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CONTRE LE DOPAGE

Guerre ouverte au dopage

26 Octobre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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QUÉBEC - Prévention accrue, tests plus nombreux, amendes salées et implication possible de la police: tous les moyens seront bons pour décourager au maximum les cyclistes québécois de recourir au dopage.

 

Après avoir constaté avec dégoût que deux de ses coureurs, Arnaud Papillon et Miguel Agreda Rojas, avaient admis avoir consommé des produits dopants, Louis Garneau et plusieurs de ses acolytes ont mis les choses au clair, lundi, lors d’une conférence de presse très courue.

 

«On vient livrer un message d’espoir, a confié l’homme d’affaires et ancien athlète olympique. On ne souhaite pas être entachés et passer pour une bande de dopés. On a tous pris ça très au sérieux.

«Personnellement, je vais m’assurer qu’il y ait des tests dans mon équipe, payés de ma poche. Dans le contrat de tous mes athlètes, il y aura aussi une clause disant qu’en cas de dopage, ils devront remettre 10 000$ à l’équipe. Ils y penseront deux fois», a prévenu Garneau.

 

Vaste soutien


Chose certaine, malgré les deux individus épinglés, l’équipe Garneau-Club Chaussures-Norton Rose n’a rien perdu du soutien de l’univers cycliste.

Flanqué de Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), des anciens olympiens Yvan Waddell et Marc Blouin, ainsi que des athlètes tels David Veilleux et Joakim Albert, Garneau a réitéré que les malheureux événements devaient servir de leçon.

«C’est le début d’une grande campagne de sensibilisation, a-t-il lancé. Nous sommes la meilleure équipe amateur au Canada. Des jeunes peuvent vouloir être à la hauteur et prendre des raccourcis, mais on dira toujours non à la tricherie.»

 

Avec du recul, Garneau a convenu avoir été «un peu naïf». «Je pensais vraiment que depuis l’affaire (Geneviève) Jeanson, c’était terminé. Sur internet, c’est trop facile de se procurer des drogues.»

 

Aide policière?


De son côté, Barbeau a rappelé que des efforts supplémentaires seront investis autant dans les tests que la prévention.

«Du 1er juillet au 30 juin, près de 300 tests ont été réalisés. De tous les tests sanguins menés par le Centre canadien d’éthique dans le sport, 20% ont été réalisés dans le cyclisme. C’est énorme, mais il n’y a peut-être pas assez de prévention.

«La campagne "Roulez gagnants au naturel" va reprendre de plus belle et il y aura d’autres moyens plus importants. On va débloquer des budgets pour effectuer aussi nos tests. Nous n’avons pas la prétention de pouvoir enrayer complètement le dopage. Il y aura toujours des tricheurs, mais la vaste majorité de nos cyclistes roulent proprement.»

Vendredi soir, Garneau avait évoqué la possibilité de travailler en collaboration avec la police. Barbeau a fait écho à ses propos.

«On a débusqué des individus, mais plus important encore, il faut identifier la provenance des drogues.

«Il faut alerter les policiers par rapport à ça. En France et en Italie, il y a même des charges criminelles. Ici, ce n’est pas le cas. Est-ce que ça pourrait le devenir? On n’en est pas là, mais on veut travailler de concert avec eux.»

 

Source et date de l'article  Canoe.ca  24.10.2011

 

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Du clenbuterol chez les U17

24 Octobre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://media.football-mag.fr//images/media/images/comme-certains-u17-lors-du-mondial-ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-reuters/228067-1-fre-FR/Comme-certains-U17-lors-du-Mondial-Ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-Reuters_cover.jpg

 

Le dopage n’épargne personne… Lorsque la nouvelle est tombée mi-octobre, celle-ci a fait l’effet d’une bombe. Environ un joueur sur deux ayant participé à la dernière Coupe du monde des U17 au Mexique étaient dopés au clenbuterol. Heureusement, la Fifa, qui s’était promptement emparée de l’affaire, a levé le voile sur le scandale pour finalement se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’une contamination collective à la viande.

Ces dernières années, de nombreuses affaires de dopage ont secoué le monde du football mondial. Entre les Diego Maradona, Adrian Mutu ou autre Francescho Flachi, drogués à la cocaïne, Josep Guardiola, condamné en 2001 puis relaxé en 2007, Fabien Barthez ou Bernard Lama, trop portés sur le hashich pour des sportifs de haut niveau, … les faits divers ne manquent pas.

 

Mais lorsque mi-octobre, la nouvelle venue du Mexique est tombée, il n’était plus du tout question de cas isolés. En effet, parmi l’ensemble des participants à la dernière Coupe du monde des U17, 109 d’entre eux ont été contrôlés positifs au clenbuterol. Autrement dit, la moitié des joueurs qui s’étaient rendus au Mexique pour défendre les couleurs de leurs pays respectifs étaient dopés. Rien que ça… Immédiatement, la Fifa (Fédération internationale de football association) s’est saisie du dossier et la lumière a rapidement été faite. Au final, tous les footballeurs "contaminés" se sont tout simplement nourris d’une viande locale contenant des traces de cette substance dopante.

 

Mais au fait, le clenbuterol, qu’est-ce que c’est ? L’utilisation originelle de ce produit est purement vétérinaire. Les chevaux de course étaient amenés à prendre un tel traitement pour soigner des infections pulmonaires par exemple. Car les effets de ce médicament sont reconnus. Pour commencer, il favorise notamment la perte des masses graisseuses chez celui qui en ingère, sans pour autant perdre de poids. D’autre part, il permet notamment de respirer mieux qu’à l’accoutumée en agissant directement sur les bronches, et fait croître la production de sang. Pour un sportif de haut niveau "soigné" au clenbutérol, cela permet donc, en somme, d’améliorer sa masse musculaire en évitant de prendre du gras, de mieux ventiler en plein effort donc de mieux aérer ses muscles.

 

Monnaie courante chez certains éleveurs


On comprend mieux en ce cas que ce produit soit considéré comme dopant… Mais gare à l’overdose. Si le dosage n’est pas approprié pour le corps humain, c’est le drame assuré ou presque. Le clenbuterol agissant sur les muscles et favorisant notamment leur contraction, donc leur efficacité dans l’effort, il peut en faire de même sur le cœur. Dans ce cas de figure, c’est l’arrêt cardiaque assuré…

 

Mais la "médecine" du sport a suffisamment de connaissances en la matière pour avoir permis à bon nombre de sportifs d’utiliser ce produit sans en subir de néfastes effets secondaires. En cyclisme notamment, un Chinois, Li Fuyu, a été pris par la patrouille, alors que des doutes persistes sur le vainqueur du Tour de France 2010, l’Espagnol Alberto Contador, sur qui des traces de clenbuterol avaient été trouvées quatre jours de rang dans les urines…

 

Et en juin dernier, le football s’y est mis à son tour puisque cinq internationaux mexicains, Guillermo Ochoa, Francesco Rodriguez, Edgar Duenas, Antonio Naelson et Christian Bermudez ont été contrôlés positifs au cours de la Gold Cup. Dans la foulée, ceux-ci avaient été suspendus par leur fédération, puis disculpés quelques jours plus tard à la suite de contre-analyses opérées aux Etats-Unis qui avaient mis en avant une contagion alimentaire. Comme chez les U17 donc. Car au Mexique, comme dans bon nombres d’autres pays, la substance est communément utilisée chez les éleveurs de bétail destiné à l’abbatoir.En effet, cela permet notamment de fournir une viande de meilleure qualité puisque moins grasse, le clenbuterol se montrant à la hauteur de sa réputation. Dernièrement, la Chine a toutefois interdit à ses éleveurs de porcs d’en donner à leurs bêtes. Une prochaine compétition internationale au pays du Soleil Levant ne devrait donc pas permettre au moindre soupçon de contagion alimentaire d’exister, si d’aventure du clenbuterol était trouvé dans l’organisme d’un ou plusieurs footballeurs.

 

Source et date de l'article  Football-mag.fr  24.10.2011

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Dopage: vers une suspension à vie ?

16 Octobre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #JO Londres 2012

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Le président du Comité d'organisation des jeux Olympiques de 2012 (LOCOG), Sebastian Coe, a déclaré qu'il restait favorable à la suspension à vie des athlètes convaincus de dopage, en dépit d'une récente décision du Tribunal arbitral du sport allant dans le sens contraire.
 
"Ma position est bien connue et je n'ai pas changé d'avis à ce sujet, je suis pour une suspension à vie", a déclaré Lord Coe, vendredi lors d'une conférence de presse à Londres.
 
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a permis, dans un jugement rendu public jeudi, aux athlètes sanctionnés lourdement (plus de 6 mois) pour dopage de participer aux JO après leur suspension, désavouant ainsi la politique de "tolérance zéro" prônée par le CIO.
 
Sebastian Coe a assuré que cette décision ne mettait pas en péril la réputation des Jeux. "Notre politique vis-à-vis du dopage reste la tolérance zéro. Nous fournirons ce dont le CIO a besoin pour effectuer les tests pendant la compétition comme en dehors", a-t-il déclaré.
 
Le président de la Commission de coordination du CIO, Denis Oswald, qui était en visite à Londres pour évaluer l'avancée des travaux de préparation des Jeux de 2012, s'est dit "déçu" par la décision du TAS.
 
"Nous sommes déçus que le tribunal d'arbitrage ne nous ait pas suivi. Nous devons accepter cette décision, mais le sujet n'est pas épuisé. Nous travaillons pour trouver le moyen de faire respecter la règle à long terme", a-t-il dit.

 

Source et date de l'article  07.10.2011  RTL.be

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Le CIO désavoué, les athlètes suspendus seront aux JO

9 Octobre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #JO Londres 2012

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JO LONDRES 2012

 

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a permis, dans un jugement rendu public jeudi, aux athlètes sanctionnés lourdement (plus de 6 mois) pour dopage de participer aux JO suivant la fin de leur suspension, désavouant ainsi la politique de «tolérance zéro» prônée par le CIO.

 

«La décision de la Commission exécutive du CIO du 27 juin 2008 (...) est non valable et inapplicable», stipule ainsi le jugement du TAS, rendu plusieurs mois après la saisie conjointe de l'institution par le CIO et le comité olympique américain (USOC), en quête d'une demande d'arbitrage.

 

Les Etats-Unis aux premières loges


Les Etats-Unis en effet étaient l'un des pays ayant le plus à perdre avec l'entrée en vigueur, pour la première fois lors de Jeux d'été après la première de Vancouver (jeux Olympiques d'hiver 2010), de la règle 45 du CIO également appelée règle Osaka et stipulant que «tout athlète suspendu pour une période de plus de six mois en raison d'une violation des règles antidopage (était) interdit de participer aux JO suivant l'expiration de la suspension».

 

Figure emblématique de ces sportifs victimes potentielles de la double peine, LaShawn Merritt, champion olympique du 400 m, était la principale motivation de la bataille juridique engagée par l'USOC contre le CIO.

Le panel du TAS, composé de trois juges, un Canadien, un Américain et un Suisse, a estimé que la règle Osaka constituait plus une sanction disciplinaire qu'une règle d'éligibilité (domaine dans lequel le CIO est souverain en matière de JO). Une sanction disciplinaire qui plus est non conforme au code mondial antidopage signé par le CIO. Et par conséquent une violation des propres statuts de l'institution olympique.

 

Le CIO n'a pas dit son dernier mot


Cette dernière a réagi avec «déception» à la décision du TAS qui ouvre la porte des Jeux de Londres à tous les athlètes suspendus au moins six mois depuis ceux de Pékin.

 

«Le CIO respecte pleinement le TAS et se pliera à son jugement», indique un communiqué rappelant que l'instance prône toujours une «tolérance zéro en matière de dopage, a montré et continue à montrer sa détermination pour attraper les tricheurs.»

 

Le CIO, qui ne fera pas appel, se dit par ailleurs «surpris» par le jugement, expliquant avoir, avant d'adopter la règle Osaka, demandé un avis au TAS, avis qui avait été favorable.

Les trois juges du TAS soulignent par ailleurs que le CIO, afin d'exclure des JO les athlètes lourdement sanctionnés pour dopage, avait la possibilité de demander une modification du Code mondial antidopage afin, notamment, que la période d'inéligibilité olympique soit incluse dans une seule et même sanction.

Le CIO a bien noté le conseil, disant que lorsque «le moment de la révision du Code mondial sera(it) venu, (il) s'assurera(it) que de plus dures sanctions, y compris une règle de ce genre, soit sérieusement considérée.»

En attendant, Jacques Rogge, président du CIO et initiateur de la règle Osaka, doit avaler la couleuvre servie par une institution, le TAS, émanant directement de l'autorité olympique.

 

Source et date de l'article  20min.fr  06.10.2011

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Une vaste enquête sur le dopage conduit au cœur de Neuchâtel

2 Octobre 2011 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

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Lance Armstrong a versé un demi-million de francs à Health and Performance, la société neuchâteloise de Michele Ferrari, à l’époque où le médecin était sous le coup d’une interdiction de pratiquer. La police italienne a mené des perquisitions dans le canton.

 

C’est l’histoire d’un médecin italien pour qui l’EPO n’est «pas plus dangereux que 10 litres de jus d’orange» (Michele Ferrari), de son entreprise enregistrée à Neuchâtel Health and Performance, et d’un ancien coureur cycliste souvent soupçonné mais jamais convaincu de dopage (Lance Armstrong). Pour la comprendre, il faut remonter à 2010 et voyager jusqu’au nord de l’Italie, où tout a commencé.

Cette année-là, le procureur de Padoue, Benedetto Roberti, enquête sur les habitudes de cinq cyclistes russes de la formation Katusha et d’un coureur de la Lampre. Leur point commun: ils entretiennent tous des relations avec le Dr Michele Ferrari (58 ans), impliqué dans plusieurs affaires de dopage et condamné à un an de prison avec sursis pour fraude sportive et exercice abusif de la profession de pharmacien en 2004 (il sera finalement absous de toutes charges en 2006).

Perquisitions à Neuchâtel


Les investigations mènent rapidement le procureur jusqu’au chemin Sous-les-Buis 26, 2068 Hauterive (NE). Sur la boîte aux lettres, le nom de Laurent Magne, un Neuchâtelois de 47 ans, administrateur de la société Health and Performance. La police italienne croit savoir que l’entreprise est liée à Michele Ferrari. Celui-ci aurait reçu plusieurs montants de Lance Armstrong via le compte de la société. Septuple vainqueur du Tour de France, le coureur américain est un ancien patient du «dottore».

Le procureur de Padoue contacte Berne. Il délivre une commission rogatoire à l’Office fédéral de la justice. L’enquête est confiée au procureur neuchâtelois Nicolas Feuz. Nous sommes en décembre 2010. Six mois d’investigation vont suivre. Les autorités soupçonnent des cas de dopage, de blanchiment d’argent, d’escroquerie et de faux dans les titres. La police italienne et la Guardia di Finanza débarquent en force dans le canton de Neuchâtel. Leur mission: faire toute la lumière sur les activités de Health and Performance. Le domicile de Laurent Magne est perquisitionné, les interrogatoires rondement menés. Cinq à six hommes sont inquiétés.

Les autorités découvrent alors de nombreux éléments en lien avec la procédure italienne, mais rien qui ne justifie l’ouverture d’une procédure pénale en Suisse contre M. Magne ou sa société. «Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’infraction», précise un homme de loi. Les résultats obtenus par le procureur neuchâtelois sont envoyés à Padoue. L’enquête est terminée en Suisse. Elle se poursuit en Italie, dans le plus grand secret.

Le patron Michele Ferrari


Le temps passe, jusqu’à ce que le Corriere della Sera évoque publiquement des relations entre Health and Performance et Michele Ferrari dans son édition du 21 septembre dernier, sans en dévoiler pour autant la nature. Le médecin, qui refuse tout contact avec les médias, se défend sur son site internet: «J’étais consultant pour cette société, mais elle n’a rien à voir avec le dopage.»

Selon nos informations, l’Italien était davantage qu’un simple consultant: il était le patron de l’entreprise, de son inscription au Registre du commerce le 26 février 1996 à sa dissolution par décision de son assemblée générale, le 23 novembre 2010, soit peu avant que la police helvétique n’ouvre une enquête sur ses activités en Suisse. Le Dr Ferrari se rendait d’ailleurs discrètement chaque année à Neuchâtel, afin de s’entretenir avec son administrateur Laurent Magne. Officiellement, l’entreprise pratiquait des «consultations médicales en relation avec une activité sportive de pointe, entraînement aux sports et encadrement des athlètes et sociétés sportives». Officieusement, elle servait de plate-forme d’échange entre Michele Ferrari et son ancien client Lance Armstrong. Deux sources concordantes, l’une judiciaire, l’autre administrative, confirment les transactions. «Le médecin a effectivement reçu de l’argent de son ancien coureur, à une époque où le Dr Ferrari était interdit d’exercer. Cela correspond à environ un demi-million de francs», témoigne un connaisseur du dossier.

Selon toute vraisemblance, l’argent versé par le sportif Armstrong au médecin Ferrari était destiné au remboursement de soins. Lesquels? Quand? Le coureur américain a remporté sept Tour de France entre 1999 et 2005 après s’être battu contre un cancer des testicules (1996).

Marc Biver «pas au courant»


Joint par téléphone, Laurent Magne refuse de s’exprimer sur l’enquête en cours. Il aurait rejoint Health and Performance à la faveur de ses relations professionnelles, et notamment de contacts avec le Luxembourgeois Marc Biver (60 ans), qu’il a côtoyé chez IMG (de 1989 à 2005) puis chez Pro’Imax (de 2006 à 2008), la société qui gère le sponsoring et la publicité de NE Xamax.

Marc Biver est un habitué du peloton, puisqu’il fut notamment manager de Tony Rominger (ancien patient du Dr Ferrari) et de l’équipe Astana. Coïncidence troublante: lorsqu’il roule pour la formation kazakhe en 2007, son coureur Alexander Vinokourov admet ouvertement sa relation avec le même Dr Ferrari. L’équipe est accusée de dopage. Marc Biver est convoqué au siège de l’Union cycliste internationale (UCI) pour s’en expliquer. Est-il celui qui a mis en relation Laurent Magne et Michele Ferrari? Connaissait-il les activités du «dottore» à Neuchâtel? Il coupe – «non, non» – puis interroge: «Vous plaisantez? C’est un gag? Je n’étais absolument pas au courant de l’existence de Health and Performance et je n’ai jamais eu affaire au Dr Ferrari. Et je ne veux plus entendre parler de cyclisme. S’il vous plaît, laissez-moi en paix.»

Le dossier est désormais sur le bureau du procureur de Padoue, Benedetto Roberti. La justice fait son travail. Elle a bloqué 2,4 millions d’euros sur le compte de Denis Menchov, deux fois vainqueur de la Vuelta (2005 et 2007) et lauréat du Giro (2009). Elle a mené des perquisitions visant Scarponi, Bertagnolli, Gusev, Ignatiev, Karpets, etc.

Selon le Corriere della Sera, un «homme élégant» a été récemment intercepté au poste frontière de Monte Olimpino, en possession de liasses de billets délivrées par une banque de Locarno. Dans le même temps, un médecin a été capturé par la police des frontières avec de fortes sommes d’argent en provenance d’un institut de crédit de Saint-Moritz, une station où Michele Ferrari a ses habitudes.

Le quotidien milanais rapporte la mise en examen de trente personnes, dont plusieurs coureurs de renom, un manager, un employé de la banque de Locarno et un institut de crédit. Tout ce petit monde formerait une association obscure, composée également d’avocats et de médecins. Leur activité principale consisterait à utiliser le dopage pour augmenter la valeur sportive et les contrats d’un coureur, avant de se partager les primes et les bénéfices. Selon la Gazzetta dello Sport, le système financier mis en place par Michele Ferrari aurait déjà généré quelque 18 millions de francs. L’enquête se poursuit.

 

Source et date de l'article  Le Matin.ch  01.10.2011

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