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CONTRE LE DOPAGE

Le mari de Longo aurait acheté de l'EPO

13 Septembre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://img443.imageshack.us/img443/5148/jeannielongo78.jpg

L'Equipe de ce mardi révèle que Patrice Ciprelli, le mari de Jeannie Longo, aurait acheté de l'EPO chinoise à un ancien cycliste américain en 2007. Reste à savoir si c'était pour sa femme ou quelqu'un d'autre...

L’étau commence à se resserrer autour de Jeannie Longo. Une semaine après s’être vue signifier par l’Agence française de lutte contre le dopage qu’elle risquait une suspension pour avoir contrevenu trois fois en 18 mois aux règles de localisation, la championne française voit désormais son mari pris dans la tourmente. L’Equipe révèle en effet ce mardi matin que Patrice Ciprelli, son entraîneur de presque toujours, qu’elle a épousé en 1985, a commandé de l’EPO chinoise (« Eposino ») en avril 2007. Le quotidien sportif apporte les preuves d’un échange de mails entre Ciprelli et Joe Papp, ancien cycliste américain de seconde zone basé à Pittsburgh, qui a servi d’intermédiaire avec un certain Chen, le représentant du fournisseur en Chine. « Notre produit est conditionné en seringues pré-remplies. Il n’y a pas de mélange à faire », disait par exemple Papp dans un mail du 23 avril. Selon ces courriers, l’entraîneur français se serait procuré 80 000 unités d’EPO chinoise pour 500 euros, la commande étant livrée chez une membre de sa famille, Yolande, qui habite dans l’Isère, à quelques kilomètres du domicile des Longo-Ciprelli.


« Je vous le confirme : j’ai vendu de l’EPO à Ciprelli à cette époque (…) Il a d’ailleurs indiqué que c’était pour sa femme », déclare à L’Equipe Joe Papp, contrôlé positif à la testostérone en 2006 et converti depuis dans les trafics de produits dopants. Je ne rencontrais jamais les clients physiquement. Les transactions étaient menées via des e-mails, le plus souvent sécurisés et cryptés. Dans tous les cas, des informations personnelles de base, vérifiables, étaient fournies par le client afin qu’il puisse effectuer les paiements directement aux Chinois, et en retour, recevoir leurs produits. (...) L'Eposino était et reste l'une des EPO les moins chères sur le marché. En Europe ou aux Etats-Unis, Ciprelli aurait payé quatre ou cinq fois plus. » Selon le professeur Michel Audran, spécialiste du dopage sanguin, toujours cité par le quotidien sportif, 80 000 unités d’Eposino correspondent à un traitement de treize semaines pour un athlète de 50 kilos.

 

Reste à savoir maintenant si cette EPO était destinée à celle qui a remporté 13 titres mondiaux et 59 titres de championne de France, ou bien à une autre cycliste que Patrice Ciprelli entraînait à cette période, à l’instar d’Edwige Pitel. En 2007, la Bretonne était devenue championne de France, à 39 ans, devant… Jeannie Longo. A une semaine du début des Mondiaux de Copenhague, pour lesquels elle est toujours officiellement engagée, la cycliste de 52 ans se trouve plus que jamais dans l’œil du cyclone.

 

Source et date de l'article  Sport365.fr  13.09.2011

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Longo sur la sellette ?

9 Septembre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://sport.francetv.fr/sites/www.sport/files/images/2010/09/longo550x308preview.jpg

 

Selon le quotidien L'Equipe, Jeannie Longo, la légende du cyclisme féminin, aurait été avertie trois fois par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour avoir enfreint les règles de localisation au cours des dix-huit derniers mois. A 52 ans, Longo va devoir s'expliquer devant la commission disciplinaire de la Fédération française de cyclisme. Elle risque une suspension allant de trois mois à deux ans.

 

Décidément, le sport tricolore ne semble pas très discipliné ces derniers temps. Après le rugbyman Yoann Huget, c'est au tour de Jeannie Longo de s'attirer les foudres de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Comme l'ailier de Bayonne, la cycliste française n'a pas respecté une des règles de base de la lutte antidopage.

La Grenobloise aurait en effet transmis à deux reprises des informations insuffisamment précises sur son lieu d'entraînement. Ce manque d'informations n'a, du coup, pas permis aux instances antidopage de procéder aux contrôles inopinés. Très drastiques, les règles de localisation imposent aux sportifs de se localiser quotidiennement de 6 heures du matin à 23 heures avec un créneau préférentiel d'une heure par jour et ce afin de faciliter les contrôles en vue de la lutte antidopage.

 

Le 20 juin dernier, quelques jours avant de décrocher son 11e titre de championne de France du contre-la-montre à Boulogne-sur-mer, Jeannie Longo s'est de nouveau mise à la faute. Partie s'entraîner aux Etats-Unis, la championne ne se trouvait pas à l'hôtel où elle aurait dû être quand des contrôleurs de l'USADA (l'agence antidopage américaine), mandatés par l'AFLD, se sont présentés pour un contrôle.

 

Avertie par l'AFLD, toujours selon le quotidien L'Equipe, la grande dame du cyclisme n'aurait pas voulu ou réussi à convaincre le comité d'experts de l'Agence  française qui a transmis un constat d'infraction à la FFC, à charge pour cette dernière d'instruire le dossier et de prononcer l'éventuelle sanction. Pour ces trois "no show" (non présentation), Jeannie Longo encourt une suspension allant de trois mois à deux ans. Avant qu'une mesure de ce type soit prise, la Française va être prochainement entendue par la commission disciplinaire de la Fédération française de cyclisme.

Sélectionnée pour le contre-la-montre et la course en ligne, Jeannie Longo devait participer aux championnats du monde de cyclisme à Copenhague (19-25 septembre). Dans ces conditions, son maintien au sein de l'équipe de France est fortement compromise, même si elle n'aura alors pas encore été confrontée à ses juges.

 

Source et date de l'article  Sport.Francetv.fr  09.09.2011

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Ces sportifs naturellement dopés par leurs gènes

4 Septembre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme

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La tolérance accrue à l'effort de certains athlètes de haut niveau pourrait s'expliquer par des particularités de leur métabolisme du fer.

Présentée en juin au congrès de l'Association européenne d'hématologie à Londres, une étude française apporte peut-être un début d'explication scientifique à certains épisodes de l'histoire du sport de haut niveau.

Exemples. En 2006, le skieur de fond Jean-Marc Gaillard est interdit de course lors des JO d'hiver de Turin, après un contrôle montrant un taux d'hémoglobine anormalement élevé. Or, les transfusions sanguines et l'usage d'une hormone, l'EPO, illicites, permettent d'accroître ce taux, donc les capacités physiques. Quelques jours plus tard, Gaillard sera blanchi et réintégré: il fabrique naturellement plus d'hémoglobine que la normale. En 2007, même mésaventure pour l'athlète de demi-fond Bob Tahri. Suspect de dopage, il sera lavé de tout soupçon par une expertise médicale: «Une prédisposition génétique est très probablement à l'origine des anomalies hématologiques pouvant prêter à confusion…», indique-t-elle.

«Passeport biologique» 

Auteur de cette expertise et spécialiste du dopage sportif, le Pr Gérard Dine (Institut de biotechnologies de Troyes) est à l'origine dans les années 2000 d'une méthode hématologique de prévention du dopage. Elle permet de vérifier que des paramètres hématologiques individuels restent dans des valeurs standards au fil du temps, et de différencier les anomalies relevant d'un problème médical de celles liées au dopage. Elle a donné naissance au «passeport biologique» adopté par plusieurs fédérations sportives nationales et internationales.

«Nous avons alors constaté que certains sportifs non suspects de dopage dépassaient régulièrement ces valeurs standards, et n'étaient pas sujets aux carences en fer habituelles chez les athlètes de haut niveau», explique l'hématologue. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine, qui transporte l'oxygène sanguin, et à la myoglobine, qui joue un rôle énergétique majeur dans les muscles. «Nous avons donc supposé qu'ils pouvaient être porteurs d'anomalies du métabolisme du fer», ajoute-t-il.

De telles anomalies sont connues dans l'hémochromatose, une maladie où l'organisme absorbe trop de fer alimentaire. Normalement, cette absorption est régulée par l'hepcidine, une hormone gouvernée par le gène HFE. Dans l'hémochromatose, ce gène est muté, ce qui diminue l'hepcidine, donc augmente l'absorption de fer. À l'inverse, l'entraînement intensif augmente la production d'hepcidine, donc diminue l'absorption du fer, ce qui limite le métabolisme énergétique du muscle. Seuls sont malades les homozygotes dont les deux copies de HFE sont mutées. Plusieurs mutations sont connues, dont C282Y est la plus fréquente.

Aviron et pétanque 

Gérard Dine et un autre hématologue, le Pr Olivier Hermine (CHU Cochin, Paris), lancent donc une étude génétique soutenue par l'Irmes, l'Institut de recherche en médecine du sport. Grâce aux fédérations sportives, ils étudient la fréquence de quatre mutations du gène HFE chez des sportifs de diverses disciplines: trois très consommatrices d'énergie (deux en endurance, le ski nordique et l'aviron, et une plus explosive, le judo) ainsi qu'un sport peu consommateur d'énergie, la pétanque. S'y ajoute un groupe témoin, non sportif. Parmi les skieurs de fond et les rameurs, les taux de mutations des médaillés mondiaux français sont aussi comparés à ceux d'athlètes moins performants. Les résultats sont éloquents. Si la fréquence des mutations de HFE est identique entre les joueurs de pétanque et le groupe témoin non sportif, elle est deux à quatre fois plus élevée parmi les sportifs des trois disciplines à forte demande énergétique.

De plus, pour les deux sports aérobie, aviron et ski nordique, la fréquence de ces mutations est treize fois plus élevée chez les athlètes médaillés que chez les autres. La mutation la plus fréquente est H63D, largement devant C282Y, les autres étant négligeables. Dans 92% des cas, un seul exemplaire du gène est muté (hétérozygotes).

Explication? «Ce n'est qu'une hypothèse. Mais chez les sportifs de haut niveau porteurs d'une telle mutation, l'hepcidine est peut-être moins augmentée par l'effort, d'où une moindre carence en fer, une meilleure érythropoïèse et une meilleure disponibilité du fer pour le travail musculaire, explique le Pr Hermine. Cela expliquerait pourquoi cette mutation, qui rend malade à l'état homozygote, a perduré au fil du temps à l'état hétérozygote: elle constituait peut-être un avantage dans les conditions extrêmes de la préhistoire où les hommes se dépensaient beaucoup, se battaient, se blessaient, etc.» Selon le Pr Dine, «le sport de haut niveau reproduirait en quelque sorte ces conditions de stress physiologique extrême, permettant à ces mutations favorables à la performance de s'exprimer».

Ce travail va être élargi à d'autres disciplines sportives et à d'autres populations humaines. Prochains sujets d'étude envisagés, les rugbymen océaniens.

 

Source et date de l'article  LeFigaro.fr  30.08.2011

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Les Mondiaux d'athlétisme Daegu sous haute surveillance

2 Septembre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Athlétisme

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En plus des contrôles antidopage classiques, les Championnats du monde d'athlétisme qui démarrent samedi à Daegu sont placés pour la première fois sous la surveillance du passeport biologique pour mieux identifier les athlètes cherchant à gonfler artificiellement leurs performances.

 

La ruée vers l'or attise toujours les tentations, comme le montre le contrôle positif de Steve Mullings, confondu pendant les Championnats jamaïcains alors qu'il s'affichait cette saison comme l'autre Caribéen à pouvoir prétendre au podium du 100 et 200 m derrière Usain Bolt et Asafa Powell.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) ne fait pas l'autruche en matière de dopage, et à un an de Londres, le sport roi des jeux Olympiques d'été a prévu de faire les choses en grand en Corée du Sud.

Entre leur arrivée au village et le début de leur compétition, chacun des quelque 2000 athlètes engagés sera soumis à un test sanguin, à l'image des prélèvements sur les coureurs du Tour de France 48h avant le départ de la Grande Boucle.

 

Contrairement aux précédents Championnats du monde à Berlin en 2009, où les tests sanguins visaient surtout les épreuves d'endurance, cette année à Daegu, tous les athlètes, toutes disciplines confondues, devront s'y plier.

L'IAAF, qui suivait depuis des années avec intérêt le développement du passeport biologique, a rejoint, entre Berlin et Daegu, le club des fédérations à l'avoir adopté officiellement. Ces tests sanguins sont autant de "signatures biologiques" qui alimenteront les profils des athlètes dans le cadre du passeport.

 

"Sans précédent"

 

La fédération d'athlétisme utilisait déjà par le passé des informations fournies par les profils pour mieux orienter ses contrôles antidopage sur les suspects. Désormais, elle peut aussi utiliser les anomalies observées dans les profils comme preuves en elles-mêmes de dopage, pour prononcer des sanctions.

"Les analyses permettront, non seulement de mesurer les marqueurs indicatifs de l'usage d'EPO ou de manipulation sanguine dans les disciplines d'endurance, mais également ceux pouvant indiquer l'usage de stéroïdes ou de l'hormone de croissance dans les disciplines de force et d'explosivité", a précisé la fédération lors de l'annonce de "ce programme sans précédent".

 

Sans précédent car, selon l'IAAF, "ce sera la première fois qu'une population d'environ 2000 athlètes participant à un évènement sportif majeur devra se soumettre à un contrôle sanguin, dans des conditions matérielles optimales identiques et durant la même période de temps".

Pour cet ambitieux programme, l'IAAF est épaulée par le Laboratoire antidopage de Lausanne, l'un des quelque 35 laboratoires accrédités par l'Agence mondiale antidopage (AMA) dans le monde, et réputé pour sa grande expertise en matière d'analyses de sang et de passeport biologique.

 

"Les données recueillies alimenteront une base de données unique de valeurs de référence des biomarqueurs chez une population d'athlètes d'élite, hommes et femmes, pratiquant différentes disciplines et d'origines géographiques variées", a souligné la fédération, qui gère un des sports les plus universels qui soient.

Le passeport biologique ne se substitue pas aux contrôles antidopage classiques, basés sur la détection de substances interdites dans l'urine et le sang, mais les complète. L'IAAF prévoit de mener environ 500 contrôles urinaires pendant les Mondiaux, en et hors compétition.

 

Source et date de l'article  L'Express.fr  26.08.2011

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