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CONTRE LE DOPAGE

L'affaire Puerto exhumée, pour quoi faire?

26 Février 2008 Publié dans #l'opération Puerto

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DOPAGE. Sous la pression internationale, la justice espagnole a rouvert le dossier de manipulations sanguines dans lesquelles trempent le Dr Fuentes et des dizaines de sportifs. Cependant, les juges n'entendent pas aller au fond des choses.


Ariane Pellaton
Mardi 26 février 2008

Vaste réseau de dopage sanguin, l'affaire Puerto n'a pas fini de faire grincer des dents. La semaine dernière, après le non-lieu prononcé en mars 2007, la justice espagnole a décidé de reprendre l'instruction. But des magistrats: déterminer si le Dr Eufemiano Fuentes, principal protagoniste, a respecté les règles de conditionnement du sang prévues par la loi sur les médicaments. Tout comme lors de la procédure initiale, le dopage en lui-même ne figure pas au cœur des débats: aucune loi ne permettait de le juger à l'époque des faits. Dans ce contexte, qu'apportera la réouverture de l'enquête à la lutte antidopage? Entre espérances et supercherie, l'affaire Puerto laisse planer le flou.

Jan Ullrich le lampiste

Pour la justice sportive, l'enjeu serait l'identification des 200 poches de sang découvertes en mai 2006 dans le laboratoire du médecin. Actuellement, 58 cyclistes ont été mentionnés. Seul l'Allemand Jan Ullrich a été formellement confondu. Les perspectives actuelles? «Les parties civiles - l'Agence mondiale antidopage (AMA) et l'UCI notamment - pourront demander des mesures d'instructions complémentaires, comme des perquisitions ou l'étude de disques durs», espère Olivier Niggli, directeur juridique de l'AMA, dans un entretien accordé à l'AFP. Directeur du Laboratoire antidopage de Lausanne, Martial Saugy évoque l'intérêt indirect que l'analyse des poches de sang pourrait revêtir pour les magistrats espagnols. «Peut-être que, sous la pression de l'UCI et de l'AMA, l'identification constituera un aspect important pour juger le Dr Fuentes. On saura ainsi s'il a touché 20 ou 50 sportifs.»

Les cyclistes témoins

Reste que, dans le contexte global de l'affaire Puerto, l'identification des athlètes n'a jamais été une priorité. Journaliste enquêteur au quotidien Le Monde, récemment condamné pour un article jugé diffamatoire évoquant l'implication du FC Barcelone dans l'affaire Puerto, Stéphane Mandard est formel. «Les motivations portent sur le délit à la santé publique. Les cyclistes ne sont que des témoins. Les instances judiciaires n'iront sans doute pas enquêter pour savoir qui étaient les autres clients du Dr Fuentes.»

En outre, l'expert revient sur les conditions de l'enquête. «Certaines perquisitions n'ont pas été menées à l'époque. Les autorités judiciaires avaient tout loisir de le faire, pourquoi s'en inquiéteraient-elles maintenant?» Et d'ajouter: «Il y a eu un savant tri des informations. On s'est d'abord empressé de livrer les noms de cyclistes.»

De surcroît, les autorités judiciaires ont toujours refusé de transmettre des échantillons à la justice sportive, au motif que la procédure était en cours. Aujourd'hui, soit le juge en charge de l'enquête en décide autrement, soit la réouverture de l'instruction retardera la mise à disposition des preuves de transfusion aux instances sportives. «Je ne sais pas si les magistrats feront durer la procédure pendant des décades. On pourrait alors leur prêter de mauvaises intentions», s'interroge Martial Saugy. De là à pointer l'hypocrisie de la justice espagnole, il n'y a qu'un pas. «Jusqu'à présent, ce ne sont pas les demandes d'échantillons qui ont manqué de la part des instances sportives», signale un expert en toute discrétion.

Aujourd'hui, les autorités judiciaires espagnoles ont vraisemblablement «cédé à la pression internationale», notamment de l'AMA, de l'UCI, ainsi que l'indique Stéphane Mandard. Un tournant? «Cela dépend. Se contenter de vérifier que les manipulations sanguines sont dangereuses, c'est se limiter à un petit aspect. Cela voudrait dire: «Vous voyez, vous pouvez être contents, on n'enterre pas l'affaire!»

Principal pourfendeur du dopage en Italie, Alessandro Donati ne ménage pas ses propos. «L'autotransfusion? Déjà du temps de Conconi [chantre de l'autotransfusion sanguine et de l'EPO], en 1981, on savait que certains sportifs avaient contracté des hépatites. Et vingt ans plus tard, on parle encore des mêmes choses, à savoir si les transfusions sont dangereuses pour des athlètes en bonne santé. C'est ridicule!» Et d'ajouter: «Toute la façon dont s'est développée la résolution de ce cas est ridicule.»

Le lobby politique

Pour Alessandro Donati, la récente tournure des événements Puerto n'est autre qu'une «manière de restreindre l'affaire. Les scandales Balco, Fuentes, Conconi répondent tous à la même logique: on évite d'analyser les cas dans leur complexité.» Donati cite pour exemple les sommes d'argent que le médecin italien percevait de fédérations nationales, internationales et de politiciens. «Le procureur a refusé l'enquête financière: Conconi avait des appuis politiques à un haut niveau.»

L'arbre qui cache la forêt


Ainsi l'Espagne aurait-elle trop à perdre en instruisant l'affaire de fond en comble. «Le cas est beaucoup plus vaste que ce qui a émergé», affirme Alessandro Donati. «Pat McQuaid [président de l'UCI] a plusieurs fois sous-entendu que les Espagnols cherchaient à dissimuler quelque chose», note Stéphane Mandard. «Et Dick Pound [ancien président de l'AMA] a également déclaré que cela l'étonnerait fort que seuls des cyclistes aient utilisé le réseau mis en place par Fuentes.»

Sous le couvert de l'anonymat, un fin connaisseur de la lutte antidopage ose: «L'Espagne est le pays qui, vis-à-vis du dopage, pose le plus de problèmes en Europe. C'était arrangeant de focaliser la liste des sportifs liés au Dr Fuentes sur des cyclistes, qui plus est sur Jan Ullrich, de nationalité allemande. On sait qu'en Espagne, la pression politique est immense dans le football, l'athlétisme et le tennis.»

Source de l'article http://www.letemps.ch


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L'ombre du dopage ?

17 Février 2008 Publié dans #Football

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Coordinateur antidopage de la Confédération brésilienne de football, Bernardino Santi pense que les blessures de Ronaldo seraient dues à l’administration d’anabolisants par les médecins du PSV Eindhoven. Une analyse qui a fait l’effet d’une bombe.


par Nicolas Cerbelle, le 16-02-2008

Mercredi soir lors du match Milan-Livourne, Ronaldo s’écroule dans la surface suite à une prise d’appui. Verdict : rupture totale du tendon rotulien du genou gauche. Pour la 3ème fois de sa carrière, la star brésilienne se blesse au genou (Ronaldo a déjà été opéré deux fois du droit). Comment expliquer cette faiblesse récurrente ? Le Docteur Bernardino Santi a son idée sur la question. «J’ai discuté avec des collègues néerlandais qui connaissent les gens du PSV. Ronaldo était vraiment maigre et ils lui administraient des compléments, dont quelques substances anabolisantes pour l’aider à se développer (…) Un des facteurs aggravants vient du fait qu’il a acquis une telle structure musculaire très jeune et très rapidement. L’addition à payer pour l’usage de stéroïdes anabolisants est à long terme : dix, quinze, vingt ans plus tard. Le stéroïde provoque des lésions structurelles des organes, de la musculature. En principe, il existe un gain en qualité, en force et en puissance, mais après, ça se détériore», explique le coordinateur antidopage de la Confédération brésilienne de football dans les colonnes de la Folha de Sao Paulo. Le dopage serait donc la source de tous les maux du double Ballon d’Or 1997 et 2002, selon Santi.

Le Docteur Santi licencié
Cette pratique aurait été facilitée à l’époque (entre 1994 et 1996) par la quasi-absence de contrôles antidopages. Interrogé par Le Parisien, le Dr français Eric Rolland, qui a opéré Il Fenomeno jeudi à la Pitié-Salpêtrière, apporte à peu près la même analyse mais ne parle pas de dopage : «A Eindhoven, il subissait des traitements. Son point de faiblesse, c’était déjà ces fameux tendons rotuliens. Après, c’est la somme de plusieurs facteurs : Grosse musculature, un poids (90 kg) qui n'est pas le même qu'au début de sa carrière, tous les autres paramètres dont on l'accuse (hygiène de vie contraire au sport de haut niveau) et puis son âge (31 ans). Ça joue parce que c'est une lésion qu'on rencontre habituellement après 30 ans. Il y a huit ans, ça n'était pas banal. Là, c'est l'âge habituel chez le footballeur

La déclaration a en tous cas jeté le trouble au Brésil. La CBF a décidé de prendre immédiatement des sanctions à l’encontre du médecin en le licenciant. La Fédération auriverde estimant que le Dr Santi n’avait aucune preuve et qu’un joueur de la stature de Ronaldo méritait le respect. Depuis, les dirigeants ont décrété le silence radio. Aucune information sur le sujet n’était disponible sur le site internet de la CBF. Même chose du côté du PSV. Le Dr Santi a quant à lui tenu à réagir sur les ondes de la radio Jovem Pan : «Peut-être qu'il y a eu une mauvaise compréhension de la part des membres de la CBF. Je me suis exprimé en tant que médecin en donnant un avis médical. Je crois que Ronaldo est un grand champion et je ne lui manque pas de respect.» Un champion qui n'a pas réagi non plus pour le moment.

Source de l'article http://www.sport24.com


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Dessins de presse

15 Février 2008

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Geneviève Jeanson suspendue à vie

10 Février 2008 Publié dans #Cyclisme

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Article du jeudi 19 janvier 2006


Elle m'a appelé entre Noël et le 1er janvier. Je croyais que c'était pour me souhaiter la bonne année. C'était pour m'annoncer qu'elle prenait sa retraite. Et m'annoncer du même souffle qu'elle était plongée dans une autre affaire de dopage et qu'elle attendait la décision du Review Board, le comité indépendant de l'Agence américaine antidopage qui reçoit les explications des athlètes trouvés positifs (échantillons A et B), et décide de les sanctionner ou non.


Que risquez-vous ?

Une suspension à vie.

Évidemment, ça aide à prendre sa retraite.

Elle m'a demandé d'attendre la décision du Review Board avant d'en parler. La décision vient de tomber : Geneviève a été trouvée coupable de dopage à l'EPO. Sanction recommandée aux instances concernées -notamment à l'Association cycliste américaine dont relève Geneviève : suspension à vie.

La jeune cycliste de Lachine (24 ans) avait mystérieusement cessé de courir en plein milieu de la dernière saison et annoncé qu'elle ne participerait pas aux Championnats du monde à cause d'une douleur au tendon d'Achille. On sait maintenant que la raison était ailleurs. De sa maison en banlieue de Phoenix où elle passe l'hiver, elle m'a confirmé hier d'une voix presque indifférente : C'est fini. Je ne veux plus rien savoir du vélo. Je suis fatiguée de me battre, fatiguée de répéter que je n'ai jamais pris d'EPO ni aucune substance interdite. Depuis le début de ma carrière, j'ai dépensé presque plus d'énergie à me défendre des accusations de dopage qu'à courir. Cette nouvelle affaire va évidemment achever de me représenter comme une super dopée, ai-je le choix de tout arrêter ?

Vous semblez étonnamment sereine...

J'ai eu le temps de pleurer toutes mes larmes depuis la fin août. Je ramasse maintenant mes énergies pour ma dernière bataille qui sera juridique, qui sera pour laver mon nom.

L'affaire remonte au 25 juillet dernier à Altoona, en Pennsylvanie, au soir de la première étape du Tour de Toona, un contre-la-montre très court. Test inopiné (d'urine) par les agents de la USDA, l'Agence antidopage américaine.
Deux jours et demi après, dans la même course, autre contrôle inopiné cette fois par des gens de l'Union cycliste internationale, un pur hasard. Les petites fioles des deux tests se retrouvent à Los Angeles au seul labo accrédité aux États-Unis, celui de UCLA, où règne Don Catlin (le tombeur de Balco).

Geneviève gagne le Tour de Toona et commence à se préparer pour les Championnats du monde quand, fin août, le ciel lui tombe sur la tête : l'échantillon A du premier test est positif, à 100 %. Au téléphone, Geneviève en rajoute : En fait, j'étais positive à 125 % ! Full EPO comme si je venais d'en prendre une dose massive cinq minutes avant le départ.

Elle se rend à Los Angeles pour assister à l'analyse de l'échantillon B. Elle est accompagnée de son père. Échantillon B complètement positif aussi. Ils sont reçus fraîchement par Catlin qui refuse de répondre à leurs questions. Geneviève en a pourtant beaucoup à poser. Elle vient de se rappeler du cas Rutger Beke, un triathlète belge trouvé positif comme elle, et testé positif comme elle après un effort anaérobique (violent et court). Beke, très officiellement reconnu comme est suspendue à vie faux-positif, a été blanchi. Un cas qui a suffisamment jeté de doute sur le test pipi-EPO pour que Jacques Rogge, président du Comité international olympique, se mouille, reconnaisse qu'il s'agit d'une rare et très particulière exception, tout en réaffirmant que le test pipi-EPO de l'Agence mondiale -le seul reconnu- est complètement fiable.

Revenons à Geneviève. Positive, elle a trois semaines pour présenter une défense écrite au «Review Board». Me Jean-Pierre Bertrand, avocat et ami de Geneviève, a obtenu d'outrepasser ce délai, la défense écrite, étayée de nombreuses et savantes études d'experts a été remise au Review Board le 21 décembre. Sur la promesse que Geneviève ne se présenterait à aucune course, Me Bertrand avait aussi obtenu que les médias ne soient pas informés tant que le Review Board n'aurait pas rendu son verdict.

Ce qu'il vient de faire : coupable de dopage à l'EPO.

Mais pourquoi recommander une suspension à vie ?

Parce que c'est le règlement après une seconde offense. Dans une précédente affaire (la Flèche Wallonne, voir le tableau des affaires), Geneviève n'avait reçu qu'un avertissement et une amende. Dans la pratique, cela équivalait à peu de chose. Dans la perspective d'une récidive, cela avait pourtant valeur d'une première offense. D'où cette suspension à vie.

Et maintenant ? Maintenant, le clan Geneviève en appelle de la décision du Review Board. L'instance suivante, appelée la AAA, sera formée de trois arbitres indépendants qui viendront entendre les parties à Montréal au début du printemps. C'est cette même AAA qui n'avait donné qu'un avertissement et une amende à Jeanson dans l'affaire, évoquée ci-dessus, de la Flèche Wallonne.

Si la AAA confirme la décision du Review Board, alors il faudra aller au TAS à Genève, le Tribunal Arbitral. Combien de fois d'ici là Geneviève aura-t-elle à répéter : Je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite ?
Combien la croient encore ?

Geneviève fait valoir que le second test, celui de l'UCI, venu 60 heures après le premier, et analysé au même labo, est négatif. Zéro EPO. «Comment je peux être pleine d'EPO et n'en garder aucune trace 60 heures plus tard ?», demande-t-elle. Les mêmes experts qui ont mené avec succès la bataille pour le triathlète belge affirment qu'il est mathématiquement impossible d'être négatif à 0 %, 60 heures après avoir été positif à 100 %.

Complètement faux affirment d'autres experts tout aussi experts. Il est tout à fait possible de faire disparaître toute trace d'EPO en 60 heures, soit par transfusion, soit que l'EPO disparaisse d'elle-même : le corps cesse d'en fabriquer quand il en a assez...

Comment croire maintenant que les quatre affaires, toutes possiblement reliées à l'EPO qui ont assombri le parcours de Geneviève Jeanson depuis le début ou presque de sa carrière, comment croire encore qu'elles sont dues au hasard ? Admettons qu'elle est, comme ce triathlète belge, une fausse-positive naturelle, une exception, un cas rare, admettons que, comme lui, elle produise une protéine qui sera lue sur les bandes comme étant de l'EPO, admettons sa nature très particulière.

Mais à Hamilton alors ? Quand elle a pété la balloune à Hamilton (56 de taux d'hématocrite), on avait suggéré aussi que sa nature particulière était à l'origine de son intempestive production d'oxygène. Son sang devait être spécial, avançait-on.

Des urines spéciales. Un sang spécial. Cela commence à faire beaucoup de singularités pour la même petite fille.

Cela lui a fait, en tout cas, une carrière bien mouvementée. Révélée au public en 1999 alors qu'elle devient double championne du monde junior à Vérone, elle s'embourbe dans sa première affaire de dopage dès 2001, affaire toujours pendante d'ailleurs, l'affaire du docteur Duquette. Puis ce seront les Championnats du monde à Hamilton et son éviction de la course sur route. Puis ce sera le faux pas de la Flèche Wallonne dont elle se tire par un miracle et dont on n'a peut-être pas tout dit. Enfin ce Tour de Toona qui sera, on l'espère, le point final. C'est assez. Ou elle est dopée et décidément bien maladroite. Ou elle ne l'est pas et c'est trop d'injustice.

Fille d'ombres et de lumières, il y aura eu deux Geneviève. Celle qui court, limpide, lumineuse, sans équivoque, la Reine du mont Royal qui dépose ses adversaires à 300 mètres de la ligne et s'envole vers la victoire. Et l'autre, dissimulée, qui se dérobe même aux questions les plus anodines, qui ne trouve sa clarté que pour nous asséner :

Je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite.

En reste-t-il pour la croire ?

Source de l'article  http://www.cyberpresse.ca

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Les avoeux de Genevieve Jeanson

10 Février 2008 Publié dans #Vidéos

Source de la vidéo  http://fr.youtube.com
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