Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
CONTRE LE DOPAGE

Le témoignage de Jesus Manzano

30 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme


Voici un témoignage édifiant !!

J'ai beaucoup de respect pour une personne comme lui. Car il reconnaît ces erreurs, mais il dénonce aussi !
Lire la suite

Les morts ne parlent pas…

30 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme


Je trouve cet article très intéressant. A lire absolument !

Article du 27 juillet 2007

Non, le Tour de France n’est pas mort. Mais c’est bien un trépas qui le menace. La course continue vaille que vaille, hagarde, sans maillot jaune, avec un futur leader sur lequel pèsent les plus lourds soupçons puisque son nom est apparu dans l’affaire du médecin dopeur Puerto et qu’il fut longtemps dirigé par le sulfureux Manolo Saiz. Le directeur de la Grande Boucle ose dire cependant crédibles le classement et les performances. Pourtant, est-on sûr d’en avoir fini avec les mauvaises surprises d’ici aux Champs-Élysées, puis dans les semaines qui viennent ?

Très mal en point, le Tour de France est encore vivant, dans l’imaginaire populaire qui sait ce que coûte l’effort, dans les rêves des mômes qui pédalent sur de petites routes, dans cette communion, douloureuse aujourd’hui, qui rassemble autour de l’épreuve reine du cyclisme. Pourtant, certains s’empressent d’expédier des faire-part de décès, comme s’il fallait clouer le couvercle sur le problème et enterrer ce qu’il révèle. Ce sont souvent les mêmes qui applaudissent au règne de l’argent sur l’économie mondiale et la vie sociale. Quand ses effets néfastes éclatent en plein soleil, devant les millions de spectateurs massés dans les cols et le long des routes, ces bons apôtres réclament la mise à mort… Les cadavres ne parlent plus.

D’autres encore s’acharnent à réduire les cas de tricherie à des faux pas individuels. Il faut au contraire prendre la mesure du mal. La pression de l’ensemble de la chaîne qui finance et encaisse les bénéfices du cyclisme pour obtenir à tout prix des résultats est à l’origine du dopage. Cela se mesure en monnaie sonnante et trébuchante. Cela s’élabore dans une idéologie de la performance qui méprise ses victimes et impose des trains d’enfer. Et cet ensemble se construit très jeunes, quand des encadrements sportifs cèdent à la gloriole au mépris de l’avenir et de la santé des jeunes qui se confient à eux. Le cyclisme est en première ligne aujourd’hui, mais qu’en est-il du football qui draine un tel flux d’argent, ou du rugby où trop de joueurs et d’entraîneurs traitent la créatine et ce qu’elle accompagne comme s’il s’agissait de Viandox. Le base-ball, l’athlétisme, le basket, le tennis, le golf même ont leurs affaires.

La lutte contre le dopage a dérangé et dérange encore bien des situations assises. En 1998, les sponsors appuyaient les coureurs qui dénonçaient par un sit-in les perquisitions diligentées par la justice. Aujourd’hui, ils sont encore trop nombreux à fermer les yeux, comme les Rabobank l’ont fait sur les manipulations de Rasmussen, ou à plaider l’innocence contre toute évidence, à l’instar de l’équipe de Vinokourov. Les péripéties de la Boucle 2007 peuvent désormais rendre très risqué d’associer une marque à de nouveaux scandales à l’égard desquels le public n’a plus d’indulgence. Et les sportifs aussi ne se laissent plus impressionner par la mafia des piqûres et ses représailles dans le peloton.

Un chiffre confirme que la lutte contre le dopage doit devenir une cause nationale : 1 % des collégiens se dopent déjà pour faire du sport, selon une étude conduite en Lorraine. En proportion de ceux qui font du sport, le chiffre est plus lourd. Et c’est ensuite,en cadets, en juniors, qu’il croît encore. Des santés, des avenirs sont en jeu. La prévention de ce mal implique un engagement plus ferme encore du gouvernement et des pouvoirs publics et pas seulement des tours de piste dans une étape de montagne…

Ma source est http://www.humanite.fr


Lire la suite

Dopage confirmé pour Vinokourov

30 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme


Article du 28 juillet 2007


Contrôlé positif à l’issue de la 13e étape du Tour de France, Alexandre Vinokourov était accusé d’avoir eu recours à une transfusion sanguine. La contre-expertise pratiquée sur l'échantillon B a confirmé samedi que le Kazakh a triché.


Tout sauf une surprise
Malgré les contestations répétées d’Alexandre Vinokourov, la contre-expertise de l’échantillon B s’est révélée positive. Le coureur qui clamait son innocence accusait même le laboratoire de Châtenay-Malabry, responsable de son contrôle positif, de ne pas maîtriser la technique de l'analyse cytométrique (utilisée pour les transfusions sanguines homologues).
Contrôlé initialement le samedi 21 juillet après sa victoire dans le contre-la-montre d'Albi, à l’occasion de la 13e étape, le leader d’Astana avait été de nouveau été déclaré positif lors d’un second contrôle pratiqué le lundi suivant. Une annonce qui avait poussé la formation Kazakh et son coureur vedette à quitter le Tour.

Le même système de défense que Landis
Malgré les évidences, Vinokourov préférait nier les faits. Dans un communiqué, il affirmait ainsi : «J'ai toujours couru en respectant les règles. J'ai été testé au moins 100 fois pendant ma carrière. Ces résultats n'ont aucun sens. Avec toute l'attention autour du dopage, il faudrait être fou pour faire ce qu'on m'accuse d'avoir fait, et je ne suis pas fou.» Une stratégie de défense qui rappelait fortement celle d’un certain Floyd Landis, positif à la testostérone sur le Tour 2006. Rien d’étonnant toutefois quant on sait que l’avocat de Vinokourov, Maurice Suh, n’est autre que celui de l’Américain…


Ma source est http://sports.lefigaro.fr

Lire la suite

Un maillot jaune qui n'a rien à faire là ?

22 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme


Le Tour de France à nouveau éclaboussé. Maillot jaune, le Danois Michael Rasmussen a été exclu de l’équipe nationale par sa fédération. Pourtant, il était au départ hier de la 12e étape. A n’y rien comprendre.


Sur le Tour de France, les affaires de dopage se succèdent à un rythme effréné. Une habitude, me direz-vous. Après le feuilleton Floyd Landis l’an dernier, pour ne citer que cet exemple, le spectre de 1998 refait surface sur la Grande Boucle. Cette année encore, plusieurs affaires sont en cours.

Convaincu de dopage, l’Allemand Matthias Kessler (Astana) a été écarté. Patrik Sinkewitz (T-Mobile) a quant à lui demandé une contre-expertise suite à un contrôle positif à la testostérone datant du 8 juin. L’Allemand a finalement abandonné. L’escalade a franchi un nouveau palier hier, avec l’annonce de l’exclusion par la Fédération danoise de cyclisme (DCU) de l’actuel maillot jaune, le Danois Michael Rasmussen.

Le coureur de l’équipe Rabobank n’est pas au-dessus de tout soupçon. Il a omis à plusieurs occasions d’indiquer le lieu de ses entraînements aux autorités antidopage. Conséquence, une suspension pour les championnats du monde en septembre à Stuttgart, ainsi que pour les Jeux olympiques de 2008 à Pékin. «Nous considérons ce cas avec une grande gravité et la direction de la DCU a décidé par conséquent que Rasmussen ne fait plus partie de l’équipe nationale. Il en a été informé le 26 juin», a déclaré Jesper Worre, le directeur de la DCU, sur la chaîne de télévision publique danoise DR1. L’exclusion de Rasmussen ne remet pas en cause sa participation au TDF. Les dirigeants de la Grande Boucle ont décidé de ne pas bouger pour l’instant. «Nous n’avons pas d’éléments suffisants pour prendre une sanction», a simplement indiqué Christian Prudhomme, le patron du Tour, dans une conférence de presse hier matin. Jean-René Bernaudeau, manager de Bouygues Telecom, ne partage pas cette décision: «Si un de mes coureurs était suspendu par sa fédération, il ne serait pas au départ du Tour.»

Rasmussen tente des explications

D’accord, Michael Rasmussen n’a pas encore été jugé coupable. Le coureur danois a d’ailleurs essayé de fournir des explications sur ses absences. Interrogé par le site électronique du quotidien danois «Politiken», il a affirmé qu’il avait «tenté de fournir des explications (sur le fait qu’il était injoignable durant les entraînements) à la DCU. Mais ils ne les ont pas acceptées.» Avant d’ajouter: «J’en prends acte. Mais ce n’est pas quelque chose qui doit, en aucune façon, gêner la suite de ma participation au Tour de France. C’est une affaire de peu d’importance. Beaucoup de coureurs reçoivent des avertissements pour ne pas avoir communiqué leur emploi du temps. Je suis juste l’un d’entre eux», a déclaré un Rasmussen détendu. Le comportement de l’actuel maillot jaune laisse pourtant planer le doute. Alors dopé ou pas dopé? Aucune information n’a filtré lors de la 12e étape entre Montpellier et Castres.

Mais alors pourquoi cette nouvelle affaire est-elle tombée en plein TDF? Les jalousies y sont-elles pour quelque chose? Daniel Gisiger, entraîneur national de cyclisme sur piste, le laisse clairement entendre dans sa réaction.

Seule certitude, la Grande Boucle vit des heures mouvementées, s’essouffle, peine à prendre un nouveau départ comme le souhaitait Christian Prudhomme, le patron du Tour. Des sponsors importants ont préféré quitter le navire avant qu’il ne soit trop tard. L’image d’un cyclisme enfin propre semble appartenir au passé.

Dans le monde du cyclisme suisse, l’annonce de l’exclusion du Danois Michael Rasmussen ne laisse évidemment pas insensible.


JÉRÉMIE MAYORAZ AVEC SI
Ma source est http://www.nouvelliste.ch/news/fait.htm

Lire la suite

Rasmussen accusé de trafic

22 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme

Article du 20 juillet 2007

Selon nos confrères du magazine américain Velo News, Michael Rasmussen serait impliqué dans un trafic de produits dopants remontant à 2002. «Un ancien coureur amateur de VTT a accusé jeudi Michael Rasmussen d'avoir essayé de le duper en lui faisant transporter illégalement des produits dopants vers l'Europe en 2002», peut-on lire sur le site internet du mensuel vendredi.

Cet ancien coureur, Whitney Richards, affirme que le Danois, actuel Maillot Jaune du Tour de France, avait à l'époque tenté de se servir de lui comme intermédaire en lui faisant transporter une boîte censée contenir ses chaussures de vélo, alors qu'elle renfermait en fait, toujours selon Richards, des produits sanguins. Le coureur aurait ressenti la nécessité de révéler l'affaire après avoir entendu Rasmussen rassurer ses fans, troublés par les suspicions qui prèsent sur lui, en disant qu'ils pouvaient avoir confiance en lui.

Interrogé à ce sujet à l'arrivée de la 12e étape à Castres vendredi, Michael Rasmussen a confirmé qu'il connaissait effectivement Whitney Richards, mais n'a rien ajouté.

Ma source est http://www.lequipe.fr


Lire la suite

Premier décès du dopage dans le sport cycliste

20 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Historique du dopage


Lors du Bordeaux-Paris, Arthur Linton meurt en raison d'une absorption abusive de triméthyle (probablement de l'alcool triméthylique).

Lire la suite

Amphétamines

20 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Produits et techniques dopante - risques et effets


A l'époque : le mot doping s'applique à tout moyen qui peut servir à améliorer les performances sportives. Tout étant permis en matière d'ingestions de produits, ce mot ne renvoie à aucune connotation de type légale. Il s'applique à tous les produits pharmaceutiques comme l'héroïne, la cocaïne, la caféine mais également aux préparations diététiques à base de vitamines, sels minéraux habituellement consommés avec la nourriture.


De l'éphédra aux amphétamines
Quoi qu'il en soit, au milieu du siècle, les hydrates acquièrent le statut de substances favorables à l'exercice physique.
Mais à cette époque une autre évolution est déjà en "marche accélérée", une évolution qui a pour origine l'éphédra.
L'éphédra est un petit arbre à fleurs jaunes et aux baies rouges comestibles. Depuis plusieurs siècles, sa consommation était réputée faciliter l'exercice physique et supprimer la fatigue. S'il en est ainsi, c'est que l'éphédra renferme une substance appelée éphédrine qui a pour propriétés de : dilater les bronches, exciter les muscles, augmenter le taux de sucre dans le sang, repousser la sensation de fatigue.
Outre ces effets directs sur l'organisme, qui expliquent qu'on la retrouve encore 100 ans plus tard lors des contrôles anti-dopages, l'éphédrine a tenu un rôle de premier plan dans l'histoire médicale et sportive. Elle a, en effet, servie de support aux scientifiques pour la mise au point de la première amphétamine : la benzédrine.

Très vite, les amphétamines et leurs dérivés vont devenir les stars du dopage pour longtemps. Déjà répandues dans le milieu sportif, leur réputation va être assise lors de la seconde guerre mondiale. Durant le conflit, 72 millions de comprimés de benzédrine (amphétamine) seront distribués aux contingents britanniques et notamment aux pilotes de la Royal Air Force pour les aider à lutter contre la fatigue. Au Japon, les ouvriers sont gavés d'amphétamines pour accroître leur cadence de travail.
Les utilisateurs déclarent alors ne pas ressentir de fatigue et avoir une volonté intacte quelques soient les situations.

Pour comprendre comment ces effets peuvent intervenir, pénétrons au cœur de l'organisme humain.

Comment ça marche ?
Les amphétamines agissent au niveau du système nerveux central. Dans notre cerveau sont libérés en permanence plusieurs dizaines de transmetteurs différents. Chacune de ces substances à des effets plus ou moins définis.
Les amphétamines ont une configuration proche de deux de ces transmetteurs : la noradrénaline et la dopamine. Le premier composé intervient dans l'éveil, la préparation aux agressions ; le second provoque un sentiment d'apaisement et de plaisir. La présence d'amphétamines dans le cerveau engendre une augmentation de la quantité de transmetteurs disponibles et induit, par-là même, les effets comportementaux cités.

La connivence
Dans la première moitié du siècle, la grande majorité - pour ne pas dire la quasi-totalité - des athlètes de haut-niveau ayant à supporter les efforts difficiles et prolongés ont absorbé des amphétamines. Cela ne posait aucun problème puisque, après avoir été recommandées puis délivrées (guerre), ces dernières sont restées en vente libre en France jusqu'en 1955.
L'utilisation était d'autant plus aisée que les prix étaient raisonnables. De plus, après la guerre, l'arrivée sur le marché de seringues auto-injectables permit de "s'alimenter" beaucoup plus facilement, sans interrompre l'effort.

Le sport n'est pas le seul secteur touché. Après la guerre, les amphétamines sont utilisées dans tous les corps de métiers, à chaque fois qu'une fatigue doit être endurée, à chaque fois qu'un travail physique ou intellectuel important doit être accompli. Les étudiants, professions libérales, ouvriers utilisent ces produits de manière plus ou moins prolongée.

Indétectables ?
Dans le milieu sportif français, la première loi anti-dopage de 1965, notifie explicitement les amphétamines parmi les produits interdits. Dès lors, les sportifs et leur entourage vont mener une véritable course pour éviter d'être pris aux contrôles.
La première année (1966), un contrôle sur trois est positif. L'année suivante, ce taux est guère supérieur à 10%. Cela ne signifie nullement que moins d'athlètes se dopent mais simplement qu'ils ont su déployer des astuces leur permettant de passer au travers des contrôles. Nous reviendrons sur les techniques permettant de s'assurer de n'être pas pris. En fait, si les athlètes sont pris au contrôle c'est chaque fois pour des raisons inhabituelles : un médecin qui applique les consignes de manière plus stricte que ses collègues, la mise sur le marché de nouveaux tests de dépistages sans que l'encadrement des sportifs soit mis au courant…

Ce va-et-vient entre dépistage et dopage est particulièrement mis en lumière par les "péripéties" qui se sont produites, dans les années 70, entre le biochimiste belge Michel Debackere et les stars du vélo.
A l'époque, des stimulants apparentés aux amphétamines avaient les faveurs du peloton. Il s'agit du groupe des pipéridines (Lidépran, Mératran, Ritaline). Cette popularité s'expliquait par le fait que les sportifs avaient constaté que les contrôles étaient incapables de démasquer ces substances. Pourtant, en 1974, un laboratoire dirigé par Michel Debackere découvre le moyen de repérer ces produits. Conséquence, au printemps de la même année, treize cas positifs sont trouvés. Cette vague de contrôles stoppa nette l'utilisation de ce groupe de substances.
Dans la foulée, un autre produit indécelable apparenté aux amphétamines venait les remplacer. La pémoline devenait le nouveau produit à la mode. S'en suivirent, "3 ans de bonheur sous pémoline". Mais en 1977, patatrac, il faut à nouveau changer de produit. En effet, le même Michel Debackere a trouvé le moyen de déceler le produit incriminé. Mieux encore, il s'est débrouillé pour garder sa trouvaille secrète jusqu'à confondre le roi du peloton : Eddy Merckx. "Tout le monde en prenait alors, tu faisais comme les autres" déclara le coureur.

Le lien entre sportifs et substances dopantes était si ténu que chaque produit avait son surnom : mémé pour le Mératran, lili pour le Lidépran, riri pour la Ritaline ; sans parler du pot belge et de la friandise du docteur x…

En dépit de cette banalisation qui peut laisser penser à des pratiques anodines, l'ingestion d'amphétamines n'est pas sans risques pour la santé des coureurs.

Les risques
Les amphétamines peuvent provoquer des effets secondaires indésirables.
Tout d'abord, elles peuvent altérer le jugement. Voyant tout "en rose", les sportifs dopés ont tendance à se voir meilleurs qu'ils ne le sont réellement. Le cas d'un joueur de base-ball venant de louper trois lancers et refusant de quitter le terrain parce qu'il "jouait si bien" a été rapporté par un médecin américain. Sous amphétamines, les coureurs croient courir plus vite, les lanceurs lancer plus loin qu'ils ne le font !

Mais les effets psychologiques peuvent être plus marqués. En 1941, à l'arrivée d'un cross se déroulant dans les environs de Bâle, trois coureurs présentèrent des comportements étranges. Après être arrivé, le premier de la course se mit à tenir des propos incohérents, à menacer son entourage, à s'agiter en déclarant qu'il voulait avaler des morceaux de verre. Le deuxième ressenti des malaises pendant plusieurs heures. Enfin, un troisième coureur fut arrêté dans la dernière partie du circuit. Il ressentait des secousses, était convaincu qu'il allait être condamné à mort pour s'être dopé. Alors qu'il semblait calmé, il se leva brusquement et alla se jeter dans une rivière. Il y mourut noyé.
Les trois coureurs avaient pris une substance apparentée au groupe des amphétamines, la Pervitine.
En 1948, même le grand Zatopek présenta, à l'arrivée du 10 000m des jeux olympiques de Londres, un comportement très étrange. Terriblement excité, il menaça les officiels, jeta une chaise en l'air, tomba, se releva puis parti aux vestiaires. Cet excès d'excitation était-il du à la prise d'amphétamines ?

Outre, ces effets psychologiques, les amphétamines peuvent provoquer des troubles physiques divers comme des tremblements, des accélérations du rythme cardiaque, des insomnies, un amaigrissement par leur effet coupe faim, des vertiges et bien plus encore…

Eté 1967, 13ème étape du tour de France entre Marseille et Carpentras. Il est 17h, la température avoisine les 45°C à l'ombre. Sur les pentes du Mont Ventoux, à 2 kilomètres du sommet, un coureur s'effondre. L'Anglais Tom Simpson est en train de succomber aux effets combinés des amphétamines et d'une déshydratation prononcée. En dépit des secours apportés, à 17h40 la mort intervient officiellement.

L'action des amphétamines permet de comprendre comment un sportif peut en arriver à de telles extrémités.
Nous avons dit que ces substances suppriment la sensation de fatigue. Or, les conséquences de cette dernière sont belles et bien présentes. Si le corps ne perçoit plus la douleur, ces capacités physiques, elles n'ont pas changé. Le sportif est alors comme un conducteur qui ne verrait pas s'allumer un à un les voyants de son tableau de bord. Il continue à se donner, ne reçoit pas les signaux de la fatigue, d'un coup de chaleur… Il peut ainsi continuer jusqu'à la défaillance, jusqu'à la mort par épuisement (collapsus, désamorçage cardiaque, déshydratation…). Mort pour ne pas être parvenu à prendre en compte ses propres douleurs. Le "coup de fouet" attendu se paye parfois au prix fort.

En dépit, de ces dangers, les amphétamines continuent à être utilisées soit comme stimulants, soit comme produits masquant.
Parallèlement, d'autres substances, comme la cocaïne, ont traversé le siècle pour des effets principaux proches de ceux décrits ci-avant. Les sportifs consommateurs rapportent des sensations de toute puissance et d'invincibilité. Là encore, le temps fait son affaire de tels sentiments.

Si les amphétamines ont des effets psychiques marqués sur l'organisme, leur portée physique est trop limitée pour satisfaire les sportifs en mal de performances. D'autres substances doivent se charger de ce versant de la performance.

Ma source est http://www.volodalen.com/23dopage/dopage2.htm


Lire la suite

31 millions de consommateurs de dopants

20 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Lutte contre le dopage

Article du 10 mai 2007


MONTREAL - Un rapport indépendant estime qu'environ 31 millions de personnes dans le monde consomment des produits dopants issus du marché clandestin. L'Agence mondiale antidopage (AMA) a fait de ce document une des bases de travail de son programme de lutte contre les trafics.

Réalisé par l'Italien Alessandro Donati, pendant 16 ans directeur de recherche du Comité national olympique italien (CONI), et publié en février dernier, ce rapport stigmatise cinq catégories de consommateurs: les sportifs et les culturistes, les consommateurs lambda utilisant mal ou abusant des produits, les militaires et les artistes.

Ces usagers sont concentrés aux deux tiers dans une trentaine de pays, selon Donati, qui a étudié la consommation issue du trafic de substances pharmaceutiques utilisées à des fins de dopage (EPO, stimulants) mais également de drogues, comme le cannabis ou la cocaïne qui figurent également sur la liste des substances prohibées de l'AMA.

D'après l'expert, si l'existence ou non de textes différencie le trafic de drogues - contre lesquelles tous les pays possèdent une loi - de celui de substances dopantes - autrement moins réglementé -, cette distinction n'existe pas pour les trafiquants et les consommateurs. En effet, lors de la plupart des saisies, on trouve souvent pêle-mêle des produits appartenant aux deux catégories.

Donati fait par ailleurs l'historique des trafics en évoquant notamment l'action de la mafia italienne jusqu'aux années 70 ou, plus récemment, du crime organisé en Russie et dans les anciens pays du bloc soviétique. Il stigmatise le rôle croissant des pays d'Asie, producteurs et exportateurs de matières premières pour les produits dopants, notamment l'Inde, la Chine et la Thaïlande.

Ma source est http://www.romandie.com/


Lire la suite

Sinkewitz replonge le cyclisme allemand dans la crise

18 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme

Article du 18 juillet 2007

Le contrôle positif à un fort niveau de testostérone du coureur allemand de la T-Mobile Patrik Sinkewitz, a conduit mercredi deux chaînes allemandes à suspendre leur couverture du Tour de France cycliste.

Le contrôle de Sinkewitz a eu lieu le 8 juin, un mois avant le départ de la Grande Boucle, et l'échantillon A s'est montré positif, a annoncé mercredi la Fédération allemande de cyclisme.

Stefan Wagner, le porte-parole de l'équipe T-Mobile, a annoncé que Sinkewitz a été provisoirement suspendu par la formation allemande.

ZDF et ARD, les deux chaînes de télévision publique allemande qui retransmettaient alternativement les étapes du Tour, ont annoncé la fin de leur couverture en attendant un complément d'information.

Christian Frommert, le porte-parole de la firme T-Mobile, n'a pas exclu que l'entreprise puisse retirer son financement à l'équipe cycliste.

"Nous nous réunirons après le Tour et analyseront calmement la situation", a-t-il dit.

Plutôt que retransmettre la 10e étape du Tour mercredi, longue de 229,5 km entre Tallard et Marseille, ARD a diffusé un programme sur l'"affaire Sinkewitz".

Sinkewitz, présent sur le Tour avant d'abandonner à Tignes pour avoir percuté un spectateur après l'arrivée de l'étape, a cinq jours pour demander l'analyse de l'échantillon B de ses urines. S'il était retourné lui aussi positif, il devrait être suspendu. Il serait aussi licencié par son équipe et devrait payer un an de son salaire comme amende.

"Ce n'est pas possible. Je ne connais rien à cette histoire", a déclaré Sinkewitz à l'agence de presse DPA, depuis une clinique de Hambourg. "Je vais être opéré, je ne peux pas m'en occuper pour l'instant".

Sinkewitz devrait être opéré de la mâchoire suite à l'accident de Tignes.

Sinkewitz a signé comme les 188 autres participants au Tour de France la charte de l'Union cycliste internationale dans laquelle il affirme n'avoir aucun lien avec le dopage et être prêt à verser un an de salaire s'il était découvert positif.

"Ma première réaction est qu'il faut attendre le résultat de l'échantillon B. C'est très dommage s'il y a confirmation. Si c'est le cas (un échantillon B) positif, il serait sanctionné et il devrait faire face à la charte", a dit Pat McQuaid, le président le l'UCI.

Selon des indiscrétions, le taux de testostérone découvert dans les urines de Sinkewitz dépasserait de six fois la limite.

Cette "affaire Sinkewitz" est un nouveau coup dur pour le cyclisme allemand qui avait cru apercevoir une éclaircie dans le Tour avec la victoire d'étape de Linus Gerdemann, de la T-Mobile, justement, au Grand-Bornand.

De nombreux anciens coureurs de la Telekom, devenue la T-Mobile, sont passés aux aveux récemment concernant le dopage, dont Bjarne Riis. Le Danois a avoué avoir pris de l'EPO lors de sa victoire dans le Tour en 1996.

Jan Ullrich, vainqueur du Tour 1997, a pris sa retraite en février après avoir vu son nom évoqué dans l'affaire "Operation Puerto", concernant du dopage sanguin en Espagne. Jeff d'Hont, ex-masseur à la Telekom dans les années 90, a déclaré avoir fait une piqûre d'EPO à Ullrich durant sa carrière.

Juste avant le départ du Tour à Londres, Joerg Jaksche est devenu le premier coureur à admettre avoir bénéficié de dopage sanguin de la part d'un médecin espagnol. Il a été suspendu en mai par sa formation Tinkoff Credit Systems.

Récemment, la formation Astana a limogé l'Allemand Matthias Kessler, ex-coureur de la T-Mobile, pour dopage à la testostérone.

Le programme antidopage interne à la formation T-Mobile, était pourtant considéré comme l'un des plus sérieux dans le monde du cyclisme.

Anne Gripper, directrice de l'antidopage à l'UCI, avait déclaré en juin à l'Associated Press, que le "très robuste" programme antidopage mis en oeuvre par la T-Mobile et par la formation CSC "rendait pratiquement impossible aux coureurs de ces équipes d'envisager quelque forme de dopage que ce soit".

Frommert a indiqué que ce dernier cas, s'il est confirmé, est "un coup d'arrêt" à la politique antidopage de la formation. "Il nous faudra regarder où nous avons péché et faire notre autocritique".

Lors de sa victoire au Grand-Bornand, Linus Gerdemann, jeune coureur de 24 ans, avait déclaré: "Le cyclisme est sur la bonne voie. Nous devons militer pour un sport propre et montrer que nous pouvons gagner en étant propre. Les choses sont en train de changer, même si nous ne sommes pas encore parvenus là où l'on voudrait véritablement arriver". AP


Ma source est http://www.latribune.fr/info


 


Lire la suite

Le cycliste italien Michele Scarponi est suspendu 18 mois pour dopage

14 Juillet 2007 , Rédigé par Marie Publié dans #Cyclisme


Article du
Le cycliste italien Michele Scarponi a été suspendu 18 mois, vendredi, pour son implication dans le scandale du dopage en Espagne connu sous le nom d'Operation Puerto.

La commission de discipline de la Fédération italienne de cyclisme a tenu compte des recommandations du Comité national olympique italien.

Scarponi, qui a obtenu 10 victoires dans sa carrière, a été accusé d'"usage ou tentative d'usage de produits interdits".

Le coureur de 27 ans de la formation Acqua & Sapone a admis son implication dans le scandale mais nié tout dopage. La Fédération avait banni pour deux ans, le mois dernier, Ivan Basso pour les mêmes accusations.

Ma source est http://www.matin.qc.ca

Lire la suite
1 2 > >>