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CONTRE LE DOPAGE

Des Jeux propres? Peut-être pas...

26 Février 2010 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #JO de Vancouver 2010

http://www.mountain-riders.org/_news/upload/logo-jo-vancouver-2212092276.jpgVANCOUVER - Il pourrait être un peu trop tôt pour qualifier les Jeux de Vancouver de "propres".


Le président de la commission médicale du Comité international olympique a révélé jeudi que le laboratoire antidopage souhaitait faire des analyses additionnelles de certains échantillons sanguins prélevés, puisque des indices laissent croire qu'il pourrait y avoir des cas de dopage sanguin.


Le docteur Arne Ljungqvist, un vétéran de la campagne antidopage, n'a pas pu révéler combien d'échantillons allaient être analysés plus attentivement.

"Je n'ai pas de données. Et tout ce que j'ai pu dire, c'est qu'il s'agit de faibles soupçons, a-t-il dit aux journalistes. Il n'y a pas de soupçon en particulier envers un athlète en particulier."


"Mais nous voulons, seulement pour nous rassurer, approfondir certaines données sanguines. Et cela signifie que nous pourrions voir des cas où de nouvelles générations d'EPO ont été utilisées", a-t-il ajouté.

L'EPO, ou l'érythropoïétine, est un type de médicament contre l'anémie, utilisé par les patients souffrant d'insuffisance rénale ou de certaines formes de cancer. Certains athlètes de sports d'endurance utilisent le produit pour augmenter leur production de globules rouges, qui transportent l'oxygène.


M. Ljungqvist n'a pas précisé si le laboratoire s'attendait à obtenir des réponses d'ici la fin des Jeux.

Les règles du CIO stipulent que les échantillons prélevés sont conservés pendant huit ans. Ils peuvent être réanalysés à tout moment durant cette période, et si des tests révèlent alors qu'un athlète a triché, des sanctions seront imposées.


Un total de 1821 tests, sur les quelque 2000 prévus, ont été effectués jusqu'à maintenant, et le seul résultat positif touchait une joueuse de hockey russe qui avait utilisé un stimulant interdit, contenu dans un décongestionnant, avant les Jeux. Elle a reçu une réprimande, mais a pu participer au tournoi olympique.


Environ 400 des échantillons prélevés à ce jour sont sanguins, les autres sont des échantillons d'urine. Tous les médaillés, de même que deux athlètes de chaque discipline choisis au hasard, doivent se soumettre aux tests.

 

Source et date de l'article  rdsolympiques.ca  25.02.2010

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Des athlètes génétiquement modifiés ?

16 Février 2010 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #JO de Vancouver 2010

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201002/14/147154.jpg
Le jour où l'on créera des super-athlètes grâce au dopage génétique n'est pas si lointain, avancent avec inquiétude quelques observateurs. Tricherie dernier cri? Des chercheurs québécois en génétique y voient plutôt un scénario de science-fiction.
«On dénombre aujourd'hui jusqu'à 200 gènes liés de près ou de loin à la performance sportive», indique Louis Pérusse, chercheur en génétique à l'Université Laval.

Imaginez si l'on pouvait, à l'aide de modifications génétiques, améliorer le transport de l'oxygène, augmenter les capacités cardiaques, optimiser le développement des fibres musculaires et mieux gérer l'énergie métabolique. Les possibilités pour les athlètes seraient alors immenses, non?

Louis Pérusse est très sceptique. Son collègue Claude Bouchard et lui sont les instigateurs d'une carte génétique de la performance sportive. À l'aide d'une équipe internationale, ils font une recension exhaustive de la littérature scientifique sur la génétique et la performance sportive. La carte est mise à jour et publiée tous les deux ans dans la revue Medicine&Science in Sports&Exercice.


Plusieurs recherches menées avec des souris ont donné des résultats spectaculaires sur la modification des gènes ou, indirectement, la manipulation de molécules exogènes liées aux gènes. En 2007, des chercheurs de l'Université de Cleveland ont obtenu une «super-souris» en surexprimant l'enzyme PEPCK-C associée à la production d'énergie, indique le magazine Sciences et Avenir. Le résultat? Une souris capable de franchir 6 km à 20 mètres/minute. Normalement, elle ne peut tenir plus de 200 mètres à cette vitesse!

«Il n'est pas envisageable à ce jour de transposer à l'humain les découvertes faites chez l'animal, affirme Louis Pérusse. Je crois que la manipulation des gènes pour améliorer la performance sportive est peine perdue. Les gènes en cause sont trop nombreux et ils n'ont pas tous le même potentiel.» Sans compter que la performance sportive n'est pas qu'affaire de gènes, ajoute-t-il.


La thérapie génique est loin d'être au point, précise Christiane Ayotte, directrice du Laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS-Institut Armand-Frappier. Il y a encore trop de risques et d'effets secondaires mal maîtrisés. Le dopage génétique n'est donc pas pour demain, mais on y travaille. Est-ce que des athlètes vont l'essayer quand ce sera possible? Bien sûr. Il y aura toujours un bandit pour faire un coup d'argent.»

«C'est inévitable, les athlètes chercheront toujours ce qui les aidera à repousser leurs limites. Certains n'hésiteront pas à franchir la ligne éthique», indique David Pearsall, du Laboratoire de recherche sur le hockey sur glace de l'Université McGill. Cette quête ne date pas d'hier: même les premiers athlètes olympiques ont cherché à augmenter leur puissance au buvant des décoctions d'herbes, souligne-t-il.


«En Russie, il serait aujourd'hui possible de se doper avec un médicament de thérapie génique, le Repoxygen», indique-t-on dans Sciences et Avenir. Le coût: 15 000$. Le médicament a été conçu pour traiter l'anémie, mais les essais sont demeurés au stade préclinique, précise l'article. Le Repoxygen induit un gène supplémentaire de l'EPO pour augmenter la production de globules rouges. Les tests sur les animaux, dont plusieurs ont dû être euthanasiés, ont jusqu'à maintenant été très décevants.


L'avènement de la sélection génétique, qui se ferait déjà au Japon et en Australie, est plus plausible. On cible de jeunes athlètes prometteurs dotés de gènes liés à la performance. «Quand on aura un catalogue plus complet, on pourra essayer d'évaluer le potentiel génétique d'un jeune athlète et l'amener à de hauts niveaux», avance Louis Pérusse, peu convaincu.

Pourquoi étudier la génétique sportive? «En identifiant les gènes, on peut mieux comprendre comment fonctionne la machine humaine. Si on sait comment le coeur ou les muscles s'adaptent à l'effort, on pourra mettre au point des programmes d'entraînement plus adéquats», conclut le chercheur.


Source et date de l'article cyberpresse.ca  14.02.2010

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Une trentaine d'athlètes privés de Jeux olympiques

14 Février 2010 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #JO de Vancouver 2010

http://www.lemonde.fr/image/2010/02/10/546x273_1442737_0_762d_ill-1303598-da02-611275.jpg
Vancouver veut des Jeux propres. Mercredi
10 février, le Comité international olympique (CIO) avertissait que des tests antidopage seraient menés pendant plusieurs mois après la fin des épreuves (du 12 au 18 février), et ce pour déceler des produits tels que l'hématide, un médicament encore expérimental destiné à soigner l'anémie.

Vendredi, c'est au tour de l'Agence mondiale anti-dopage (AMA) de montrer sa détermination. L'agence a indiqué que plus de trente athlètes ayant été contrôlés positifs ces derniers mois ne pourront participer aux Jeux. Ils "ont été empêchés de concourir aux Jeux de Vancouver après avoir violé les règles antidopage", a précisé le président de l'AMA, John Fahey, lors d'une conférence de presse, tout en précisant que "plus d'un sport" et "plus d'un pays" étaient concernés. Plus de 70 athlètes avaient été interdits pour les mêmes raisons des Jeux d'été de Pékin en 2008.


"Les athlètes qui tricheront ici auront beaucoup plus de chance de se faire prendre que dans n'importe quel rendez-vous olympique précédent", a martelé John Fahey, alors que l'AMA a dit son intention de mener pendant la durée de la compétition plus de 2 100 contrôles, dont 500 tests sanguins.

 

Seul signe discordant de cette volonté affichée de lutter contre le dopage, le cas d'une athlète russe, contrôlée positive à un stimulant léger, mais qui ne sera pas suspendue. Le CIO a justifié jeudi soir sa décision d'infliger un simple blâme à la hockeyeuse Svetlana Terenteva par le fait que la substance, dont la prise est autorisée hors compétition, a été consommée avant le début des Jeux.


Source et date de l'article Le Monde.fr  12.02.2010

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