des poches de sangs saisies lors de l'Affaire Puerto à Madrid en juin 2006. Alberto Contador a été blanchi.
(3): La VO² max est le volume maximum d'oxygène que le corps peut gérer.

Source et date de l'article Sports.fr  12.08.09
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