Censé devenir une arme de dissuasion massive contre le dopage, le passeport biologique n’a pour l’instant accouché que de cinq petites souris. La déception est grande chez les directeurs sportifs.
« Je ressens de la frustration et de la déception de voir que ce ne sont pas des coureurs majeurs qui ont été épinglés, lâche Jean-René Bernaudeau, le directeur sportif de Bbox Bouygues Telecom. Ils parlaient d’une cinquantaine de coureurs ciblés… Je ne suis pas sûr que le passeport soit l’arme que l’on attendait. » Le sentiment qui ressort est que seuls les plus maladroits se sont faits prendre. « Il y a des failles, abonde Eric Boyer, le manager de Cofidis. Il semblerait que certains tordus détournent le passeport en utilisant les résultats des analyses pour surfer sur le dopage. » La semaine dernière, Bernard Kohl avait ainsi révélé qu’il calquait ses mesures hématologiques sur les analyses précédentes communiquées par l’UCI.
Le passeport biologique n’aurait donc rien du grand méchant loup. Eric Boyer affirme ainsi qu’il a vu « des choses sur le Tour de Suisse qui ne le rassurent pas. La méthode ne convainc personne, poursuit-il. 120 000 euros par équipe pour ça… Faute de mieux, continuons mais trouvons vite autre chose pour lever les doutes que j’ai et que beaucoup de dirigeants ont. »
Source et date de l'article RMC.fr 18.06.09







Je vous avoue que quand j'ai lu
cet article je suis tombée de haut ! Je me suis dis que le problème du dopage dans le sport est encore plus grave que ce que je pouvais imaginer.








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