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CONTRE LE DOPAGE

Riccardo Rcco reconnaît s'être dopé sur le Tour

31 Juillet 2008 Publié dans #Cyclisme


Le cycliste italien Ricardo Ricco, contrôlé positif à l'EPO pendant le Tour de France, est passé aux aveux mercredi devant le Comité national olympique italien (CONI) à Rome, après avoir clamé son innocence pendant deux semaines. "Avant le Tour, j'ai commis une erreur, j'ai pris le produit dont tout le monde parle. J'ai commis cette erreur seul", a déclaré le coureur.


"Après le Giro, j'étais fatigué dans la tête et dans les jambes. Au Giro, j'étais propre, et puis le mercredi avant de partir [pour le Tour de France]... C'est une erreur de jeunesse", a affirmé le "Cobra". Vedette des étapes de montagne et double vainqueur à Super-Besse et à Bagnères-de-Bigorre, son élan avait été brisé le 17 juillet avec l'annonce d'un contrôle positif (à l'issue de la 4e étape à Cholet) au CERA, une EPO à effet retard qui n'avait jamais été détectée et que nombre de sportifs croyaient invisible.

"LA MÉTHODE N'EST PAS FIABLE"

Dans la foulée, son équipe, la Saunier-Duval, avait quitté l'épreuve. L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) avait ensuite affirmé que Ricco avait tenté de se soustraire au contrôle qui l'a confondu.

"Pendant le Tour de France, j'ai subi beaucoup de contrôles mais seulement deux ont été positifs, alors que tous auraient dû l'être. Il semble évident que la méthode n'est pas fiable à 100 % parce que les effets du produit durent un mois", s'est même vanté le coureur.  Il a expliqué être passé aux aveux pour se "soulager d'un poids".

"Mes pensées vont à l'équipe [Saunier-Duval], car des personnes ont pu perdre leur travail à cause de moi. Je pense aussi à mes coéquipiers qui, toujours à cause de moi, ont dû renoncer à poursuivre leur aventure dans le Tour", a-t-il déclaré.

Selon la Gazzetta dello Sport, le coureur pourrait grâce à ses aveux bénéficier d'un "allègement" de la sanction de deux ans de suspension prévus par les règlements en vigueur en cas de dopage.  La décision du parquet antidopage du CONI sur la suspension du coureur pourrait être connue dès la semaine prochaine.

Source et date de l'article LeMonde.fr  30.07.08




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Championne du monde de cyclisme sur route Marta Bastianelli positive

29 Juillet 2008 Publié dans #Cyclisme


La championne du monde de cyclisme sur route, l'Italienne Marta Bastianelli, a fait l'objet d'un contrôle antidopage positif à un stimulant début juillet, a annoncé l'agence Ansa lundi.

Bastianelli, 21 ans, figurait parmi les athlètes italiennes sélectionnées pour les jeux Olympiques de Pékin (8-24 août).

La Romaine a été contrôlée positive lors d'un examen effectué le 5 juillet par l'Union cycliste internationale (UCI) à Verbania (nord-est de l'Italie) lors des championnats d'Europe de cyclisme des moins de 23 ans.

"Elle a été d'une naïveté incroyable et se retrouve positive à la flenfluramine, un composant d'un produit pour régime. Elle est obsédée par le poids, elle ne mange que de la salade", a déclaré à l'Ansa Renato Di Rocco, président de la Federciclismo, la fédération italienne de cyclisme.

La championne a expliqué dans la soirée s'être adressée à son pharmacien habituel pour qu'il lui prépare un mélange d'herbes drainant.

"J'ai lu la listes des produits utilisés et parmi ceux-ci il y avait le benfluorex, qui ne figure pas parmi les substances interdites. Des analyses de laboratoire montreraient au contraire que ce produit contient un principe actif à l'origine de mon test positif. Mais comment pouvais-je le savoir ?", a-t-elle déclaré, cité par l'agence Ansa.

"Inflexibles"

Bastianelli est devenue championne du monde à l'âge de 20 ans, en septembre dernier à Stuttgart (Allemagne), en devançant la tenante du titre, la Néerlandaise Marianne Vos.

La jeune Italienne avait décroché chez les juniors la médaille d'argent aux Championnats du monde 2004, à Vérone (Italie).

"Nous allons demander des contre-expertises immédiates. Le problème n'est pas seulement les JO, mais aussi son image et celle du cyclisme", a ajouté M. Di Rocco.

"Je crois que c'est en toute innocence" qu'elle a pris ce produit, a renchéri le responsable de la sélection italienne, Franco Ballerini, soulignant qu'il voulait "connaître à quel type de substance l'athlète a été trouvée positive".

La président du Comité national olympique italien (Coni) Gianni Petrucci a en revanche eu des mots très durs.

"Si l'analyse est confirmée, nous serons inflexibles. Maria Bastianelli a trahi le Coni, la fédération et le monde du cyclisme", a-t-il déclaré, cité par l'Ansa.

Cette annonce est intervenue à deux jours de l'audition devant le Coni de Ricardo Ricco, contrôlé positif à l'EPO après la 4e étape du Tour de France.

Son ex-coéquipier au sein de l'équipe Saunier-Duval, Leonardo Piepoli, également licencié pour avoir violé le code éthique de l'équipe même s'il n'a pas été contrôlé positif, sera entendu jeudi, son audition ayant été reportée de 48 heures.

Source et date de l'article AFP  28.07.08


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Quatrième cas de dopage sur le Tour de France

29 Juillet 2008 Publié dans #Cyclisme


Jusqu'au dernier jour, le dopage aura poursuivi le Tour 2008. Dimanche 27 juillet, quelques heures après la victoire de Carlos Sastre, sacré sur les Champs-Elysées, un nouveau cas de dopage éclabousse la Grande Boucle. Le Kazakh Dimitri Fofonov, de l'équipe Crédit agricole, a été contrôlé positif à un stimulant interdit sur le Tour de France, l'heptaminol. "Fofonov a été contrôlé positif pour un stimulant à l'issue de la 18e étape", entre Le Bourg-d'Oisans et Saint-Etienne, a annoncé le président de l'Agence française de lutte cotnre le dopage Pierre Bordry. L'heptaminol est un vasodilatateur qui permet d'augmenter le débit aortique.


Fofonov a terminé le Tour à la 19e place au général, juste derrière le Russe Alexandre Botcharov, qui court lui aussi sous les couleurs du Crédit Agricole. Le Kazakh a expliqué à sa formation avoir pris un produit contre les crampes acheté sur Internet.  "C'est un non-respect des règles élémentaires", a déclaré Roger Legeay, manager général de l'équipe française, qui a suspendu immédiatement son coureur.  "Un coureur ne peut prendre aucun médicament, sans autorisation du médecin de l'équipe, sans lui en avoir parlé", a ajouté Roger Legeay.

Agé de 31 ans, Fofonov avait commencé sa carrière dans la petite équipe belge Collstrop en 1999.  Fofonov avait ensuite couru chez Besson Chaussures en 2000, chez Cofidis entre 2001 et 2005 avant d'être recruté par le Crédit Agricole.  Il avait remporté la dernière étape du critérium du Dauphiné Libéré à la fin du mois de juin à Grenoble.

Coureur discret, résidant en Auvergne, il ne s'était pas montré particulièrement offensif durant ce mois de juillet, faisant preuve de régularité en montagne pour terminer dans les 20 premiers du Tour pour la première fois.  Ce contrôle positif intervient alors que le manager du Crédit Agricole Roger Legeay est à la recherche d'un repreneur pour son équipe la saison prochaine.

Cette affaire est la quatrième de l'édition 2008. Les Espagnols Manuel Beltran (Liquigas) et Moises Duenas (Barloworld) ont été contrôlés positifs à l'EPO et exclus du Tour. L'Italien Riccardo Ricco, contrôlé positif à une EPO de troisième génération a été exclu du Tour, et toute l'équipe Saunier-Duval a quitté la compétition. Le sponsor s'est désengagé de l'équipe, qui est devenu Scott-American Beef.

Source et date de l'article LeMonde.fr 28.07.08

 


 

 


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Ricco piégé par une molécule "espion"

24 Juillet 2008 Publié dans #Cyclisme


Le coureur cycliste italien Ricardo Ricco a été convaincu de dopage dans le Tour de France 2008 par une molécule chimique délibérément placée dans le produit interdit (CERA) par le fabriquant, la firme pharmaceutique Roche, a annoncé mercredi le président de l'Agence Mondiale Antidopage AMA, John Fahey.

Ce dernier a déclaré qu'il croyait de Ricco pensait que le CERA (Continuous Erythropietinm Receptor Activator) qu'il utilisait n'était pas détectable. Mais la firme Roche a coopéré avec l'AMA en plaçant une molécule pour aider les autorités à détecter un usage illégal.

Source et date de l'article Le Vif.be  23.07.08


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Le CERA, une EPO de troisième génération !

20 Juillet 2008 Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets


C'est la star, toujours verte, du cyclisme depuis vingt ans : l’EPO continue de faire carburer une partie du peloton. Le produit qui vient de faire plonger les trois dopés du Tour de France millésime 2008 (Manuel Beltrán, Moisés Dueñas et Riccardo Riccó) a évolué, via les variétés nouvelles qui sortent des laboratoires pharmaceutiques. La molécule qui a confondu Ricardo Riccó - sans doute à sa grande surprise - est la Cera (Continuous Erythropoietin Receptor Activator), une EPO dite de «troisième génération», commercialisée depuis quelques mois seulement.


Réputation. Il s’agit d’EPO-beta sur laquelle est greffée une macromolécule (polyéthylène glycol) qui permet de maintenir et de rallonger son activité biologique in vivo. La Cera, destinée dans le «civil» à traiter les anémies dans les insuffisances rénales, stimule ainsi en continu la production d’EPO. D’où son appellation d’«EPO retard». Alors qu’une EPO normale nécessite une injection deux à trois fois par semaine, «la Cera se prend tous les quinze jours ou tous les mois», explique Michel Audran, professeur à la faculté de pharmacie de Montpellier et spécialiste du dopage. Le produit jouirait déjà, dans le peloton, d’une belle réputation, d’autant qu’il n’existe toujours pas de test validé par l’Agence mondiale antidopage pour la détecter. Comme cela se fait parfois quand les industriels se rendent compte que leur médicament est détourné à des fins dopantes, le laboratoire Roche, qui a développé le produit, a établi un test antidopage pour la Cera. Celui-ci - en cours de validation - est un test sanguin. Pourquoi sanguin alors que le test EPO mis au point en 1999 par les Français Françoise Lasne et Jacques de Ceaurriz est urinaire ? «La Cera est une molécule de la taille de l’albumine qui, logiquement, est trop grosse pour passer dans les urines», explique Michel Audran. La surprise du chef, c’est que le laboratoire de Châtenay-Malabry a réussi, avec un contrôle urinaire «classique», à confondre Riccó. Pour Michel Audran, «si la molécule ne passe pas au repos dans l’urine, elle passe à l’effort». Ce qu’on confirme au laboratoire de Châtenay-Malabry : «Elle ne passera pas chez tous les sportifs de la même manière… mais, si elle passe, elle est très caractéristique et tout a fait détectable.» La chute de Riccó va donc obliger les cyclistes à rayer la Cera de la liste des EPO prétendues «invisibles».

Variantes. Une autre forme d’«EPO retard» avait connu le même succès dans les plaines enneigées de l’Utah, avant d’être détectée par un laboratoire antidopage et de disparaître des pharmacies des sportifs. Il s’agissait de l’Aranesp, ou darbopoïétine, retrouvée lors des Jeux olympiques de Salt Lake City dans les échantillons urinaires de trois skieurs de fond, éphémères médaillés d’or : les Russes Larissa Lazutina et Olga Danilova, et l’Allemand naturalisé espagnol Johann Mühlegg. D’autres variantes posent des problèmes aux autorités antidopage. C’est le cas de certaines EPO génériques, dites biosimilaires. Ces EPO ne sont pas indétectables, mais ne répondent pas aux critères de positivité mis en place pour les EPO «originelles», du fait de légères variations par rapport à leur «modèle». C’est aussi le cas de la Dynepo, développée à partir de cellules humaines et sur le marché depuis 2007, qui avait été détectée l’an passé dans les urines du Danois Michael Rasmussen, causant son éviction, mais sans qu’il soit pour autant déclaré positif.

Source et date de l'article Libération.fr  18.07.08



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Beltran dopé! Avant d'autres?

13 Juillet 2008 Publié dans #Cyclisme


La journée a commencé étrangement. Non pas à cause de l'épais brouillard qui a enveloppé les deux dernières ascensions de la 7e étape, mais bien en raison d'un communiqué pour le moins ambigu diffusé par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Mandaté par les organisateurs du Tour de France pour opérer les contrôles, l'AFLD a annoncé que, ce week-end, elle allait remettre aux coureurs «en mains propres» les résultats de leurs prélèvements sanguins effectués les 3 et 4 juillet, juste avant le départ du Tour, et analysés par le Laboratoire antidopage de Lausanne.


Jusque-là rien d'anormal, sauf que la suite de l'annonce est beaucoup plus étrange avec deux phrases pleines de sous-entendus: «Cette transmission n'a en aucun cas valeur d'avertissement au sens juridique du terme. Après avis médical, il a en revanche été suggéré à un certain nombre de coureurs de remettre leurs résultats au médecin de leur équipe, en raison de la possibilité d'un risque sanitaire, compte tenu des valeurs de certains paramètres.» Ou comment dire tout et pas grand-chose.

Résultats inquiétants !

Après décodage, on comprend que plusieurs coureurs présentent des paramètres sanguins irréguliers et qu'ils sont (forcément) dans le collimateur des contrôleurs qui, depuis le début de leur travail, mènent des actions ciblées sur certains membres du peloton. Pierre Bordry, le président de l'AFLD, a déclaré à l'AFP qu'«il y a des gens sur lesquels on peut se poser des questions sur le plan médical. Leurs résultats ne sont pas anormaux mais inquiétants pour leur santé».

Depuis le départ du Tour, plusieurs coureurs, notamment Fabian Cancellara et Riccardo Ricco, ont déclaré avoir été très souvent contrôlés. Pas vraiment un hasard si l'on en croit Pierre Bordry qui a précisé que, depuis le samedi 5 juillet, date où l'AFLD avait eu connaissance des résultats, des coureurs étaient particulièrement visés par les contrôles antidopage.

Il n'en fallait pas davantage pour que la rumeur ne commence à enfler. Certains n'hésitant pas à voir le double champion du monde du contre-la-montre et le vainqueur italien de jeudi à Super-Besse tombés en disgrâce. Dans ce climat de suspicion, même l'abandon inattendu de Christophe Moreau devenait louche.

Réjouissant et triste

Les supputations en tout genre prenaient fin à 19 h 12 lorsque le site internet de «L'Equipe» annonçait que «Manuel Beltran (Liquigas) présente des traces d'EPO (érythropoïétine) dans l'échantillon A de ses urines prélevé à l'issue de la 1re étape du Tour de France, samedi 5 juillet entre Brest et Plumelec.»

Agé de 37 ans, l'ancien lieutenant de Lance Armstrong à l'US Postal et chez Discovery Channel a été immédiatement exclu du Tour par son équipe Liquigas, qui, elle, a décidé de continuer l'épreuve (ndlr: le règlement ne l'oblige pas à quitter le Tour). Des gendarmes sont venus perquisitionner l'hôtel de la formation italienne avant d'embarquer Beltran qui a été mis en garde à vue.

Moins de deux heures plus tard, Amaury Sport Organisation (ASO), société organisatrice du Tour de France, réagissait via un (autre) communiqué. Les organisateurs officialisaient le contrôle positif de l'Espagnol et se félicitaient «de l'efficacité du dispositif mis en place par l'AFLD, tout en déplorant que certains coureurs irresponsables n'aient toujours pas compris que la détermination à lutter contre le dopage était totale et que l'étau se resserrait autour d'eux».

L'impossible lutte se poursuit donc avec l'acharnement qu'elle mérite. Les coureurs les moins malins devraient encore tomber. On ne peut que s'en réjouir. Et s'en attrister.

Source et date de l'article www.nouvelliste.ch  12 juillet 2008


 


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Pourquoi le dopage ?

9 Juillet 2008 Publié dans #Cyclisme


Un ouvrage sur l’histoire du cyclisme vient de paraître chez PUF sous le titre «L’épreuve du dopage». On le doit à trois auteurs et notamment au professeur de l’Université de Lausanne Fabien Ohl. Ce livre raconte la précarité du métier, sa dureté, le manque d’autonomie des coureurs cyclistes par rapport aux organisations sportives, aux directeurs d’équipe, aux soigneurs, aux coéquipiers…

Le salaire est aussi très fluctuant. Pour bien gagner sa vie il faut gagner sa course. Le corps ne peut pas se permettre de flancher. Et le dopage dans tout ça ? En Europe, le boulot a été fait, les contrôles sont rigoureux avec des influences très nettes sur la culture cycliste en train de se transformer sous l’énorme pression. On le voit en ce moment sur le Tour de France 2008, même si, comme l’affirme le directeur de l’épreuve, «on n’est pas à l’abri demain d’une autre affaire», avant d’ajouter que «les gens comprennent qu’on montre une voie et qu’on s’y tient».
Dans le journal «Le Temps» on peut lire lundi 7 juillet ces surprenantes paroles du kiné perso d’Alejandro Valverde, s’exprimant sur les particularités de la musculature de son sportif préféré: «Une fois la ligne d’arrivée franchie, les coureurs ont les jambes très lourdes. Lui, jamais. Après 200 km, on a l’impression qu’il n’a rien fait… Il possède une musculature très relâchée. Il fait beaucoup de stretching, mais tout le monde en fait beaucoup. Quelquefois, j’aimerais travailler avec des scientifiques pour comprendre. Il faudrait réaliser une biopsie pour étudier sa fibre, pour voir s’il a quelque chose de différent, et le comparer à d’autres athlètes.»
Ah bon, serait-il extraterrestre, est-on tenté de demander ? A quand une fabrication «scientifique» d’incroyables Hulk du vélo ? Mais positivons. Cessons de tourner autour du pot belge. Le vélo est un sport magnifique, cruel, tellement cruel que les mots (maux) du cyclisme gravitent inévitablement autour de la souffrance et du corps à soigner. Dans ce contexte, le soupçon du dopage s’invite facilement. Et puis il y a tout le passé du vélo, si bien conté dans cet ouvrage. La cocaïne à petite dose, l’arsenic de même, tout ce qui circule à visage plus ou moins découvert au fil du temps, avant l’avènement de la lutte antidopage au début des années 1960. Ce combat s’imposera difficilement, à en juger par les témoignages rassemblés dans ce livre qui veut donner sans juger la vision du monde des cyclistes professionnels des années 1990. C’est l’époque où l’on glisse facilement de la simple vitamine à l’EPO, de l’antidouleur banal à l’injection de produits innombrables que les cyclistes vont repabtiser «Tintin», «mémé», «le pépé», «le cousin Riri», histoire de dédramatiser et de se comprendre entre initiés.
On voit bien que l’horrible souffrance doit être maîtrisée, qu’il faut pouvoir rivaliser avec les collègues chargés, faire partie de la grande famille, sans chipoter dans son assiette d’amphés, sans mépriser les conseils et le savoir «pharmacologique» transmis par les pairs.
Aujourd’hui, le sociologue Fabien Ohl affirme que les cyclistes se retrouvent «seuls face au dopage» qui n’est plus organisé au niveau des équipes. Des entraînements ont lieu au Mexique ou dans les anciens pays de l’Est pour éviter les prélèvements sanguins inopinés réalisés sur le plan européen. Le discours propre est en train de changer les pratiques mais pas complètement car une terrible injonction demeure: gagner, il faut gagner. «Le cycliste joue son emploi, ses revenus et ses possibilités de reconversion dans ses classements», soulignent les auteurs. Dans ces conditions, «le dopage semble donc apporter une sécurisation du corps, des performances et donc de l’emploi du cycliste».

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