Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
CONTRE LE DOPAGE

Articles récents

Laurent Jalabert positif à l'EPO sur le Tour de France 1998, selon L'Équipe

25 Juin 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://cdn-sports.ladmedia.fr/images/media/cyclisme/articles/jalabert-etait-dope-en-1998/jalabert/7355249-1-fre-FR/Jalabert.jpg

 

Quinze après, Laurent Jalabert se fait rattraper par la patrouille. Et la nouvelle fait l'effet d'une bombe, tant celui-ci a tout le temps nié s'être dopé.

Selon une information de L'Equipe lundi, le cycliste français était positif à l’EPO sur le Tour de France 1998. "C’est ce que révèlent des tests rétroactifs menés en 2004 par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) sur un échantillon d’urine du coureur français", écrit le site du quotidien.

La commission d’enquête sénatoriale, chargée de juger l’efficacité de la lutte contre le dopage en France, a en effet ressorti les procès-verbaux qui permettent aujourd’hui de mettre le nom de Laurent Jalabert sur les échantillons testés il y a neuf ans.

Rappelons que le Tour de France 1998 avait été celui qui avait fait éclater le premier gros scandale de dopage dans le cyclisme, avec l'affaire Festina. Jalabert, lui, roulait pour la formation espagnole ONCE sur le Tour 1998, dont le directeur sportif Manolo Saiz a été blanchi il y a deux mois dans l'affaire de dopage Puerto.

 

Après ces révélations, Laurent Jalabert a réagi lors du journal de 20 Heures sur France 2 lundi. Il n'a ni confirmé, ni infirmé, restant très vague: "Je ne peux pas dire que ce soit faux et je ne peux pas dire que ce soit vrai".

 

Ces révélations de dopage viennent en tout cas sacrément l'accabler, lui qui disait il y a encore un peu plus d'un mois, lors de son audition par la Commission d'enquête sur l'efficacité de la lutte contre le dopage:

 

"Est-ce qu'on était dopés? Moi, je crois que non."

 

"Quelques fois, j'ai eu recours à des produits pour des lésions avérées. Mais jamais je n'ai dépensé un franc, jamais je n'ai cherché à rencontrer un médecin pour améliorer mes performances. A aucun moment je n'ai souhaité participer à la course à l'armement."

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr  24.06.2013

Source de l'image


Lire la suite

Jan Ullrich reconnaît pour la première fois s'être dopé

23 Juin 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://i.huffpost.com/gen/1205849/thumbs/r-DOPAGE-JAN-ULLRICH-large570.jpg?6

 

Le cycliste allemand Jan Ullrich, ancien vainqueur du Tour de France, a reconnu pour la première fois avoir eu recours au dopage avec l'aide du médecin espagnol Eufemiano Fuentes, au centre d'un vaste réseau de dopage, dans une interview à paraître lundi au magazine Focus.

 

"Oui, j'ai eu recours aux traitements de Fuentes", a déclaré le seul vainqueur allemand du Tour, en 1997, à l'hebdomadaire.

"Presque tout le monde prenait à l'époque des substances dopantes. Je n'ai rien pris que les autres n'ont pas pris aussi", affirme Ullrich, 39 ans.

 

Le vainqueur du Tour 1997 dit avoir voulu se placer au même niveau que les autres. "Selon moi, il y a escroquerie à partir du moment où je me procure un avantage. Il ne s'agissait pas de cela. Je voulais favoriser l'égalité des chances", a-t-il argué auprès de l'hebdomadaire.

 

L'Allemand estime que le talent, la performance, l'esprit d'équipe et la volonté de gagner restent les facteurs qui décident de la victoire, selon les extraits de cet entretien.

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr  22.06.2013

Source de l'image


Lire la suite

Les soldats nazis dopés à la méthamphétamine pour rester concentrés

12 Juin 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #La guerre

http://i.huffpost.com/gen/1176623/thumbs/r-SOLDATS-NAZIS-large570.jpg?6

 

Selon les lettres de l'un des principaux auteurs allemands d'après-guerre, les soldats nazis avaient recours à une "pilule miracle", méthamphétamine (ou crystal meth), pour rester éveillés durant les marches.

Désignée comme une "aide à la concentration" et conditionnée sous le nom de Pervitin, les soldats consommaient régulièrement cette drogue dure pour garder le moral malgré les terribles conditions du front.

L'usage généralisé de cette drogue est confirmé dans des lettres écrites par le Prix Nobel Heinrich Böll à sa famille, et publiées par le journal Der Spiegel dimanche.

Les supplications de Böll à sa famille prouvent clairement le caractère très addictif de la méthamphétamine.

 

Le 9 novembre 1939, alors que Böll est stationné en Pologne, il écrit à ses parents: "C'est dur ici, et j'espère que vous comprendrez si je ne peux vous écrire qu'une fois tous les deux ou quatre jours dans les temps à venir. Aujourd'hui, je vous écris surtout pour vous demander du Pervitin (...). Je vous embrasse, Hein."

Alors qu'il reconnaît lui-même devenir "froid et apathique", il ne cesse de réclamer plus de cette drogue qui s'apparente au speed. Le 20 mai 1940, le soldat de 22 ans écrit: " Peut-être pourriez-vous me fournir plus de Pervitin, pour que j'en aie en réserve?" Et encore le 19 juillet 1940, il écrit: " Si c'est possible, envoyez-moi s'il vous plaît davantage de Pervitin."

D'après le Der Spiegel, il explique qu'une seule pilule l'aide à rester aussi attentif qu'avec des litres de café, et qu'après une prise, toute son anxiété semble s'évanouir.

 

En plus de distribuer du Pervitin, les médecins militaires bourraient aussi le chocolat de méthamphétamine, donnant le "Fliegerschokolade" ou "le chocolat des airs" aux pilotes. Le speed chocolaté était aussi distribué aux équipes de chars d'assaut et surnommé Panzerschokolade ou "chocolat des chars".

Cette drogue miracle de guerre consommée par les troupes d'Hitler a été également administrée au leader nazi. A partir de 1942, le médecin d'Hitler lui injectait des doses quotidiennes de méthamphétamine. On suppose que la drogue était utilisée soit pour traiter les symptômes parkinsoniens d'Hitler, soit au contraire les a provoqués.

Des lettres publiées en 2011 ont montré comment elle a été utilisée pour soutenir les troupes pendant la déroute nazie en Russie.

 

En janvier 1942, un officier médical raconte dans une lettre comment il a eu recours à cette drogue après que les soldats, cernés par les Russes, tentent de s'échapper par des températures en dessous de zéro : " Lorsqu'ils ont commencé à s'étendre dans la neige pour y mourir, j'ai décidé de leur distribuer du Pervitin."
"Au bout d'une demi-heure, les hommes se sont mis à dire spontanément qu'ils se sentaient mieux."
Ils ont recommencé à marcher dans l'ordre, dans un meilleur état d'esprit, plus attentifs."

Mais la drogue avait de terribles effets secondaires. En plus des vertiges, de la transpiration, des hallucinations et des symptômes de dépression, certains soldats sont morts de crises cardiaques, tandis que d'autres se sont tirés dessus en état de transe.

 

L'ancien chef de la santé du Reich, Leonardo Conti, mit en garde contre les dangers du speed lors d'un discours à la mairie de Berlin, adressé à l'Association médicale du parti nazi, soutenant que "quiconque pense éliminer la fatigue avec du Pervitin peut être certain que son effet boostant va un jour cesser brusquement. Il peut être utile pour combattre la fatigue dans le cas d'une mission de vol de courte durée; mais à long terme, il n'y a que le sommeil qui puisse compenser réellement un état de fatigue. Voici ce dont nous devons être conscients en tant que médecins."

Les effets ravageurs de la méthamphétamine, prise aujourd'hui en plus grande quantité par les accros, sont visibles dans le diaporama ci-dessous.

 

Ces images proviennent de Rehabs.com, un site américain qui informe sur les traitements de nombreuses addictions, donne la liste des cliniques et des conseils généraux sur la dépendance. Le site explique aussi le processus de désintoxication et offre des conseils pour prévenir la rechute.

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr  04.06.2013

Source de l'image


Lire la suite

Ligue des champions : entachée par une affaire de dopage

26 Mai 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://1.bp.blogspot.com/_VWGof-zXooo/TE6CqTx_dBI/AAAAAAAAF1I/8y7MSi86oUg/s320/Didier+DESCHAMPS+JUVE+PANINI+1996-97.jpg

 

Des scientifiques italiens affirment que les joueurs de la Juventus de Turin étaient dopés lors du match final de la Ligue des champions en 1996. Ces soupçons viennent sérieusement entacher la réputation du club italien, sorti vainqueur de la C1 de l’époque, après sa victoire contre l’Ajax d’Amsterdam


Les joueurs de la Juve’ aurait eu recours à l’EPO. C’est la conclusion que tirent des scientifiques italiens d’après l’Agence France Presse (AFP). Ces spécialistes du dopage qui ont eu accès aux documents de la Juventus de Turin, affirment que le club aurait préparé son équipe à l’EPO avant la finale de la ligue des champions de 1996.

L’information, révélée par la chaîne néerlandaise NOS, devrait être étayée par la diffusion d’un reportage ce dimanche.

Le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, évoluait à l’époque comme milieu de terrain dans l’équipe turinoise.

 

Source et date de l'article  planetecampus.com  24.05.2013

Source de l'image


Lire la suite

Décès de Philippe Gaumont

20 Mai 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Cyclisme

http://medias.lequipe.fr/img-photo-jpg/philippe-gaumont-est-d-d/1500000000276363/0:78,2048:1110-665-0-70/e1ea7.jpg

 

ruban-noir.gifL'ancien coureur Philippe Gaumont est décédé vendredi soir à l'âge de 40 ans.

 

Philippe Gaumont est décédé vendredi soir au centre hospitalier d'Arras à l'âge de 40 ans. Il était dans le coma depuis trois semaines, suite à un accident cardiaque. Gaumont avait été médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 lors du contre-la-montre par équipes. Durant sa carrière professionnelle, il avait couru pour les équipes Castorama (1994-1995), GAN (1996) et Cofidis (1997-2003). Sa plus belle victoire avait été sur Gand-Wevelgem en 1997. A son palmarès, Philippe Gaumont compte aussi les Quatre Jours de Dunkerque (1996) et le Tour de l'Oise (1996).

Mais son nom a également été associé à des affaires de dopage. Il a été contrôlé positif en 1996 et 1998 et, en 1999, un contrôle sanguin a révélé des traces d'amphétamines. Puis il a été impliqué dans l'affaire Cofidis cinq ans plus tard, où il a avoué avoir eu recours aux produits dopants. Gaumont sera condamné à six mois de prison avec sursis. En 2005, il avait publié un livre, Prisonnier du dopage, dans lequel il reconnaissait s'être dopé depuis le début de sa carrière professionnelle. Il affirmait aussi que, selon lui, 95% des coureurs étaient dopés.

Natif d'Amiens, il y avait tenu un bar, après la fin de sa carrière. Et, depuis deux ans, Philippe Gaumont vivait à Lens, où il était co-propriétaire d'une brasserie. Au moment de son accident cardiaque, il aurait dû participer à une audition de la commission d'enquête menée par le Sénat sur le dopage. Il était marié et père de trois enfants.
Valérie Fourneyron, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative a réagi via un communiqué à ce décès «d’un grand coureur». «Philippe Gaumont c’est aussi le nom d’un homme qui a rompu l’omerta sur les questions de dopage dans le cyclisme. Après avoir lui-même avoué s’être dopé depuis le début de sa carrière professionnelle, il a écrit un livre sur ce fléau dans un sport qu’il connaît bien pour l’avoir pratiqué de nombreuses années, a-t-elle rajouté avant de présenter ses plus sincères condoléances à ses proches, sa femme et à ses trois enfants».
Source et date de l'article  L'Equipe.fr  17.05.2013
Source de l'image

Lire la suite

Accusé de dopage, Deco se rebiffe : et s'il était sincère ?

12 Mai 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Football

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9741367602095.jpg

LE PLUS. Deco, ancien joueur du FC Barcelone, qui évolue actuellement dans l'équipe brésilienne de Fluminense, a été contrôlé positif à un diurétique. Son avocat déclare que cette positivité serait liée à des vitamines. Qui faut-il croire ? Spécialiste du dopage, le psychologue du sport Dorian Martinez explique pourquoi le sportif n'a pas forcément tort.

Le joueur de football portugais Deco a été contrôlé positif au furosémide, une substance interdite en et hors compétition. L’ancien joueur du FC Barcelone et de Porto estime avoir été contaminé par une préparation vitaminée achetée en pharmacie. Il compte attaquer cette officine en justice.

 

À l’annonce d’un contrôle positif comme celui-là, la réaction naturelle est de se dire que le joueur incriminé cache son dopage derrière des excuses abracadabrantesques. Pourtant, en analysant en profondeur la situation, on se rend compte que ces explications peuvent être tout à fait sincères.

 

En voici les raisons :

 

1. De nombreux médicaments et compléments alimentaires peuvent positiver un contrôle antidopage

 

En France, plus de 3.000 médicaments contiennent une substance interdite [1] ! La plupart de ces médicaments sont d’usage courant et certains ne nécessitent pas de prescription médicale.

 

Qui plus est, le marché pharmaceutique est mouvant et entraîne chaque mois la modification du statut de dizaines de médicaments. Pour information, aujourd’hui, en France, 44 médicaments contiennent de la furosémide.

 

Tout aussi préoccupant, les études montrent que 15 à 25% des compléments alimentaires contiennent des substances interdites non mentionnées sur l’emballage [2].

 

2. Les professionnels de santé se disent incompétents en matière de prévention du dopage

 

Les enquêtes sociologiques réalisées auprès des médecins et pharmaciens sont alarmistes et montrent que 75% des professionnels de santé s’estiment mal ou très mal préparés à prévenir le dopage [3].

 

D’ailleurs, en 2010, le nageur Frédéric Bousquet a été suspendu deux mois après un contrôle positif à l'heptaminol, une substance de la liste des stimulants (S6) interdite en compétition :

 

"Je me soigne depuis huit ans pour une pathologie très précise avec un médicament qui ne contient pas ce produit interdit [...] et puis juste avant le meeting, j'ai souffert d'une crise violente. Je suis allé dans une pharmacie juste à côté de chez moi à Marseille, une pharmacie où ils savent qui je suis. Ils m’ont dit qu’ils n’avaient plus ce médicament en stock, et ils m’en ont proposé un autre."

 

Le nageur fait une confiance aveugle à la pharmacienne et se retrouve "positif" suite à un contrôle inopiné. Ces professionnels de santé engagent pourtant leur responsabilité et peuvent même risquer des peines de prison en cas de manquement avéré.

 

3. Les sportifs sont toujours responsables à 100%

 

Comme j’ai pu le dire devant la commission d’enquête du Sénat, la raison de tous ces problèmes vient de la législation antidopage elle-même.

 

D’une part, comme le stipule clairement l’article 2.1.1. du Code mondial antidopage, les sportifs sont responsables à 100% de tout ce qui se retrouve dans leur organisme ! D’autre part, les sportifs doivent se soumettre à une liste des interdictions totalement illisible.

 

Cette liste a été conçue comme un référentiel pour les contrôles mais n’a strictement aucune vertu préventive. Elle est obsolète au bout d’un an. Elle comporte des listes de substances non exhaustives (une substance peut être interdite même si elle ne figure pas dans ce document). Et surtout, elle énumère des substances et des méthodes. Or, dans la vie réelle on ne "rencontre" jamais des substances mais des médicaments ou des compléments alimentaires. Qui plus est, cette liste n’interdit pas certaines substances (comme la codéine) qui peuvent être consommées par le sportif et métabolisées par l’organisme en substance interdite.

 

Cette liste n’indique pas ce que le sportif ne doit pas consommer mais plutôt ce que l’on ne doit pas retrouver dans son organisme. Ce qui est une nuance de taille !

 

4. Un dispositif anti-dopage qui aide les tricheurs

 

Au final, ce flou autour de la législation antidopage est bénéfique aux tricheurs qui peuvent facilement se cacher derrière des excuses fallacieuses quand ils se font (rarement) attraper.

 

En revanche, depuis 15 ans que je travaille sur la thématique de la prévention, je constate que la très grande majorité des sportifs contrôlés positifs le sont par manque d’information...

 

Tant que les autorités sportives et institutionnelles ne prendront pas sérieusement la mesure de ce problème de fond, la lutte antidopage ne sera pas crédible. Les tricheurs pourront dormir tranquillement et les sportifs intègres prendront des risques énormes pour se soigner et compléter leur alimentation...

 

Il est donc temps de protéger concrètement les sportifs. Mais le monde du sport est-il prêt à jouer le jeu de la protection et de la transparence ? Le sport français est-il prêt à protéger ces athlètes ? 

 

Source et date de l'article  nouvelobs.com  06.05.2013

Source de l'image

 

Lire la suite

Le monde du rugby nie le dopage. Pourquoi fermer les yeux ?

21 Avril 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Rugby

http://blogs.rue89.com/sites/blogs/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/04/rugbymelee.jpg

 

Le rugby s’est adapté au monde moderne, dans lequel seule compte la mémoire immédiate : il pousse des cris d’orfraie devant les accusations de dopage dont il est la cible.

Jean-Pierre Elissade s’est vu accusé par Sébastien Chabal de vouloir faire le buzz, après ses déclarations sur la prise fréquente d’amphétamines dans le rugby des années 80.

Et Laurent Bénézech, qui soupçonne les joueurs actuels de prendre de l’hormone de croissance, s’est fait traiter de lâche par Bernard Laporte et se trouve sous la menace de poursuites judiciaires que pourrait déclencher le syndicat Provale.

2001 : « les conditions réunies pour l’arrivée du dopage »

«  Les conditions sont réunies pour l’arrivée du dopage  » : voilà pourtant comment Serge Simon, alors jeune président du syndicat, réagissait en 2001 à des déclarations de Pierre Berbizier qui affirmait que le dopage était une réalité dans le championnat de France.

Le témoignage de Françoise Lasne de l’AFLD devant le Sénat a créé un vrai malaise au sein de l’ovalie, donnant lieu au mieux à une véritable levée de bouclier, au pire un déni total.

Fabien Galthié, dans l’Equipe, semble nier l’utilité du dopage dans ce sport, du fait qu’il demande des qualités physiques antagonistes à la fois de puissance et lucidité, vitesse et adresse.

Sans faire ombrage à l’ancien demi de mêlée français, les joutes récentes montrent que la puissance aurait tendance à prendre le pas sur l’adresse, et que les choix stratégiques ont nettement été minorés par l’aspect physique de ce sport. 

Comme Pierre Berbizier et Serge Simon l’indiquaient en 2001, les conditions sont bien réunies pour que le rugby soit touché par le dopage.

Des analyses capillaires en 2009

La multiplication des matches était déjà une réalité dans les années 90, et le rythme a encore augmenté. On est passé de 30 minutes de temps de jeu effectif (hors arrêts de jeu) en 1980 à plus de 40 actuellement, et sans doute 50 minutes en 2015.

Cette augmentation des fréquences soulignée par Laurent Bénézech est un facteur de risque. Plus de temps de jeu dans un championnat aux cadences effrénées, c’est un risque potentiel d’avoir recours au dopage.

En l’état actuel que peut-on affirmer  ? Rien, pas plus une condamnation de ce sport qu’un blanc-seing qui dédouanerait le rugby de ces soupçons. Il serait bon pourtant de se rappeler que les déclarations de l’AFLD ne sont que le prolongement de constatations déjà effectuées par l’organisme les années précédentes.

Le monde du rugby a vite oublié qu’en 2009, dans des analyses capillaires effectuées sur un panel de 138 sportifs de divers sports, on retrouvait 16,7% de résultats anormaux dans les résultats des rugbymen, contenant des traces de stéroïdes. Une démarche à but préventif qui à l’époque n’avait pas donné lieu à une suite disciplinaire.

Durant cette période, en revanche, les réactions avaient été plus tempérées, les joueurs faisant preuve de leur inquiétude, tandis que la fédération et la ligue promettaient une vigilance accrue. Bref, on était loin de la politique de l’autruche actuelle.

Jeter le discrédit sur son contradicteur, une méthode de lobbyiste

Le milieu du rugby réagit à la polémique en véritable as du lobbying : il ne s’agit pas d’apporter des éléments de réponse mais plutôt d’attaquer la crédibilité de ses détracteurs. Or parmi ces derniers, on retrouve d’anciens joueurs professionnels, devenus entraîneurs et consultants, soucieux du devenir de leur sport, et dont la démarche semble poussée par une volonté de transparence, plus que d’exposition médiatique.

Si l’on fait un parallèle avec le cyclisme, sport étiqueté comme vivier des pratiques dopantes, on constate des similitudes dans le traitement des révélations. Christophe Bassons, qui avait dénoncé les dérives de son sport au début des années 2000, s’était fait brocarder et exclure. Laurent Bénézech aujourd’hui a donc la lâcheté de parler publiquement, tellement lâche qu’il subit frontalement l’opprobre de sa propre «  famille  »…

Est aussi mis en avant le suivi longitudinal. Des cyclistes français ont démontré qu’il était possible de se doper sur une saison entière sans jamais se faire prendre malgré ce suivi.

Un système de suivi que Bernard Laporte encensait lorsqu’il était secrétaire d’état aux Sports. Il se gargarisait qu’il n’y avait pas de dopage dans le football et le rugby, puisqu’il n’y avait pas eu de contrôle positif. Une démarche reprise aussi par l’ERB (European rugby board) en 2009.

Constatant que les contrôles sanguins de 2008 effectués lors du Tournoi des VI Nations s’étaient tous révélés négatifs, il décida de ne pas reconduire le protocole la saison suivante.

Serge Simon lui-même a évoqué les amphétamines

Le monde du rugby et ses instances, tout comme dans le football, n’ont jamais fait preuve d’un zèle effréné dans la lutte contre le dopage. Il est plus facile de mettre en accusation d’autres sports, comme l’athlétisme et le cyclisme, que de questionner le sien. 

Outre les cadences qui augmentent, les enjeux financiers sont plus important, un facteur qui peut accentuer le dopage. On demande désormais plus aux joueurs, qui doivent être infaillibles et tenir une saison entière avec un physique de déménageur. Il est pourtant très difficile d’augmenter sa masse musculaire aussi radicalement, tout en gardant une activité demandant vélocité et dynamisme.

Je me souviens des débuts du professionnalisme et du changement de morphologie que celui-ci a induit. Un exemple criant me vient : celui de Christophe Dominici, dont la masse musculaire du début à la fin de sa carrière a évolué radicalement.

Sous l’effet du travail intensif assurément, mais dans un sport où la nécessité d’avoir une musculature évoluée est devenue indispensable, combien de joueurs seront tentés et passeront au dopage dans l’espoir d’augmenter leurs chances de percer  ?

Les amphétamines étaient courantes alors que le sport était encore amateur, suffisamment de témoignages l’évoquent à commencer par Serge Simon lui-même et François Pienaar, capitaine de l’équipe sud-africaine championne du monde en 1995. Il faudrait bien être candide pour croire qu’avec le professionnalisme, d’autres pratiques n’aient pas vu le jour.

L’affaire Camborde, un souvenir pesant

D’autant que le rugby fraye avec de douteuses fréquentations. En 2011, Alain Camborde a été mis en examen pour «  importation et détention de marchandises prohibées, exercice illégal de la profession de pharmacien et mise en danger de la vie d’autrui  », les enquêteurs ayant notamment découvert des cachets de clenbutérol chez lui, le même produit qui fit déchoir Alberto Contador de son Tour 2010.

Alain Camborde a exercé les fonctions de préparateur physique de la Section Paloise jusqu’en 2008, et a préparé les Argentins à la Coupe du Monde 2007. Sur son site Internet, on pouvait retrouver, parmi ses clients, des joueurs illustres du Top 14. 

Le rugby peut continuer à fermer les yeux, tant qu’une saisie ne sera pas effectuée ou qu’un joueur actuel ne se décidera pas à briser l’omerta. Ceux qui l’on fait dans tous les sports savent ce qu’il en coûte et subissent les conséquences de leur honnêteté.

Il est dommage que Provale, comme la Fédération, qui s’inquiétaient de possibles dérives au début des années 2000, se placent aujourd’hui dans le déni le plus total.

Il est maintenant nécessaire que sorte le rapport 2012 de l’AFLD, avec les données officielles, afin que les analyses reposent sur des faits et non seulement des témoignages évoquant une période datée.

 

Source et date de l'article  Rue89.com   12.04.2013

Source de l'image


Lire la suite

Jeune gymnaste, j’ai été violée par mon entraîneur tout-puissant

9 Avril 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Gymnastique

http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_half/public/assets/image/2013/03/sheneabooth.jpg

 

Un témoignage très touchant qui montre malheureusement la toute puissance de certains entraîneurs !!

 

J’ai quitté mes parents à 14 ans pour aller vivre chez un entraîneur. Avec sa désormais ex-femme, il formait les meilleurs athlètes du pays. David était très influent dans le milieu de la gymnastique acrobatique. Ils avaient hébergé de nombreux gymnastes avant moi, ce n’était donc pas un arrangement inhabituel.

Le sport représentait toute ma vie depuis l’âge de 8 ans. J’étais donc prête à faire ces sacrifices. C’est à travers l’acrobatie que j’exprimais qui j’étais réellement, ce que je n’arrivais pas à faire ailleurs. Lorsque je m’entraînais, je me sentais bien. Je me sentais moi-même.

A l’entraînement, nous faisions semblant

La première année de cohabitation, tout s’est d’ailleurs parfaitement passé, David était comme un père pour moi. Et puis un soir, tout a basculé. Alors que sa femme et leur bébé dormaient à l’étage et que nous regardions la télévision, il a commencé à se rapprocher de moi par des petits jeux qui ont rapidement dérivé en attouchements sexuels.

 

Je n’ai pas su comment réagir, j’étais totalement perdue. Le lendemain matin à mon réveil, il était à mon chevet en train de me caresser. Terrorisée, je suis restée immobile jusqu’à ce qu’il quitte ma chambre.

Des viols ont suivi, presque tous les jours durant cinq mois. Il s’introduisait dans ma chambre, traînait mon lit devant la porte pour la bloquer et me violait. Toutes les occasions, tous les lieux étaient bons pour abuser de moi. Je n’avais plus aucun moyen de lui échapper.

J’assume ma responsabilité d’être restée silencieuse à ce moment-là. J’étais totalement dépassée par la situations. Je ne savais pas vers qui me tourner. La plupart des abus se sont déroulés en dehors des périodes de compétition. A l’entraînement, nous faisions semblant. Moi de dissimuler ma souffrance, lui que tout était normal.

La vie était plus facile dans le gymnase

La vie était plus facile dans le gymnase : les entraînements exigeaient tellement de concentration et d’efforts que je pensais à autre chose. David était un bon entraîneur, souvent présenté comme novateur dans ses méthodes, et proche de ses athlètes.

Il plaisantait souvent pendant les entraînements, faisait en sorte de se comporter comme nous, des adolescents. Ses discussions tournaient souvent autour de l’anatomie féminine de ses athlètes, allant jusqu’à donner des surnoms aux fesses des jeunes filles. Il parlait souvent de sexe aussi.

Je me souviens de gestes déplacés envers moi, lorsqu’il me rattrapait pour éviter que je ne tombe : il profitait de chaque occasion pour avoir un contact physique avec moi. Un jour, mon coéquipier le lui a fait remarquer. David s’est défendu en arguant que nos tenues étaient trop suggestives.

Malgré ce qu’il me faisait subir, il insistait toujours sur le fait que notre relation était normale. Si je ne le comprenais pas aussi bien, il lui aurait été plus facile de garder ses distances, disait-il. Il se comportait comme mon amant mais je n’avais que 15 ans ! Il faisait de moi sa confidente, me flattait, me disait à quel point j’étais attirante.

La peur de perdre ce que j’aimais

Une année, à Noël, il a voulu m’offrir un sac de luxe, et a demandé à son assistante d’aller le chercher pour lui. Ce qu’elle a fait sans poser de questions. Ce genre de comportement d’un entraîneur envers son athlète mineureaurait dû l’alerter.

Dans ce genre de situation, les victimes se taisent et restent dévouées à leur entraîneur-agresseur. Nous avons passé une grande partie de notre vie sous leur influence et pour nous les athlètes, ils représentent la clé de la réussite. Le seul moyen de gagner des médailles. C’est le coach tout-puissant.

On a le sentiment que si on commence à parler, non seulement on sera sévèrement jugé, mais on perdra aussi ce que l’on aime : notre sport. Le sport était la seule base solide dans la vie, même dans cet environnement tumultueux. Ce que j’étais capable de réaliser sur le plan sportif m’aidait à supporter tout ça.

 

Les sportifs de haut niveau sont habitués à supporter la douleur, physique ou psychologique. Elle fait partie de notre quotidien. Voilà aussi pourquoi nous endurons sans rien dire.

 

J’ai décidé de tout raconter il y a deux ans environ, lorsque sa femme a découvert qu’il utilisait le compte Facebook de leur fils pour entrer en contact avec une jeune gymnaste de 13 ans. S’il était arrivé quelque chose à cette fillette, je m’en serais voulu toute ma vie.

J’ai contacté la police qui a lancé une enquête. Après de longs mois de procédure, il a finalement été jugé et a écopé de deux ans de prison ferme. Sur les 15 chefs d’accusation qui pesaient contre lui, seuls deux ont été retenus. Mais il est désormais enregistré comme délinquant sexuel à vie.

Jusqu’à l’ouverture de l’enquête judiciaire, mes parents n’ont jamais rien su. Ils attribuaient mes angoisses à l’adolescence et mes émotions à ma pratique du sport de haut niveau. Ils venaient de divorcer quand tout a commencé et cela se passait très mal entre eux. Je n’avais pas envie de retourner chez eux, je ne m’y sentais pas plus en sécurité. Aujourd’hui, ils continuent de porter cette douleur et de se sentir responsables.

Pourquoi l’ont-ils laissé entraîner ?

Lors du procès, en novembre 2012, nous n’avons été que deux athlètes à témoigner. Les autres victimes ont envoyé des courriers pour raconter ce qu’elles avaient subi mais n’ont pas voulu intervenir devant le tribunal.

Son ex-femme ne m’a jamais exprimé ses regrets, même depuis la fin du procès. Je reste persuadé qu’elle était au courant, autant pour moi que pour les autres victimes, mais qu’elle ne voulait pas tout perdre. Elle dit aujourd’hui avoir eu quelques soupçons mais jamais aucune certitude.

Les autres entraîneurs du club, la Fédération et les parents ne savaient rien de mon cas personnel mais étaient au courant de certains comportements inappropriés. Pourquoi l’ont-ils laissé entraîner ? Je n’arrive toujours pas à comprendre.

Cela n’a rien changé à mon amour pour le sport

Dire que cette expérience a eu des répercussions négatives sur ma vie serait un euphémisme. Je me suis souvent retrouvée dans des schémas de relations similaires où, malheureusement, j’assumais trop facilement un certain rôle, après avoir été manipulée si jeune.

Me sortir de ces relations et de ces situations malsaines a été une tâche difficile. Même s’il m’a fallu du temps, je suis aujourd’hui quelqu’un d’équilibrée. Tout cela n’a rien changé à mon amour pour le sport. Je crois encore à l’essence même du sport de haut niveau. J’aime la compétition et je l’aimerai toujours.

J’ai mis dix ans à surmonter ce traumatisme et à réussir à dire ce qu’il m’avait fait subir. Je suis restée silencieuse trop longtemps, voilà pourquoi je souhaite aujourd’hui partager mon histoire : pour que ceux ou celles qui vivent ou ont vécu les mêmes souffrances trouvent le courage de parler.

Les violences sexuelles sont une réalité trop souvent négligée du sport de haut niveau, un tabou. On le cache. On se le cache. Il est temps que le milieu du sport se penche sur la question pour comprendre comment ce genre de comportements se développe dans le secret.

Revoir notre idée de la réussite

Nous avons besoin d’une réglementation plus stricte afin d’établir le rôle de chacun. Le sport de haut niveau doit être encadré par des personnes influentes et irréprochables afin de maintenir une atmosphère saine. De leur côté, les parents doivent être encore plus vigilants face aux comportements de ceux qui ont autorité sur leurs enfants et qui passent du temps avec.

Mon drame personnel a duré aussi longtemps à cause du manque de vigilance des adultes qui m’entouraient.

La gymnastique américaine fera, je l’espère, des progrès grâce à sa nouvelle campagne de sensibilisation « Clubs Care » en partenariat avec « Darkness to Light ». Il faut sortir de l’idée que ce genre de choses n’arrive qu’aux mauvais individus. Le prédateur, bien souvent, est une personne de confiance que vous faites entrer dans votre famille.

Il faudrait également revoir notre idée de la réussite. Comment pouvons-nous abandonner le bien-être de nos enfants pour des médailles ? Si cet entraîneur avait acquis une bonne réputation, c’est parce que ses résultats sportifs servaient de caution. Pour les parents, David était la clé de la réussite de leurs enfants au plus haut niveau. Ils le suivaient aveuglément.

 

Source et date de l'article  Rue89.com  29.03.2013

Source de l'image


Lire la suite

Jean-Pierre Elissalde: "J'ai pris deux fois des amphétamines"

1 Avril 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Rugby

http://i.rugbyrama.fr/2012/07/15/863100-14592793-640-360.jpg

 

Que vous inspire le buzz médiatique qu'ont entrainé, dans le rugby français, les déclarations de l'Agence Française de Lutte Contre le Dopage ?


Jean-Pierre ELISSALDE: J'ai pu constater qu'elles avaient surtout provoqué une levée de boucliers de la part de la Ligue, de Provale et de la FFR. Quelle belle unanimité ! Si nos instances dirigeantes du rugby français étaient aussi promptes à réfléchir conjointement à un projet d'avenir, nous serions champions du monde ! […] Il existe une drôle d'omerta concernant le dopage. Moi, j'ai joué cinq cent matchs en élite et pris deux fois des amphétamines.

 

Etes-vous sérieux ?


J-P.E.: Oui ! La première fois, c'était à Agen, pour la coupe des provinces, en 1984. J'avais une grippe carabinée et le médecin du club m'a donc donné une boite de dix pilules. Ca avait bien fonctionné, croyez moi. Sur le terrain, j'étais surexcité. En revanche, le lendemain, l'addition fut salée...

 

Et la deuxième ?


J-P.E.: C'était contre Tarbes, quelques mois plus tard. Ce fut rude... Le rugby français était sale, il y a trente ans. Pourquoi croyez-vous que nous étions comme fous sur le terrain ? Si l'on m'a proposé des amphétamines, on en a nécessairement proposé à d'autres. Les amphétamines dans le rugby français, c'était comme l'hostie à la messe. Personne n'y échappait ! Se charger (sic), c'est grave. Mais donner à des jeunes des pilules, c'est aussi particulièrement coupable.

 

Le rugby est-il plus propre, aujourd'hui ?


J-P.E.: Oui, clairement. Il doit bien exister des cas de dopage isolés mais je peux vous jurer n'avoir jamais été témoin de prise de stupéfiant dans un vestiaire. J'ai entrainé Béziers, La Rochelle et Bayonne. Je ne suis pas aveugle : j'ai vu des masses musculaires évoluer de façon surprenante dans les années 90. Mais jusqu'à preuve du contraire, rien n'a été prouvé...

 

Source et date de l'article  rugbyrama.fr  01.04.2013

Source de l'image


Lire la suite

Dopage: le rugby est le sport le plus touché

29 Mars 2013 , Rédigé par contre le dopage Publié dans #Etudes sur le dopage

http://userserve-ak.last.fm/serve/_/59847531/All+Blacks+Rugby+New+Zeland+abstract.jpg

 

SPORT - Le sport le plus touché par le dopage n'est sans doute pas celui que vous croyez. Loin devant le cyclisme, c'est en effet le rugby qui arrive en première position, en proportion des contrôles effectués par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) sur l'année 2012.

 

"Je me suis intéressée aux sports sur lesquels au moins 400 échantillons nous sont parvenus en 2012 afin d'avoir des statistiques fiables, explique la directrice du département des analyses de l'AFLD. Huit disciplines correspondent à ce critère. Si nous tenons compte de toutes les molécules interdites présentes sur la liste de l'Agence mondiale antidopage, le sport qui donne le plus haut pourcentage (de cas positifs) est le rugby", a déclaré Françoise Lasne devant la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte contre le dopage. "Vient ensuite le football puis l'athlétisme, le triathlon, le basket-ball, le cyclisme, le handball et la natation", a-t-elle déclaré.

"En proportion, c'est exact, mais il faut relativiser", a développé Bruno Genevois, le président de l'AFLD. "Il faudrait s'appuyer sur des données plus vastes et sur des durées plus longues. On sait par exemple qu'en s'appuyant sur les statistiques de l'AMA (agence mondiale antidopage) pour l'année 2011 par rapport au nombre de pratiquants, c'est l'haltérophilie qui apparaît comme le sport le plus touché". "Par ailleurs, en 2012 comme en 2011, le cyclisme et l'athlétisme ont présenté sur un plan d'ensemble et en valeur absolue le plus d'échantillons anormaux trouvés par l'AFLD", explique Bruno Genevois.

 

Le cyclisme, sport le plus contrôlé


En 2012, le cyclisme a ainsi représenté 14,9% des résultats anormaux enregistrés par l'AFLD, devant l'athlétisme (12,6%), le rugby (10,4%), le football (6,8%) et le triathlon (4,5%), selon des chiffres communiqués par l'agence. Ces résultats sont à mettre en regard du nombre de contrôles effectués dans chacune de ces disciplines et que la directrice du département des analyses de l'AFLD a livré lors de son audition (et confirmé par l'AFLD dans un communiqué).

 

Le cyclisme apparaît ainsi, et de loin, comme le sport le plus contrôlé en 2012, avec 1812 échantillons analysés. Dans l'ordre apparaissent ensuite l'athlétisme avec 1164 échantillons, le rugby (588), le football (548), le handball (452), le triathlon (433), la natation (418) et le basket-ball (394).

"Ce qui est intéressant, c'est qu'en 2012 comme en 2011, on a retrouvé une assez forte proportion de cannabis et de glucocorticoïdes", souligne le président de l'AFLD. En 2012, les cannabinoïdes (28,4%) et les glucocorticoïdes (22,8%) ont représenté les deux classes de substances le plus souvent détectées, précise l'AFLD.

 

Lors de son audition, la directrice du département des analyses de l'AFLD a également procédé à un calcul des sports les plus touchés en proportion des contrôles en excluant le cannabis "un dopant indirect (...) qui n'améliore pas directement la performance". Et c'est de nouveau le rugby qui est apparu malgré tout comme le sport le plus touché. "Si l'on exclut le cannabis, le rugby reste en tête, devant l'athlétisme, le triathlon, puis le cyclisme, la natation, le football, le basket-ball et le handball", a énuméré Françoise Lasne.

 

Source et date de l'article  huffingtonpost.fr  27.03.2013

Source de   l'image

 

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 > >>