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CONTRE LE DOPAGE

Rebellin: médaillé mais dopé

30 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Jo de Pékin 2008


Le cycliste Davide Rebellin serait l'un des six cas positifs à l'EPO CERA, prélevé lors des derniers Jeux olympiques. Médaillé d'argent à Pékin, l'Italien vient s'ajouter à une longue liste de tricheurs.


A 37 ans, Davide Rebellin est considéré comme un expert des courses d'un jour. Médaillé d'argent sur les routes de Pékin, l'Italien s'est offert, cette saison, une troisième victoire sur la prestigieuse classique de la Flèche Wallonne. Une consécration pour ce puncheur qui reste le seul cycliste à avoir remporté le triplé Amstel Gold Race-Liège-Bastogne-Liège-Flèche Wallonne au cours de la même saison, en 2004. Pourtant, sa fin de carrière risque bien de ternir ce palmarès flambant.

Rebellin ferait partie d'un groupe de six athlètes, sur 948 cas testés, dont les échantillons de contrôle antidopage, prélevés à Pékin se sont révélés positifs après réexamen. Dans un communiqué publié hier, le Comité Olympique (CIO) révèle que ce groupe de "repris de justesse" aurait eu recours à la CERA, l'EPO de troisième génération qui permet de renforcer l'endurance. Pour le moment, le CIO n'a cependant pas annoncé officiellement l'identité des tricheurs, le règlement imposant aux comités nationaux de prévenir leurs athlètes respectifs. Mais le comité olympique italien (CONI) a immédiatement admis qu'un de ses représentants était concerné. Rapidement, la presse transalpine a ainsi lâché le nom de Davide Rebellin.

Pas vraiment une surprise pour l'Italien, membre, entre 2002 et 2008, de l'équipe Gerolsteiner aujourd'hui dissoute après un dernier Tour de France très polémique. Maillot à pois et troisième au général, Bernard Kohl et son coéquipier Stefan Schumacher, qui remporta les deux contre-la-montre, avaient été, eux aussi, contrôlés positifs au même produit durant la Grande Boucle.

Un nouveau cas de dopage dans le cyclisme qui n'est cependant pas encore totalement avéré. L'information doit déjà être confirmée par les instances officielles et l'échantillon B est encore en cours d'analyse. Si, comme il semble très probable, la tricherie de Rebellin est confirmée, l'Italien serait alors contraint de rendre sa médaille olympique au Suisse Fabian Cancellara, le Russe, Aleksander Kolobnev récupérant alors le bronze. Un déclassement qui pourrait également se produire en athlétisme. Vainqueur du 800 et 1500 mètres, le Marocain naturalisé bahreïnien, Rashid Ramzi serait, lui aussi, concerné, comme vient d'annoncer le comité olympique de Bahreïn. Si l'échantillon B analysé en France le 8 juin, est positif, l'athlète devrait alors rendre ses médailles. Mehdi Baala, quatrième à Pékin, se verrait ainsi récompensé du bronze.


Source et date de l'article Les Dessous du Sport   29.04.09
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Dopage : L’AFLD épargne Armstrong

26 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme


A la suite de l’affaire du contrôle inopiné du 17 mars dernier dans le Sud de la France (Ndlr : Lance Armstrong n’était pas resté constamment sous la surveillance du médecin préleveur), l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) a annoncé qu’elle n’allait pas ouvrir de procédure disciplinaire à l’encontre du coureur américain.


Communiqué de l’AFLD
« (L’AFLD) a décidé de prendre en considération les explications écrites du sportif et, en conséquence, de ne pas ouvrir de procédure disciplinaire à son encontre pour ces faits. L'analyse des prélèvements urinaires et sanguins de M. Lance Armstrong n'a pas révélé d'anomalie. Il n'a pas été procédé à l'analyse de l'échantillon de ses cheveux. »

 

Source et date de l'article  Coach365  25.04.09

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Dopage systématique chez Telekom et T-Mobile ?

25 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme


Le dopage aurait été systématique entre 1995 et 2006 au sein des formations cyclistes allemandes Telekom puis T-Mobile. Le magazine allemand Der Spiegel, à paraître lundi, a eu accès aux conclusions d'une commission d'enquête qui s'avèrent accablantes.


Nouveau scandale de dopage en vue, chez les cyclistes. Pendant deux ans, une commission indépendante mise en place par l'université de Fribourg a enquêté sur le travail des docteurs Lothar Heinrich et Andreas Schmid. Deux médecins qui avaient été licenciés par la clinique universitaire de Fribourg en 2007 après avoir reconnu leur implication dans le dopage de l'équipe Telekom jusqu'en 1999.


Les journalistes du magazine allemand Der Spiegel ont eu accès aux conclusions de cette commission d'enquête qu'ils publieront lundi. Et les résultats de cette investigation accableraient les formations allemandes Telekom et T-Mobile, et certains de leurs coureurs tout particulièrement.


"Les deux médecins ont fourni et diffusé des produits dopants aux coureurs au moins jusqu'en 2006". Telle est la conclusion de la commission, au terme d'un travail de fourmi:  auditions de  77 témoins, contre-expertises sur près de 58 000 échantillons sanguins et vérification de factures et notes de frais diverses et variées.


Le nom d'Andreas Klöden (photo) figure dans ce rapport. Le coureur se serait rendu en Allemagne en 2006 pendant le Tour de France pour recevoir des transfusions sanguines. Celui qui avait pris la 3e place du Tour cette année-là, n'a voulu faire aucun commentaire.

 

Source et date de l'article Les Dessous du Sport  25.04.09

 


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Dopage : les noms des coureurs bientôt dévoilés

23 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme


Le porte-parole de l'Union cycliste internationale (UCI), Enrico Carpani, a fait savoir dans la presse anglaise que les noms des coureurs convaincus de dopage dans le cadre du passeport biologique seront dévoilés le 9 mai.


"Un changement radical qui marquera l'histoire de la lutte antidopage". Voilà comment Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, avait accueilli, en janvier 2008, l’instauration des passeports biologiques pour les coureurs cyclistes. Mais jusque-là, l’UCI se gardait bien de dévoiler le résultat de ses recherches. Et même si certains experts, dont l’Australien Robin Parisotto, parlaient d’une trentaine de cas suspects, rien n’avait filtré. Aujourd’hui, on veut des noms !


C’est justement ce que s’apprête à faire l’UCI. Dans une interview accordée au journal britannique The Guardian, Enrico Carpani, le porte-parole de l’instance internationale, vient en effet d’annoncer que les premiers cas de dopage, suite aux examens sanguins effectués, seront dévoilés le 9 mai prochain, juste avant le départ du Giro.

"Avec le premier cas, nous avons besoin d'être absolument sûrs, a expliqué Carpani. Nous avons besoin d'être sûrs de pouvoir nous défendre devant un tribunal. Notre dossier doit être solide. Les experts anti-dopage sont donc en train de travailler dessus, avec notre département juridique".


Évoqué dès 2002 par l'Agence mondiale antidopage, décidé fin 2007 par l'UCI et l'AMA, le passeport biologique inclut un suivi continu des paramètres biologiques des sportifs (sang et urine) afin de détecter des fluctuations anormales qui indiqueraient la prise de produits dopants ou des manipulations sanguines. Selon Alain Garnier, directeur médical de l'AMA, "il s'agit de passer du contrôle radar, dont l'emplacement est souvent connu, à un enregistreur embarqué mesurant la vitesse en permanence".

Source et date de l'article  Les Dessous du Sport  21.04.09
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Deux stars du cyclisme néerlandais accusées de dopage

21 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme


DOPAGE - Thomas Dekker et Michael Boogerd sont mis en cause par le magazine «Focus»...

 

Aux Pays-Bas, Thomas Dekker est le jeune cycliste qui monte. Celui dont on guette les victoires dans les classiques ardennaises et peut-être un jour dans les grands tours. En attendant, l’hebdomadaire allemand «Focus» l’accuse de s’être dopé lorsqu’il courait pour la Rabobank. L’actuel coureur de l’équipe Silence Lotto avait d’ailleurs quitté la formation phare des Pays-Bas en août dernier, à la suite de rumeurs de tricherie.

Le magazine, qui met également en cause le néo-retraité Michael Boogerd, reproche aux deux coureurs d’avoir eu recours aux services de l’Autrichien Stefan Matchiner, connu dans le milieu pour pratiquer des transfusions sanguines à Linz et à Laarkirchen. Il est aussi l’ancien manager de l’Autrichien Bernhard Kohl, convaincu de dopage à l’EPO lors du dernier Tour de France, et de Michael Rasmussen, également mis en cause dans une affaire de dopage.

 

Source et date de l'article  20minutes.ch  21.04.09

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Cyclisme - Dopage - Hamilton fait réagir

18 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme


L'annonce, vendredi, du nouveau contrôle positif de
Tyler Hamilton (Rock Racing), n'a évidemment pas laissé indifférent le monde du cyclisme. À commencer par le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid, qui n'a pas ménagé le coureur américain. «Il a un nuage au-dessus de la tête depuis un certain temps maintenant et le sport ne peut que mieux se porter sans lui», a expliqué McQuaid à AP.

Le directeur sportif de l'équipe d'Hamilton, l'Allemand Rudy Pevenage, a, lui, fait part de son incrédulité. «S'il s'avère qu'il a commis cette erreur, il doit en payer le prix, a-t-il réagi sur le site de Cyclingnews. Je pense que s'il est encore contrôlé positif, c'est peut-être le signe qu'il doit commencer à chercher un autre type d'emploi.» Licencié par l'équipe Telekom en 2006 suite à l'affaire Puerto, Pevenage a rejoint en novembre dernier cette équipe Rock Racing, qui compte dans ses rangs plusieurs coureurs également impliqués dans ce scandale de dopage sanguin : Sevilla, Mancebo, Gutierrez...

«Je ne parle pas avec mes coureurs de ces préparations médicales parce que tout le monde sait que nous traversons des moments difficiles dans le cyclisme, a expliqué Pevenage. L'annonce d'Hamilton est difficile à croire parce qu'aucun de mes coureurs ne subit de pression de la part de Michael Ball (le propriétaire) ou de ma part. Nous avons déjà eu de grands résultats avec l'équipe cette saison, avec David Vitoria (deux étapes du Tour du Mexique), Oscar Sevilla, Victor Hugo Pena...» Parmi les coureurs, Blake Caldwell, qui avait terminé deuxième l'an passé du Championnat des USA derrière Hamilton, a fait part de sa - mauvaise - surprise. «Comme beaucoup d'entre nous, j'ai été profondément attristé et choqué par cette nouvelle, a reconnu le coureur de l'équipe Garmin, qui avance une politique antidopage très prononcée. Ma seule réaction à l'heure actuelle est la déception.»

Source et date de l'article  L'Equipe.fr  18.04.09
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Cyclisme - Dopage - Tyler Hamilton encore positif

17 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme


L'Américain
Tyler Hamilton a de nouveau été contrôlé positif, selon le site Cyclingnews. Et ce, pour la troisième fois de sa carrière, puisque le coureur de la formation Rock Racing, où officient, entre autres, Francisco Mancebo, Oscar Sevilla, et d'autres coureurs impliqués dans différentes affaires de dopage, a déjà été suspendu deux ans en 2004, pour un dopage par transfusion sanguine.

Cette fois, il est positif à la DHEA, après un contrôle effectué courant février. Hamilton a reconnu avoir pris cette substance pour l'aider, non pas à améliorer ses performances, mais pour surmonter une dépression. Le coureur de 38 ans, qui risque une suspension à vie, a décidé de prendre les devants en annonçant sa retraite, comme il l'a expliqué: «Aujourd'hui, je veux parler de ma retraite et de ma dépression, pas du passé. Je ne veux plus en parler, tout ce que je veux, c'est prendre soin de moi. Je sais que les gens vont être fâché, que je n'ai pas suivi le bon chemin. Je suis surtout désolé pour l'image que cela va renvoyer sur notre sport.»


Source et date de l'article  L'Equipe.fr  17.04.09
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Dopage : retour à l’Est

14 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Dopage en RDA


Début avril, cinq entraîneurs allemands d'athlétisme ont reconnu leur participation au dopage systématique pratiqué par l’ex-RDA entre 1968 et 1989. L’occasion de revenir, en détail, sur cette période sombre du sport allemand.

Recordwoman du monde du 4x100 m avec son club en 1984, l’ancienne sprinteuse Ines Geipel a subi pendant huit ans ce dopage systématique. Aujourd’hui, elle demande l’annulation de ses records et raconte tout. "Tous les matins, j’avais des injections en intraveineuse", se souvient-elle. "À cause des entraînements, j’avais les muscles trop tendus. Les médecins me disaient que ces produits allaient me soulager. Si je demandais de quelle substance il s’agissait, ils me répondaient : “Ines, on fait ce qu’il y a de mieux pour toi”. Selon une étude menée par l’historien allemand Giselher Spitzer, l’utilisation massive de stéroïdes anabolisants aurait touché près de 10 000 athlètes. Environ 1 500 personnes étaient impliquées dans la distribution des substances dopantes.

Source et date de l'article  Les dessous du sport  07.04.09

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Armstrong prend une douche froide avec l'agence anti-dopage française

12 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme


PARIS (AFP) — Lance Armstrong a accusé vendredi l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de vouloir tellement l'empêcher de courir le Tour de France qu'elle n'hésiterait pas à le suspendre pour une histoire de douche lors d'un contrôle inopiné sur la Côte d'Azur en mars.

"Il y a de fortes chances pour qu'ils m'empêchent de courir le Tour", a dit le Texan dans une vidéo diffusée vendredi sur le site de sa fondation, faisant valoir que son retour au cyclisme a été mal accueilli par "beaucoup de monde en France".


Le coureur américain, qui se remet actuellement d'une fracture d'une clavicule, est la cible d'un rapport, entre les mains de l'AFLD, qui pourrait lui valoir une sanction en France pour infraction aux règles antidopage.

Le conditionnel est de rigueur car si Armstrong n'était pas le septuple vainqueur du Tour de France, souvent soupçonné de dopage par les Français mais jamais contrôlé positif, l'histoire serait sans doute passée inaperçue.

Informée de sa présence sur la Côte d'Azur, l'AFLD envoie le 17 mars un médecin-préleveur lui faire passer un contrôle inopiné sous la forme d'un prélèvement de sang, d'urine et de cheveux.


Le Texan, qui à 37 ans compte participer à la Grande Boucle en juillet, en fait mention sur la messagerie Twitter, raconte qu'il s'agit de son 24e contrôle antidopage depuis son retour au cyclisme l'automne passé.

Comme il en parle publiquement, l'AFLD est à son tour libre de commenter. Son président Pierre Bordry révèle que le comportement du coureur était tel que le préleveur en a fait un rapport, transmis le 30 mars à l'UCI, la fédération internationale de cyclisme.

"Selon ce rapport, M. Lance Armstrong, pourtant prévenu de manière réitérée par le préleveur, n'aurait pas respecté l'obligation de demeurer sous l'observation directe et permanente de la personne chargée du contrôle à compter de sa notification", précise simplement l'AFLD.


L'Américain se défend d'avoir tenté de se soustraire à ce contrôle. "Je revenais simplement d'une journée d'entraînement, je n'étais pas sûr de qui était ce Français à ma porte, et dès que l'UCI m'a confirmé qu'il était bien autorisé à réaliser un contrôle, je l'ai laissé prendre tous les échantillons qu'il réclamait", explique Armstrong, qui était en compagnie ce 17 mars de Johan Bruyneel, le responsable de l'équipe Astana.

"Nous lui avons demandé si je pouvais rentrer à l'intérieur prendre une douche, le temps de passer ces coups de fil de vérification, et il a dit que ça allait", ajoute-t-il.


L'AFLD, à qui revient la responsabilité de juger le dossier puisqu'il s'agit d'un contrôle hors compétition qu'elle a diligenté, doit maintenant décider s'il y a matière à ouvrir une procédure disciplinaire.

Si oui, Armstrong sera convoqué pour s'expliquer devant l'AFLD. Et si la tentative de faire faux bond au préleveur est reconnue, l'Américain risque une sanction.


Furieux, l'Américain voit dans l'incident le signe de la frustration des instances françaises, selon lui "déçues que tous les contrôles soient négatifs".

Interrogé vendredi par la BBC, le patron de l'UCI, Pat McQuaid, a estimé que "les Français n'(agissaient) pas de manière très professionnelle dans cette affaire".

 

Source et date de l'article Google.com  11.04.09

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«Le dopage n'est plus la norme dans le cyclisme»

10 Avril 2009 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage


INTERVIEW - C'est la conclusion d'une étude menée par un sociologue sur les jeunes cyclistes...

Christophe Brissoneau, sociologue du sport et co-auteur en 2008 de «L’épreuve du dopage» (PUF, 2008), a réalisé une étude sur le dopage chez les jeunes cyclistes professionnels français, suisses et belges (en coopération avec les universités de Lausanne et de Liège). Selon lui, les comportements ont changé depuis l’époque du tout EPO.


Qu’est-ce qui a changé dans le peloton français, depuis 1998?

En 1998, le déviant, celui qui sortait de la norme, était celui qui ne prenait pas de dopage. Ca faisait partie du métier. Le discours tenu était du genre: «Le sport, c’est le travail intensif, le travail intensif, c’est la fatigue, donc il faut réguler la fatigue pour pouvoir encore s’entraîner». C’est pour ça que des produits comme les stéroïdes anabolisants et la cortisone faisaient partie du travail. Brutalement, il y a eu une confrontation avec le monde ordinaire, qui a dit que ce genre de comportement n’est pas possible. L’Etat, les médias, la police et les sponsors ont tapé du poing sur la table. Depuis il y a eu une individualisation des comportements en matière de dopage.


Comment s’est passée la transition?

Entre 1998 et 2003, il y a eu un changement de générations. Ceux qui avaient 25 ans en 1998 ont arrêté. Les jeunes cyclistes sont formés différemment. Avant, quand on était une équipe de niveau international, on piochait à gauche à droite. Aujourd’hui les équipes du Pro Tour françaises ont créé des centres de formation et elles ont des liens avec des clubs de bon niveau. La détection est de type vertical. Ces structures s’apparentent presque à des filières de sport-étude avec un encadrement fixe. L’année dernière, je suis parti avec une équipe du Pro Tour. Je parlais dans une chambre avec des jeunes cyclistes, loin du regard des autres et ils me tenaient un discours très pur. Selon eux, il faut montrer le sponsor, mais en dégageant une certaine éthique. Il existe aussi un deuxième type de cyclistes en France, formés encore différemment. Ils ont un fonctionnement plus individualiste au niveau de l’entraînement et un discours plus diffus sur le dopage.


Ce discours systématique sur la pureté peut-il parfois s’apparenter à de la langue de bois?

C’est une question fondamentale. Le cyclisme a longtemps été très refermé sur lui-même avant de s’ouvrir brutalement. Les jeunes coureurs d'aujourd'hui sont plus réceptifs à ce que dit la presse et à ce que pense de leur milieu le monde extérieur. Ils sont aussi plus éduqués (souvent bac +2, +3) et ont pris des cours de com’. Ils maîtrisent leur discours. Mais je pense qu’ils croient vraiment à l’éthique.


Peut-on changer de système quand les directeurs sportifs ne changent pas?

Je me souviens d’une émission de télé où un directeur sportif disait à propos du dopage: «On est allé trop loin». Dans cette phrase, il y a une pensée sous-jacente. Selon lui, une certaine forme de dopage, genre les stéroïdes, peut se comprendre. Mais les directeurs ont dû eux aussi changer de mentalité. En partie sous la pression des sponsors.


Certains coureurs ont-ils été réticents à se confier?

Bien sûr. Il y a encore des cyclistes qui ont des stratégies de contournement. Ils ne captent pas au téléphone, ils habitent des endroits reculés pour éviter les contrôles.


Les cyclistes ont-ils l’impression d’être stigmatisés? Par exemple, râlent-ils contre les contrôles inopinés?

Oui. Ils se disent qu’il y a moins de contrôles dans les autres pays et dans les autres sports. Un rapport du Parlement européen leur donne raison. En 10 ans, ce milieu a dû subir des changements très brutaux. Connaissez-vous un autre métier où on doit pisser dans un flacon à la fin de sa journée ou subir des violations de sa vie privée avec les contrôles inopinés? Cela vient aussi du fait qu’historiquement, la Fédération de cyclisme a toujours été faible. Comme l’UCI. Les contrôles inopinés créent beaucoup plus de polémiques dans le monde du foot car les fédérations de ce sport sont beaucoup plus puissantes.


Avez-vous constaté une diminution de la médicalisation des équipes?

Non. La logique de la médicalisation fait partie intégrante du sport de haut niveau depuis les années 80. Le souci, c’est quand le médecin, autant que l’entraîneur, sélectionne les joueurs ou les coureurs de son équipe. Ca a existé il y a 10-15 ans.

Source et date de l'article 20minutes.fr  09.04.09
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