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CONTRE LE DOPAGE

«L’Aicar peut avoir des conséquences dévastatrices»

28 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage

http://www.extremepeptides.com/images/products/aica%20ribonucleotide%20%28aicar%29.jpg

Interview Le chercheur Patrick Laure présente les produits à la mode, dont un qui fait maigrir sans toucher aux muscles :

Patrick Laure, chercheur et auteur de plusieurs ouvrages dont l’Ethique du dopage et Dopage et société aux éditions Ellipses, constate et déplore que la lutte contre le dopage ressemble à un chemin sans fin.

Est-il encore juste d’affirmer que les dopeurs et les dopés ont toujours de l’avance sur la lutte antidopage ?

Il faut d’abord préciser que les «gourous» ou «spécialistes» du dopage ont, pour la plupart, la même formation que ceux qui luttent contre. Après, le niveau du sportif concerné justifie la différence de sophistication des produits utilisés. A des niveaux nationaux, déjà élevés, toutefois, on parle de produits disons «classiques et historiques», comme les corticoïdes, les stéroïdes anabolisants, les hormones de croissance. Ce sont les moyens financiers consacrés au dopage par des athlètes de niveau mondial qui font ensuite la différence et font apparaître des produits nouveaux.

Qu’est-ce que l’on recherche aujourd’hui ?

L’EPO reste la vedette du dopage. Il est apparu aux Jeux de Calgary en 1988, et on a commencé à le détecter en 2008. Mais il reste très complexe à pointer parce qu’il est produit de manière naturelle par l’organisme. Des publications scientifiques récentes montrent qu’une prise en microdose conjointe à une transfusion sanguine rend cette prise indétectable. Un autre chantier spécifique concerne les produits à la mode que sont l’Aicar, l’Andarine, ou le GW501516. Ces deux derniers améliorent la performance et ont l’avantage de ne pas produire d’effets secondaires grossiers comme l’apparition de la barbe ou une déformation de la voix. L’Aicar [Libération de mardi, ndlr], une molécule jamais testée sur l’homme, mange les graisses sans diminuer la masse musculaire. Il faut savoir qu’un «traitement» à l’Aicar peut coûter très cher, mais surtout, il fait prendre le risque de conséquences dévastatrices sur la santé.

Lesquelles ?

Elles sont multiples et vont de la toxicité cardiaque aux effets cutanés et, plus grave, à des tumeurs cérébrales, cardiaques ou du foie, avec de lourds problèmes hépatiques. Les sportifs sont d’autant plus fous de les utiliser qu’ils mélangent souvent plusieurs produits dopants.

Quel sera le dopage de demain ?

Tous ces produits risquent d’être rapidement dépassés. Et ce, dès que la recherche sera capable d’agir sur les gènes de la performance.

 

Source et date de l'article  liberation.fr  17.07.2013

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Tennis / Viktor Troicki suspendu 18 mois

26 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Tennis

http://static.guim.co.uk/sys-images/Sport/Pix/pictures/2013/7/25/1374789420912/Viktor-Troicki--008.jpg

Le Serbe Viktor Troicki, actuellement 53e au classement ATP, a été suspendu 18 mois pour violation de la réglementation antidopage, a annoncé jeudi la Fédération internationale.

On n'est pas près de revoir Viktor Troicki sur un court de tennis sur le circuit professionnel. Le Serbe a écopé jeudi d'une suspension de 18 mois pour avoir enfreint le règlement antidopage de la Fédération internationale. Celle-ci a donc en conséquence décidé de sanctionner le joueur, qui ne pourra pas rejouer avant le 24 janvier 2015.

Troicki, 27 ans, avait refusé le 15 avril lors du tournoi Masters 1000 de Monte-Carlo, où il avait été battu au premier tour par Jarko Nieminen, de se soumettre à un prélèvement sanguin. Le Serbe avait simplement fourni un échantillon d'urine, expliquant qu'il ne se sentait pas très bien. Selon lui, le représentant de l'ITF chargé d'effectuer le contrôle lui aurait dit qu'un échantillon d'urine serait suffisant. Mais le tribunal de l'ITF a estimé qu'il n'existait aucune preuve d'un tel échange et elle a donc décidé de suspendre le Serbe.

Viktor Troicki a simplement bénéficié d'une légère clémence de la Fédération internationale qui, après avoir écouté ses arguments, a décidé de lui infliger uniquement 18 mois et non deux ans de suspension, comme le stipule le règlement. Selon l'article 2.3 du programme antidopage, tout joueur refusant ou échouant à un contrôle est en effet passible de deux ans de suspension, sauf à fournir un justificatif. Troicki perd par ailleurs tous les points et les gains acquis depuis Monte-Carlo, dont son huitième de finale à Roland-Garros, où il avait été battu par Jo-Wilfried Tsonga. Ancien numéro 12 mondial, Troicki pointe actuellement au 53e rang.

 

Source et date de l'article  eurosport.fr  25.07.2013

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GAS6, la nouvelle molécule des dopés?

19 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://www.nirgal.net/graphics/ribose.jpgLundi 15 juillet, un tweet du coureur suisse repenti Thomas Frei (ex-BMC) a eu l'effet d'un pavé dans une mare: "Eh, les gars, vous connaissez le GAS6 - Growth Arrest - Specific 6?". Dans la foulée, un internaute lançait que cette molécule avait été utilisée avec succès sur le Giro 2013. Puis une rumeur, largement relayée, annonçait que Geert Leinders, le médecin "licencié" par SKY l'an dernier (en raison de ses implications dans le réseau de dopage Rabobank), avait travaillé en personne sur le développement du GAS6 à l'université de Louvain. Il n'en fallait pas davantage pour que ce produit, jusqu'alors totalement inconnu de l'antidopage, soit la star du jour.  Marc Kluszczinski, spécialiste du sujet, auteur de la rubrique "sur le front du dopage" dans la revue Sport et Vie, a eu l'extrême gentillesse de rédiger un tour d'horizon des produits qui circulent largement dans les pelotons au nez et à la barbe des contrôles.

De Marc Kluszczynski

L’EPO n’est plus ce qu’elle était : le nouveau test MAIIA (Membrane Assisted Isoform Immunoassays) apparu en début d’année permet de déceler l’utilisation des microdoses. Il est de surcroît efficace sur les EPO biosimilaires. Il est rapide et facile d’emploi (20 minutes pour 56 échantillons) alors que le premier test de l’année 2000 demandait trois jours et était cher ; son interprétation restait difficile (on se souvient des échantillons de Lance Armstrong lors du Tour de Suisse 2001 et du DL 2002). Curieusement cette année sur le TdF, des coureurs sont rentrés dans le rang, tels Alberto Contador (ses attaques n'ont plus le même mordant !) et Andy Schleck ou encore Joaquim Rodriguez, tous bien moins pétillants qu’à habitude.

Et les transfusions sanguines autologues ? Toujours indétectables, mais le risque est gros pour se faire apporter une poche lors d’un jour de repos sur le Tour, avec paraît-il, l’OCLAESP qui rode autour des camions, camping-cars et hôtels. Mais celle-ci aurait reçu l’ordre de ne pas déclencher de séisme pendant cette 100ème édition, qui comble de bonheur des millions de téléspectateurs par ses paysages inoubliables, accompagnés d’explications non moins inoubliables. Intéressant en temps de crise économique, la Grande Boucle fait voyager les Français qui ne peuvent plus partir en vacances ! On oublie la crise, l’actualité et le Tour continue dans un climat empoisonné, à tel point que Bernard Hinault n’en finit pas de péter des câbles. Il faudrait arrêter de parler dopage dans le cyclisme ! Mais les démarrages de Chris Froome dans les montées d’Ax-3-Domaines et dans le Ventoux, sa trop grande supériorité par rapport à ses rivaux, ses puissances estimées pas loin de celles des années Armstrong ou Pantani, l’absence de communication franche de son directeur sportif, nous font craindre le pire.

Mieux que le TB 500  et l’EPO réunis !

Eh oui, de nouveaux produits existent. Certains ont le vent en poupe, comme les facteurs de croissance. Ils sont déjà inclus dans la catégorie S.2 des produits interdits par l’AMA, mais souvent considérés comme simples vitamines par leurs utilisateurs. La veille du Tour 2011, Wim Vansevenant, alors chauffeur chez Omega Pharma-Lotto, s'était fait arrêter par la douane belge, son colis de TB 500 ayant été intercepté. Le TB 500 est un peptide de 43 acides aminés qui agit sur le développement musculaire et la vascularisation du muscle, d’où un meilleur rendement à l’effort. Même si ces propriétés n’avaient été observées que chez l’animal d’expérience, le Dr Alberto Beltran Nino se fit déjà arrêter en mars 2012 à l’aéroport de Madrid lors de l’opération Skype de la Guardia Civil. Dans ses valises, on avait trouvé de l’AICAR et du TB 500.

Et l’AICAR justement ? Il est détectable et ne serait pas efficace seul. Il faudrait l’associer aux agonistes des PPAR δ et γ qui orientent le métabolisme vers l’utilisation des graisses (GW 501516) ; ce sont des molécules dangereuses à tel point que l’AMA a pris soin d'alerter les tricheurs sur ses dangers en mars dernier. Ce qui n’a pas empêché sept cyclistes de se faire pincer en mars, 6 sud-américains et le russe Valery Kaykov (Rusvelo).

Mais on a trouvé mieux que l’EPO et le TB 500 réunis ! Le facteur de croissance GAS-6 (Growth-arrest specific-6) favorise la sécrétion d’EPO endogène et la vascularisation. Des études ont même montré en 2008 que le GAS-6 pouvait remplacer l’administration d’EPO chez des malades anémiques. On peut parier sans grand risque que cette substance est déjà utilisée dans le sport professionnel, et pas seulement en cyclisme. Et comme toujours, on invoquera la bonne excuse de l’altitude pour expliquer l’augmentation du taux de globules rouges. Pauvre passeport sanguin !

D’autres possibilités existent actuellement pour augmenter le taux de globules rouges sans utiliser d’EPO exogène et sans attirer l’attention des radars (on se situe bien dans un dopage de récupération, un dopage lissé).Les inhibiteurs de l’HIF 1α prolyl hydroxylase miment une situation d’hypoxie dans l’organisme et font sécréter l’EPO endogène. Et comment ne pas parler des hormones thyroïdiennes utilisées sur 10000m par Mo Farah et Galen Rupp qui firent 1er et 2ème aux JO de Londres ? Ces hormones ne figurent pas sur la liste de l’AMA, ont un effet lipolytique, stimulant et induisent une sécrétion d’EPO ! Et si c’était cela le secret des SKY, leur « marginal gains »?

Pour noircir un peu plus le tableau, parlons de l’hormone de croissance (GH) qui a laissé tant de mauvais souvenirs à Alex Zülle, Bjarne Riis ou encore Tyler Hamilton. L’hormone détentrice du record de non-détection (plus de 25 ans) est également dépassée. Elle comporte 191 acides aminés et se présente sous une centaine de formes (les isoformes) aux propriétés bien différentes. Deux pistes sont explorées : isoler les fractions actives ou agir en amont sur la sécrétion de l’hormone totale. Un laboratoire australien a réussi à isoler la fraction lipolytique, un peptide de 15 acides aminés représentant la fraction C-terminale de la GH totale. Ce peptide s’est retrouvé dans le circuit du médicament vétérinaire puis sur Internet. Les peptides sécrétagogues (GHRP-2, hexarelin…) sont indétectables. L’AMA a du souci  à se faire et le dopage a encore de beaux jours devant lui.

 

Source et date de l'article  guillaumeprebois.com  14.07.2013


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Les athlètes Asafa Powell et Tyson Gay contrôlés positifs

15 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme

http://www.sportlive.it/pictures/20090701/asafa-powell-and-tyson-gay-rejig.jpeg

 

Asafa Powell, ancien recordman du monde du 100 m, a affirmé dimanche qu'il avait été contrôlé positif à un produit dopant fin juin lors des sélections jamaïcaines pour les Mondiaux de Moscou (10-18 août), auxquels il ne participera pas.

Le Jamaïcain de 30 ans, champion olympique du relais 4x100 m en 2008, a dit avoir été contrôlé à un produit stimulant (oxilofrine), apparenté à l'éphédrine, qu'il a ingéré involontairement.

"Je veux assurer ma famille, mes amis et mes fans que je n'ai jamais volontairement pris des produits interdits. Je ne suis pas et je n'ai jamais été un tricheur. Mon erreur n'est pas d'avoir triché mais de ne pas avoir été plus vigilant", a dit un Powell "dévasté".

 

"Une enquête a été lancée par mon encadrement pour savoir comment ce produit est entré dans mon corps", a ajouté dans un communiqué celui qui est le 4e homme le plus rapide de l'histoire sur 100 m en 9 sec 72 (septembre 2008).

Cette annonce intervient le même jour que la révélation de son propre contrôle positif par l'Américain Tyson Gay, qui est le deuxième plus rapide de tous les temps sur 100 m (9.69, à égalité avec le Jamaïcain Yohan Blake).

Powell fait partie d'un groupe de cinq athlètes jamaïcains, dont deux sprinteurs, contrôlés positifs lors des sélections nationales à Kingston.

 

L'existence de cinq cas, dont deux sprinteurs, a été confirmée par l'Agence jamaïcaine antidopage (JADCO), qui n'a livré aucun nom.

Mais Sherone Simpson, vice-championne olympique du 100 m en 2008, a annoncé dimanche qu'elle avait elle aussi été contrôlé positive, citant le même produit que Powell et affirmant qu'elle ne l'avait pas pris en connaissance de cause.

 

Arrestation en Italie

Le quotidien jamaïcain The Gleaner, qui a le premier révélé les cinq contrôles positifs sans donner de nom, indique que les sprinteurs auraient pu ingérer la substance interdite en consommant un complément alimentaire nouvellement introduit au sein de leur groupe d'entraînement.

Powell et Simpson s'entraînement en effet au sein du groupe MVP Track Club en Jamaïque, sous les ordres de Stephen Francis.

Selon des messages écrits sur le compte Twitter officiel de Powell par son agente Tara Playfair-Scott, l'individu qui aurait donné à Powell les compléments alimentaires en question aurait été arrêté en Italie et sa chambre aurait été fouillé par les autorités locales.

Cette affaire de dopage n'est pas la première à toucher l'athlétisme jamaïcain, qui domine outrageusement le sprint mondial depuis 2008 mais dont les athlètes sont de plus en plus souvent pointés du doigt.

Le mois dernier, Veronica Campbell-Brown, championne du monde en titre et double championne olympique du 200 m (2004, 2008), avait été suspendue à titre provisoire après un contrôle positif lors de la réunion de Kingston le 4 mai.

En 2009, Yohan Blake, futur champion du monde du 100 m en 2011, avait été contrôlé positif à un stimulant lors des sélections jamaïcaines et avait été suspendu pour trois mois alors qu'il risquait jusqu'à deux ans de suspension.

En 2010, Shelly-Ann Fryser-Price, championne olympique du 100 m en 2008 et 2012, a été contrôlée positive à l'oxycodone, un analgésique. Elle n'avait écopé que de six mois de suspension alors qu'elle risquait aussi deux ans.

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr  15.07.2013

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Livre / Pour le Plaisir du Sport. Dopage or not dopage

13 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Livres

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Vous pouvez le commander en ligne ici

 

 

Résumé :


Ici pas d’histoire du dopage, mais une réflexion sur la situation du sport face au dopage moderne. Il s’agit surtout d’une analyse par rapport au parcours universitaire et sportif de l’auteur et à son vécu professionnel. Des pistes à suivre pour trouver le bon compromis entre éthique sportive, valeurs sportives, valeurs de l’olympisme dont les trois mots latins « citius, altius, fortius » signifient « plus vite, plus haut, plus fort ».Comment aller toujours « plus vite, plus haut, plus fort » en préservant l’équité sportive, en préservant la santé des sportifs, dans une société de plus en plus médicalisée et médiatisée ? Comment ne pas faire le parallèle avec le monde civil et le monde de l'entreprise ? Des solutions sont déjà en place, et de nouvelles pistes sont à suivre...

 

Biographie de Olivier Genitoni :

Olivier Genitoni est né le 5 juin 1966. Diplômé d’histoire à l’université d’Orléans, il est passionné de sports (football, athlétisme, tennis, rugby) et plus particulièrement de cyclisme. Supporter inconditionnel de l’ASSE « les Verts » et de l’équipe de France de rugby, il est également membre solidaire de l’association « Bike Pure ». Amoureux du mont Ventoux, il a créé en 2011 le groupe Défiez le mont Ventoux, afin de partager cette montée mythique. Après une courte carrière cycliste professionnelle, il a évolué en entreprise dans le commerce et la distribution. Il est actuellement consultant en développement et stratégies commerciales. Il aide aussi les sportifs et les projets sportifs à trouver des partenaires financiers, des sponsors ou mécènes. Inversement il conseille les entreprises dans leur stratégie de communication via le sport et les aide ainsi à trouver le bon support sportif en adéquation avec leurs valeurs et leurs objectifs. Il a aussi, depuis quelques années, repris plaisir à faire du vélo. Ce qui l’a incité à écrire ce premier volet.

 

Source de l'article  edilivre.com

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Le retour gonflé de Festina et Virenque au Tour de France

12 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://sportbuzzbusiness.fr/wp-content/uploads/2013/05/richard-virenque-publicit%C3%A9-TV-festina-tour-de-france-2013.jpg

 

Pour visionner la pub cilquez ici

 

La société Festina est restée d'une fidélité sans faille au Tour de France malgré «l'affaire» cataclysmique de l'édition 1998 et ose même remettre en selle l'un de ses principaux acteurs, Richard Virenque.

 

Rabobank, T-Mobile, Gerolsteiner, Phonak s'étaient retirés de la caravane pour moins que cela. L'horloger espagnol Festina, lui, a même entretenu une équipe cycliste pendant trois saisons après 1998, avant de se circonscrire à un statut de partenaire et chronométreur officiel de l'épreuve.

«C'est bien joué», s'incline Lionel Maltese, spécialiste en événementiel et marketing sportif, professeur à la Kedge Business school de Marseille.

«Virenque a une visibilité excellente et un regain de réputation grâce aux cascades d'aveux, Armstrong, Ullrich... Virenque n'a jamais perdu une once de sa popularité. Et avec Festina, ils ont un lien historique et sont considérés comme des victimes d'un système.»

 

La collection spéciale centenaire

Regard ténébreux et crinière grisonnante, l'ancien coureur français Richard Virenque, 43 ans, pose pour Festina et ses Chronobike, collection spéciale centenaire du Tour, sur des affiches sobres et vierges de toute légende.

L'image du septuple meilleur grimpeur du Tour se suffit à elle-même. Responsable marketing de Festina France, David Bing confirme l'absence totale de malice dans la nouvelle campagne mondiale orchestrée depuis l'Espagne par le patron lui-même, Miguel Rodriguez.

«Il n'y a aucune intention cachée. Virenque est une personnalité qui jouit d'une notoriété exceptionnelle. C'est l'histoire d'une fidélité entre une marque et une personnalité», explique David Bing. «Et même si Virenque n'est pas connu partout dans le monde, il n'est pas mal physiquement et son image est utilisable partout pour son esthétisme.»

 

«Un délai de décence à respecter»

Présent sur le Tour en tant que consultant TV et radio, Virenque a fait affaire durant l'édition 2012 avec Miguel Rodriguez, dont il avait conservé l'amitié au-delà des épreuves. «Je ne pense pas qu'il y avait un délai de décence à respecter», reprend David Bing. «C'était l'opportunité.»

«Sans le vouloir peut-être, Festina et Virenque remplissent tous les critères d'un marketing réussi», note Maltese. «Virenque est visible, par ses exploits, ses malheurs, son rôle de consultant, ils ont de l'authenticité, une histoire, un palmarès, ils sont consistants, c'est-à-dire qu'ils restent sur les mêmes fondamentaux, transparents puisqu'il a avoué avant les autres, et distinctifs avec sept maillots à pois.»

Résultat, le taux de notoriété de la marque aux 5 millions de montres vendues dans le monde chaque année a explosé pour culminer aujourd'hui à 90%. Les études réalisées sur le Tour la classent au premier rang en exercice de mémorisation assistée, au huitième en mémorisation spontanée derrière sept sponsors d'équipe, beaucoup plus cités que les simples partenaires du Tour. Un résultat exceptionnel.

«Ramener le succès de la marque à +l'affaire+, c'est un raccourci rapide», conteste David Bing. «On n'a pas mesuré l'impact de 98 sur nos ventes. Certes le nom a été cité des centaines de fois mais ça nous a également desservi. Il faut également savoir qu'en 1997, on avait déjà doublé nos ventes par rapport à l'année précédente, idem en 1998. Que serait-il advenu sans l'affaire?»

Nul ne le sait, bien sûr. Mais malgré elle, les affaires continuent pour Virenque et Festina.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  12.07.2013

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Tour de France - Les chiffres effarants du dopage

10 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://www.lepoint.fr/images/embed/chiffre_tour_de_france.jpg

INFOGRAPHIE. 8 000 participants, 3 000 dopés ! Tel est le résultat auquel est parvenu le site cyclisme-dopage.com en épluchant les archives.

 

Ces chiffres font froid dans le dos et relancent un interminable débat qui ne s'est jamais réellement refermé. Selon le site internet cyclisme-dopage.com et ses "Vrais chiffres du dopage dans le Tour de France", depuis l'édition de 1968, 7 883 coureurs ont pris le départ de la Grande Boucle. Parmi eux, 2 805 participants ont utilisé des produits dopants ! Concrètement, plus d'un tiers des "forçats du bitume" (35,6 %) ont été épinglés pendant ou après leur carrière et quand on se penche sur le cas des vainqueurs du Tour, la situation est encore plus édifiante : sur les 45 lauréats de l'épreuve depuis 1968, 38 (!) ont été contrôlés positif ou ont avoué avoir triché.

 

Des chiffres effrayants qui sont le produit du travail de fourmi réalisé par le webmestre du site, Stéphane Huby, un "simple" passionné de vélo qui a eu le déclic au moment de l'affaire Festina en 1998 : "Cette année-là, tout le monde a semblé tomber des nues, alors que tous les passionnés savaient ce qui se passait. J'ai voulu aller contre cette hypocrisie générale et montrer ce qui se passait réellement dans le cyclisme. Et ce, depuis des lustres !"

 

 

Du coup, Stéphane Huby se transforme en forçat des archives. Il épluche la presse de l'époque, rassemble tous les aveux qui s'égrènent au fil du temps, lit tous les livres relatifs au vélo et arrive à collecter un volume d'informations hors du commun. Ne se contentant pas de "condamner" simplement et subjectivement les coureurs, Stéphane Huby cite tout : année, contrôle positif sanctionné ou non, aveu, enquête judiciaire, constat de carence (fait de ne pas se présenter à un contrôle antidopage), flagrant délit, etc.

 

Pour autant, le webmestre ne se veut pas plus royaliste que le roi : par exemple, un échantillon B se révélant négatif n'est pas considéré comme un contrôle positif et le cycliste en question n'est pas rangé dans la catégorie des "épinglés". Conformément aux règlements antidopage en vigueur. Cependant, Stéphane Huby sait appuyer là où ça fait mal : "En 1999, Lance Armstrong est contrôlé positif sur le Tour de France, mais l'UCI le blanchit en raison d'une ordonnance antidatée."

 

Les chiffres de cyclisme-dopage.com mettent la lumière sur un système qui perdure depuis plus d'un demi-siècle. Et personne ne s'en émeut ou ne conteste les affirmations du site ! Dans son livre Tempêtes sur le Tour (éditions du Rocher, 2008), Pierre Ballester a relayé le travail de Stéphane Huby. Aucune attaque en diffamation en vue, assure l'auteur. "Les instances dirigeantes ont eu ces chiffres en main. Mais elles ne peuvent rien dire puisque ce travail est inattaquable !" se convainc Stéphane Huby. Force est de constater que, depuis sa première publication, en 2008, l'ouvrage et son auteur n'ont jamais été poursuivis en justice. Qui ne dit mot consent ?

 

Source et date de l'article  Le Point.fr  09.07.2013

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Dopage / Football / Coupe du monde 1998

1 Juillet 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://www.youmag.com/static/youmag/images/ontology/themes/FR/actualites/politique/marie.george.buffet/FORMAT_700_700/marie_george_buffet_4.jpg

 

A lire aussi atlantico.fr

 

L'ancienne ministre française des Sports, Marie-George Buffet (PCF), a déclaré mercredi avoir subi «des pressions de toutes sortes»  pour avoir ordonné un contrôle antidopage sur les Bleus avant la Coupe du monde 1998 de football, ainsi que lors de la candidature de Paris pour les JO 2008. Elle s'exprimait mercredi, sous serment, dans le cadre des auditions menées par la commission d'enquête sénatoriale sur l'efficacité de la lutte contre le dopage.

 

«Je me suis sentie isolée et j'ai flanché»


L'ancienne ministre a ainsi évoqué l'année 1998 et les pressions «de toutes sortes» qu'elle a subies après avoir décidé un contrôle antidopage inopiné sur les joueurs de l'équipe de France alors en stage de préparation à Tignes (Savoie). «Les médias me sont tombés dessus de manière très violente, il y a eu un déferlement où on m'accusait d'empêcher l'équipe de France de se préparer dans de bonnes conditions. Je me suis sentie isolée et j'ai flanché. J'ai presque été amenée à m'excuser», a confié l'ancienne ministre.

 

Mme Buffet a toutefois réfuté que d'éventuelles directives ait été données par son ministère pour que les Bleus soient épargnés par les contrôles. «Ce que je peux dire, c'est que nous n'avons jamais donné de directive en ce sens. Ensuite, il faut se replacer dans l'époque. En 1998, il n'y a pas d'AFLD (ndlr: Agence française de lutte contre le dopage), nous n'avions pas les outils d'aujourd'hui, seulement les contrôleurs du ministère», a-t-elle commenté.

 

Les pressions du CIO sur la candidature Paris 2008


Par ailleurs, l'ancienne ministre est également revenue sur des pressions subies dans le cadre de la candidature de la ville de Paris à l'organisation des jeux Olympiques de 2008. «La candidature était supervisée par M. Verbruggen, président de l'UCI (Union cycliste internationale) et membre du CIO (Comité international olympique) qui donc présidait la délégation (venue en France pour évaluer sa candidature). Les pressions se sont exercées par l'intermédiaire de M. Verbruggen mais aussi d'autres membres du CIO. M. Killy à l'époque et M.Drut s'en étaient entretenus auprès du Premier ministre en me demandant de faire une lettre précisant que la loi française ne s'appliquerait pas dans sa globalité au moment des Jeux», a-t-elle raconté.

«Ça a été une pression extrêmement forte, on a remis la lettre à M. Verbruggen en haut de la Tour Eiffel, mais pendant l'audition de la délégation française à Moscou, Lionel Jospin a été interrogé à trois reprises. Donc la pression s'est exercée sur la France jusqu'au bout», a-t-elle souligné.

 

Source et date de l'article  LeParisien.fr  20.03.2013

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